15.03.2010
Les gays, clandestins en Afrique. Cameroun, sortir du Nkuta, un documentaire de Céline Metzger.
Un article de Sandra Fontaine paru sur Infosud-Tribune des Droits humains12 mars 10 - Cameroun : sortir du Nkuta*, de Céline Metzger, suit le combat d’Alice Nkom, avocate qui défend les homosexuels dans un continent où leurs droits régressent. Une avocate présente à Genève au FIFDH.
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Sandra Fontaine/InfoSud - Clandestinité quasi obligatoire, répression accrue, durcissement des lois… A l’instar du reste du continent africain, être homosexuel au Cameroun constitue un calvaire. De l’ensemble des pays du Maghreb à nombre de ceux au Sud du Sahara, 38 Etats d’Afrique criminalisent les relations entre personnes du même sexe. Mais le Cameroun est le seul pays africain francophone, à majorité non-musulmanne, à pénaliser les relations entre personnes du même sexe. Particularité qui a pousser Cécile Metzger à réaliser le documentaire "Cameroun : sortir du Nkuta" ["sorti du placard, NDLR], projeté ce 12 mars dans le cadre du Festival du Film et Forum International sur les Droits Humains (Genève, du 5 au 14 mars).
Après la publication dans la presse camerounaise, en octobre 2006, de listes de personnalités politiques et autres artistes supposées homosexuels, le sentiment homophobe a été exacerbé aussi bien dans la rue que dans les tribunaux. Des rafles ont été organisées dans des lieux prétendument fréquentés par des gays. Des hommes et des femmes ont été emprisonnés des mois avant de pouvoir se présenter, enchaînés, à leur procès.
"Encouragés par les médias qui cherchent les records d’audience, les outings forcés se sont dangereusement banalisés en Afrique, source de toutes les dérives et violations des droits humains", affirme Alice Nkom, avocate camerounaise qui a fait de la défense des droits des lesbiennes, gays bi et transgenres le combat de toute une vie.
Poussée du fondamentalisme religieux
"Je suis né homo, Jésus a dit "Aime ton prochain", la haine n’est pas africaine". Fièrement scandé dans les rues de Cape Town en Afrique du Sud, l’un des slogans de la Gay Pride organisée le 6 mars dernier dans la ville la plus gay friendly d’Afrique résume avec naïveté la nette régression des droits des homosexuels observée sur le continent.
« L’augmentation de la pauvreté a marqué le retour de tous les fondamentalismes, en particulier religieux, analyse Alice Nkom. Les dirigeants africains ont cédé sous le poids électoral de ces groupes d’opinion », entraînant une dégradation inquiétante de la situation des gays.
Certes, l’Afrique du Sud est allée jusqu’à autoriser les mariages entre personnes du même sexe en 2006. Mais, selon une étude publiée récemment par l’association sud-africaine Behind the mask (www.mask.org.za), près de 10 lesbiennes sont toujours violées chaque mois rien qu’au Cap, sous prétexte de "les soigner". Au Burundi, le gouvernement a profité de l’abolition de la peine de mort en 2009, pour introduire dans la Constitution le délit d’homosexualité.
Intervention des Nations-Unies
Les droits fondamentaux des lesbiennes, gays, bi et transgenres sont tellement menacés sur le continent africain, que la communauté internationale a décidé d’intervenir. Début mars, deux rapporteurs spéciaux des Nations-Unies pour les droits de l’homme ont demandé officiellement aux députés ougandais de renoncer à voter une loi clairement anti-gays. Si l’homosexualité est déjà considérée comme une activité criminelle en Ouganda, passible de la prison à perpétuité, le projet de loi déposé en octobre dernier prévoit de durcir encore ces dispositions, avec notamment la peine capitale pour le viol d’un mineur par une personne du même sexe ou par un malade du sida. En outre, toute discussion publique sur l’homosexualité deviendrait un délit, et le propriétaire qui louerait un logement à un homo s’exposerait à des poursuites.
Marginalisés par leurs communautés et leurs familles, mis au banc de la société, les gays souffrent d’un manque d’accès aux campagnes de sensibilisation et de soin contre le virus du sida. Entre les abus sexuels systématiques dans les prisons, les "viols curatifs" des lesbiennes, et les pratiques à risque dus à des carences de prévention, l’épidémie est en train de se propager de façon inquiétante à travers la communauté gay.
