01.07.2010

France- Help pour le Refuge: sois généreux comme le soleil d'été!

refuge

Un message de Nicolas Noguier, Président du Refuge

Bonjour!
Comme vous le savez certainement, Le Refuge a lancé une campagne nationale de récolte de dons.
Un spot a été diffusé sur TF1 à cette occasion.
Nous avons toujours besoin de votre soutien, notamment pour l'acquisition d'un local d'accueil de jour sur Paris.
N'hésitez pas à donner, même 1€, à l'association : ce sont les petits ruisseaux qui font les grandes rivières.

Vous pouvez nous soutenir via PAYPAL :
http://www.facebook.com/l/b1fe9Upcb0MNxn7sFN51frhCNKw;www...

Ou par tout autre moyen.
Toutes les infos : http://www.facebook.com/l/b1fe9PlF608Snx1VK6rO2iCKsDA;www...

Merci à vous,
Merci pour nos jeunes!

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23.05.2010

SOS homophobie lance un site spécialement dédié aux adolescent-e-s : www.cestcommeca.net

soshomophobie

Le 21 mai 2010

Un Communiqué de presse de SOS Homophobie

SOS homophobie lance ce vendredi 21 mai 2010 un site dédié aux adolescent-e-s pour parler d'homosexualité, d'identité de genre, et d'homophobie (au sens large) : www.cestcommeca.net. Issue d'échanges avec des représentants du ministère de la Jeunesse et des sports en 2007, cette initiative part du constat que les adolescent-e-s non hétérosexuel-le-s souffrent encore beaucoup trop d’un manque d’informations, d’isolement voire de rejet de la part de leur entourage. Autant de circonstances qui peuvent avoir des effets désastreux sur leur parcours. Forts de notre expérience depuis plusieurs années en intervenant dans des collèges et lycées dans toute la France, il nous faut aujourd’hui créer un outil spécialement destiné aux adolescent-e-s LGBT.

SOS homophobie alerte régulièrement l’opinion, les médias et les pouvoirs publics sur le taux de suicide anormalement élevé chez les adolescent-es homosexuel-le-s et trans. Mais il ne faut pas oublier les conduites à risque, dépressions, maladies psychosomatiques, abus d'alcool, consommation de drogue… liés à la difficulté, aujourd’hui, de vivre librement et sereinement son orientation sexuelle ou son identité de genre quand on est mineur. A la suite des recommandations de la HALDE, SOS homophobie plaide pour une plus grande prise en compte des questions LGBT à l’école, notre association refusant que le seul modèle possible soit l’hétérosexualité. Il existe une frilosité générale sur les représentations des personnes homosexuelles et trans auprès des adolescent-e-s de la part du monde éducatif, des professionnels de santé, des autorités publiques... Elle pénalise surtout les jeunes qui ne bénéficient pas d'un environnement compréhensif et bienveillant. Aujourd'hui, en France, les adolescent-e-s LGBT sont invisibles.

"C’est comme ça" vise d'abord à offrir une information large et accessible sur l'homosexualité, l'identité de genre et l'homophobie. Il nous semble essentiel, pour un public jeune, de montrer les deux facettes - rejet et acceptation - du vécu des personnes homosexuelles ou trans. Quand on parle des adolescent-e-s LGBT, c’est souvent pour parler de leurs souffrances, mais nous ne voulions pas indiquer uniquement les moyens de se prémunir contre les violences homophobes et transphobes. Sur www.cestcommeca.net, les éléments constructifs, positifs, sont au contraire très présents.

Des références adaptées dans la littérature, le cinéma et d’autres domaines artistiques ont commencé à être réunies, avec pour objectif à terme de faire le panorama d'une offre culturelle de qualité. Il s'agit avant tout de rendre visible des figurations de l'adolescence homosexuelle ou trans, quand elles sont accessibles à ce public, de valeur et rigoureusement légales. Le site propose par ailleurs des portraits de figures emblématiques (réelles ou fictives) et la possibilité de témoigner en ligne.

Destiné à s'étoffer avec les années, dans l'interaction avec son public, "C’est comme ça" revendique une posture informative et éducative. En revanche, pour cette raison aussi, il ne s'agit ni d'une plate-forme communautaire ni d'un forum, fonctions déjà largement remplies ailleurs. Avec cet outil adapté à la fois à notre époque et à un public particulier, SOS homophobie entend contribuer à combler un vide qui concerne beaucoup de jeunes, trop souvent oubliés.

