04.08.2010
Gay Games de Cologne: interview exclusive de Frédéric Bauwens, médaillé d'argent triathlon

Gay Kosmopol a voulu en savoir plus sur la vie d'un athlète gay qui participe aux Gay Games. Frédéric Bauwens, qui vient de remporter la médaille d'argent en triathlon aux Gay Games de Cologne 2010, a accepté de nous accorder une interview. On ne sait que trop que le coming out en milieu sportif est un sujet des plus délicats et Frédéric a répondu avec la plus grande franchise à nos questions, parfois très directes.
Frédéric Bauwens a 28 ans, il est diplômé en tant qu'ingénieur civil chimiste et en études spécialisées en gestion industrielle. Il termine actuellement une maîtrise en cours du soir en gestion de l’environnement. Il a travaillé 3 ans dans l’industrie plastique et depuis quelques mois, il travaille dans un centre de recherche où il mène des projets de recherche en environnement (analyse de cycle de vie, épuration des eaux usées, traitements des déchets). Il consacre la plus grande partie de son temps libre à son entraînement pour le triathlon.
Gay Kosmopol: Frédéric, voudrais-tu nous dire quelques mots sur ton parcours sportif jusqu'ici? Qui t'a initié au sport, quels furent tes professeurs, à quelles compétitions as-tu pris part?
Frédéric Bauwens:
Mon parcours sportif débute à l’âge de 10 ans par le basket. Mes parents m’ont poussé à faire un sport pour me déscotcher de la télé. C’est ainsi que j’ai atterri au BC Saint-Servais et ensuite à l’UR Namur où j’ai joué jusqu’en 2005. Fin 2003, j’ai eu une blessure aux genoux qui m’a empêché de faire du sport pendant près d’un an. Quand j’ai pu reprendre, je n’avais plus la même condition physique. A l’époque j’étais étudiant ingénieur chimiste à l’ULg et pour retrouver la forme je me suis mis à courir et à nager au centre sportif universitaire.
Cette année-là, nous avions un cours en commun avec les ingénieurs de gestion. C’est comme ça que j’ai rencontré Jean Pinera. Sa copine et lui faisaient du triathlon depuis plusieurs années et à un bon niveau. C’est lui qui m’a fait connaître ce sport. Très vite, je me suis inséré dans le groupe triathlon du RCAE (service des sports des étudiants). On courait 1h et nageait 1h chaque lundi et jeudi. Les débuts n’étaient pas faciles. Je n’avais jamais fait de natation et savais à peine nager le crawl, je m’arrêtais à chaque longueur ! Mais cela m’a permis de travailler mon endurance. J’étais content de pouvoir rejouer au basket. Fin de saison, je participe pour le plaisir à un triathlon à Fleurus… J’ai adoré l’ambiance sur la course : le virus du triathlon m’avait mordu ! Je décide alors d’arrêter complètement le basket et de me consacrer au triple effort. Je me suis inscrit au Triathlon Namur Team (TNT) dont je suis maintenant le secrétaire.

Ce qui me plaît beaucoup dans le triathlon, c’est que tout le monde fait la même course, tous unis dans le même effort. Hommes, femmes, toute catégorie d’age, néophytes comme élites, tout le monde prend le départ en même temps. Imaginez un footballeur ou un basketteur amateur qui monte sur le terrain et se retrouve à côté de professionnels de D1 pour jouer son match!
Les temps à l’arrivée sont différents mais chaque triathlète poursuit le même objectif : donner le meilleur de lui-même, toujours pousser plus loin ses limites.
Ces 5 dernières années, j’ai enchaîné les courses (triathlons mais aussi jogging et marathon). Depuis octobre 2007, je suis entraîné par Fernand Brasseur ainsi que par Céline Havard pour la partie natation. Les programmes que Fernand me prépare me permettent de continuer à progresser tout en garantissant un équilibre entre entraînements, travail et repos.
Gay Kosmopol: as-tu fais ton coming out en milieu sportif? Comment cela s'est-il passé? Comment tes copains sportifs ont-ils réagi?
Frédéric Bauwens:
J’ai toujours eu peur que cela se sache au basket. Comment allaient réagir mes coéquipiers ?