Face à tant de difficultés pour vivre leur sexualité dans la paix et la sécurité, beaucoup d’homosexuels africains choisissent le suicide ou l’émigration à tout prix vers le Nord. Mais Alice Nkom en est certaine : "Le combat commence par la réconciliation de l’homosexuel africain avec lui-même".
Lire aussi les articles d'Afrik.com et de Cameroun.link. On peut également lire quelques réactions africaines sur bonaberi.com...
On peut VOIR 8 minutes du documentaire (sur 52 minutes, un bel extrait donc!) sur le site des Films du Balibari: balibari.com
*Quelques mots d'explication
Au Cameroun, le "nkuta" est un sac en toile de jute. L'expression "sortir du nkuta" fait référence à l'expression française des années 80 "sortir du placard" ou plus communément aujourd'hui au "coming out".
Au Cameroun, l'homosexualité est pénalisée depuis 1972 lorsque le Président Ahidjo signe l'ordonnance de l'article 347bis. Début 2006 paraît dans plusieurs journaux camerounais une liste dénonçant la prétendue homosexualité de 50 personnes influentes. Cette révélation fait l'effet d'un coup de tonnerre dans la société camerounaise : jusqu'alors, dans l'opinion publique, il était évident qu'il n'y a pas d'homosexuels au Cameroun ! Depuis la publication de cette liste, la société camerounaise se trouve confrontée à une crise à double tranchant : d'une part, il est enfin possible de prononcer le mot "homosexualité" ouvertement, prémices houleuses d'une reconnaissance à venir, mais d'autre part, la répression à l'égard des personnes désignées comme homosexuelles s‘avère particulièrement violente : amendes, emprisonnements, mises à l'index. Personne n'est à l'abri sauf si on a les moyens d'acheter le silence. Dès 2005, l'avocate Alice N'Kom décide de défendre gracieusement onze hommes arrêtés et emprisonnés en préventive parce que soupçonnés d'homosexualité.
Pour elle, l'article 347bis s'oppose à la constitution de 1996 qui reconnaît les libertés individuelles. Si cette liste accuse la haute société camerounaise, ce sont bien "les petites gens" comme Muriel et Elvis qui pâtissent de la rumeur.
Ils vivent au quotidien entre sacrifices et mensonges afin de conserver une liberté toute relative.
Source de l'explication: africultures.com
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13.03.2010
Desmond TUTU s'alarme de l'homophobie galopante en Afrique
Desmond TUTU, archevêque émérite anglican du Cap (Cape Town, Afrique du Sud), s'est vu décerner le prix Nobel de la Paix en 2004. Dans un article publié hier par le Wahington Post, il s'inquiète de la propagation de l'homophobie sur le continent africain: au Sénégal, au Malawi, au Kenya et en Uganda les législateurs s'attaquent aux droits des personnes LGBT jusqu'à préconiser la peine de mort (Uganda), et il arrive que la population s'en prenne aux personnes et mette en danger leur intégrité physique. La pandémie de Sida est plus préoccupante que jamais et l'homophobie ambiante en est un facteur de développement. Tout cela est inacceptable d'un point de vue chrétien, selon l'archevêque. L'homosexualité n'est pas un péché, mais un des aspects de la diversité humaine.
Voici le texte original de Desmond Tutu.
In Africa, a step backward on human rights
By Desmond Tutu
Friday, March 12, 2010; A19
Hate has no place in the house of God. No one should be excluded from our love, our compassion or our concern because of race or gender, faith or ethnicity -- or because of their sexual orientation. Nor should anyone be excluded from health care on any of these grounds. In my country of South Africa, we struggled for years against the evil system of apartheid that divided human beings, children of the same God, by racial classification and then denied many of them fundamental human rights. We knew this was wrong. Thankfully, the world supported us in our struggle for freedom and dignity.
It is time to stand up against another wrong.
