11.04.2009
Rêve d'homme: le téton de Björn (photo)

Photo et copyright: Björn
Dans ses Epigrammes publiés en 1535, le poète français Clément Marot avait inclus Le blason du beau tétin, dont voici un large extrait. Le poète pensait bien entendu aux tétons de la femme, mais rien n'empêche de détourner l'objet du propos...
Tétin refait, plus blanc qu’un œuf,
Tétin de satin blanc tout neuf,
Tétin qui fais honte à la rose,
Tétin plus beau que nulle chose ;
Tétin dur, non pas Tétin, voire,
Mais petite boule d’ivoire,
Au milieu duquel est assise
Une fraise, ou une cerise,
Que nul ne voit, ne touche aussi,
Mais je gage qu’il est ainsi.
Tétin donc au petit bout rouge,
Tétin qui jamais ne se bouge,
Soit pour venir, soit pour aller,
Soit pour courir, soit pour baller.
Tétin gauche, Tétin mignon,
Toujours loin de son compagnon,
Tétin qui portes témoignage
Du demeurant du personnage.
Quand on te voit, il vient à maints
Une envie dedans les mains
De te tâter, de te tenir ;
Mais il se faut bien contenir
D’en approcher, bon gré ma vie,
Car il viendrait une autre envie.
On pensera encore à détourner la chanson de Maurice Chevalier:
Il avait de tout petits tétons, Valentin, Valentin,
Il avait de tout petits tétons,
Que je tâtais à tâtons...
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27.03.2009
Un poète gay grec, Napoléon Lapathiotis, et un film
Napoleon Lapathiotis ( 31 octobre 1888 - 7 janvier 1944 ) était natif d'Athènes. Né d'un père politicien et ministre, il a commencé à écrire de la poésie quand il avait onze ans. En 1907, avec d'autres, il a établi le magazine d'Igiso dans lequel il a aussi publié un certain nombre de poèmes. Il est diplômé en droit de l'université d'Athènes, mais préfère la vie de bohème du poète à celle du juriste . Son premier recueil de poésies a été édité en 1939. Lapathiotis était ouvertement le gay et communiste. Pauvre à la fin de sa vie, il s'adonne à l'opium et se suicide avec un revolver le 7 janvier 1944. A sa demande, on attendit trois jours avant d'organiser ses funérailles, car il voulait que l'on s'assurât qu'il était bien mort.
La maison de Lapathiotis: 30, Oikonomou & Kountouriotou Street


Je ne connais pas de traduction française de ses poèmes, merci de me signaler toute traduction ne fût-ce que d'un seul poème que vous connaîtriez ( Quelques poèmes ont été traduits en anglais par Alex Moskios). On a gardé certains de ses manuscrits, voici un exemple de son écriture.

Voici son poème erotiko et une traduction vers l'anglais:
Καημός αλήθεια να περνώ
του έρωτα πάλι το στενό
ώσπου να πέσει η σκοτεινιά
μια μέρα του θανάτου.
Στενό βαθύ και θλιβερό
που θα θυμάμαι για καιρό
τι μου στοιχίζει στην καρδιά
το ξαναπέρασμά του.
Ας είν' ωστόσο, τι ωφελεί
γυρεύω πάντα το φιλί
στερνό φιλί, πρώτο φιλί
και με λαχτάρα πόση.
Γυρεύω πάντα το φιλί
αχ, καρδιά μου
που μου το ‘τάξανε πολλοί
όμως δε μπόρεσε κανείς
ποτέ να μου το δώσει.
Ίσως μια μέρα όταν χαθώ
γυρνώντας πάλι στο βυθό
και με τη νύχτα μυστικά
γίνουμε πάλι ταίρι
Αυτό το ανεύρετο φιλί
που το λαχτάρησα πολύ
σαν μια παλιά της οφειλή
να μου το ξαναφέρει.
Sad really that i cross
of love the strait again,
until the darkness comes
in a day o death.
Strait deep and bleak
that i'll remember for a long,
what it costs for my heart
recrossing it allover!
Let it be though,what's the use?
i long always for the kiss.
last kiss, first kiss
and with a craving want.
I long always for the kiss
oh, my heart!
that many have promissed me,
but noone has been able
ever to give me.
Maybe one day when i'm gone,
returning again deep down,
and with the night in secret
becoming a couple again,
this kiss never found,
that i've been longing for,
like its own dept (of the night),
will be brought back to me (by the night).
