16/07/2010

DH: la sexualité des transgenres

dh_20100716_nam_infoge_006_pdf_L.jpgLe quotidien populaire belge La Dernière Heure consacre depuis plusieurs jours une pleine page à la sexualité des Belges. Aujourd'hui le quotidien aborde la sexualité des personnes transgenres, en page 6. Il y présente une interview d'une responsable de l'association Genres pluriels, puis consacre un court article au parcours d'onstacles que constitue le processus du changement de sexe. Enfin, le concours 'Vous et votre identité sexuelle' vous pose aujourd'hui des questions très directes: avez-vous déjà songé à changer de sexe? ou avez-vous déjà eu des rapports sexuels avec une personne transgenre?

16/06/2010

Une carte des droits civiques LGBT en Amérique latine

Le quotidien chilien La Nacion publie aujourd'hui une carte des législations concernant les droits des gays en Amérique du Sud, à l'occasion des discussions sénatoriales sur le projet de loi instaurant le mariage des personnes du même sexe en Argentine.

Le lecture de la carte est assez tristement édifiante. L'homosexualité est légale dans presque tous les pays d'Amérique latine, à l'exception de Trinidad et Tobago et du Guyana*. Seuls quelques pays offrent la possibilité de contracter des unions civiles. Il s'agit du Mexique, de la Colombie, du Brésil (pour certains de ses états) et de l'Uruguay. Si le Sénat argentin venait suivre le parlement de ce pays et à voter favorablement la loi sur le mariage le 14 juillet prochain, il deviendrait le seul pays latinoaméricain à permettre le mariage gay. Pour l'instant, seule la ville de Mexico l'autorise.

Aucun pays ne permet l'adoption homoparentale. Peu nombreux sont les pays qui disposent de lois anti-discrimination: seules certaines parties du Pérou et de l'Argentine ont voté de telles lois.

La carte de La Nacion ne s'intéresse en outre malheureusement pas aux législations qui concernent les droits des personnes transgenres

carte amerique latine

*Le code criminel du Guyana prohibe les activités sexuelles entre personnes de même sexe et rend les personnes de même sexe qui s'adonnent à ce type d'activités passibles de deux à dix ans de prison (Guyane 1998, art. 352; ibid. art. 353). En outre, l'article 354 du code criminel précise que la peine encourue pour la sodomie est la prison, éventuellement à perpétuité (Guyana 1998a; voir aussi Freedom House 2006).

**Toute activité homosexuelle est illégale à Trinité-et-Tobago (Gay Times s.d.; ILGA mai 2009; Sodomy Laws 9 avr. 2009). Plus précisément, en vertu de l'article 13 de la loi de 1986 sur les infractions sexuelles (Sexual Offences Act, 1986), la sodomie constitue une infraction; elle est définie comme suit : [traduction] « acte sexuel anal commis par un homme sur un autre homme ou sur une femme » (Trinité-et-Tobago 11 novembre 1986, paragr. 13(2)). L'article 16 définit l'infraction de [traduction] « grossière indécence» (serious indecency) comme [traduction] « un acte, autre que la relation sexuelle (naturelle ou non), commis par une personne utilisant des organes génitaux dans le but de susciter ou de satisfaire un désir sexuel » (ibid. paragr. 16(3)). La loi précise que cette disposition ne vise pas des couples mariés ni un homme et une femme ayant tous deux plus de 16 ans (ibid. paragr. 16(2)).

La loi sur l'immigration (Immigration Act) de Trinité-et-Tobago contient une disposition qui interdit aux personnes homosexuelles d'entrer dans le pays (1969, art. 8). Le paragraphe 8(1) prévoit ce qui suit :

[traduction]

Sous réserve des dispositions du paragraphe (2), les personnes visées dans le présent paragraphe autres que les citoyens et, sous réserve des dispositions du paragraphe 7(2), autres que les résidents ne peuvent pas entrer sur le territoire de Trinité-et-Tobago, à savoir :

[...]

e) les prostitués, les personnes homosexuelles ou les personnes vivant du produit de la prostitution ou de l'homosexualité, ou encore les personnes dont il est raisonnable de soupçonner qu'elles viennent à Trinité-et-Tobago à ces fins ou pour toute autre fin immorale;

f) les personnes dont il est raisonnable de soupçonner qu'elles tentent d'amener ou de procurer à Trinité-et-Tobago des prostitués ou d'autres personnes aux fins de la prostitution ou de l'homosexualité ou pour toute autre fin immorale;

Une personne homosexuelle ne peut pas entrer à Trinité-et-Tobago, et elle peut de plus être expulsée s'il est déterminé qu'elle [traduction] « pratique [...], [favorise] la pratique ou [prend part au partage] des produits de la prostitution ou de l'homosexualité » (Trinité-et-Tobago 1969, alinéa 9(4)a)).