Gay, lesbian, bisexual and transgendered people are part of so many families. They are part of the human family. They are part of God's family. And of course they are part of the African family. But a wave of hate is spreading across my beloved continent. People are again being denied their fundamental rights and freedoms. Men have been falsely charged and imprisoned in Senegal, and health services for these men and their community have suffered. In Malawi, men have been jailed and humiliated for expressing their partnerships with other men. Just this month, mobs in Mtwapa Township, Kenya, attacked men they suspected of being gay. Kenyan religious leaders, I am ashamed to say, threatened an HIV clinic there for providing counseling services to all members of that community, because the clerics wanted gay men excluded.
Uganda's parliament is debating legislation that would make homosexuality punishable by life imprisonment, and more discriminatory legislation has been debated in Rwanda and Burundi.
These are terrible backward steps for human rights in Africa.
Our lesbian and gay brothers and sisters across Africa are living in fear.
And they are living in hiding -- away from care, away from the protection the state should offer to every citizen and away from health care in the AIDS era, when all of us, especially Africans, need access to essential HIV services. That this pandering to intolerance is being done by politicians looking for scapegoats for their failures is not surprising. But it is a great wrong. An even larger offense is that it is being done in the name of God. Show me where Christ said "Love thy fellow man, except for the gay ones." Gay people, too, are made in my God's image. I would never worship a homophobic God.
"But they are sinners," I can hear the preachers and politicians say. "They are choosing a life of sin for which they must be punished." My scientist and medical friends have shared with me a reality that so many gay people have confirmed, I now know it in my heart to be true. No one chooses to be gay. Sexual orientation, like skin color, is another feature of our diversity as a human family. Isn't it amazing that we are all made in God's image, and yet there is so much diversity among his people? Does God love his dark- or his light-skinned children less? The brave more than the timid? And does any of us know the mind of God so well that we can decide for him who is included, and who is excluded, from the circle of his love?
The wave of hate must stop. Politicians who profit from exploiting this hate, from fanning it, must not be tempted by this easy way to profit from fear and misunderstanding. And my fellow clerics, of all faiths, must stand up for the principles of universal dignity and fellowship. Exclusion is never the way forward on our shared paths to freedom and justice.
Source: le Washington Post du 12 mars
09:21 Publié dans Religions, haines et tolérances | Lien permanent | Envoyer cette note
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04.01.2010
Solidarity with Ouganda gays: manif à Paris ce soir à 18H30
SOLIDARITY WITH OUGANDA GAYS (communiqué)
Nous invitons toutes celles et tous ceux qui ont fait vivre ce groupe à venir à ce rassemblement.
Nous invitons toutes les associations et organisations à rejoindre ce rassemblement (sans banderoles, ni pancartes, tracts, badges et auto-collants autorisés)
Le groupe Empêcher la criminalisation et la persécution des homosexuels Ougandais remercie très chaleureusement ACT UP Paris qui a bien voulu déposer la manifestation et accepter nos propositions sans condition.
(Le rassemblement à l'ambassade n'a pas été autorisé, nous avons opté pour un quartier central)
NOTRE APPEL:
Inspiré par les milieux ultra-conservateurs américains, le parlement Ougandais débat d'une proposition de loi visant à criminaliser l'homosexualité. A l'origine incluant la PEINE DE MORT POUR LES HOMOSEXUELS ET LES SEROPOSITIFS, sous une pression internationale grandissante, le texte s'oriente désormais vers des peines de prison ainsi que des "reconditionnements" de leur comportement. Des députés plus conservateurs veulent eux redurcir le texte.
Nous sommes mobilisés pour rompre le silence. Nous sommes mobilisés car nous sommes solidaires. Nous sommes mobilisés pour que nos gouvernements fassent pression pour que cette loi ne passe pas.
Ailleurs ou ici, nous dénonçons l'homophobie, qu'elle relègue les homosexuel(le)s au rang de citoyen(ne)s de seconde zone ou qu'elle les criminalise et les punisse de mort.
SOLIDARITY WITH OUGANDA GAYS
Organisateur : | Empêcher la criminalisation et la persécution des homosexuels Ougandais |
Type : | Causes - Manifestation |
Réseau : | Mondial |
Date : | lundi 4 janvier 2010 |
Heure : | 18:30 - 20:00 |
Lieu : | Paris, Fontaine des Innocents (M° Châtelet / Les Halles) |
13:23 Publié dans Politiques, élections, actions et campagnes | Lien permanent | Envoyer cette note
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29.12.2009
En Afrique, rien ne va plus pour les personnes LGBT, agissons !
