18/08/2010

Why tell me why par Anita Meyer

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Why tell me why est une des chansons les plus appréciées par les gays hollandais. Anita Meyer, icône gay. 

 

Paroles 

When I was young I felt the need of learning, learning
Love I was told kept the wheel on turning, turning
Still I'm trying to find, peace of mine inside
For once in your life you feel the urge of knowing, knowing
and wondering Why

Come on people, better use our sense, our time is running out
there ain't no doubt about
We can make it, try to rearrange it if there's a price we got
to toss the dice

Oooh, won't you tell me what's right
Ooh Yeah, won't you tell me what's wrong
Ooh won't you tell me what's right. Somebody tell me now
Believe in Destiny, Believe in Humanity, Believe in we'll meet again

Somehow, Somewhere, Someday.

Why tell me, Why, tell me why, tell me why do I pray
I need to know right now oooh.
Why tell me, Why, tell me why, tell me why do I pray
I hope that freedom soon will come our way
Why tell me, Why

Come on people, lent a helpin' hand, no need to fuss
and fight we all know where we stand
Help me make it, try to rearrange it
Name your price and I will toss the dice

Oooh, won't you tell me what's right
Ooh Yeah, won't you tell me what's wrong
Ooh won't you tell me what's right. Somebody tell me now
Believe in Destiny, Believe in Humanity, Believe in we'll meet again

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04/03/2010

Avis de fin de tempête dans le bénitier hollandais

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Den Bosch (Pays-Bas),-  Bonne nouvelle pour les cathos gays hollandais de Den Bosch. Les responsables de la paroisse  de Den Bosch et les organisations LGBT sont enfin parvenus à un accord visant l'apaisement. La communion ne sera plus refusée aux gays et aux lesbiennes qui vivent librement leur sexualité. Chacun pourra décider en conscience s'il se sent digne de recevoir la communion ou non. De nombreux curés interrogés par la presse hollandaise avaient  d'ailleurs abondé dans ce sens et soulignaient que c'était leur pratique ordinaire. On peut donc estimer que les personnes LGBT ont obtenu gain de cause. Le magazine Elsevier , qui a une bonne réputation de sérieux aux Pays-Bas, intitulait d’ailleurs son article du mercredi 3 avril: « Ça sert de protester ! Les homos peuvent communier à Den Bosch» (Protesteren helpt: homo's Den Bosch mogen hostie).

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Le rédacteur en chef du magazine homosexuel Gay Krant et la responsable d’une des principales organisations LGBT hollandaises,  le COC, ont été reçus ce mercredi par le recteur de la cathédrale de Bois-le-Duc (Den Bosch) et par le conseil de gestion de la paroisse. La rencontre a dû se dérouler dans une atmosphère plus détendue que lors de la rencontre précédente qui avait eu lieu vendredi passé avec l’évêque de Den Bosch, Mgr Hurkmans, une rencontre qui s’était quant à elle mal terminée : chacun étant resté sur ses positions, et l’évêque ayant durci les siennes. Hier, chaque partie a salué l’esprit conciliant  de l’autre. Les responsables d’associations gays se sont engagés à appeler à l’arrêt des actions de protestation comme celles qui ont eu lieu dans la cathédrale dimanche passé et à l’église de Reusel le dimanche précédent. Quant au recteur de la cathédrale, Geert- Van Rossem, et à son conseil paroissial, ils annonçaient que la communion sera donnée à quiconque se sent digne de la recevoir.

L’évêché de Den Bosch a publié un communiqué rappelant que pour recevoir la communion, il faut être baptisé et croire en tant que tel que la communion est le corps réel du Christ (transsubstantiation), et vivre selon la morale enseignée par l’Eglise. S’en approcher relève de la responsabilité de la conscience, la communion n’étant « pas alors, de façon habituelle dans la pratique pastorale, refusée ». Le communiqué renvoie à une déclaration de l’abbé Van Rossem et du conseil de gestion de la cathédrale qui affirme laisser à chacun la responsabilité de décider s’il va communier ou non, pourvu que ces conditions soient remplies : baptême,  foi en la présence réelle, « vie en unité et accord avec le Christ et l’Eglise ».