Au printemps 2009, les articles 13 et 16 de la loi sur les infractions sexuelles et l'alinéa 8(1)e) de la loi sur l'immigration étaient toujours en vigueur (ILGA mai 2009; Sodomy Laws 9 avr. 2009). Selon le Gay Times, dont les bureaux sont à Londres, ces lois ne sont pas mises en application et aucune poursuite judiciaire n'a été engagée depuis des années (s.d.). Selon les Country Reports on Human Rights Practices for 2008, [traduction] « le gouvernement n'a généralement pas fait appliquer [ces lois] » (États-Unis 25 févr. 2009, sect. 5). De même, le 16 mars 2007, The Independent signalait que, malgré les dispositions législatives interdisant aux personnes homosexuelles d'entrer au pays, [traduction] « personne ne s'était jamais vu refuser l'entrée par l'immigration ». Parmi les sources qu'elle a consultées, la Direction des recherches n'a trouvé aucune autre information allant en ce sens.

En juin 2008, un tribunal a accordé des dommages et intérêts totalisant 125 750 dollars de Trinité-et-Tobago [soit environ 21 000 dollars canadiens (Canada 12 juin 2008)] (Trinidad and Tobago's Newsday 13 juin 2008) à un homme gai qui s'était plaint d'avoir été détenu et nargué par des policiers en raison de son orientation sexuelle après avoir été arrêté par erreur (ibid.; The Trinidad Guardian 21 juill. 2007). Le juge a ordonné au gouvernement d'indemniser le plaignant, qui a été détenu illégalement pendant trois jours (Trinidad and Tobago's Newsday 13 juin 2008).

La loi de 2009 sur la protection des données (Data Protection Bill of 2009) interdit aux organismes des secteurs public et privé de traiter des [traduction] « renseignements personnels de nature délicate », ce qui comprend l'orientation sexuelle d'une personne (ibid. 15 févr. 2009). D'après le Trinidad and Tobago's Newsday, même si les législateurs ne le précisent pas, cette loi [traduction] « pourrait être considérée comme moyen détourné d'accorder une certaine protection juridique aux gais » (ibid.).

Source des commentaires sur la situation en Guyana et Trinidad et Tobago: UNHCR

04/06/2010

Exposer ses seins quand on est trans, est-ce illégal? (USA, Delaware)

Rehoboth_Beach_at_Delaware_Avenue

REHOBOTH BEACH, Delaware (Côte Est des USA). –

Quand les Européens passent des vacances aux USA, ils sont souvent étonnés de constater que les cousins américains ont des moeurs balnéaires fort différentes des nôtres: ainsi les hommes portent -ils des shorts pour aller se baigner et l'on ne voit que très rarement un slip de bain déjà considéré par certains comme  impudique. Les femmes ont les seins couverts. Il n'y a que fort peu de plages où le topless est autorisé.

Ainsi, sur la plage de  Rehoboth Beach, il n'est pas permis aux femmes de bronzer les seins nus.  Mais le week-end du Memorial day,  quelques transgenres ont passé outre l'interdiction et y ont dévoilé leurs poitrines implantées. Des passants se sont plaints à la police, qui leur demanda de remettre leurs tops. Après quelque résistance, les trans s'exécutèrent et recouvrirent les objets du délit.

Quel délit? Selon le chef de la police, Keith Banks, ces hommes ne faisaient rien d'illégal. Comme ils ont des sexes masculin, on ne peut les accuser d'atteinte à la pudeur, puisque la loi considère que ces personnes transgenres sont des hommes. *

Mais la commissaire en charge de la plage de Rehoboth n'en est pas si sûre et a déclaré  que le cas serait discuté en conseil municipal la semaine prochaine.

Le cas aboutira-t-il à la Cour Suprême des Etats-Unis? En tout cas, cela discute ferme au Delaware. Ici, en Europe, on en ferait plutôt des gorges chaudes...Un homme qui présente de la gynécomastie doit -il porter un top? Sera-t-il interpellé par la police s'il ne le fait pas?