Un communiqué du Centre LGBT de Paris
Paris, le 29 décembre 2009
Aujourd’hui, au Malawi 2 homosexuels qui organisaient une cérémonie symbolique de mariage ont été inculpés d’attentat à la pudeur. Dans ce pays, l’homosexualité est illégale et la sodomie est passible de 14 ans d’emprisonnement. Au Malawi, plus de 20% de la population homosexuelle serait porteuse du VIH.
Lors du réveillon de Noël, ce sont 24 homosexuels présumés qui ont été arrêtés par la police sénégalaise.
Le Rwanda et l’Ouganda ont révisé leur code pénal afin de criminaliser les relations entre personnes de même sexe. L’Ouganda a tenté d’adopter un texte instituant la peine de mort pour les homosexuels et les séropositifs, sous la pression internationale, les dispositions les plus extrêmes ont été retirées mais l’homosexualité reste criminalisée et un génocide est à craindre.
Les gays, lesbiennes et trans. dans de nombreux pays africains, vivent dans la clandestinité, sinon ils subissent violences et discriminations ; ils sont aussi très touchés par le VIH et tout ceci dans une relative indifférence internationale.
Les responsables des programmes d’éducation et de développement européens et mondiaux devraient aussi prendre en compte la situation des personnes LGBT, manifester leur indignation à les voir ainsi stigmatisés, les gouvernements africains auraient alors tout intérêt à adopter une législation contre les discriminations, à encourager les populations LGBT à vivre librement et à rejoindre les programmes de prévention contre le VIH.
Les ONG et les institutions nationales comme internationales doivent sans tarder exprimer leur préoccupation, la situation des personnes LGBT en Afrique, devient particulièrement alarmante.
La Déclaration conjointe de dépénalisation mondiale de l’homosexualité portée par la France devant l’ONU fin 2008 et signée par 66 des 192 pays membres de l’Assemblée ne doit pas rester lettre morte et les Principes de Jogjakarta doivent être adoptés et respectés dans le monde entier.
Pour le Centre LGBT Paris IDF,
Christine Le Doaré, présidente
Tél : 06 89 33 78 07
Centre Lesbien, Gai, Bi & Trans. de Paris et Ile-de-France • 63 rue Beaubourg 75003 Paris •
Accueil : 01 43 57 21 47 • Administration : 01 43 57 75 95 •
Site Internet : http://www.cglparis.org • Mail : contact@cglparis.org•
16:55 Publié dans Homophobie | Lien permanent | Envoyer cette note
| Tags : onu, malawi, afrique, homophobie, rwanda, ouganda, uganda |
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01.12.2009
L’Ouganda veut adopter la peine de mort pour les gays séropositifs !
Un communiqué de presse du Centre LGBT de Paris
Paris, le 30 novembre 2009
La loi que se propose d’adopter le gouvernement Ougandais aboutirait à l’emprisonnement à vie, voire à l’exécution des homosexuels et des lesbiennes.
La loi anti-homosexualité de 2009 est en passe d’être adoptée par le Gouvernement Ougandais ; selon la clause 2, une personne accusée d’homosexualité est passible d’emprisonnement à vie, mais si elle est également VIH séropositive, il s’agit alors d’homosexualité aggravée et la sentence encourue est la peine de mort.
La loi envisage également une sanction de trois années d’emprisonnement pour quiconque ne rapporterait pas à la connaissance de la police dans les vingt quatre heures, l’homosexualité d’une personne et une sanction de sept années d’emprisonnement pour toute personne impliquée dans la défense des droits des gays et des lesbiennes.
Gordon Brown et Stephen Harper, le premier Ministre Canadien ont réagi en marge du sommet du Commonwealth, en affirmant que cette législation était inacceptable.
Nous sommes loin en effet de l’application des principes de Yogyakarta que nous réclamons vigoureusement depuis quelques années, il s’agit dans ce cas, de sauver la vie de nombreux gays et lesbiennes ougandais, séropositifs ou non.
Une mobilisation des ONG et des états s’impose de toute urgence, nous en appelons au Quai d’Orsay et au gouvernement Français pour qu’il intervienne afin que le gouvernement Ougandais retire cette loi qui fait grossièrement fi des Droits Humains fondamentaux.
