06.07.2010

Femmes transgenres en prison. Cruel et inhabituel. Un docu.

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Cruel and Unusual: Transgender Women in Prison (USA).
Un documentaire réalisé par Janet Baus & Dan Hunt. (2006)
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Imagine que tu es une femme dans une prison d'hommes. C'est la sordide réalité de nombreuses personnes aux USA parce que le système carcéral décide de répartir les prisonniers en fonction de leur sexe physiologique et non de leur identité de genre. Le documentaire de Baus et Hunt examine avec acuité la situation des femmes transgenres dans les prisons d'homme. Ce docu a été plusieurs fois nominé et primé:  Prix du Jury pour le meilleur documentaire au  Frameline Film Festival de San Francisco, Prix du Public au New York Lesbian, Gay, Bisexual, & Transgender Film Festival. Prix de la Liberté (Freedom Award ) au festival Outfest à Los Angeles en 2006. Nominé en  2008 dans la catégorie documentaire au GLAAD Media Award .

 Part 2, Part 3, Part 4, Part 5, Part 6, Part 7.

Via l'excellent site grec Tales from the other side of the town

Voir aussi l'article qu'y consacre Wikipedia (en anglais)

28.03.2010

Transidentité: "Différences", le blog d'une journaliste transsexuelle.

Une journaliste transsexuelle, Caphi,  a créé un portail consacré à la TRANSIDENTITE (appelée, selon la journaliste, improprement transsexualité) pour faire face à l'incompréhension, voire pire aux discriminations que les personnes transsexuelles subissent au quotidien. Revue de presse et de blogs, ce blog couvre l'actualité autant en France que partout dans le monde ainsi que des dossiers thématiques sur cette population discriminée, objet autant de fantasmes que de rejets et pourtant si peu étudiée ou trop souvent maltraitée par des médias racoleurs. "Différences" se veut aujourd'hui le blog de référence francophone sur la TRANSIDENTITE.

Pour accéder au blog, cliquer ici

"Il vaut mille fois mieux paraître manquer à la vérité aux yeux du monde que de manquer à sa propre vérité" Mahatma Gandhi

27.03.2010

Un enseignant transsexuel: un prof d'école primaire veut changer de sexe (Belgique)

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Un professeur d'éducation physique d'une école fondamentale (enseignement maternel et primaire) proche de Bruxelles (Brabant wallon) a décidé de changer de sexe et a fait part de sa décision au directeur de l'école, qui doit s'efforcer de gérer une situation à laquelle personne ne semblait s'attendre.

La direction a réuni ses professeurs pour leur faire part de la décision de leur collègue et a envoyé un courrier aux parents des 240 enfants inscrits à l'école, les invitant à une réunion. L'équipe des professeurs aurait manifesté sa volonté d'intégrer la nouvelle donne. On ne connaît pas encore les réactions des parents, mais il semble que certains parents aient déjà exprimé leur intention de retirer leur enfant de l'école. S'il s'agit probablement de la réaction à chaud d'une petite minorité, on peut cependant  imaginer l'émotion que l'annonce a suscité.

Le cabinet Simonet (la Ministre en charge de l'enseignement)  a dépéché des équipes mobiles pour aider l'école à gérer la situation.

En Belgique, ce professeur qui souhaite faire correspondre son identité physique à son identité psychique devrait être protégé par la loi: tant l'état fédéral que les communautés et les régions ont adopté des lois et des décrets anti-discrimination qui interdisent toute discrimination portant sur le genre et l'orientation sexuelle (notamment le décret anti-discrimination de décembre 2008 en Communauté française). D'autre part, le changement administratif du prénom et de la mention du sexe sur la carte d'identité sont régis par une loi du 10 mai 2007.

