14.01.2010
Paris: exposition collective "SAINT SEBASTIEN FOREVER"

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Vernissage vendredi 15 JANVIER 2010 à 19H30 ( entrée libre )
GALERIE OBERKAMPF (PARIS)
103 rue SAINT MAUR Métro SAINT MAUR ou PARMENTIER ( ligne 3 )
Source et plus d'infos sur le site de l'organisateur de l'expo (facebook)
L'expo décline le thème de l'iconographie, surtout contemporaine,
de Saint Sébastien, le saint gay par excellence. Voici quelques exemples de ce qu'on pourra voir, et acheter, lors de cette expo prometteuse.








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08.04.2008
Le Saint Sébastien du Refresh Magazine
Plus sur cette publication: http://refreshmagazine.typepad.com/
Et voici comment cette photo a été prise par le photographe Alexandar TOMOVIC, un doc d'exception:
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| Tags : refresh, alexandar tomovic, saint, eglise, vie de l eglise, saint sebastien, sebastien, photo, photos, photographie, gay, homosexualite, magazine |
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30.03.2008
Un Sébastien de Ribera au Havre
Tantelu et moi-même revenons d'un séjour dans l'estuaire de la Seine, cette côte normande que nous aimons particulièrement. Pourtant jamais jusqu'aujourd'hui notre guidon ne nous avait conduit au Havre, une ville qui fut rasée par les bombardements et reconstruite dans un style uniforme qu'il est semble-t-il difficile d'apprécier.
Notre voiture se dirigea aussitôt vers le Musée Malraux, qui annonce avoir la deuxième collection impressioniste de France. Il présente aussi quelques tableaux plus anciens et nous avons longuement admiré ce Sébastien de Ribera.

C'est Tantelu qui l'avait remarqué de loin:
TTL: Oh Luc, as-tu remarqué ce beau jeune homme, ce grand corps allongé et tellement élégant, on dirait un peu un Greco.
LLB: C'est un Ribera, Tantelu, c'est bien dans ses tonalités, mais je suis un peu étonné qu'il l'ait si peu dramatisé.
TTL: Mais qui regarde-t-il donc? Il a l'air heureux d'être attaché là, à ce tronc d'arbre, d'ailleurs regarde les liens, ils sont un peu relâchés, comme s'il s'agissait d'un jeu. Vois comme la corde qui entoure le biceps ne le serre d'aucune façon.Tu as vu, ils disent qu'il s'appelle Sébastien, j'ai connu un Sébastien, non peut-être deux, ou trois...

LLB: Je ne sais qui il regarde, mais il a l'air langoureux et passionné, comme dans une scène de domination amoureuse. Peut-être s'agit-il d'un jeu, tu as justement remarqué que les cordes ne le serrent d'aucune façon. Il est alangui et c'est comme s'il posait un peu.

TTL: Oui, d'ailleurs note l'élégance de la position des mains, comme sa main gauche est longue et fine, il la tient de la plus jolie des manières, et sa main droite, tournée vers celui qu'il regarde, comme s'il attendait d'en recevoir un amour extatique. Et puis le pagne qui est prêt à tomber, il a déjà la cuisse tout dénudée. Dommage que l'artiste l'ait laissé. Quoique, cela ajoute peut-être à l'érotisme. Et ce regard, tu as vu le blanc des yeux, c'est sans doute cela se regarder dans le blanc des yeux quand on est amoureuse.

LLB: Il n' y a qu'une flèche. Si je me rappelle bien, j'ai déjà vu des représentations de cette scène, avec plus d'une flèche qui transperce le corps de Sébastien.

TTL: Mais il ne la remarque même pas, il n'y a aucune expression de souffrance sur le visage du gentil Sébastien... Quel beau grand jeune homme , vraiment, tu as vu la carrure, et tous ces muscles longs et souples, la musculature toute tendue de la jambe, la seule qui soit enserrée d'un lien un peu crédible, je meurs...

LLB: Je devrais un jour établir la statistique du nombre de flèches et de leurs emplacements dans l'iconographie de Sébastien. Quel est le nombre moyen de flèches? Quel est l'endroit du corps où la flèche vient le plus souvent se ficher...
TTL: Je m'en fiche un peu, Luc.
LLB: Très drôle..., tu as vu, c'est curieux, Sébastien est seul sur le tableau, mais en fait nous sommes au moins cinq dans cette salle
TTL: Qu'est-ce que tu racontes? ll n'y a que nous deux!
LLB: Exact, nous sommes deux voyeurs qui regardons une scène où il manque au moins deux personnages, qui sont absents tout en étant très présents: l'Amant de Sébastien, vers qui tout son corps et son visage sont tendus, et ses bourreaux, ceux qui l'ont si mollement attaché et l'archer qui a tiré la flèche qui lui perce le flanc. Et la nature est si peu présente qu'on ne peut en faire un personnage: un tronc d'arbre, un peu de feuillage, un rocher et un ciel un peu dramatique, toute l'attention est centrée sur la scène amoureuse et plus particulièrement sur ce qu'éprouve le jeune Sébastien.
TTL: Un peu comme dans une partouze...Tu as vu le téton, il n'a jamais été fort travaillé celui-là...Il est tout petit, pas de quoi y faire un piercing.