Christine Le Doaré
Présidente Centre LGBT Paris IdF
Tél : 06.89.33.78.07
Centre Lesbien, Gai, Bi & Trans. de Paris et Ile-de-France • 63 rue Beaubourg 75003 Paris •
Accueil : 01 43 57 21 47 • Administration : 01 43 57 75 95 •
Site Internet : http://www.cglparis.org • Mail : contact@cglparis.org•
07:13 Publié dans Politiques, élections, actions et campagnes | Lien permanent | Envoyer cette note
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22.09.2008
Ouganda: des trans persécutées. Communiqué et appel à l'action

Voici le communiqué en anglais de l'IGLHRC, avec un exemple de lettre que vous pouvez envoyer pour protester, suivi du résumé qu'en donne le magazine Têtu (voir la fin du post)
In what appears to be an all-out effort to silence the sexual rights movement in Uganda, police have again arrested high profile members of the lesbian, gay, bisexual and transgender (LGBT) community, this time two male-to-female transgender gay men – Georgina (aka) Oundo George and Brenda (aka Kiiza). According to Sexual Minorities of Uganda (SMUG), two men who identified themselves as police officers, but were not in the customary Ugandan Police uniform arrested both men at the home of Georgina on Wednesday September 10, 2008.
Georgina and Brenda were held at Nabweru Police Post for a full week without access to lawyers or to bail. They were never brought before a judge, even though Article 3.9 of the International Covenant on Civil and Political Rights (ICCPR) states that, “anyone arrested or detained on a criminal charge shall be brought promptly before a judge.” Article 23 of the Ugandan Constitution requires that an arrested person must appear before a judge within 48 hours of arrest.
Brenda and Georgina report being beaten, kicked and hit with batons around the legs and ankles during their detention as interrogators demanded that they provide information about the names and addresses of other LGBT activists. Brenda and Georgina were finally released on September 17, 2008, but have been required to report regularly to the police station. They have been accused of “spreading homosexuality,” though no such crime exists under Ugandan law. “Carnal knowledge against the order of nature” is punishable by up to life imprisonment in Uganda.
Among the rights violated in this most recent incident are:
The right to liberty and security of person; freedom from arbitrary arrest or detention
The right to freedom from torture or to cruel, inhuman or degrading treatment
The right to freedom of expression
ACTION
IGLHRC requests that its members send appeals to Ugandan authorities as quickly as possible:
Demanding an end to the harassment of Oundo George and Kiiza through the requirement that they report to the police on a regular basis.
Calling on the Ugandan government to immediately end illegal arrests and detention of LGBT individuals and human rights defenders.
Asking for a repeal of Section 145 of the Penal Code Act of 1950, which ostensibly criminalizes homosexual acts.
Please feel free to cut and paste from our letter (below) and send faxes and e-mails to the following officials:
President
Yoweri Museveni
Parliament Building
PO Box 7168
Kampala, Uganda
Fax: + 256 414 346 102
Email: info@gouexecutive.net
Salutation: Your Excellency
Inspector General of Police
Major Kale Kayihura
Police Headquarters
PO Box 7055
Kampala, Uganda
Fax: + 256 414 255 630
Salutation: Dear Major
Minister of Justice
Hon. Makubuya Kiddu
Parliament Building
PO Box 7183
Kampala,
Uganda
Fax: + 256 414 234 453
Email: info@justice.go.ug
Salutation: Dear Minister
COPIES TO:
Chairperson of the Uganda Human Rights Commission
Margret Sekagya
P.O .Box 4929, Kampala,
Uganda
Fax: +256 414 255 261
E-mail: uhrc@uhrc.ug
Salutation: Dear Chairperson
COPIES TO: diplomatic representatives of Uganda accredited to your country.