SOS homophobie est une association agréée par le ministère de l'Education Nationale au titre des associations complémentaires de l'enseignement publique.Association de lutte contre la lesbophobie, la gayphobie, la biphobie et la transphobie
Association loi 1901 créée le 11 avril 1994
c/o Centre LGBT Paris IDF - 63 rue Beaubourg - 75003 PARIS
Ligne d'écoute : 0 810 108 135 - Web : http://www.sos-homophobie.org
Contact presse : 06 28 32 02 50 / sos@sos-homophobie.org
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16.02.2010

l’École sera-t-elle complice de la pathologie de la norme  ? Une tribune d'Eric VERDIER parue dans l'Humanité

Un remarquable article paru le 15 février 2010 sur le site en ligne du journal L'Humanité (tribunes & idées)

Les amours du poisson-chat et du poisson-lune

Par Éric Verdier, Psychologue, chargé de mission de la Ligue Française pour la Santé Mentale (*).

L’École sera-t-elle complice de la pathologie de la norme  ?

Je n’ai pas vu le baiser de la lune, et pour cause, il n’est pas terminé. Je sais juste qu’un poisson-chat tombe éperdument amoureux d’un poisson-lune, et qu’une vieille grand-mère chatte, d’abord réprobatrice, se laisse attendrir et finit par comprendre qu’il n’y a rien de plus beau que l’amour, quelle que soit la forme qu’il prend. « Ce film raconte l’évolution du regard archaïque d’une grand-mère sur les relations amoureuses », d’après l’auteur… Somme toute, rien de neuf sous le soleil, mais sous la lune, la polémique fait rage  ! Alors que la morale de l’histoire, c’est aussi que la chatte n’a pas mangé les poissons… Comment comprendre la passion qui anime ces débats, aujourd’hui, en 2010  ? Comment analyser que le ministre de l’Éducation nationale interdise la diffusion de ce film en primaire, sous prétexte qu’il n’a pas vocation à y être diffusé, et que, dans le même temps, le haut-commissaire à la jeunesse maintienne avec force et conviction son soutien  ? Est-ce un nouveau couac entre fermeture et ouverture, ou s’agit-il d’autre chose  ? D’autant que Nadine Morano, connue pour ses prises de position dissonantes à droite en faveur de la reconnaissance d’un statut pour les parents homos, mais par ailleurs secrétaire d’État à la Famille, vient renforcer la position de Luc Chatel… Pourtant, les enfants de ces parents, vivant en couple homosexuel précisément, ont très bien compris, bien avant le CM1, que ce n’était pas uniquement les poissons qui étaient traités de pédés dans la cour de récré. La plupart d’entre eux préfèrent ne pas aborder le sujet, voire mentir ou se cacher de diverses manières. Une petite fille de sept ans, en CE1 donc, a tenté d’expliquer que son papa vivait avec son maxon (petit nom qu’elle donne à son copapa) en déclarant  : « Eh ben, mon papa il est marié avec mon maxon. – C’est même pas vrai, ça existe pas  ! » lui répond une de ses copines. Un autre copain lui réplique alors  : « Ouais, moi je sais, ton papa, il est homoseskuel, c’est cool  ! » Il serait donc trop tôt pour parler d’amour entre deux poissons mâles, me direz-vous  ? Ce doit être à cause de la métaphore évoquée par leur appendice caudal… Mais il y a plus grave encore. On sait que 25 % au moins des adolescents et des jeunes hommes qui se suicident tentent d’emporter dans leur mort une homosexualité qu’ils ne parviennent pas à accepter. On sait aussi que 90 % des adultes homosexuels disent s’être sentis différents des autres à partir de huit-neuf ans, contre 10 % chez les hétérosexuels. Il est donc naturel, pour le coup, de penser que ce n’est pas contre nature que de lever la loi du silence pour des enfants de cet âge-là, autrement dit CE2 ou CM1 au plus tard. Prévenir le suicide, c’est affronter le regard discriminant avant de l’intérioriser, lorsqu’on sait que la construction identitaire des jeunes homos (ou bis ou trans, ils existent aussi) passe essentiellement par l’insulte. Apprendre à s’estimer dans ce qu’on est, trouver la solidarité autour de soi quand on se sent rejeté, assumer sa singularité dans une diversité humaine, voilà des messages forts en termes de valeur éducative. C’est ce que doit véhiculer notre école, pour peu qu’elle ait la force de s’opposer à tous les extrémismes. À l’heure d’un débat sans fin sur l’identité nationale, oserait-on parler de prosélytisme nègre et de tentative de ringardiser les Blancs, si on montrait un dessin animé sur des panthères noires à des enfants du même âge  ? Et puis je suis très choqué de constater à quel point on se focalise sur la burqa, via une islamophobie plus virulente que les islamistes qu’elle est censée débusquer, pendant que le catholicisme intégriste parvient à faire plier un ministre d’État… Les facteurs de protection, ça ne s’invente pas. En refusant d’aider les enfants qui n’ont pas la chance de les trouver dans leur environnement familial, notre système éducatif devient complice d’une forme larvée de discrimination, que l’on désigne couramment par le terme de normopathie  : la pathologie de la norme commence lorsque je me fiche de celui ou de celle qui n’est pas à l’abri de la violence, car moi je suis protégé, je suis normal, moi. Mais qui s’intéressera à moi lorsque je ne serai plus que le seul être normal sur la terre  ?