LLB: Passons, Tantelu, c'est parfois pénible comme tu peux être frivole...En tout cas le fait qu'il n'y ait qu'une seule flèche indique peut-être que nous ne sommes qu'au début de l'action; peut-être d'autres flèches vont-elles être tirées et transpercer ce jeune dieu.
TTL: Je ne te suis pas tout à fait, Luc, moi j'en resterai avec la tendresse et les chairs de ce grand corps puissant, ce torse et ces jambes magnifiques qui se découplent sur la diagonale de la toile, ce regard plein d'amour.
LLB: Ah, c'est bien, tu attires mon attention sur la géométrie du tableau. As-tu remarqué l'envergure des bras, un peu disproportionnés, qui occupent autant d'espace que tout le corps, et qui sont disposés en svastika.
TTL: Tu peux parler comme tout le monde, c'est énervant ces pédanteries de petit professeur...
LLB: La Svastika, la croix gammée si tu préfères, un vieux symbole de l'Inde antique que les nazis ont détournée de son sens premier.
TTL: C 'est vrai que le corps forme une espèce de croix...
LLB: Bon, bon, on va laisser les commentateurs chrétiens donner leur propre interprétation du tableau...Et quand il le feront, tu peux être assurée qu'ils oublieront de mentionner qu'il se peut bien que Sébastien fût un des amants favoris de l'empereur Dioclétien.
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| Tags : saint sebastien, ribera, musee, le havre, musee malraux, dicoletien, martyr, vie de l eglise, homosexualite, gay, art, sebastien, peinture, martyre, chretien, saint, vie des saints, christianisme, france, normandie, seine |
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22.03.2008
Le saint Sébastien d'Olivier Delorme
Le saint Sébastien de Pietro de Saliba, dit Pietro da Messina, à l'Accademia Carrara à Bergame
Dans le dernier roman d'Olivier DELORME, L'or d'Alexandre (H&O éditions), il est notamment question des toiles spoliées par les nazis dans la France occupée pendant la seconde guerre mondiale.
En route vers la Grèce, les narrateurs visitent l'Accademia Carrara à Bergame. L'un des protagonistes du roman, Stéphane, fait contempler un tableau représentant son Saint Patron à ses compagnons de voyage. L'Accademia Carrara possède six oeuvres représentant le saint le plus apprécié des gays, dont le fameux tableau de Pietro da Messina, qui a inspiré Delorme (il est le seul des six Sébastien bergamasques qui nous regarde de cet air de reproche effronté). Voyons ce que dit l'auteur des représentations du saint martyr.
(...)je me disais que, dans l'iconographie chrétienne, les tortionnaires sont décidément beaucoup plus intéressants que les martyrs - généralement fadasses. Le muscle qui saille, la beauté en action, le corps qui permet à l'artiste d'exprimer son talent, c'est celui du bourreau.
A l'exception des Sébastien. Et des Christ (...)Sébastien, lui, a un vrai corps d'homme. Un corps avec un sexe, à peine dissimulé, souvent souligné par une des flèches. il est le seul martyr au corps en majesté. Un corps qui occupe tout l'espace, puisque, le plus souvent, les archers en sont absents, puisqu'ils tirent leurs flèches précisément d'où nous le contemplons. Il est le seul à ne pas systématiquement lever les yeux vers le ciel. A regarder ses bourreaux. A nous regarder, avec une expression qui, si souvent, tient au moins autant de la jouissance que de la souffrance.
D'ailleurs, au XVIIème siècle, la partie de l'Eglise la plus déterminée à reprendre en main les âmes que lui disputaient la Réforme, en même temps qu'elle inventait le confessional, faisait remiser les Sébastien au fond des sacristies, exigeait qu'on cessât de peindre ce saint qui induit davantage au péché qu'à l'oraison.
(H&O éditions, page 206)

Le saint Sébastien d'Antonello da Messina de Dresde, que Delorme évoque également dans son récit. A remarquer d'ailleurs qu'on n'a pas attendu Calvin Klein pour faire des dessous sexys.
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| Tags : antonello da messina, art, litterature, peinture, olivier delorme, saint sebastien, eglise catholique, eglise, vie de l eglise, gay, homosexualite, roman |
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