PLEASE SEND COPIES OF ALL APPEALS TO IGLHRC SO THAT WE CAN TRACK THE RESPONSE:
E-mail: aro.africa@iglhrc.org
Fax: +27.21.462.3024, fax
SAMPLE LETTER
Your Excellency President Museveni,
I am writing to you to express my concern about the unwarranted arrest and arbitrary detention of two lesbian, gay, bisexual, and transgender (LGBT) human rights defenders in Uganda on September 10, 2008. George Oundo and Kizza Brenda were held in detention for eight days without going before a judge. Article 23 of the Constitution of Uganda makes it unconstitutional to hold a suspect for over 48 hours. Furthermore, it is my understanding that these two individuals were arrested and detained solely as a result of their sexual orientation and gender identity
The continuous violation of the basic human rights of lesbian, gay, bisexual and transgender people perpetuated by the Ugandan government is of great concern. I understand that Uganda is party to various regional and international human rights covenants such as the African Charter on Human and People’s Rights and the International Covenant on Civil and Political Rights, both of which condemn arrests based on arbitrary categories such as race, ethnicity, political belief and sexual orientation, among others.
I would ask that your government ceases and desists from harassing and arresting LGBT people simply because of their sexual orientation and gender identity and end the harassment and intimidation of LGBT human rights defenders. I would also urge you to consider the repeal of Section 145 of the Penal Code Act of 1950, which criminalizes homosexual acts. Such laws have been declared a violation of the rights to privacy and equality by the United Nations and have caused great pain to many of your citizens.
Sincerely,
Paula Ettelbrick

Executive Director
International Gay and Lesbian Human Rights Commission
Cc: Major Kale Kayihura, Hon. Makubuya Kiddu, Margret Sekagya
BACKGROUND
In the past five years, there have been nearly a dozen arrests of LGBT people on charges related to homosexuality in Uganda. Authorities have harassed LGBT human rights defenders in their homes and in public and fined a private radio station that broadcast a program on HIV prevention among men who have sex with men. In July 2005, Uganda’s Parliament passed an amendment to the constitution making Uganda only the second country in the world to use its supreme law to outlaw marriage between people of the same sex. In 2007, a coalition of religious leaders marched through the streets of Kampala demanding the arrests of LGBT people with one cleric even calling for the “starving to death” of homosexuals. Buttressed by the official homophobia of the state, the Ugandan media has published lists of gay men and lesbians, leading to physical violence, loss of employment and the curtailing of educational opportunities for those LGBT people who were named.
On June 4, 2008, Usaam Mukwaaya, Pepe Julian Onziema and Valentine Kalende, were arrested and charged with criminal trespass while peacefully attending the HIV/AIDS Implementers Meeting in Kampala. The arrest of the activists was condemned by local and international organizations, including UNAIDS, as well as by the U.S. government. Usaam Mukwaaya was rearrested on July 25, 2008 on his way from Friday prayers and was detained and tortured for several days.
IGLHRC is deeply concerned that this increasingly clear pattern of abuse — arrest, mistreatment in detention, and then release — is a systematic attempt to silence the Ugandan LGBT, feminist and human rights communities through constant harassment. There have also been reliable reports that authorities have a list of LGBT leaders including addresses, photographs and other personal information. Some activists have fled into neighboring countries to escape arrest.
Le résumé des faits par Têtu
Deux transsexuelles ougandaises ont été arrêtées le 10 septembre par des policiers en civils et relâchées huit jours plus tard, annonce l'organisation Sexual Minorities Uganda (Smug). George, devenu Georgina, et Kiiza (Brenda) étaient soupçonnées d'inciter à l'homosexualité, un crime passible de la prison à vie en Ouganda.
Les deux militantes auraient subi des tortures destinées à les forcer à donner des renseignements sur des activistes de la communauté LGBT, dont la police avait une liste. L'existence d'un tel document «a augmenté la tension, la peur et la panique au sein de la communauté LGBT», constate dans un communiqué Smug, qui «condamne fortement ces actes inhumains contre les LGBT d'Ouganda».
L'association appelle la société civile et les organisations de défense des droits humains à faire pression sur le gouvernement pour que les exactions prennent fin. La Commission internationale des droits gays et lesbiens (IGLHRC) demande pour sa part que cesse le «harcèlement» de Georgina et Brenda, qui doivent se rendre régulièrement au poste de police. Elle appelle à envoyer une lettre au président ougandais pour demander la fin du harcèlement et des intimidations envers les personnes sur la base de leur orientation sexuelle.