Dimanche dernier,  ajoute encore le communiqué du conseil paroissial, « certains groupes de croyants s’étaient sentis blessés » (…) « Très expressément, cela n’était pas notre intention. Nous en sommes tristes. Il n’est pas non plus dans l’intention de l’Eglise de blesser des groupes de personnes croyantes, mais bien plutôt de leur donner une place dans notre communauté. »

Vera Bergkamp pour le COC et Henk Krol pour le Gay Krant affirment qu’ils ont été invités à un dialogue approfondi sur la durée avec l’évêché.

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Quant au Prince Carnaval de Reusel, s’est dit soulagé par l’assurance que « les hétéros comme les homos peuvent aller communier ». « C’est un pas dans la bonne direction. Surtout de ne plus être considérés comme de grands pécheurs. Car cela, ce n’est pas agréable à entendre », a déclaré  Gijs Vermeulen à la rédaction de Nu.nl.

L’évêque de Den Bosch, Mgr Hurkmans, n’est plus sur le devant de la scène depuis la semaine dernière. Et le curé apparitionniste de Reusel en est donc pour ses frais et son rigorisme est mis à mal par cette solution qui tombe sous le sens. On ne sait ce qu'en pensera l'Archange Raphaël avec lequel il s'efforce de rentrer en communication chaque lundi soir que Dieu fait...Les bénitiers hollandais ont retrouvé le calme et  l'eau pourra à nouveau y croupir.

On ne peut que se réjouir de cet apaisement au plan local, tout en se rendant compte qu'il n'y a pas de solution réelle possible tant que l'église catholique ne supprimera pas l'homosexualité de la liste de ses péchés et tant qu’elle ne transformera pas son catéchisme qui considère les pratiques homosexuelles comme intrinsèquement désordonnées*.

Remarquons d'ailleurs que ce n'est pas la hiérarchie (l'évêque de den Bosch) qui a tenu ce langage plus conciliant, mais les personnes proches des fidèles, ceux qui exercent la pastorale au quotidien. Rome tonne, les évêques relayent et prennent des positions fermes, les pasteurs adoucissent...Le scénario habituel, somme toute assez schizophrène.

*Le Catéchisme de l’Eglise Catholique affirme ensuite que les actes homosexuels sont « intrinsèquement désordonnés, contraires à la loi naturelle » (CEC 2357). Dans les Saintes Ecritures, l’homosexualité est considérée comme un « dépravation grave » (Gn 19, 1-29 ; Lv 20, 13 ; Rm 1,24-27 ; 1 Co 6, 10 ; 1 Tm 1, 10). L’Eglise invite donc les personnes qui ressentent ces tendances à renoncer à les mettre en pratique, avec une grande confiance dans l’amour infini de Dieu.

Le Catéchisme rappelle aussi que l’homosexualité, pour beaucoup de gens, est une épreuve. « Ces personnes doivent être accueillies avec respect, compassion et délicatesse. On évitera à leur égard toute marque de discrimination injuste. » (CEC 2358).

03/03/2010

Fin de tempête dans le bénitier hollandais

Bonne nouvelle pour les cathos gays hollandais de Den Bosch. Les responsables de la paroisse  de Den Bosch et les organisations LGBT sont enfin parvenus à un accord visant l'apaisement. La communion ne sera plus refusée aux homosexuels pratiquants. Chacun pourra décider en conscience s'il se sent digne de recevoir la communion ou non. De nombreux curés interrogés par la presse hollandaise avaient  d'ailleurs abondé dans ce sens et soulignaient que c'était leur pratique ordinaire.

La paroisse a rappelé quelles sont les conditions générales qui permettent l'accès à la communion, mais s'est dite aussi ouverte à la poursuite du dialogue. Elle ne souhaite exclure personne. Chacun pourra décider dans son for intérieur s'il remplit les dites conditions.

Le curé apparitionniste de Reusel en est donc pour ses frais et son rigorisme est mis à mal par cette solution qui tombe sous le sens. On ne sait ce qu'en pensera l'Archange Raphaël avec lequel il s'efforce de rentrer en communication chaque lundi soir que Dieu fait...Les bénitiers hollandais ont retrouvé le calme et  l'eau pourra à nouveau y croupir.