On peut cependant imaginer que le questionnement principal des parents ne portera pas sur l'application de la législation mais sur l'impact que la transformation de leur professeur pourrait avoir sur leurs enfants qui devront bientôt appeler Madame la personne qu'ils appellent aujourd'hui Monsieur. Sur le plan pédagogique, un cours d'éducation sexuelle devrait pouvoir rendre compte de la diversité des orientations sexuelles. Rappelons que la Ministre Arena alors en charge de l'enseignement avait en 2006 temps fait distribuer aux écoles un manuel pédagogique intitulé Combattre l'homophobie, pour une école ouverte à la diversité. Sous le concept d'homophobie il y  aussi lieu d'inclure la lesbophobie et la transphoie (peur des personnes transgenres). Le guide est accessible en ligne sur le site de l'Enseignement en Communauté française de Belgique et le pdf téléchargeable.

Deux écoles au Canada et le Mexique ont récemment été confrontées à la même situation. Les Pouvoirs Organisateurs de ces établissements ont choisi malheureusement la voie radicale et très contestable, tant sur le plan moral que sur le plan juridique, du renvoi de l'enseignant.

Au Canada, une enseignante  a été congédiée en 2009 par une école catholique (Saint-Albert, Edmonton) après avoir informé le conseil scolaire de sa décision de devenir un homme . Le syndicat du professeur a porté plainte pour discrimination contre le pouvoir organisateur (conseil scolaire) de l'école. Le conseil scolaire a justifié sa décision par la nécessité de protéger les élèves de la confusion sexuelle que représentent les transgenres. Il s'est aussi appuyé sur les enseignements de l'église catholique pour laquelle le sexe d'une personne étant déterminé par Dieu, les personnes ne peuvent pas changer de sexe. Les avocats du conseil scolaire ont proposé à l'enseignant un emploi où il ne serait pas en contact avec les jeunes, ce que l'enseignant a refusé. Des arguments du type: "Votre changement de sexe pourrait créer de la confusion chez nos élèves et leurs parents." ont été avancés. (Source: Radio Canada, voir le reportage télévisuel en cliquant ici).

Au Mexique le Professeur Agustín Estrada Negrete  a été renvoyé de son poste de directeur d'école, le Centro de Atención Múltiple pour les enfants handicapés dans l'état de Mexico DF, en mai 2009. Depuis, de graves menaces de mort sont continuellement proférées contre lui et il a été agressé à plusieurs reprises. Un comité de parents s'est formé pour le soutenir et exiger sa réintégration dans ses fonctions. (Lire le reportage du site Front Line/protection des défenseurs des droits humains).

On le voit, au Mexique et au Canada, ce sont les parents ou le syndicat qui soutiennent les enseignants et oeuvrent à leur réingration. On ne peut que souhaiter que l'école belge qui connaît ajourd'hui une situation similaire adoptera la voie plus intelligente et humaine de l'intégration de la nouvelle donne, ce qui semble d'ailleurs être le cas pour l'instant.

Lire aussi l'article qu'Hugues Dorzée publie aujourd'hui dans le journal Le Soir de ce jour. En voici quelques extraits, reproduits avec l'aimable autorisation du journaliste:

Un prof de gym veut changer de sexe, HUGUES DORZEE

samedi 27 mars 2010

Un pro de gym d’une école brabançonne envisage de changer de sexe pour devenir une femme. Un cas inédit de transsexualisme à l’école.(...) une école primaire brabançonne (dont nous tairons volontairement le nom (...)

L’enseignant a officiellement informé sa direction de son projet de transformation. Qui s’efforce de gérer au mieux une situation délicate suscitant un certain émoi dans cet établissement de 240 élèves du réseau libre subventionné non confessionnel.

 « Le dossier est traité en bonne intelligence avec le chef d’établissement », assure-t-on au cabinet Simonet.(...)

Une réunion d’information avec les parents est prévue ce mardi 30 mars. Mais la situation demeure complexe.

Pour l’enseignant transsexuel, qui doit désormais gérer ce « coming out » et préparer son opération de conversion sexuelle avec tout ce que cela implique sur le plan personnel, social et médical. Pour ses collègues, soucieux d’éviter toute forme de discrimination. Pour les parents, enfin, confrontés à de nombreuses questions d’ordre éducatif.