Il faut dire que sur le bord des terrains certaines remarques des supporter ou entraîneurs ne sont pas très encourageantes : « vous jouez comme des tapettes ! » etc.
Puis un jour, c’est sorti tout seul, autour d’un verre avec plusieurs membres de mon équipe. L’un deux me demande : « Tiens il n’est pas revenu ton ami qui était là l’autre fois ? Il est super sympa, il faut qu’il revienne, on s’amuse trop bien avec lui ! » Ce à quoi je réponds : « Non, il n’est pas revenu, nous nous sommes séparés cette semaine. » Et voilà ! Il leur a fallu un certain temps pour comprendre que non je ne blaguais pas, et malgré mes peurs, ça c’est super bien passé. Je me suis vraiment senti soutenu et surtout soulagé d’un poids immense.
Au triathlon, la relation entre athlètes n’est pas la même que dans un sport d’équipe. La pression du coming out est donc moins grande et avec l’âge et plus de confiance en moi, ça vient plus facilement. Je n’ai jamais eu de remarque blessante de quiconque et bien souvent, je suis le premier à blaguer sur le sujet.
Gay Kosmopol: Pendant ton adolescence, étais-tu conscient que tu étais gay? Si oui, est-ce que c'était un problème pur toi? Ta pratique sportive a-t-elle interragi avec la découverte de ton homosexualité? Positivement négativement? En quoi?
Frédéric Bauwens:
J’ai toujours eu conscience que j’étais attiré par les garçons mais sans vraiment me poser de questions à ce sujet ni me définir gay, homosexuel ou me sentir différent… C’est un anecdote qui m’a apporté la réponse avant que je ne me pose la question. C’était à la rentrée en secondaire, je lisais la liste des noms dans ma classe et alors que les autres étaient contents d’être avec leurs copains et copines, moi je pense tout haut « Ah lui ! Chouette, il est super mignon !! » Oups, un regard autour de moi, personne n’a entendu mais là, il y a des connections qui ont chauffé dans mon cerveau : « Pourquoi tu dis ça Fred ? Ah bien oui, t’es homo, voilà ! »
Par contre, je ne pense pas que ma pratique sportive ait joué un rôle dans la découverte de mon homosexualité. Le sport m’a permis de m’affirmer en tant que personne et de me défouler. Si cela a joué un rôle ce serait plus comme échappatoire : quand je n’avais pas le moral, je me concentrais sur mon sport et j’oubliais le reste. C’est encore vrai aujourd’hui.
Gay Kosmopol: à l'école et dans les études supérieures, as tu fait ton coming out?
Frédéric Bauwens: Mon arrivé à l’université a été un tournant dans ma vie, comme pour beaucoup de gays et de lesbiennes je pense. Dans les documents d’accueil que l’ULg nous avait fourni, il y avait des infos sur le CHEL (groupe de jeunes homos liégeois). Il m’aura fallu un certain temps pour trouver le courage d’en pousser la porte. Et depuis quel changement dans ma vie ! J’étais timide et renfermé. Rencontrer d’autre jeunes homos, participer à des activités m’a vraiment aidé à rompre ma solitude et à avoir plus confiance en moi. Assez confiance pour faire mon coming out auprès de mes amis de l’université et de mes coéquipiers de basket. On était un petit groupe très soudé en première année technique d’ingénieur civil chimiste, et leur réaction positive à tous m’a beaucoup aidé.
Gay Kosmopol: à propos des Gay Games, est-ce que selon toi cela a du sens d'organiser des jeux rien que pour les personnes LGBT? Si oui, pourquoi cela fait-il sens?
Frédéric Bauwens:
Au départ, je trouvais ça aberrant qu’on organise de tels jeux : « Pourquoi faut-il que même pour le sport on se renferme sur soi-même quand on est LGBT (lesbienne, gay, bi, trans)? On peut très bien en faire via les fédérations traditionnelles»
Eh bien pas du tout ! D’abord, les Gay Games sont ouverts à tout le monde, LGBT comme hétéros. Pour y participer, il suffit de remplir un formulaire et de payer son inscription comme pour n’importe quelle compétition sportive. Et ce formulaire ne comportait aucune question sur l’orientation sexuelle.