On ne peut que se réjouir de cet apaisement au plan local, tout en se rendant compte qu'il n'y a pas de solution réelle possible tant que l'église catholique ne supprimera pas l'homosexualité de la liste de ses péchés. Remarquons d'ailleurs que ce n'est pas la hiérarchie (l'évêque de den Bosch) qui a tenu ce langage plus conciliant, mais les personnes proches des fidèles, ceux qui exercent la pastorale au quotidien. Rome tonne, les évêques relayent et prennent des positions fermes, les pasteurs adoucissent...Le scénario habituel, somme toute assez schizophrène.

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02/03/2010

Jésus aurait donné la communion aux gays. Réflexions théologiques.

L’église catholique qui, en Hollande comme ailleurs, exclut de la communion les homosexuels qui vivent leur sexualité, ne propose curieusement aucune réflexion théologique approfondie sur ces refus de communion. Sans appartenir à cette institution et vu de l’extérieur, on perçoit surtout le durcissement de l’attitude et une volonté de pouvoir, et il est légitime de se poser la question de savoir ce qui se trouve au cœur de cette affaire.

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La dernière Cène: l'origine de la communion

 

L’institution du sacrement de communion remonte à la dernière cène : Jésus réunit ses disciples pour un repas, pressentant le supplice qui l’attend. Il partage du pain et du vin en les bénissant et en sert ses amis en leur disant d’en manger et d’en boire car, leur dit-il,  il s’agit de sa chair et de son sang. Et il les enjoint de répéter ce partage lorsqu’il ne sera plus là pour présider au repas. Vous ferez ceci en mémoire de moi. C’est ce que les catholiques appellent le partage eucharistique. C’est là qu’ils voient l’institution du sacrement de communion. Lors d'une messe catholique, l'officiant répète les gestes de Jésus: il consacre pain et vin et les distribue aux fidèles ( en général uniquement le pain qui, selon les catholiques, contient miraculeusement le corps réel de Jésus).

 

Jésus a, d’après tous les textes fondateurs de cette religion, les évangiles, exécuté ce partage eucharistique avec tous ses apôtres, indistinctement de ce qu’il savait de la personnalité  et des actes de chacun d’entre eux. Judas est présent et communie avec les autres apôtres. Jésus sait sa trahison puisqu'il la prédit, mais ne renvoie pas Judas et le laisse partager le repas alors même que le crime capital est déjà prémédité: la trahison de Jésus qui conduira au  meurtre de Dieu. Il en va de même de Pierre, dont il connaît aussi la trahison prochaine, communément dénommée le reniement de Saint Pierre. Pendant le partage eucharistique, Jésus prédit la trahison de ces deux hommes, et leur distribue cependant ce qu’il désigne comme son « corps » et son « sang », le pain et le vin consacrés.

 

Jésus n’exclut de la communion ni celui dont il sait qu’il va le livrer à un ennemi qui le mettra à mort, ni celui qui pour sauver sa peau niera être de ses amis (Pierre). Il leur donne le pain et le vin comme aux autres alors qu’il connaît leur trahison, dont il leur parle clairement d’ailleurs. La tradition chrétienne désignera par la site Judas comme le criminel suprême.

 

Le refus de communion : un acte politique, l’exercice d’un pouvoir

 

Ma question: comment peut-on empêcher, au sein de l'Eglise qui se dit de Jésus,  un homme quelconque, quoi que ce soit qu'il fasse, ait fait ou projette de faire, de communier alors qu'il en manifeste le désir, alors que Dieu même s'est partagé avec celui qui préméditait de le trahir, une trahison dont Judas devait savoir qu’elle conduirait à l’exécution de son ami?

 

L’Eglise catholique refuse aujourd’hui la participation au partage eucharistique à des gens dont le seul crime est de s’aimer : des divorcés remariés, des gays, des lesbiennes. On conviendra que le crime d’amour, si tant est que crime il y a, est moindre que le crime de haute trahison.