« Nous essayons de gérer le dossier de la façon la plus subtile qui soit, insiste le directeur. Mais je sens beaucoup d’inquiétudes, de questionnement. Nous avons donc réuni un maximum de données juridiques et psychosociales. Cette réunion va nous aider à rationaliser les choses. »

« Énormément de tabous »

D’un côté, il y a le droit : l’enseignant, qui souhaite rester dans cet établissement, est statutaire. Il est protégé par plusieurs dispositions belges et européennes, parmi lesquelles le décret anti-discrimination du 12 décembre 2008. De l’autre côté, il y a la réalité de terrain à gérer : la future identité de Vincent (que nous avons tenté de joindre, en vain), l’impact de sa transsexualité sur ses élèves, la pression de parents qui ont déjà annoncé leur intention de retirer leur enfant si l’enseignant restait en place, etc.

L’avenir ? « Il appartient au pouvoir organisateur de gérer au mieux le dossier dans l’intérêt général », réagit Lise-Anne Hanse, directrice de l’enseignement obligatoire. Un PO un peu démuni en tant qu’« employeur » face à cette situation particulière.

Voir aussi la publication récente Etre transgenre en Belgique,  que Gay Kosmopol vient d'évoquer.

Les commentaires

  • La réaction d'un professeur qui est aussi papa de jeunes enfants:

    C'est difficile et je n'ai jamais été confronté à ça. Mon beau frère, oui. Il était élève à Charles Janssens [grand bahut laïque bruxellois , NDLR] et un de ses profs (en secondaire) non seulement est revenu après les vacances en tant que Philippine mais 2 ans plus tard, de nouveau en tant que Philippe. je n'ose pas imaginer la souffrance qu'il doit endurer au quotidien pour avoir pris 2 fois cette décision ...

    Je crois que les parents se font plus de stress que les enfants ne pourraient jamais s'en faire et si on présente les choses comme étant naturelles , normales sur le ton du "pourquoi pas après tout", les enfants les acceptent. Après, quand ils sont plus grands, il faut débriefer, expliquer, apprendre la tolérance mais c'est peut être ça qui manque le plus aux adultes éclairés que nous voudrions être.

    Quand à ma réaction en tant que collègue, alors là, je suis très à l'aise : chacun sa vie (sexuelle surtout) ! si un homo décide demain de (re?)devenir hétéro ou si une collègue décide de devenir "un" collègue, peut me chaut ! Je ne vois pas en quoi ça changerait mes rapports collégiaux.  

  • Lire aussi les commentaires sur le site de RTL infos Belgique dont l'article résume l'article du Soir.

  • Lire aussi l'intéressante réaction du site Enseignons.be qui s'étonne de la médiatisation d'une affaire qui concerne la vie privée. Ce site constitue un des plus grands portails pédagogiques francophones, et certainement le premier en Belgique, avec plus de 65000 inscrits. Son commentaire apporte un soutien manifeste au professeur d'EPS et nous espérons que ce lien lui parviendra!

  • Le commentaire d'un administrateur (membre du pouvoir organisateur/PO) d'une école secondaire de l'enseignement catholique (libre subventionné):                                                       Voici ma réaction à titre personnel; c'est ce que je défendrais au Pouvoir Organisateur, mais sans préjuger de la position des autres membres du PO. C'est effectivement une situation inédite et très délicate qu'il faut traiter avec prudence et surtout tolérance.
    Mais je crois qu'il faut expliquer, expliquer et encore expliquer.
    Expliquer au corps professoral, aux élèves et aux parents.
    Pour moi, cette explication devrait se faire par une (ou des) personne(s) extérieure (s) à l'école et qui connaissent bien le domaine de la transsexualité (médecin, psy,...)
    Je crois qu'il est préférable d'avoir un prof féminin bien dans sa peau qu'un prof masculin mal dans la sienne.
    Peut-être, dans ce cas précis, faut-il envisager une période de transition pendant laquelle le prof serait "écarté", mais toujours payé, le temps qu'il puisse passer de "il" à "elle". Cela se fait bien pour certaines professions (infirmières enceintes).
    Il faut aussi envisager l'aspect légal et je crois que là rien ne s'oppose à ce que le prof continue à exercer son métier.
    Pour avoir lu divers articles de presse sur le sujet, je crois que la direction de l'école gère bien la question.

