04.03.2010
Avis de fin de tempête dans le bénitier hollandais

Den Bosch (Pays-Bas),- Bonne nouvelle pour les cathos gays hollandais de Den Bosch. Les responsables de la paroisse de Den Bosch et les organisations LGBT sont enfin parvenus à un accord visant l'apaisement. La communion ne sera plus refusée aux gays et aux lesbiennes qui vivent librement leur sexualité. Chacun pourra décider en conscience s'il se sent digne de recevoir la communion ou non. De nombreux curés interrogés par la presse hollandaise avaient d'ailleurs abondé dans ce sens et soulignaient que c'était leur pratique ordinaire. On peut donc estimer que les personnes LGBT ont obtenu gain de cause. Le magazine Elsevier , qui a une bonne réputation de sérieux aux Pays-Bas, intitulait d’ailleurs son article du mercredi 3 avril: « Ça sert de protester ! Les homos peuvent communier à Den Bosch» (Protesteren helpt: homo's Den Bosch mogen hostie).

Le rédacteur en chef du magazine homosexuel Gay Krant et la responsable d’une des principales organisations LGBT hollandaises, le COC, ont été reçus ce mercredi par le recteur de la cathédrale de Bois-le-Duc (Den Bosch) et par le conseil de gestion de la paroisse. La rencontre a dû se dérouler dans une atmosphère plus détendue que lors de la rencontre précédente qui avait eu lieu vendredi passé avec l’évêque de Den Bosch, Mgr Hurkmans, une rencontre qui s’était quant à elle mal terminée : chacun étant resté sur ses positions, et l’évêque ayant durci les siennes. Hier, chaque partie a salué l’esprit conciliant de l’autre. Les responsables d’associations gays se sont engagés à appeler à l’arrêt des actions de protestation comme celles qui ont eu lieu dans la cathédrale dimanche passé et à l’église de Reusel le dimanche précédent. Quant au recteur de la cathédrale, Geert- Van Rossem, et à son conseil paroissial, ils annonçaient que la communion sera donnée à quiconque se sent digne de la recevoir.
L’évêché de Den Bosch a publié un communiqué rappelant que pour recevoir la communion, il faut être baptisé et croire en tant que tel que la communion est le corps réel du Christ (transsubstantiation), et vivre selon la morale enseignée par l’Eglise. S’en approcher relève de la responsabilité de la conscience, la communion n’étant « pas alors, de façon habituelle dans la pratique pastorale, refusée ». Le communiqué renvoie à une déclaration de l’abbé Van Rossem et du conseil de gestion de la cathédrale qui affirme laisser à chacun la responsabilité de décider s’il va communier ou non, pourvu que ces conditions soient remplies : baptême, foi en la présence réelle, « vie en unité et accord avec le Christ et l’Eglise ».
Dimanche dernier, ajoute encore le communiqué du conseil paroissial, « certains groupes de croyants s’étaient sentis blessés » (…) « Très expressément, cela n’était pas notre intention. Nous en sommes tristes. Il n’est pas non plus dans l’intention de l’Eglise de blesser des groupes de personnes croyantes, mais bien plutôt de leur donner une place dans notre communauté. »
Vera Bergkamp pour le COC et Henk Krol pour le Gay Krant affirment qu’ils ont été invités à un dialogue approfondi sur la durée avec l’évêché.

Quant au Prince Carnaval de Reusel, s’est dit soulagé par l’assurance que « les hétéros comme les homos peuvent aller communier ». « C’est un pas dans la bonne direction. Surtout de ne plus être considérés comme de grands pécheurs. Car cela, ce n’est pas agréable à entendre », a déclaré Gijs Vermeulen à la rédaction de Nu.nl.
L’évêque de Den Bosch, Mgr Hurkmans, n’est plus sur le devant de la scène depuis la semaine dernière. Et le curé apparitionniste de Reusel en est donc pour ses frais et son rigorisme est mis à mal par cette solution qui tombe sous le sens. On ne sait ce qu'en pensera l'Archange Raphaël avec lequel il s'efforce de rentrer en communication chaque lundi soir que Dieu fait...Les bénitiers hollandais ont retrouvé le calme et l'eau pourra à nouveau y croupir.
On ne peut que se réjouir de cet apaisement au plan local, tout en se rendant compte qu'il n'y a pas de solution réelle possible tant que l'église catholique ne supprimera pas l'homosexualité de la liste de ses péchés et tant qu’elle ne transformera pas son catéchisme qui considère les pratiques homosexuelles comme intrinsèquement désordonnées*.