21:28 Publié dans Homophobie | Lien permanent | Envoyer cette note
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26.02.2008
Uganda: Desmond Tutu à Museveni
Voici un communiqué en anglais de l'observatoire des droits de l'homme: il s'agit d'une lettre adressée par l'archevêque Desmond Tutu et 100 autre responsables religieux au Président de l'Ouganda concernant les droits humains des personnes LGBT. Je vous en ai traduit le premier paragraphe, en italique.
HUMAN RIGHTS WATCH
En tant que leaders de diverses communautés religieuses, nous vous demandons de cesser les attaques verbales et juridiques de votre gouvernement contre les droits humains des personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles et transgenres (LGBT). Toutes les traditions religieuses demandent que nous prenions soin de notre prochain et des opprimés, e que nous fassions respecter la dignité de chaque personne. Personne ne devrait vivre dans la crainte d'être simplement ce qu'il est. En tant qu'autorité morale, nous savons que vous ne souhaitez pas que les citoyens ougandais souffrent sans nécessité, c'est pourquoi no vous demandons de faire cesser la chasse aux sorcières contre les personnes les plus vulnérables dans votre communauté.
Letter from Religious Leaders to the Ugandan Government
President Yoweri Museveni
President of the Republic of Uganda
State House Nakasero
P.O. Box 24594
Kampala, Uganda
Dear President Museveni,
As leaders of diverse religious communities, we call on you to stop the verbal assaults and legal attacks of your government on the human rights of lesbian, gay, bisexual and transgender (LBGT) people. All religious traditions demand that we care for the neighbor and the oppressed among us and that we uphold the dignity of every person. No one should have to live in fear simply because of who they are. As a moral leader we know that you do not wish to see Uganda citizens suffer unnecessarily, and we are therefore asking you to call an end to the witch hunt against the most vulnerable in your community.
We are particularly concerned that members of your government have called for criminal action against people solely because of whom they love and have censored and silenced attempts by LGBT people to speak on their own behalf. These actions only promote fear, profound isolation and invisibility.
Like you, we are committed to building bridges of understanding across divides of difference in which the values of justice, solidarity, compassion, equality and human dignity are values we are called on not only to preach but to live. These are not just our principles but are consistent with Uganda's commitments to human rights. As you know, the African Charter on Human and Peoples' Rights affirms the equality of all people and the International Covenant on Civil and Political Rights protects the right to equality, freedom of expression, freedom of conscience, freedom of assembly, and freedom of association. We are only asking that you hold up the solid principles your government espouses.
Open aggression against LGBT people is especially devastating in the context of the HIV pandemic. Discrimination and stigma contribute to misinformation and fear. The pandemic can only be stopped with prevention, treatment, care and support in enabling environments that protect and promote human rights and fundamental freedoms throughout the process.
We reach out to you in fellowship and ask that you publicly condemn all harassment against lesbian, gay, bisexual, and transgender people in Uganda. Uganda is a rich and diverse country that has the potential to be a model for the rest of the world of compassion and justice.
Sincerely,
Emeritus Desmond Tutu, Archbishop
Anglican Church of Southern Africa
Rev. Pat Bumgardner, Chair
Moderator's Global Justice Team
Metropolitan Community Churches
Rev. Nancy L. Wilson, Moderator
Metropolitan Community Churches
Rev. Elder Arlene Ackerman
Father F. Luke Adams, Jr.
Rev. Kharma Amos; Pastor
John Paul Andaquig, Secretary
Father Jerry R. Anderson
Mia Andersen, Pastor
Rev. Dr. Peter M. Antoci
Robert Bayer
Rev. Mark G. Bidwell, Senior Pastor
Rev. David Bieniek
Dr David Bilchitz, Chairperson
Rev. Lea D. Brown, Pastor
Mary Peter Bruce, SL
Michael Callaway, Secretary
Rev. Dr. Jan Carlsson-Bull, Minister
Linda S. Comins
Rev. Jennifer M. Creswell, Pastoral Associate
Rev. Carlos Cruz
Rev. Dr Judy Dahl
Rev. Dee Dale, Senior Pastor
Christopher DiMaio, M.D.