Ensuite, si dans mon cas le coming out dans le milieu sportif s’est plutôt bien passé, ce n’est pas le cas pour tout le monde ! Il y a beaucoup de personnes LGBT qui arrêtent le sport suite aux commentaires de leur entourage et se referment sur eux-mêmes. Au haut niveau, il y a très peu d’athlètes en activité qui font leur coming out et permettent aux jeunes sportifs LGBT d’avoir des exemples à qui s’identifier. La pression sur ces élites sportives est énorme et il faut du courage pour s’affirmer LGBT devant les medias. C’est sûr, un homo athlète de haut niveau ça change de l’image stéréotype de la tapette efféminée encore trop souvent véhiculée !
Donc oui, les Gay Games ont un sens car ils permettent à des milliers de personnes LGBT de participer à des compétitions sportives d’envergure et de donner le meilleur d’eux-mêmes sans peur de moqueries. Pour moi, les Gay Games redonnent un sens au sport : le respect de l’autre, dans sa diversité avec ses forces et ses faiblesses !
J’aimerais que les jeux soient plus médiatisés pour donner envie aux personnes LGBT de continuer ou de commencer du sport. Mens sana in corpore sano, disait Juvénal. De plus, si les médias pouvaient montrer à ceux qui pensent que « le sport c’est pas pour les pédés ! » combien ils se plantent !
Gay Kosmopol: pourquoi t'y es-tu inscrit personnellement? Comment est l'ambiance à Cologne? comment la vis-tu?
Frédéric Bauwens:
Cologne, c’est la porte à côté de Liège, là où j’habite. Il aurait donc fallu une très bonne excuse pour ne pas y aller. C’est surtout une compétition qui n’a lieu que tous les 4 ans, qui rassemble des athlètes venus des quatre coins du monde et promettait d’être une expérience inoubliable. N’importe quel sportif, LGBT ou hétéros, aurait envie de participer à ce type d’événement.
Ce sont les premiers jeux auxquels je participe et l’esprit qui y règne me plaît beaucoup. L’ambiance y est bon enfant et il y a pas mal d’activités, de concerts et de soirées pour s’amuser. Cela dit, et j’en suis agréablement surpris, ici c’est bien à une compétition sportive que nous assistons, ce n’est pas la gay pride ! Le sport avant tout ! Après le triathlon, j’ai assisté à d’autres compétitions et je peux vous assurer que tous les athlètes sont bien concentrés et se donnent à fond.
Gay Kosmopol: Ou loges-tu? qui s'occupe de l'intendance des athlètes athlètes? Es-tu venu seul ou accompagné?
Frédéric Bauwens:
J’ai réservé un hôtel pour quelques nuits en dehors du centre près du complexe sportif où la plupart des compétitions se jouent. Chaque athlète s’occupe de sa propre logistique.
Je ne suis pas accompagné, en tout cas pas à l’aller ! Mes amis, mes collègues et les membres de ma famille qui étaient au courant m’ont encouragé les jours qui ont précédés la course. Ca fait toujours du bien au moral de se sentir soutenu.

Gay Kosmopol: Qu'est-ce que cette médaille représente pour toi?
Frédéric Bauwens:
C’est la première fois que je monte sur un podium, donc cette médaille représente beaucoup pour moi. J’étais même surpris à l’appel de mon nom car je n’étais pas très satisfait de ma course. Le départ se donnait tôt et je ne suis pas parvenu a manger suffisamment au déjeuner, probablement un peu de stress suite aux ambitions que j’avais sur cette course. C’est donc une demi-satisfaction pour moi.
Gay Kosmopol: Dans un pays comme la Belgique, est-il encore nécessaire de lutter contre l'homophobie dans le sport? Si oui, as-tu des idées proposer? Est-ce que les pouvoirs publics et les écoles ont à ton avis une responsabilité dans ce combat?