Remarquons d'ailleurs que ce n'est pas la hiérarchie (l'évêque de den Bosch) qui a tenu ce langage plus conciliant, mais les personnes proches des fidèles, ceux qui exercent la pastorale au quotidien. Rome tonne, les évêques relayent et prennent des positions fermes, les pasteurs adoucissent...Le scénario habituel, somme toute assez schizophrène.
*Le Catéchisme de l’Eglise Catholique affirme ensuite que les actes homosexuels sont « intrinsèquement désordonnés, contraires à la loi naturelle » (CEC 2357). Dans les Saintes Ecritures, l’homosexualité est considérée comme un « dépravation grave » (Gn 19, 1-29 ; Lv 20, 13 ; Rm 1,24-27 ; 1 Co 6, 10 ; 1 Tm 1, 10). L’Eglise invite donc les personnes qui ressentent ces tendances à renoncer à les mettre en pratique, avec une grande confiance dans l’amour infini de Dieu.
Le Catéchisme rappelle aussi que l’homosexualité, pour beaucoup de gens, est une épreuve. « Ces personnes doivent être accueillies avec respect, compassion et délicatesse. On évitera à leur égard toute marque de discrimination injuste. » (CEC 2358).
Den Bosch (Pays-Bas),- Bonne nouvelle pour les cathos gays hollandais de Den Bosch. Les responsables de la paroisse de Den Bosch et les organisations LGBT sont enfin parvenus à un accord visant l'apaisement. La communion ne sera plus refusée aux gays et aux lesbiennes qui vivent librement leur sexualité. Chacun pourra décider en conscience s'il se sent digne de recevoir la communion ou non. De nombreux curés interrogés par la presse hollandaise avaient d'ailleurs abondé dans ce sens et soulignaient que c'était leur pratique ordinaire. On peut donc estimer que les personnes LGBT ont obtenu gain de cause. Le magazine Elsevier , qui a une bonne réputation de sérieux aux Pays-Bas, intitulait d’ailleurs son article du mercredi 3 avril: « Ça sert de protester ! Les homos peuvent communier à Den Bosch» (Protesteren helpt: homo's Den Bosch mogen hostie).

Le rédacteur en chef du magazine homosexuel Gay Krant et la responsable d’une des principales organisations LGBT hollandaises, le COC, ont été reçus ce mercredi par le recteur de la cathédrale de Bois-le-Duc (Den Bosch) et par le conseil de gestion de la paroisse. La rencontre a dû se dérouler dans une atmosphère plus détendue que lors de la rencontre précédente qui avait eu lieu vendredi passé avec l’évêque de Den Bosch, Mgr Hurkmans, une rencontre qui s’était quant à elle mal terminée : chacun étant resté sur ses positions, et l’évêque ayant durci les siennes. Hier, chaque partie a salué l’esprit conciliant de l’autre. Les responsables d’associations gays se sont engagés à appeler à l’arrêt des actions de protestation comme celles qui ont eu lieu dans la cathédrale dimanche passé et à l’église de Reusel le dimanche précédent. Quant au recteur de la cathédrale, Geert- Van Rossem, et à son conseil paroissial, ils annonçaient que la communion sera donnée à quiconque se sent digne de la recevoir.
L’évêché de Den Bosch a publié un communiqué rappelant que pour recevoir la communion, il faut être baptisé et croire en tant que tel que la communion est le corps réel du Christ (transsubstantiation), et vivre selon la morale enseignée par l’Eglise. S’en approcher relève de la responsabilité de la conscience, la communion n’étant « pas alors, de façon habituelle dans la pratique pastorale, refusée ». Le communiqué renvoie à une déclaration de l’abbé Van Rossem et du conseil de gestion de la cathédrale qui affirme laisser à chacun la responsabilité de décider s’il va communier ou non, pourvu que ces conditions soient remplies : baptême, foi en la présence réelle, « vie en unité et accord avec le Christ et l’Eglise ».
Dimanche dernier, ajoute encore le communiqué du conseil paroissial, « certains groupes de croyants s’étaient sentis blessés » (…) « Très expressément, cela n’était pas notre intention. Nous en sommes tristes. Il n’est pas non plus dans l’intention de l’Eglise de blesser des groupes de personnes croyantes, mais bien plutôt de leur donner une place dans notre communauté. »
Vera Bergkamp pour le COC et Henk Krol pour le Gay Krant affirment qu’ils ont été invités à un dialogue approfondi sur la durée avec l’évêché.