(*) Coauteur d’Homosexualités et suicide, 
et de Petit Manuel de gayrilla à l’usage des jeunes, et auteur de Laissez-moi tous mes parents, pour une reconnaissance de la coparentalité, Éditions H&O.

06.02.2010

Journées Nationales de Prévention du Suicide (5-10 février 2010) :

Communiqué Inter-LGBT, CAELIF, LMDE, CONTACT et MAG

Communiqué de presse
le 6 février 2010

Journées Nationales de Prévention du Suicide (5-10 février 2010) :
les jeunes LGBT appellent à la lutte contre l’homophobie et la transphobie

À l'occasion des Journées nationales de prévention du suicide, nos organisations rappellent que l’homophobie et la transphobie sont la première cause de suicide chez les jeunes LGBT de 15 à 24 ans. A titre d’exemple, 8%1 des étudiant-e-s LGBT ont déjà effectué une tentative de suicide, contre 2,6%2 chez les étudiants en général. Plus dramatique encore, selon une étude de l’INSERM en 2005, les jeunes homosexuels et bisexuels courent 13 fois plus de risques de faire une tentative de suicide que les jeunes hommes hétérosexuels. D’autre part, une récente étude plus ciblée (avril 2009) réalisée en France, sur un échantillon réduit de 100 jeunes personnes trans de 16 à 26 ans, fait apparaître un taux de suicidalité encore plus grand, de l'ordre de 34%**.
Les jeunes homosexuel-le-s et trans sont victimes d’un environnement normatif où les injures et propos dégradants liés à l’orientation sexuelle ou l’identité de genre sont quotidiens dès l'école primaire. En cela, ce ne sont ni l'homosexualité ni la transidentité, mais le climat d’homophobie et de transphobie latente qui est directement à l'origine de ce mal-être.
Fortes de ce constat, nos organisations alertent les pouvoirs publics sur l'urgence qu'il y a à mieux prévenir la sursuicidalité des jeunes LGBT. Nous lançons un appel à la mise en place d’un plan national destiné à prévenir et prendre en charge les jeunes :
1.       la formation des professionnels de l’éducation et de la santé sur le risque accru de suicidalité pour les jeunes LGBT, en raison du rejet homophobe et transphobe ;
2.       le renforcement et le développement des dispositifs d’écoute (accueils et lieux d’écoutes banalisés dans les lieux de vie scolaires et universitaires) ;
3.       un accompagnement psychologique et social du jeune dès la première tentative de suicide ;
4.       une enquête publique sur le lien entre suicide et sexualité, suicide et identité de genre, avec un suivi des chiffres qui permettront d'évaluer l'efficacité des moyens mis en oeuvre.
Par ailleurs, seule une vraie politique de lutte contre l'homophobie et la transphobie dans les établissements scolaires, allant de pair avec un travail éducatif sur les représentations permettra de prévenir le mal-être chez les jeunes LGBT
Nous appelons les pouvoirs publics à prendre en considération la réalité des insultes homophobes banalisées dès l'école primaire et à prendre toutes les mesures nécessaires pour que recule significativement le mal-être ressenti par ceux qui, enfants ou adolescent-e-s, se découvrent une orientation ou une identité sexuelles qui les exposent à la stigmatisation.

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31.01.2010

L'anxiété pèse lourd chez les jeunes homosexuels

Un article de Sara Champagne pour La Presse (Canada)

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(Montréal) L'anxiété est un facteur qui pèse lourd dans la balance chez les jeunes gais et lesbiennes qui se suicident. Et ils sont plus enclins à consulter un professionnel de la santé mentale avant de passer à l'acte, révèle une étude de l'Institut universitaire en santé mentale Douglas.