Frédéric Bauwens:
En Belgique, comme ailleurs, l’homophobie reste encore bien présente. Il y a peut-être eu des avancées au niveau législatif mais dans la vie de tous les jours, les mentalités évoluent plus lentement. A la longue, c’est décourageant de se faire traiter de pédé même quand on n’est pas plus mauvais que les autres. D’un autre côté, la pratique du sport m’a rendu plus fort face à l’homophobie : « ah comme ça, je ne suis pas un homme, un vrai ? Le sport c’est pas pour les pédés ? Eh bien cours le marathon en moins de 3 h comme moi et on en reparlera ! »
Il y a des tas de choses à faire pour la lutte contre l’homophobie dans le sport et pour le respect de l’autre de façon générale. Cela passe par l’éducation, les pouvoirs publics, les écoles et les clubs sportifs ont un rôle important à jouer dans ce domaine. Le sport est une école de vie et devrait être utilisé pour éduquer dès le plus jeune âge au respect de ses partenaires, coéquipiers et adversaires. Un adversaire, dans le sport, ne doit pas être perçu comme un ennemi car sans lui, on ne peut plus pratiquer son activité.
Gay Kosmopol: une question belgo-belgequant à l'équipe belge. Combien êtes-vous, constituez-vous une équipe ou deux équipes, une flamande et une francophone? Le communautaire intervient-il selon toi entre vous ou dans l'organisation?
Frédéric Bauwens:
La délégation belge aux Gay Games compte 161 personnes. Lors de la cérémonies d’ouverture, nous avons tous défilé avec les couleurs nationales. On est dans le milieu sportif ici, pas dans les médias ou la politique, le communautaire n’intervient pas ni entre les athlètes du team ni dans l’organisation. D’ailleurs, même en dehors des Gay Games, lors des triathlons que je fais en Belgique, je ne rencontre pas les « difficultés de vivre ensemble » dont on parle si souvent dans la presse.
Gay Kosmopol:
Merci Frédéric, d'avoir pris le temps de répondre à nos questions. Et encore beaucoup de bon temps aux Gay games!

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05.06.2010
Y'a pas que le foot: cet après-midi sur Vivacité de 17H10 à 19 H
Y'a pas que le Foot
Samedi dans Y'a pas que le Foot: Alain Chamfort et Pierre Dominique Burgaud pour "Une Vie Saint Laurent", Scale pour "Circle", le journaliste Hugues Dorzée pour parler de l'homophobie dans le milieu du foot et Frank De Bleeckere pour nous dévoiler ses goûts musicaux... les paris sont ouverts
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28.05.2010
Lutter contre l’homophobie à l’école et dans le sport
Un communiqué d'ECOLO: ECOLO a interpellé les Ministres de l'Enseignement et du Sport au sujet de l'homophobie à l'école et dans le sport
27 mai 2010 | Le 17 mai on fêtait la 6ième journée internationale de lutte contre l’homophobie. Celle-ci est souvent responsable de l’isolement, de la dépression et de tentatives de suicide, particulièrement chez les jeunes qui découvrent leur homosexualité. Les préjugés homophobes subsistent et les personnes homosexuelles sont encore aujourd’hui victimes de discrimination et de violence. Cette question se pose dans les différents lieux de vie des jeunes : à l’école et dans la pratique d’un sport par exemple.
Ecolo lutte contre toutes les formes de discriminations et l’homophobie en particulier. Nous entendons bien défendre les notions de diversité dans la société et les appliquer réellement dans les différents lieux de vie où évoluent les jeunes homosexuels. C’est pourquoi Barbara Trachte et Matthieu Daele ont interpellé en Communauté française, respectivement, les Ministres de l’enseignement et du sport à ce sujet.
Marie-Dominique Simonet a été interpellée sur ses différentes initiatives pour lutter contre les discriminations dont sont victimes les personnes homosexuelles. Barbara Trachte a également interpellé la Ministre sur l’évaluation de l’outil pédagogique « Combattre l’homophobie, pour une école ouverte à la diversité » mis en place dès 2006. La Ministre fait état de diverses initiatives qu’elle entend mener : la transmission des pin’s et affiches dans les établissements scolaires afin de commémorer la journée du 17 mai, des propositions de formations sur le genre et la diversité sexuelle à l’attention des enseignants et la mise en place de l’observatoire de la violence scolaire qui devrait être opérationnelle en 2011. L’outil pédagogique n’a, quant à lui, pas été évalué globalement.