Quant au Prince Carnaval de Reusel, s’est dit soulagé par l’assurance que « les hétéros comme les homos peuvent aller communier ». « C’est un pas dans la bonne direction. Surtout de ne plus être considérés comme de grands pécheurs. Car cela, ce n’est pas agréable à entendre », a déclaré Gijs Vermeulen à la rédaction de Nu.nl.
L’évêque de Den Bosch, Mgr Hurkmans, n’est plus sur le devant de la scène depuis la semaine dernière. Et le curé apparitionniste de Reusel en est donc pour ses frais et son rigorisme est mis à mal par cette solution qui tombe sous le sens. On ne sait ce qu'en pensera l'Archange Raphaël avec lequel il s'efforce de rentrer en communication chaque lundi soir que Dieu fait...Les bénitiers hollandais ont retrouvé le calme et l'eau pourra à nouveau y croupir.
On ne peut que se réjouir de cet apaisement au plan local, tout en se rendant compte qu'il n'y a pas de solution réelle possible tant que l'église catholique ne supprimera pas l'homosexualité de la liste de ses péchés et tant qu’elle ne transformera pas son catéchisme qui considère les pratiques homosexuelles comme intrinsèquement désordonnées*.
Remarquons d'ailleurs que ce n'est pas la hiérarchie (l'évêque de den Bosch) qui a tenu ce langage plus conciliant, mais les personnes proches des fidèles, ceux qui exercent la pastorale au quotidien. Rome tonne, les évêques relayent et prennent des positions fermes, les pasteurs adoucissent...Le scénario habituel, somme toute assez schizophrène.
*Le Catéchisme de l’Eglise Catholique affirme ensuite que les actes homosexuels sont « intrinsèquement désordonnés, contraires à la loi naturelle » (CEC 2357). Dans les Saintes Ecritures, l’homosexualité est considérée comme un « dépravation grave » (Gn 19, 1-29 ; Lv 20, 13 ; Rm 1,24-27 ; 1 Co 6, 10 ; 1 Tm 1, 10). L’Eglise invite donc les personnes qui ressentent ces tendances à renoncer à les mettre en pratique, avec une grande confiance dans l’amour infini de Dieu.
Le Catéchisme rappelle aussi que l’homosexualité, pour beaucoup de gens, est une épreuve. « Ces personnes doivent être accueillies avec respect, compassion et délicatesse. On évitera à leur égard toute marque de discrimination injuste. » (CEC 2358).
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03.03.2010
Fin de tempête dans le bénitier hollandais
Bonne nouvelle pour les cathos gays hollandais de Den Bosch. Les responsables de la paroisse de Den Bosch et les organisations LGBT sont enfin parvenus à un accord visant l'apaisement. La communion ne sera plus refusée aux homosexuels pratiquants. Chacun pourra décider en conscience s'il se sent digne de recevoir la communion ou non. De nombreux curés interrogés par la presse hollandaise avaient d'ailleurs abondé dans ce sens et soulignaient que c'était leur pratique ordinaire.
La paroisse a rappelé quelles sont les conditions générales qui permettent l'accès à la communion, mais s'est dite aussi ouverte à la poursuite du dialogue. Elle ne souhaite exclure personne. Chacun pourra décider dans son for intérieur s'il remplit les dites conditions.
Le curé apparitionniste de Reusel en est donc pour ses frais et son rigorisme est mis à mal par cette solution qui tombe sous le sens. On ne sait ce qu'en pensera l'Archange Raphaël avec lequel il s'efforce de rentrer en communication chaque lundi soir que Dieu fait...Les bénitiers hollandais ont retrouvé le calme et l'eau pourra à nouveau y croupir.
On ne peut que se réjouir de cet apaisement au plan local, tout en se rendant compte qu'il n'y a pas de solution réelle possible tant que l'église catholique ne supprimera pas l'homosexualité de la liste de ses péchés. Remarquons d'ailleurs que ce n'est pas la hiérarchie (l'évêque de den Bosch) qui a tenu ce langage plus conciliant, mais les personnes proches des fidèles, ceux qui exercent la pastorale au quotidien. Rome tonne, les évêques relayent et prennent des positions fermes, les pasteurs adoucissent...Le scénario habituel, somme toute assez schizophrène.