03.03.2010

Campagne ILGA contre la discrimination des trans

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Transgender people are not mentally ill!

Currently transgender identities are considered as a mental illness. Doctors and psychiatrists take most of the decisions on transgender people’s identities. Many transgender people are subjected to invasive and degrading physical and psychological tests, treatment and procedures.

As a result, transgender people are robbed of control over their body, identity, and life.

ILGA-Europe insists on respect and dignity for transgender people. We demand an end of pathologisation without any loss of needed health care.

Stop the pathologisation of transgender people!

ILGA-Europe supports the campaign launched by the International Trans Depathologization network: http://www.stp2012.wordpress.com

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06.01.2010

Gays et musulmans? Venez prier! Un reportage d'Arnaud Guiguitant paru dans le Monde en ligne

Reportage

Gays et musulmans ? Venez prier

LE MONDE | 05.01.10 | 15h28  •  Mis à jour le 05.01.10 | 15h28

Notoyudan (Indonésie) Envoyé spécial


e jour, c'est un salon de coiffure ouvert dans une ruelle de Notoyudan, une banlieue de Yogyakarta située au centre de l'île de Java. La nuit, changement de décor. Dans la pièce principale, les miroirs sont cachés derrière de grands draps brodés, la moquette est recouverte de tapis, et près des bacs à shampooing, des tentures en velours et un poster de La Mecque égayent des murs orange défraîchis. Les magazines de mode font place aux reliures du Coran, histoire de finir la transformation du salon en salle de culte. "On réaménage la pièce tous les lundis et jeudis, à chaque séance de prière des élèves. Pour le ramadan, on le fait tous les soirs", confie Mariyani, 52 ans, coiffeuse pour dames et fondatrice de cette école coranique hors du commun.

17 h 50. Le crépuscule vient de tomber. Une dizaine d'élèves attendent déjà à la porte l'heure de la prière du soir. En jean ou voilés, Tika, Cinta, Jak et les autres appartiennent à la communauté gay et transsexuelle de Yogyakarta. A la différence d'autres lieux de culte, celui-ci les accueille à bras ouverts.

Interdits de mosquée en raison de leur orientation sexuelle, ils peuvent, dans cette école réservée aux transexuels, lesbiennes et homosexuels, pratiquer librement leur religion. "L'inégalité religieuse existe en Indonésie, explique Mariyani, en servant le thé à ses élèves. Beaucoup nous considèrent comme anormaux. Certains n'osent plus se rendre dans les mosquées de peur d'être mal traités ou mal perçus. On a pourtant le même droit de prier que les autres." L'école, créée en juillet 2008, attire de tout le pays les laissés-pour-compte de l'islam.

Mariyani se travestit en femme depuis l'adolescence. Ancienne catholique, elle dit n'avoir jamais souffert durant sa vie de chrétienne. Au contraire. "J'ai travaillé dans des églises, à Bali ou à Jakarta, sans avoir été rejetée. C'est peut-être plus facile du côté catholique, mais je me sens malgré tout plus musulmane." Convertie à l'islam, elle découvre la ségrégation à l'entrée des mosquées et l'exclusion des cérémonies religieuses.

Scandalisée, elle fonde Pondok Waria - un refuge pour transsexuels - afin de combattre cette discrimination indigne, selon elle, d'une religion prônant le respect et la tolérance. "Le Coran n'accepte pas l'homosexualité ou la transsexualité, mais ne l'interdit pas non plus. De toute façon, Dieu ne fait pas de différence entre les hommes", insiste-t-elle, consciente que l'ouverture d'un tel centre dans le plus grand pays musulman (210 millions de fidèles), a pu embarrasser les institutions religieuses.

Sur les murs du salon, elle a exposé le portrait des quelques imams qui ont accepté de venir enseigner. Tous prêchent un islam modéré dans des écoles coraniques voisines, et affichent une certaine tolérance à l'égard de ces communautés. "Pourquoi les travestis n'auraient-ils pas le droit de prier ?, interroge Semo Prasetyo, imam à la mosquée Mujahadah Al Fatah, à Yogyakarta. C'est plutôt mal vu ici de côtoyer ou d'aider ces personnes. Mais le Coran ne dit-il pas qu'on est tous égaux devant Dieu ?"