Matthieu Daele a, quant à lui, interpellé André Antoine sur la question de l’homophobie dans la pratique d’un sport et du foot plus particulièrement. Selon l’Union belge de football, la question de l’homophobie dans les stades ne se pose pas parce qu’elle dispose d’une charte sociale qui défend la diversité. Malheureusement, la réalité est bien différente et peu de footballeurs gays osent faire leur coming-out. Ecolo a donc interrogé le Ministre Antoine sur ses initiatives pour lutter contre l’homophobie dans le sport. Le Ministre annonce le lancement d’une campagne de prévention sur la thématique du respect dans le sport. Ecolo s’en réjouit d’autant plus qu’un volet sera consacré au respect de chacun quelle que soit son orientation sexuelle. Ecolo restera attentif à ce que cette campagne ne soit pas un one-shot.
Source: ECOLO
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27.04.2010
Appel a temoin footballistique
Vous êtes joueur de football amateur ou professionnel, entraîneur, dirigeant ou supporter en Belgique ? Vous avez été directement ou indirectement confronté à un cas d'homophobie dans ce sport (insultes, agressions, mises à l'écart, difficultés de pratiquer...) ? Le Centre pour l'égalité des chances et la lutte contre le racisme serait intéressé de recueillir votre témoignage dans le cadre d'une enquête qu'il réalise.
Ce témoignage peut évidemment rester anonyme.
Contact : Yves DARIO, service Diversité, tél.: 02/212.31.42 ou mail : yves.dario@cntr.be.
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18.04.2010
Coming out du champion olympique Daniel Kowalski
Le champion de nage libre Daniel Kowalski a dans sa carrière remporté quatre médailles olympiques: deux de bronze et une d'argent aux JO d'Atlanta en 1996 et la médaille d'or en 4X200 Mètres nage libre à Sidney en 2000. Aujourd'hui retiré de la compétition il a le courage de faire son coming out.
Kowalski se dit fatigué de vivre dans le mensonge et souhaite que les jeunes sachent que d'autres ont vécu avant eux ce qu'ils endurent encore aujourd'hui. Il est ainsi le troisième athlète australien de haut niveau à faire son coming out, il rejoint ainsi le joueur de rugby Ian Roberts et le plongeur et médaillé olympique Matthew Mitcham.

Kowalski a déclaré que c'est le coming out du joueur de rugby gallois Gareth Thomas qui l'a incité à prendre la même décision. Il a pu s'entretenir au téléphone avec lui et a eu lui aussi l'envie de se sentir libéré. (''And it really got me thinking that I could do that [come out] if I wanted to. I felt really compelled to do it [come out] because it's very tough to live a closeted existence.'')
Kowalski espère que son coming out aidera d'autres athlètes encore dans le placard à réaliser qu'ils ne sont pas seuls à vivre ce qu'ils endurent, et que si c'est dur de faire son coming out, on est aussitôt entouré par des tas de gens qui vous soutiennent. (''I just want them to realise that they are not alone, that the feelings that they have are probably quite common and that at the end of the day it's really OK. There will be hard times but you surround yourself with great supportive people who love you for you and you'll be OK.'').
Kowalski livre aussi son expérience de l'homophobie internalisée, qui allait jusqu'au déni de son homosexualité (''Things pop in my head that make me realise that I clearly suppressed these thoughts of being gay … because it was 'wrong', as a male it's 'wrong' but even more as an elite athlete.''). Et il pense que la répression de son homosexualité a aussi affecté ses performances par le manque de confiance en soi qu'entraînait ce déni.
Aujourd'hui Kowalski a envie de tomber amoureux et de mener une vie enfin normale, avec fierté.
Sources: presse australienne généraliste et gay, dont le Brisbane times. On peut lire toute l' interview de Kowalski sur theage.com.
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| Tags : homophobie, daniel kowalski, nage, natation, sport, coming out, gareth thomas, matthew mitcham |
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09.04.2010
Sport: Gay games de Cologne 2010
Les Gay Games de Cologne sont placés sous le signe de la fierté. Ils auront lieu du 30 juillet au 7 août.
07:28 Publié dans Sport | Lien permanent | Envoyer cette note
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23.02.2010
La video promo des Gay games de Cologne 2010
Plus d’infos sur le site officiel : www.games-cologne.de
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