Ce poème a été mis en musique par Nikos Xydakis et chanté par Eleutheria Arvanitaki:
Le film
De la vie excentrique de ce poète controversé qui ne vivait que la nuit et de sa mort poignante, Takis Spetsiotis a tiré en 1985 un film étrange: Meteoro kai skia, Météore et ombre. On y voit Lapathiotis changer fréquemment de partenaire, succomber à l'opium en laissant une oeuvre poétique inachevée.
Voici trois poèmes en grec de Lapathiotis, pour le plaisir de l'écholalie si vous ne pratiquez pas le grec.
Source des images, poèmes et biographie en grec: cliquer ici. L'idée de ce post m' a été donnée en pacourant le blog de mon ami grec Thanos Tales from the other side of town, que je remercie ici. Thanx Thanos mou!
07:00 Publié dans Littérature | Lien permanent | Envoyer cette note
| Tags : gay, grece, grec, poeme, poesie, mapathiotis, cine, cinema, film |
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13.02.2009
Poème d'amour (vidéo)
Ce poème d'amour a été filmé pour s'opposer à la proposition 8 qui a mis fin au mariage des personnes du même sexe en Californie: http://www.noonprop8.com/
Direction Dave Barton & "Greg Adkins"
Cinematographie Eric A. Wahl
Musique Robert Parker
06:39 Publié dans Mariage, pacs, et contrats | Lien permanent | Envoyer cette note
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05.02.2009
La poétesse Stavroula Gatsou
Stravoula Gatsou est originaire de Grèce et vit aujourd'hui en Belgique. Elle s'exprime couramment en grec, en anglais et en français et compose des poésies dans ces trois langues, avec jusqu'ici une préférence pour le grec et l'anglais. Voici à titre d'exemple son poème Là, ou la vague s’évague, composé en grec et traduit en français.
Là, ou la vague s’évague
(Au bord de la mer)
Viens, viens que je te dise,
Ce que j’ai trouvé au dessous de la pierre.
au bord de la mer.
Une âme pleine de crève-cœur.
Qui gémit
Qui gémit chaque fois que la vague s’évague
Viens que je te dise
Ce que j’ai trouve la où s’achèvent les rêves
Là où les illusions se transforment en femmes de chœur
Viens que je te dise.
L’âme sourit, en gémissant elle se caresse.
Elle gémit et rampe.
Sous le soleil d’août elle récupère.
Sous le soleil d’août elle guérit.
Jusqu'à ce que le vent glacial revienne
Viens que je te dise,
J’ai trouve l’âme éternelle
à se baigner sereine sous cette vague.
Autant mes pas amènent leur bruit,
Je l’admire et je m’exquis devant sa grâce.
Et je désire tellement pencher mon corps indemne, là ou la vague s’évague,
au bord de la mer.
Stavroula Gatsou
Pour découvrir davantage la poésie de Stavroula et communiquer avec elle, rendez-vous sur son site Poetrybystravoulagatsou (cliquer sur l'hyperlien)
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| Tags : stavroula gatsou, litterature, poesie, poeme, femme, gatsou, grece, grec |
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22.11.2008
Verlaine: Mille e tre
Le poème Mille e tre est extrait du recueil Hombres
Mes amants n’appartiennent pas aux classes riches :
Ce sont des ouvriers faubouriens ou ruraux,
Leurs quinze et leurs vingt ans sans apprêts sont mal chiches
De force assez brutale et de procédés gros.
Je les goûte en habits de travail, cotte et veste ;
Ils ne sentent pas l’ambre et fleurent de santé
Pure et simple ; leur marche un peu lourde, va preste
Pourtant, car jeune, et grave en l’élasticité ;
Leurs yeux francs et matois crépitent de malice
Cordiale et des mots naïvement rusés
Partent non sans un gai juron qui les épice
De leur bouche bien fraîche aux solides baisers ;
Leur pine vigoureuse et leurs fesses joyeuses
Réjouissent la nuit et ma queue et mon cu ;
Sous la lampe et le petit jour, leurs chairs joyeuses
Ressuscitent mon désir las, jamais vaincu.
Cuisses, âmes, mains, tout mon être pêle-mêle,
Mémoire, pieds, coeur, dos et l’oreille et le nez
Et la fressure, tout gueule une ritournelle,
Et trépigne un chahut dans leurs bras forcenés.