Mais au-delà de cette anecdote ou de la provocation, la question réelle qui se pose est celle des droits des personnes transgenres et des discriminations dont elles font l'objet.

*"A male is guilty of indecent exposure if he exposes his genitals or buttocks under circumstances which he knows his conduct is likely to cause affront or alarm to another person. A female is guilty of indecent exposure if she exposes her genitals, breasts or buttocks under circumstances which she knows her conduct is likely to cause affront or alarm to another person"

Photo: wikipedia

Pour une info plus détaillée, lire l'article du Delaware online

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29/05/2010

Un docu sur les trans en Iran (english subtitles)

Un ami facebookien me transmet ce docu réalisé en anglais sur les opérations de changement de sexe en Iran. Rappelons qu'en Iran, la transsexualité est considérée comme une maladie qui nécessite un traitement, tandis que l'homosexualité est condamnable et  persécutée.

Pour voir les cinq autres parties du documetaire, cliquer ici. (Rooz video)

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23/05/2010

Arrestations arbitraires de personnes Trans. à Ankara

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Un communiqué du Centre LGBT de Paris
 
Paris le 19 mai 2010
 
Le 17 mai Journée Mondiale de lutte contre l’homophobie, la lesbophobie et la transphobie, 5 militants et membres du groupe Pembe Hayat (Vie rose), ont été arrêtés par la police d’Ankara, battus et illégalement maintenus en détention.
 
Cet incident ne fait pas exception au traitement réservé par la police aux personnes Trans. en Turquie mais ce jour là à Paris et à d’autres endroits, nos associations organisaient, le plus souvent avec succès, des évènements pour sensibiliser contre les LGBT phobies et avancer vers l’égalité des droits.
 
Des membres de l’ILGA-Europe  actuellement en Turquie  enquêtent sur ces violations des droits humains LGBT fondamentaux et tentent d’intercéder en faveur des personnes incarcérées avec les associations LGBT turques membres de sa fédération  et différentes ONG, également des représentants de l’Union européenne.
 
M. Küçük président des Droits Humains a témoigné que son Bureau reçoit fréquemment des plaintes de personnes Trans. harcelées par la police. De son côté, la délégation de l’Union Européenne en Turquie s’est engagée à aborder la question de la discrimination et de la violence à l’encontre des personnes LGBT avec les ministres concernés lors des prochaines rencontres consacrées aux critères politiques de l’accession de la Turquie à l’Union Européenne.
 
Le Centre LGBT  Paris IdF aux cotés de l’ILGA-Europe et nombre d’associations LGBT et ONG engagées en faveur des Droits Humains attendent des autorités Turques des réponses adéquates ; les discriminations, violences et les meurtres homophobes, lesbophobes et transphobes doivent cesser en Turquie.
Nous remercions les autorités françaises et en particulier le Quai d’Orsay d’appuyer les actions de nos associations auprès du gouvernement Turc
 
 
Christine Le Doaré
Présidente du Centre LGBT Paris IdF
Tél : 06 89 33 78 07
 
 
 
Centre Lesbien, Gai, Bi & Trans. de Paris et Ile-de-France • 61 / 63 Rue Beaubourg  • 75003 Paris •
Accueil : 01 43 57 21 47 • Administration : 01 43 57 75 95 •
 Site Internet : http://www.centrelgbtparis.org/ • Mail : contact@centrelgbtparis.org

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12/05/2010

SOS homophobie publie le Rapport 2010 sur l’homophobie en France

Un communiqué de presse de SOS- Homophobie

soshomophobie

A l’occasion de la 6ème Journée internationale de lutte contre l’homophobie et la transphobie (Idaho, 17 mai), l’association SOS homophobie publie le Rapport 2010 sur l’homophobie en France. Ce document analyse tous les témoignages d’actes et discriminations, homophobes et transphobes, adressés par les victimes ou des témoins à l’association.

Quelles évolutions en 2009 ?

