08.02.2010

Les chroniques d'Ouranos, prix RDG du roman lesbien 2009

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UN article paru sur le site Media-G.net

C'est dans une ambiance festive que le prix RDG du roman lesbien 2009 a été remis à Véronique Bréger pour ses Chroniques d'Ouranos, l'un des rares romans de SF sur fond de romance lesbienne.

Ce samedi 6 février 2010, un an jour pour jour après la première édition de ce prix littéraire organisé par le site République du Glamour, c'est une trentaine de spectatrices qui ont assisté à la remise du prix du roman lesbien 2009 aux Chroniques d'Ouranos, le sixième roman de Véronique Bréger, « un roman original et recommandé », écrivait Media-G à l'occasion de sa sortie.

Ce prix, sans doute, salue également la qualité et l'originalité de l'ensemble de l'œuvre de Véronique Bréger qui, de
Champ, contrechamp (2004) à La nuit des orpailleurs (2009) en passant par Kilomètre 24 (2005), En souvenir de demain (2006), À titre provisoire (2007), Open Space (2009) et Les chroniques d'Ouranos (2009) a su à chaque roman enrichir de ses belles histoires l'espace de la littérature lesbienne et ainsi devenir une incontournable figure de l'écriture lesbiennes.

Les autres romans sélectionnés pour ce prix étaient Allez au diable Vauvert d'Isabelle Blondie, Tous les soirs de ma vie d'Isabelle Zribi, Les chroniques d'Ouranos de Véronique Bréger, Un Amour Prodigue de Claudine Galéa et Colombe Clier, Le dernier chaos de Caroline Ellen et Le Jardin de Shahrzad. De Vida.
Quant au jury, il était composé de Stéphanie Arc, auteure, Vicky Jaime, République du Glamour, Christelle Lagattu de la Dixieme Muse, Marjorie Marcillac de Têtue, Judith Silberfeld de Yagg et de Veryfriendly, portail lesbien et gay.

Le
site de Véronique Bréger.

Voici ce qu'en pense l'auteure (extrait de son site)

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Une première fois marque une étape, un palier, le franchissement d’un cap.

Le prix République Du Glamour du meilleur roman Lesbien de l’année est mon premier prix littéraire.

 

Cette première me touche d’autant, qu'elle couronne Les Chroniques d’Ouranos, un roman qui a failli ne jamais sortir de ma clé USB. Au passage, je remercie chaleureusement Guillaume Widmann qui est le premier à y avoir cru !

 

Autre point marquant, ce roman a fait l’unanimité du jury.

 

Le pari était simple, la prise de risque réelle.

 

Sortir des sentiers battus et vous offrir un roman de science-fiction capable non seulement de ravir les aficionados du genre mais aussi les réfractaires, c’était mon premier objectif. Le second... ... vous embarquer !

 

Quand on se plonge dans un cycle de neuf mois de travail et d’investissement sur un projet d’écriture, on n’a ni envie de se tromper, ni envie de décevoir.

 

Aussi je l’avoue, je suis heureuse, très heureuse !

 

Merci !

Un extrait des Chroniques d'Ouranos

LeschroniquesdOuranosweb

                                                                                                                  Extrait :

Soann se déplaça vers le premier arbre. Il était planté dans un grand bac disposé en contrebas du niveau où elle se situait. Elle estima que le socle devait faire environ trois mètres de haut sur cinq de diamètre.
Toucher. Elle s’accroupit, posa sa main sur la surface granuleuse de la terre marron clair.
Sentir. Elle ferma les yeux un instant sur la perception de la matière dans sa paume. C’était la première fois qu’elle caressait de la terre sans protection. Une terre saine, vierge de tout immondice.
Humer
. En pénétrant dans le caisson elle avait été saisie par l’odeur qui s’en dégageait. La fraîcheur aux relents inconnus l’envahit. Habituée à toutes les puanteurs possibles et inimaginables elle ne se rappelait pas une telle sensation.

Elle redressa la tête sans se relever. Les feuilles n’avaient pas la même couleur à l’envers qu’à l’endroit. Vu d’en-dessous le flanc était plus clair. De longues stries en forme de veines couraient le long de la surface lisse. Sa main s’attarda un instant sur le tronc rugueux et inégal. Une fine particule de bois se détacha et tomba sur la terre. Tout cela semblait irréel.

Pour commander le roman, cliquer ici

 

28.07.2009

Le premier roman de science fiction de l'histoire de la littérature proposait déjà le mariage gay

lucien

                                                                   On considère généralement que l'Histoire véritable de Lucien de Samosate est le premier roman de science-fiction à jamais avoir été écrit. Ce roman évoque déjà le mariage homosexuel et l'homoparentalité.

Lucien de Samosate, en grec ancien Λουκιανός / Loukianós (v. 120–mort après 180) était un rhéteur et satiriste de Syrie qui écrivait en grec, dans un style néo-attique.

actes sud

On lui attribue plus de 80 œuvres. Il inventa la forme du dialogue humoristique, entre le dialogue philosophique et la comédie. Ses dialogues les plus connus sont les Dialogues des dieux et Dialogues des morts. Son Histoire véritable où le personnage voyage sur la Lune est parfois considérée comme une des premières œuvres de science-fiction, même si c'est plus un conte facétieux et qu'il n'y a aucune référence scientifique. Il influença les États et empires de la Lune de Cyrano de Bergerac, le Micromégas de Voltaire. (Cliquer sur le lien pour lire en ligne)

Voici l'extrait de ce voyage sur la Lune qui concerne le mariage entre hommes .

Le protagoniste, arrivé sur la Lune,  rencontre Endymion, qui préside aux destinées des Etats de cette planète. La Lune se trouve être en guerre contre le Soleil. Après la bataille, dont la Lune sort victorieuse, Endymion propose aux visiteurs terrestres qui l'ont aidé à combattre de s'établir sur la Lune. Il propose davantage au protagoniste: la main de son fils! Les paragraphes 21 et 22 de l'Histoire véritable décrivent le mariage entre hommes et l'homoparentalité.

Le mariage entre hommes

21. [...] A notre retour dans la Lune, nos compagnons accoururent au-devant de nous, et nous embrassèrent en versant des larmes : Endymion en fit autant ; de plus, il nous engagea à demeurer auprès de lui et à nous établir dans la colonie ; il me promit même de me donner son fils en mariage, car il n'y a pas de femmes dans ce pays ; mais je ne me laissai point aller à ses offres, et je le priai de vouloir bien nous faire redescendre à la mer. Quand il vit qu'il lui était impossible de me convaincre, il nous congédia, après nous avoir régalés pendant sept jours.

L'homoparentalité

22. Il faut cependant que je vous raconte les choses nouvelles et extraordinaires que j'ai observées, durant mon séjour dans la Lune. Et d'abord ce ne sont point des femmes, mais des mâles qui y perpétuent l'espèce, les mariages n'ont donc lieu qu'entre mâles, et le nom de femme y est totalement inconnu. On y est épousé jusqu'à vingt-cinq ans, et à cet âge on épouse à son tour. Ce n'est point dans le ventre qu'ils portent leurs enfants mais dans le mollet. Quand l'embryon a été conçu, la jambe grossit ; puis, plus tard, au temps voulu, ils y font une incision et en retirent un enfant mort, qu'ils rendent à la vie en l'exposant au grand air, la bouche ouverte. C'est sans doute de là qu'est venu chez les Grecs le nom de gastrocnémie, puisque, au lieu du ventre, c'est la jambe qui devient grosse.

Source des textes: Wikipedia