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25.02.2010
Tempête dans un bénitier hollandais: un feuilleton catholique aux Pays-Bas. Le refus d'eucharistie à un gay se transforme en bombe arc-en-ciel
La tradition de la désignation d'un Prince Carnaval est bien sûr allemande mais elle touche aussi certaines provinces limitrophes de Belgique et des Pays-Bas. Le Prince Carnaval préside aux réjouissances et aux festivités qui marquent la fin de l'hiver. Il s'agit d'une dignité recherchée. On n'y élit que des personnalités très populaires dans leurs communautés.
C'est ainsi que dans le Sud de la Hollande, la petite ville brabançonne de Reusel a élu à la dignité carnavalesque Gijs Vermeulen (photo), un jeune homme de 24 ans qui se trouve être à la fois homosexuel déclaré et catholique pratiquant. La tolérance hollandaise n'est pas à souligner et c'est tout normalement que le jeune homme, barman de son état, avait mis l’accent sur sa relation avec son compagnon de vie dans la revue officielle du carnaval 2010, affichant la photo de son ami, avec qui il vit depuis 5 ans et qui fait partie de sa suite « princière ».

La tradition du pays veut aussi que pendant la période du Carnaval une messe soit célébrée à laquelle assistent tous les participants officiels et pendant laquelle le Prince Carnaval lit un texte aux fidèles. Avant cette célébration, le curé de la paroisse, l'abbé Luc Buyens, très inquiet du respect du droit canon, a appelé le Prince Carnaval pour lui signaler qu' en raison de son style de vie homosexuel ouvertement revendiqué il ne pouvait s'approcher de la Sainte Table pour y communier. Le curé, pris entre le fer (l'enfer?) du droit canon et l'enclume de la tradition, a ajouté qu’il lui donnerait simplement une bénédiction (une petite croix tracée sur le front) lorsqu’il s’approcherait de la Sainte Table le premier, comme c’est aussi l’usage. Le Prince élu protesta pendant une demi heure au bout du fil, mais le prêtre refusa de revenir sur sa décision.
Gijs Vermeulen s’est vivement plaint de son curé. Ne voulant pas gâcher la fête , il a assisté à la messe et fait la lecture prévue, mais ne s’est pas déplacé pour recevoir la bénédiction du prêtre. Mais dès après les festivités, le jeune homme s'est publiquement plaint de ce qu'il considère comme une brimade en raison de son orientation sexuelle. « Cette histoire ne me fait pas rire du tout. J’ai été élevé en catholique, j’ai été baptisé et j’ai été confirmé. Mon grand-père et ma grand-mère trouvent l’affaire épouvantable », a-t-il déclaré, ajoutant que après son entretien avec le conseil paroissial « on verrait bientôt la queue de cette petite souris » (une expression néerlandaise pour exprimer que cette petite affaire finirait par faire grand bruit).
Le conflit s'élargit
Et l'affaire a effectivement fait grand bruit tant dans la presse néerlandaise que dans les milieux associatifs LGBT hollandais. L'évêché a dû intervenir pour rappeler les positions de l'église catholique: les homosexuels sont les bienvenus dans l'église et sont admis à la communion seulement s'ils sont repentants et ne pratiquent pas d'actes homosexuels; l'église catholique ne juge pas les personnes homosexuelles, qu'elle respecte, mais les actes. Divorcés et homosexuels sont accueillis mais invités à s'abstenir de participer à la communion.
Les associations homosexuelles se sont alors mobilisées et ont appelé à la manifestation et à la participation massive aux messes du dimanche de l'abbé Buyens, et ce pendant plusieurs semaines. Voici leur communiqué: "Ensemble nous pouvons soutenir une position claire: les homosexuels croyants doivent être pris en compte comme des membres à part entière de l'église. les prêtres ne peuvent leur refuser les sacrements. Il s'agit là d'une discrimination pure qui n'est plus de notre époque."
Dimanche passé, le curé de Reusel, d'accord avec son évêché, a refusé de distribuer la communion à l'ensemble des fidèles qui assistaient à l'eucharistie. La mobilisation des homosexuels avait en effet conduit le curé à consulter son évêque, Mgr Hurkmans de 's Hertogenbosch (Bois-le-Duc), et à décider ne pas distribuer la communion pour éviter péchés et sacrilèges. Les militants présents arboraient un triangle rose apposé sur leurs vêtements.