Pour parvenir à ces conclusions, Dr Johanne Renaud, chef médical de la section jeunesse du programme des troubles dépressifs, de l'Institut Douglas, a rencontré la famille de 55 jeunes du Québec, âgés entre 11 et 18 ans, qui se sont enlevés la vie. À la suite d'une série de questions sur l'orientation sexuelle de ces jeunes, elle s'est penchée sur quatre cas d'apparente homosexualité.

Ses recherches, dont les résultats sont publiés ce mois-ci dans la Revue canadienne de psychiatrie, démontrent que les jeunes gais et lesbiennes étaient 12 fois plus susceptibles de souffrir de troubles anxieux. Et dans le mois précédant leur décès, ces jeunes semblaient plus nombreux à avoir consulté un professionnel de la santé, un psychiatre, ou même à avoir été hospitalisés. Leur niveau d'impulsivité était par ailleurs élevé.

«Ce n'est pas beaucoup en termes de nombres, mais les résultats sont suffisamment solides pour poursuivre la recherche plus loin, explique Dr Renaud. La dépression demeure la cause numéro un du suicide, il n'y a pas de doute là-dessus. Toutes les études le démontrent. Mais l'anxiété est certainement un facteur. Et dans les cas des quatre jeunes, la prévalence était très forte.»

Pour lire la suite de l'article, cliquer ici

Pour toute l'étude en anglais, cliquer ici

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24.10.2009

Adolescents homosexuels. Des préjugés à l'acceptation. Une recension.

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Je suis plongé dans la lecture du bel ouvrage de la Suissesse Elisabeth Thorens-Gaud et apprécie son orientation novatrice: il est rare de lire le travail d'une alliée hétérosexuelle, et c'est d'autant plus précieux que souvent les livres sur le sujet sont écrits par des gays et des lesbiennes, en vase clos en quelque sorte. L'impact du travail de Madame Thorens-Gaud sera d'autant plus grand qu'il ne pourra être soupçonné d'être partial ou partisan.   Il est de plus écrit de manière totalement accessible au plus large public. Son sous-titre en indique les publics cibles: aide aux parents, conseils aux enseignants, soutien aux jeunes.

Ethorens

Elisabeth Thorens-Gaud a adopté le procédé utilisé dans les publications grand public américaines qui approchent le développement personnel ou la psychologie: le parti pris est l'enquête de terrain, Madame Thorens est à l'écoute des récits de vie des adolescent.e.s gays et lesbiennes, de leurs professeurs, de leurs parents et de leurs proches et nous les restitue en les articulant selon un plan intelligent et intelligible.

Bouquin

L'auteure se présente comme une professeure hétérosexuelle qui a été confrontée au profond désarroi vécu à des adolescents confrontés à la découverte de leur homosexualité dans un monde généralement hétérocentré, hostile et homophobe, et qui ont parfois, sinon souvent, développé des tendances suicidaires. Elle ne s'attarde guère sur l'origine de l'homosexualité mais adresse le vécu immédiat avec un regard attentif et soutenant. Touchée par le récit de vie de certains de ses élèves, elle a décidé de s'attaquer au problème, avec sérieux et sérénité, et avec beaucoup de force. Elisabeth Thorens-Gaud est une franche alliée tant des jeunes gays et lesbiennes que de leurs parents qui sont souvent désemparés lorsqu'ils apprennent que leurs enfants appartiennent à cette orientaion sexuelle minoritaire et encore méprisée.

Son constat: l'homosexualité fait partie de la normalité humaine, même si elle est minoritaire. Nos sociétés n'ont pas encore intégré cette normalité, sont profondément hétérocentrées et ne laissent que peu de place à l'expression et à la reconnaissance de cette orientation sexuelle. L'homophobie est omniprésente et constitue une violence morale. Le rôle des professeurs et des éducateurs peut se révéler prédominant, de même que le rôle des politiques qui président aux destinées de l'éducation. Le livre plaide pour une société ouverte et accueillante, débarrassée de l'hétérocentrisme machiste, une société dans laquelle l'orientation de chacun puisse s'exprimer librement et où le bonheur d'être soi puisse être pleinement vécu.

Ce livre me paraît d'un réel support pour les parents d'ados gays et lesbiennes. En découvrant les témoignages d'autres parents, en écoutant leurs cheminements respectifs, ils peuvent éviter bien des écueils et y recevoir une aide salutaire et apaisante. Il sera aussi d'une grande aide pour les professeur.e.s qui se sentent souvent mal à l'aise face aux problématiques de leurs élèves homosexuel.le.s.