Ce Rapport est également l’occasion de revenir sur les évènements de 2009 marquant la vie des lesbiennes, gays, bi et trans. Si, au cours de l’année passée, des motifs de satisfaction ont pu exister (campagnes d’affichage dans les lycées et l’enseignement supérieur, condamnation d’un Conseil général qui avait refusé l’agrément pour l’adoption à une lesbienne (1), dépsychiatrisation du transsexualisme (2), évolution favorable de la société (3)), l’actualité a été marquée par des choix politiques et des faits divers que SOS homophobie dénonce : tergiversations sur le statut du beau-parent, aucune avancée dans l’égalité des droits entre couples hétérosexuels et homosexuels, refus du club de football Créteil Bebel de jouer contre le Paris Foot Gay, agressions répétées sur un couple de lesbiennes les obligeant à déménager, …

Concernant cette dernière affaire, SOS homophobie déclare : "Il est frappant de constater que c’est parce que l’affaire avait atteint un degré élevé dans le rejet et la haine qu’elle a été médiatisée. Ce n’est que lorsque la violence est spectaculaire qu’elle est considérée. A contrario, ce Rapport dénonce toutes les situations quotidiennes de rejet, de harcèlement, d’exclusion et de violence dont des lesbiennes, gays, bi et trans sont victimes."

Pour cette 14ème édition, le Rapport sur l’homophobie donne la parole à des experts, universitaires ou autres associations luttant contre toutes les formes de discriminations liées à l’orientation sexuelle et l’identité de genre. Ces partenaires apportent leurs analyses et des regards croisés sur le constat de SOS homophobie.

Brève analyse des témoignages reçus en 2009 :

A défaut de statistiques officielles, ce Rapport demeure le seul outil d'analyse quantitative et qualitative de l'homophobie en France. En 2009, l’association a encore reçu un nombre très important de témoignages d’homophobie : 1 259 appels et courriels. Ils ne représentent bien sûr qu’une partie de l’ensemble des manifestations homophobes survenues en France. Les principaux contextes d’expression de l’homophobie sont les suivants :

* Internet (16 % des témoignages) devient, et pour la première année, le premier motif d’interpellation de l’association, confirmant une augmentation continue du nombre de témoignages depuis 6 ans.
* le travail (14 % des témoignages) reste un environnement pour lesquels de nombreux-ses lesbiennes, gays, bi et trans contactent l’association afin d’obtenir aide et soutien.
* le voisinage (13 % des témoignages) est également l'un des premiers contextes d'homophobie pour lesquels SOS homophobie est, chaque année, interpellée.
* les lieux publics et la famille, où se perpétuent agressions physiques et verbales.

Internet est ainsi devenu un bastion pour l’homophobie et un défouloir pour les propos les plus graveleux. Preuve, s’il en est besoin, de la nécessité de faire évoluer les mentalités en développant les actions de prévention. SOS homophobie appelle les pouvoirs publics à soutenir toutes ces initiatives. En 2009, le gouvernement s’est engagé plus activement dans la prévention de l’homophobie en milieu scolaire. Pour autant, une politique de lutte contre l’homophobie se doit d’être cohérente. SOS homophobie appelle le gouvernement à lever toute ambiguïté dans son engagement contre l’homophobie. "En refusant aux homosexuel-le-s l’accès au mariage et à l’adoption, le gouvernement perpétue l’idée qu’ils et elles sont des citoyen-ne-s de seconde zone." (Rapport)


Quelques témoignages reçus par l’association en 2009 :

* Internet (toujours en ligne en mai 2010) : le but du jeu Escopeta, en ligne sur différents sites, est de tuer le maximum de gays, sous peine d’être violé par l’un d’entre eux. Le site knol.google.com (encyclopédie en ligne) comporte un article intitulé "La cause de l’homosexualité, l’erreur à ne pas faire pour que votre bébé ne devienne pas homosexuel".
* Au travail : Stéphanie est mise à l’écart de ses collèges : "Ne rentre pas dans mon bureau car les autres vont croire que tu me dragues. On s’embrasse entre filles hétéros mais pas avec toi car il y a un risque que tu sois attirée."
* Voisinage : André a été agressé physiquement par ses voisins et reçoit régulièrement des insultes : "On a dû oublier les PD dans les trains de Drancy. Les sales PD on les corrige ici."
* Famille : Les parents de Marion, jeune lesbienne, lui ont retiré son téléphone portable, l’accès à Internet et lui interdisent de sortir en dehors des cours. Sa famille l’insulte plusieurs fois par jour.

Notes

1. 25 novembre 2009
2. 16 mai 2009
3. Sondage BVA –Canal + du 13 novembre 2009 : 57 % des Français-es favorables à l’adoption par des couples homosexuels et 64 % au mariage.