Rev. Jennifer L. Paty M.Div, Senior Pastor
Dr. Ann Drake
Revd Jon Dean
Rev. Patricia Drost, Priest-in-Charge
Rev. Dr. Eileen Dumire
Rev. Ted E. Durst
Rev. Terri Echelbarger, Senior Pastor
Gunhild Ettestoel, Secretary
Thomas J. Fehr, Seminarian
Bishop Diane Fisher
Rev. Karen Foster
Grace Garner, Legislative Assistant
Rev. Charles Robert Garrison, Pastor
Rev Debbie Gaston, Senior Pastor
Rev. David Gillentine, Associate Pastor
Rev. Jennifer Glass, Administrative Assistant
Rev. Elizabeth Goudy, Pastor
Rev. T. Paul Graetz, Senior Pastor
Lan Green, Member and Chorister
Bridget Wilson Hall
Lee Hall, Alternate Lay Delegate
Rev. Dr. Brent Hawkes, Senior Pastor
Rev. Fr. Japé Heath, Priest
Rev. Pat Hendrickson, Deacon
Rev. Mick Hinson, Pastor
Rev. Michael W. Hopkins, Rector
Ralph Intorcio
Rev. Anne James
Rev. Johnathan C Jones, Pastor
David Kato, Secretary
Rev. Dr. Sherry L. Kennedy
Debra Kolodny
Adam Michael Kratt, Bishop
Rev. Kurt A. Kuhwald
Joel L. Kushner, Psy.D.
Rev. Ken Ramon-Landry
Rev. Dr. Ken Brooker Langston
Rev. Ron LaRocque, Interim Pastor
David Lohman
Rev. Samuel Loudenslager, Deacon
Rev. Dr. Cindi Love
Anthony Lucero
Rev. Regen R. Luna, ULCS, Interim Pastoral Leader & Moderator
Rev Rowland Jide Macaulay, Pastor
Rev. Elder Debbie Martin, Pastor
Rev. Elder Ken Martin
Rev. Joe McMurray, Pastor
Rev. Kerri Mesner, Senior Pastor
Rev. Carolyn J. Mobley, Interim Pastor
Rev. Robert P. Morrison
Rev. Lance Mullins, Pastor
Rev. Jill Nelson, Pastor
Rev. Gard Realf H. Nielsen
Rev. June Norris
Rev. Susan B. P. Norris, Associate
Rev. Dr. Frodo Okulam
Rev. Dennis j. Parker, Interim Rector
Rev. Vicki Pedersen, Pastor
Rev. David M. Pelletier, Senor Pastor
Troy D. Perry, Moderator Emeritus, Bishop
Rev. Troy Plummer
Rev. Cathy Porter, Pastor
Rev. Linn Possell, Pastor
Rev. Carolyn Dusty Pruitt
Rev Hilde Raastad, Pastor
Rev. Marge Ragona
Sylvia Rhue, Ph.D.
Rev. Canon Timothy T. Rich
Rev. Jean M. Rowe, Minister Emerita
Rev. Barbara S. Sagat, Pastor
John Stockwell Samuels
Rev. Joan M. Saniuk, Doctoral Researcher
Barbara Satin, Faith Work Consultant
Rev. Dr. Rick Schlosser
Rev. Dr. Candace R. Shultis, Pastor
Rev. William G. Sinkford
Rev. Dr. Jane Adams Spahr, Presbyterian Minister
Rev. Danny A. Spears, Pastor
Nils Jøran Riedl, University Chaplain
Rev. Robert E. Stiefel, Ph.D, Coordinator and Advisor
Donald M Stitt
Rev. Pressley Sutherland, Senior Pastor
Rev. Tyrone P. Sweeting, Interim Pastor
Rev. David B. Tarbet
Rev. Angie Thinnes, Pastor
Rev. Peter Trabaris, Senior Pastor
Rev. Rebecca Voelkel, Faith Work Program Director
Rev. Durrell Watkins, M.A., M.Div., Canon Precentor & Canon Pastor-elect
Rev. Canon Daniel Weir, Rector
Mike Wernick, Postulant for Holy Orders
Rev. Carol Wise
Rev. Kermie Wohlenhuas, Ph.D, Interim Minister
Dawn Wolfe
Rev. Sue Yarber
Rev. Dr. C. Denise Yarbrough, Rector
Rev. Edwin Yates, Pastor
Rev. Nori Zeliff, Pastor
Phillip Zimmerman, RSJ
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17:15 Publié dans Religions, haines et tolérances | Lien permanent | Envoyer cette note
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