Si la plus grande partie de l'ouvrage est consacré aux témoignages et à leur analyse, les deux dernières parties consistent en un dialogue avec deux spécialistes de l'adolescence homosexuelle: Maria Castaneda, dont il ne faut plus présenter l'ouvrage Comprendre l'homosexualité et Marie Houzeau, une Belge émigrée au Canada et qui collabore depuis des années aux programmes éducatifs de combat contre l'homophobie et d'ouverture à la diversité en mileu scolaire, dans un travail pionnier au sein du monde francophone.

Un ouvrage dont je vous conseille chaleureusement la lecture!

Pour accéder au site de l'auteure, communiquer avec elle ou commander son ouvrage: cliquer ici

Photos de la couverture du livre, de l'auteure et de l'image du dos de couverture

06.09.2009

Adolescents homosexuels, des préjugés à l'acceptation, un livre d'Elisabeth Thorens-Gaud

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                                                        Le livre d'Elisabeth Thorens-Gaud vient d'être lancé en Suisse ce jeudi 3 septembre. L'auteure l'a présenté ce vendredi aux Assises contre l'homophobie qui ont actuellement lieu à Genève, où il a été très bien accueilli.

L' AUTEURE:

Ethorens


Elisabeth Thorens-Gaud enseigne l’histoire et la géographie dans un collège.

Après des études de Lettres à l’Université de Genève, elle a vécu à Boston pour étudier le Management à Harvard.

Parallèlement à son métier d’enseignante, elle a toujours exercé une activité dans le domaine de la communication.

Elle a rassemblé ses compétences de pédagogue et de rédactrice pour faire entendre la voix des jeunes homosexuels, et avec des professionnels de la santé et des enseignants, elle a fondé l’association Mosaic-info pour informer les parents, les enseignants, les professionnels de la santé et les jeunes sur des sujets de société sensibles liés à toute forme de discrimination, y compris l'homophobie.

Avec la participation de Marina Castaneda, auteur du best-seller "Comprendre l’homosexualité

LE LIVRE:

"Enfants homosexuels, des préjugés à l'acceptation"
Aide aux parents, soutien aux enseignants, conseils aux jeunes.

J’enseigne l’histoire et la géographie dans un collège secondaire à des adolescents.
Il y a peu de temps, une élève m’a raconté que son père l’avait mise à la rue parce qu’elle était lesbienne. Cette fille avait pensé au suicide. Sa détresse m’a bouleversée.

Selon des études scientifiques, un tiers des tentatives de suicide, voire des suicides chez les jeunes serait lié au questionnement sur leur identitié sexuelle.

Ce risque diminue sensiblement quand ces adolescents se sentent intégrés à l’école et soutenus par leur famille, car ils peuvent alors développer une meilleure estime d’eux-mêmes. Les enseignants et les parents jouent donc un rôle essentiel auprès de ces adolescents.

  • Que se passe-t-il dans l’esprit d’un père ou d’une mère qui apprend que son enfant est homosexuel pour qu’il le rejette?

  • Pourquoi les parents ont-ils tant de mal à vivre cet événement?

  • Existe-t-il un chemin vers l’acceptation et l’intégration?

  • Quel rôle les enseignants et les professionnels de l’éducation peuvent-il jouer pour aider ces enfants?

  • Comment les enseignants peuvent-ils agir sans s’immiscer dans la vie privée des familles?

En tant que pédagogue, il me fallait trouver des réponses à ces questions. Je suis donc partie à la rencontre de ces parents, de ces professionnels et de ces jeunes pour recueillir leurs témoignages.

C’est ainsi que j’ai troqué ma craie contre ma plume pour écrire ce livre, afin d’aider les parents dans leur cheminement vers l’acceptation, de sensibiliser les enseignants aux difficultés que les élèves homosexuels rencontrent à l’école, pour tenter d’éviter des drames qui peuvent conduire des enfants à se suicider.

Contacter l'auteure: E-mail: thorens-gaud@bluewin.ch

Le livre est actuellement disponible sur Amazon mais ne sera disponible en librairie en Belgique, en France et au Canada qu'à partir du 29 octobre 2009

PRESSE:

Téléchargez une interview d'Elisabeth Thorens-Gaud à l'occasion des premières Assises contre l'homophobie: téléchargement .pdf

Une des sources du livre: un dossier belge!

A noter que Madame Thorens a, pour la partie de son livre destinée aux enseignants,  notamment  exploité le dossier Combattre l'homophobie à l'école, pour une école ouverte à la diversité, distribué en 2006 dans toutes les écoles en Communauté française de Belgique et encore téléchargeable en ligne sur le site de la Communauté française. Madame Thorens considère qu'il s'agit d'un ouvrage exhaustif!