SOS homophobie est une association nationale de soutien aux victimes et de prévention de l’homophobie. Elle est entièrement composée de bénévoles. Ligne d’écoute anonyme : 0810 108 135

Le Rapport 2010 sur l’homophobie et la Synthèse de l’enquête sur la lesbophobie sont en vente en librairie et peuvent être commandés sur le site www.sos-homophobie.org. La version intégrale de l’enquête est disponible en téléchargement libre sur le site www.sos-homophobie.org/ et peut être envoyée sur demande.

06:31 Publié dans Homophobie | Lien permanent | Tags : homophobie, sos homophobie, gay, lesbienne, trans, lgbt, france | | |  Facebook |

03/05/2010

Remove transsexuals from the media (Grece)

Press Release: National Council of Radio and Television - "Remove transsexuals from the Media."

Greek Transgendered Support Association.

(Protocol Catalogue no. 2862/2010)

http://www.transgender-association.gr/

transgender.support.association@gmail.com

 

Press Release

To: National Council of Radio and Television, president Mr Laskarides.

Forwarded to: Greek parliament, mass media.

 

Subject: National Council of Radio and Television : Remove transsexuals from the Media.

 

The GreekTransgendered  Support Association directly and firmly condemns the National Council of Radio and Television (NCRT), for its new decision by which it imposes a 20.000 Euro fine on the Star Channel show, "Fotis and Maria Live", which hosted the transsexual writer and actress, Betty Vakalidou.

In that show, Mrs Vakalidou spoke of her work as a writer, referred to her part as an actress in a film and spoke of her personal experience as a transgendered woman, in a dignified manner while, as the NCRT itself recognises: "we note that [Mrs Vakalidou] herself was very discreet and serious and without being provocative in what she said".

According to the rationale of the decision of the NCRT: "one wonders whether the contents of her interview, because she referred to her personal experiences and the reactions of her family and people in general concerning her change of sex and transsexual women, was not hard to conceive and understand for the underage spectators, given that this issue was alien, maybe even unknown to them, or at least to most of them, and for this reason could have influenced them in a negative manner."

Later on we can read that:

"... the issue of homosexuality (the sexual preference for individuals of the same sex) and of sex change with or without surgical intervention that was presented by the show being examined constitutes a social issue and a reality that pertains to a small group of people. It constitutes a condition that is beyond the normal and for that reason it sounds strange to a great degree to the underage spectator... The presentation of information about the love life of homosexual individuals or transsexuals, about the sex change procedure and the feelings and experiences of the woman being interviewed, could possibly influence negatively the underage spectators..."

Furthermore, on a following paragraph it is mentioned that: "the at length presentation of this issue and the portrayal of transsexuals as normal individuals who are integrated smoothly into society from a mass medium of information (television) and at a time when afternoon spectators, underage or not, are watching unheeding and unsuspecting of the possibility of transmission of such complex and complicated, from an organic, social and moral point of view subjects, could possibly have a negative effect on the development of their personality".

It is made absolutely clear that the NCRT with this decision, following a tradition of similar decisions of the past, wishes the complete eradication and exclusion of transsexual men and women from the public dialogue, and the Mass Media.

Moreover, the last paragraph cited herein is cynical and revelatory of the NCRT's thinking: what is condemned in the decision discussed is any attempt at integration of the transsexual minority, one of the most marginalised groups of Greek society, which is excluded from the workplace and suffers discrimination in every aspect of its everyday existence, even in the securing of housing.

The NCRT, as an independent authority instead has the duty to serve the Constitution and the principle of equality by protecting minorities and not to attempt to gag them and further marginalise them.

This decision of the NCRT turns us back to the darkest times when difference in every shape or form was excluded from public life. It gives a clear directive of exclusion from public life of homosexual and transgendered people, by penalising through the imposition of a fine their very presence (and if it had the ability, it might even fine their every drawn breath).

The Greek Transgendered Support Association denounces the National Council of Radio and Television for racist, homophobic and transphobic behaviour and requests the revocation of the decision which is in breach of every notion of the equality principle and the European legislation against discrimination.

The  Administrative Committee.

17:44 Publié dans Trans, travesti, transgenre | Lien permanent | Tags : grece, transgenre, trans | | |  Facebook |