Un chahut, une ritournelle fol et folle
Et plutôt divins qu’infernals, plus infernals
Que divins, à m’y perdre, et j’y nage et j’y vole,
Dans leur sueur et leur haleine, dans ces bals.
![424px-KudrinskayaSquareHighriseStatue_Moscow.hires[1]](http://static.skynetblogs.be/media/101471/dyn001_original_284_336_pjpeg_2603216_4da7224bc6646ab21649672430a84b51.jpg)
Mes deux Charles l’un jeune tigre aux yeux de chattes
Sorte d’enfant de choeur grandissant en soudard,
L’autre, fier gaillard, bel effronté que n’épate
Que ma pente vertigineuse vers son dard.
Odilon, un gamin, mais monté comme un homme
Ses pieds aiment les miens épris de ses orteils
Mieux encore mais pas plus que de son reste en somme
Adorable drûment, mais ses pieds sans pareils !
Caresseurs, satin frais, délicates phalanges
Sous les plantes, autour des chevilles, et sur
La cambrure veineuse et ces baisers étranges
Si doux, de quatre pieds, ayant une âme, sûr !
Antoine, encor, proverbial quant à la queue,
Lui, mon roi triomphal et mon suprême Dieu,
Taraudant tout mon coeur de sa prunelle bleue
Et tout mon cul de son épouvantable épieu.
![431px-Lewis_Hine_Power_house_mechanic_working_on_steam_pump[1]](http://static.skynetblogs.be/media/101471/dyn007_original_341_406_pjpeg_2603216_dad95e8597b39316a49cca084f9d8c2b.jpg)
Paul, un athlète blond aux pectoraux superbes
Poitrine blanche, aux durs boutons sucés ainsi
Que le bon bout ; François, souple comme des gerbes
Ses jambes de danseur, et beau, son chibre aussi !

Auguste qui se fait de jour en jour plus mâle
(Il était bien joli quand ça nous arriva)
Jules, un peu putain avec sa beauté pâle.
Henri, me va en leurs conscrits qui, las ! s’en va ;
Et vous tous ! à la file ou confondus en bande
Ou seuls, vision si nette des jours passés,
Passions du présent, futur qui croît et bande
Chéris sans nombre qui n’êtes jamais assez !
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09.09.2008
Poème pour une rupture (péché de jeunesse)
Et d´un si grand amour refusant les prémices,
Vous arrêtez le cours et m´offrez le calice.
Je le boirai, Monsieur, éloignant à vos yeux,
L´objet de votre haine, l´ennemi de vos dieux.
Ah, pourquoi, cruel, avoir de tant de charmes
Hier fait miroiter les appas et les armes,
Et mon coeur plus fermé que ne l´est mon ennui,
L´avoir sorti enfin d´une profonde nuit?
J´embrassai, ardent, de nouvelles promesses,
Au pied de votre amour, l´esprit de votre liesse.
J´y courais en vainqueur pour trouver le huis clos
De ce coeur désiré entouré d´un halo.
J´apportai tout l´encens et tout l´or et la myrrhe
A l´orée de ce temple pour lequel je soupire.
Mes puissances, ma gloire, et mon coeur en ces lieux,
Tout vous était offert, vous en fîtes un jeu.
A ce coeur hier offert aujourd´hui retiré
Je propose un spectacle dont demain vous rirez.
Eh bien adieu Monsieur, laissons là l´histrion,
Souffrez qu´il se retire et ôte ses haillons.
Et de la noire nuit à laquelle il fait place
Eclairez les approches en effacant ma trace.
Luclebelge, Bruxelles, le 5 janvier 1973, réadapté
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04.09.2008
Poème ornithologique
Poètes aviaires
Une bande d´étourneaux pervers
Avides de vers
Chantonnaient
Une bande d´étourneaux sansonnets
Ecrivent de la musique
Sur la portée des fils électriques
Un sonnet
Bucolique
Un poème de Luclebelge
07:45 Publié dans Contes et nouvelles, écrits divers | Lien permanent | Envoyer cette note
| Tags : poesie, poeme, oiseau, ornithologie |
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![Kolkhoznitsa[1]](http://static.skynetblogs.be/media/101471/dyn001_original_104_341_pjpeg_2603216_4889de72de41e15490e070eda44658ac.jpg)