Suite au refus de communion, un catholique gay de la paroisse voisine de Cuijk dans le Brabant, Robert Cooijmans, a porté officiellement plainte contre le curé de la paroisse de Reusel. Le jeune homme accuse le P. Luc Buyens de « discrimination », affirmant que son propre curé ne lui a jamais refusé la Sainte Hostie.
La police de Cuijk a confirmé le dépôt de plainte. Une autre action en justice est attendue de la part d'un deuxième activiste gay qui avait fait le voyage de Reusel et qui avait été expulsé de l'église paroissiale après avoir tenté de s'emparer du micro : Christian Ouwens, 31 ans, est catholique et étudiant en théologie. Il soutient que le refus de la communion dans son cas ne repose sur aucune loi de l'Eglise, surtout pas le canon 915 qui prévoit celui-ci pour ceux qui s'obstinent dans un grave péché public. Dans le doute, affirme-t-il, la communion doit être donnée, le « salut de l'âme de la personne constituant la plus haute loi de l'Eglise ».

En attendant les militants gays et lesbiennes ont prévu une autre action : l'assistance massive à l'une des messes qui seront célébrées dimanche prochain en la cathédrale Saint-Jean de Den Bosch.
Le site de l'évêché rappelle pour sa part que l'Eglise ne refuse pas systématiquement la communion aux homosexuels. Voici le communiqué publié sur le site de l'évêché :
« L'évêché de 's Hertogenbosch a conseillé au P. Buyens, curé de Reusel, de ne pas distribuer la sainte communion lors de la messe de dimanche dernier, parce que la célébration de "l'Eucharistie n'est pas le lieu adéquat pour une action de protestation." Les évêques des Pays-Bas ont demandé de manière répétée aux prêtres d'entourer le sacrement de l'Eucharistie du plus grand respect.
L'évêché signale que les personnes ayant des tendances homosexuelles ne sont pas exclus par définition de la réception de la sainte communion. L'évêché sollicite le respect des convictions de l'Eglise catholique romaine selon lesquelles les personnes qui pratiquent l'homosexualité s'abstiennent de recevoir la sainte communion.
Le P. Buyens a eu par deux fois une conversation pastorale, pendant la période du carnaval, avec le Prince Carnaval de Reusel, et lui a demandé de s'abstenir de s'approcher de la communion. Pendant la messe, le prince est reste assis à sa place.
L'évêché est prêt à répondre à la demande d'entretien formulée par le journalist du Gay Krant Henk Krol lors duquel celui-ci souhaite créer une forme de compréhension mutuelle. Dimanche dernier, plusieurs hommes et femmes homosexuels, parmi lesquels Krol, étaient présents à Reusel. »
Le politique s'en mêle

La prochaine action de protestation est donc prévue dimanche prochain à la cathédrale Saint Jean de Den Bosch, à la messe de 10 heures. Les participants à l'action de protestation sont invités à se réunir à partir de 9H15 au café De Hart van Brabant, situé juste en face de la cathédrale.
La présidente du PvdA [le parti des travailleurs, ce parti qui vient de quitter le gouvernement hollandais, entraînant sa chute], Lilianne Ploumen, sera présente à cette messe et a appelé à une mobilisation massive. Elle demande notamment aux hétérosexuels de se montrer solidaires en venant protester dans la capitale du Brabant dimanche prochain. "Ce qui se passe ici est si dépassé, si médiéval, que j'espère que la cathédrale Saint-Jean sera peine à craquer dimanche", a-t-elle déclaré." Comme d'aures, elle arborera dimanche un triangle rose portant l'inscription Jésus n'exclut personne (Jesus sluit niemand uit).
(A suivre)
Sources: toute la presse hollandaise, et surtout l'ensemble des articles que le Gay Krant y a consacrés. Voir le dernier d'entre eux, qui reprend tous les liens précédents. Voir aussi le site de l'évêché de Den Bosch.
Videos
Pour ceux qui pratiquent le néerlandais, voici deux vidéos qui présentent divers épisodes de ce feuilleton cathogay. Et pour les autres, les images parlent souvent d'elles-mêmes si vous avez lu le texte qui précède. La première présente une interview de responsables des fêtes carnavalesques et du curé de Reusel. La seconde présente le point de vue de militants gays venus assister à la messe de dimanche passé.
09:42 Publié dans Religions, haines et tolérances | Lien permanent | Envoyer cette note
| Tags : pvda, reusel, luc buyens, gijs vermeulen, carnaval, lilianne ploumen, discrimination, pays-bas, hollande, eglise catholique |
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