Débutant l'apprentissage d'un islam que beaucoup ont dû pratiquer en cachette, ces élèves ont droit à un programme sur mesure : prière collective, enseignement de l'arabe, lecture du Coran et cours de religion. "On met à leur disposition des fiches pratiques pour leur rappeler ce qu'il faut faire durant les cinq prières obligatoires de la journée. On leur apprend aussi à bien se purifier et à bien remercier Dieu", énonce Mariyani.

Elève à Pondok Waria depuis huit mois, Tika, 27 ans, n'a pas l'impression d'enfreindre les principes religieux. Transsexuelle, elle a été exclue des mosquées. Personne ne savait où la faire prier : du côté des hommes ou des femmes ?

Elle a donc bâti sa croyance en Dieu seule dans sa chambre. "J'avais besoin d'en apprendre plus sur la religion, mais c'était difficile. Je n'étais acceptée nulle part. J'aurais bien voulu le faire avec d'autres musulmans pour recevoir une grâce plus forte de Dieu, mais ce n'était pas possible", regrette-t-elle. Avec ses ongles vernis, ses longs cheveux noirs et son chemisier en soie, Tika cultive l'ambiguïté jusque sur les tapis de prière.

Agenouillée derrière l'imam, elle prie une première fois en homme, habillée d'un sarong noir. Au rituel suivant, elle revêt une mukena blanche, ce voile traditionnel porté par les femmes, où seul le visage est découvert. Elle priera ainsi vêtue tout le reste de la soirée. "Ici, personne ne me juge ni ne me pose de questions. Le Coran parle de ces changements de personnalité. Je ne fais donc rien de mal."

11 heures le lendemain. Le salon de coiffure, son décor. En djellaba à fleurs, Mariyani attend les clientes. Depuis quelques semaines, elle songe à ouvrir de nouvelles écoles - il y aurait environ 500 transsexuels à Yogyakarta. Si l'effectif est de 25 élèves, âgés de 20 à 50 ans, sans compter les pratiquants de passage, elle sait que les discriminations à la liberté de culte touchent tout le pays.

Depuis des années, les communautés gay et transsexuelle sont dans le collimateur de mouvements religieux. Des organisations, conservatrices comme le Conseil indonésien des oulémas, traditionnelles ou plus radicales, condamnent ces pratiques.

"L'homosexualité est un péché. Mais nous ne considérons pas ces personnes comme des ennemis. Nous allons leur faire prendre conscience que ce qu'ils font est mal", explique Amir Syarifuddin, député et représentant du conseil des oulémas.

A Pondok Waria, l'imam Aris Widyono partage cet avis. Il prie pour remettre les travestis dans le droit chemin. "Ils souffrent d'une maladie mentale intérieure. Ils peuvent prier, mais ces prières doivent les aider à redevenir normaux."

Mahomet aurait évoqué "quatre types d'individus (qui) seront matin et soir soumis à la colère de Dieu (...) : les hommes qui cherchent à ressembler aux femmes, les femmes qui cherchent à ressembler aux hommes, celui qui s'accouple avec un animal et celui qui a un rapport sexuel avec un homme."

Partisane de réinterpréter le Coran, Siti Musdah Mulia milite pour une meilleure intégration des homosexuels dans la vie religieuse. Professeure de pensée islamique à l'Institut des sciences, elle riposte avec un autre extrait du Coran : "Hommes et femmes sont égaux, indépendamment de leur ethnie, de leur richesse, de leur position sociale et même de leur orientation sexuelle." Selon elle, l'homosexualité est "naturelle" et vient de Dieu. "C'est l'essence même d'une religion que d'humaniser les êtres humains et de leur devoir respect et dignité", conclut-elle.

Arnaud Guiguitant

Article paru dans l'édition du 06.01.10

12.11.2009

Etre transgenre en Belgique, un séminaire organisé le 20 novembre

Version néerlandophone ci-dessous. In het Nederlands hieronder.

Le vendredi 20 novembre 2009, l’Institut pour l’égalité des femmes et les hommes (IEFH) organise le séminaire "Etre transgenre en Belgique". Ce séminaire présente l’étude au public.
 
L’Institut a fait réalisé une étude sur la situation sociale et juridique des personnes transgenres en Belgique, en vue de dresser un aperçu des discriminations et des inégalités observées dans la pratique, dans la politique et dans la législation – afin de les combattre de façon ciblée. Cette étude a été réalisée par le Steunpunt Gelijkekansenbeleid (Consortium Université d’Anvers – Université de Hasselt), en collaboration avec l’asbl Cap-Sciences Humaines de l’UCL.
 
Date: le 20 novembre 2009, 9h-17h
Lieu: IEFH, rue Ernest Blerot 1, 1070 Bruxelles. La session du matin et le débat plénier se tiendront dans la salle Storck. Les ateliers auront lieu dans les salles Laermans, Marissiaux et Masereel.
Vous pouvez vous inscrire, jusqu’au 13 novembre, par poste, fax ou e-mail auprès de Madame Christel Delvael, IEFH, rue Ernest Blerot 1, 1070 Bruxelles, fax: 02/233 40 32.

Op vrijdag 20 november 2009 organiseert het Instituut van Gelijkheid van Vrouwen en Mannen (IGVM) het seminarie „Leven als trangender in België”.
Het Instituut van Gelijkheid van Vrouwen en Mannen (IGVM) heeft een onderzoek laten uitvoeren over de sociale en juridische situatie van transgender personen in België, met als doel de discriminaties en ongelijkheden in praktijk, beleid en wetgeving in kaart te brengen - met de bedoeling ze gericht te bestrijden. Het werd gerealiseerd door het Steunpunt Gelijkekansenbeleid (Consortium Universiteit Antwerpen - Universiteit Hasselt), in samenwerking met Cap-Sciences Humaines vzw - UCL.
In dit seminarie wordt het onderzoek aan het publiek voorgesteld.
Datum: 20 november 2009 van 9u tot 17u
Plaats: IGVM. De voormiddagsessie en het plenaire debat vinden plaats in zaal Storck. De workshops vinden plaats in de zalen Laermans, Marissiaux en Masereel.
Inschrijven kan tot 13 november per post, fax of e-mail aan mevrouw Christel Delvael, IGVM, Ernest Blerostraat 1, 1070 Brussel, fax: 02/233 40 32.

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09.11.2009

Les provocs religieuses du calendrier laïque LGBT du COGAM


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C'est l'époque des beaux calendriers. En voici un pas très catholique, que d'aucuns considèrent comme profanateur et blasphématoire...D'après son réalisateur, il s'agit plutôt d'art transgressif.

Nos amis du  COGAM, le collectif des homosexuel.le.s, transsexuels et bissexuels de la ville de Madrid, ont décidé de réaliser un calendrier aux charmes provocateurs:  des scènes pieuses y sont détournées, on y voit des beaux bears en adoration devant la Vierge Marie, des Vierges trans très dénudées, une Vierge Noire avec un bébé blanc.  cogam2

Les conservateurs ibériques enragent et demandent le retrait du calendrier. Il est même  certaines  associations de gays et lesbiennes cathos qui ont exprimé leur réprobation.

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Le porte-parole du COGAM, Raul Garcia, considère que le calendrier est "très respectueux". Il a précisé par ailleurs que les bénéfices des ventes de ce calendrier à scandale seront utilisés pour une campagne de sensibilisation contre le sida et les maladies sexuellement transmissibles en Espagne.

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Voici l'avis de Juan Antinoo, le photographe qui a contribué au calendrier: "Ce calendrier vise à rompre des barrières. C'est certain, il peut choquer, mais jamais laisser indifférent. C'était notre objectif : ne laisser personne indifférent. La mission de l'art transgressif est de remuer, modifier la conscience, de changer la monotonie des phrases politiquement correctes. En d'autres mots, ce calendrier est l'antidote à la pensée primaire ou à la paresse mentale."

On pourra commander le calendrier du Cogam en passant par exemple par le site de la librairie BERKANA.