 

Bien sûr, sur un plan purement légaliste, l’Eglise catholique peut en matière éthique faire quasiment ce qu’elle veut au sein de son institution : l’Etat ne viendra pas se mêler de la manière dont elle organise son fonctionnement, comment elle organise ses sacrements età qui elle les distribue. Mais, sur le plan de la réflexion théologique,  utiliser le pain et le vin comme une arme politique semble cependant contraire au symbolisme de la Communion.

 

Et c’est pourtant ce qui semble se produire. On voit souvent la hiérarchie de cette église utiliser le refus de communion comme une arme politique : ainsi des évêques menacent-ils de refus de communion des hommes politiques qui se préparent à voter des lois contraires à son enseignement : lois sur la contraception, sur l’avortement, sur la recherche scientifique (cellules souches), sur le partenariat civil, sur le mariage des personnes du même sexe. Un exemple récent est l’interdiction de s’approcher de la sainte table qu’a notifiée l’évêque de Rhode Island (USA), Thomas Tobin, au parlementaire Patrick Kennedy pour avoir voté des lois autorisant l’avortement.

Elle s'en sert aussi pour essayer de contrôler et de canaliser la sexualité des hommes et des femmes qui se soumettent  à son magistère. On le voit dans l'exemple hollandais qui se trouve aujourd'hui sous les feux de l'actualité.

 

L’Eglise n’est pas monolithique : les prêtres de l’accueil

 

La pratique pastorale peut être tout autre et certains prêtres catholiques ont un sens de l’accueil et du dialogue fort différent des ukases promulgués par leur hiérarchie. Ainsi, en Belgique, le prêtre Germain Dufour a-t-il récemment béni dans une église liégeoise un couple gay qui venait de se marier au civil. 

  

D’autres prêtres, comme le jésuite José Davin, proposent l’accompagnement des personnes homosexuelles catholiques et de leurs familles. On peut approcher sa réflexion sur l’accompagnement chrétien des personnes homosexuelles dans un texte en ligne : voir par exemple son texte Tenir sa place sous le regard bienveillant de Dieu dans lequel il présente l'homosexualité comme un don de Dieu parmi d'autres. Le Père Davin organise ce dimanche 7 mars, une journée destinée aux personnes homosexuelles au Centre jésuite de la Pairelle (Belgique). Plus d'infos: cliquer ici.

 

Réflexions d'un jésuite

 

José Davin, à qui j’ai fait part de mes réflexions,  a bien voulu formuler son avis sur la question du refus de communion. Voici ce qu’il m’en écrit hier. A noter que le texte du Père Davin est au départ la réponse à un courriel, des textes écrits d'une traite et dont il dit qu'ils "mériteraient réflexion, mais disent l'essentiel de ce qu'il pense et vit." Je prends la précaution intellectuelle de signaler ce contexte afin qu'on ne prenne pas ces textes spontanés pour une communication théologique définitive.

 

1.    Pour la communion au gays/lesbiennes 

 

Depuis 7 ans, ils peuvent communier à la messe que je célèbre à la fin des Journées pour eux, leurs familles/amis, au  Centre jésuite La Pairelle. C'est le cas ce dimanche 7 mars (Tél. 081 468111)

Le critère est simple : que chacun, en conscience, se détermine si, chrétien, il souhaite vivre en communion avec le Christ qui vient vers nous, hétéros ou homos, non pour nous récompenser, pais par amitié, pour nous soutenir.

Quant à qualifier les actes homosexuels de "péchés", personne dans l'Église ne peut effectuer ce jugement à la place d'un autre. Sur la continence sexuelle des couples homosexuels, je renvoie à mon livre "Gays et lesbiennes" (St-Augustin), qui indique simplement ce choix comme possible pour certains, mais sans aucun jugement, après avoir évoqué le bienfait de la vie de leur couple que je bénis volontiers (le livre en parle aussi).

Dans un autre livre "A quand ce concile ?", nous disons à propos de cette continence "Est-ce possible, réalité, évangélique ?" avant d'écrire que le Christ parle plutôt de chemins d'amour que de défenses et de tabous.

 

2.    Sur la communion de Judas

 

Depuis longtemps, je pense que notre liberté est grande et telle que Dieu n'en connaît pas le déroulement. Il ignore donc notre futur. Et Jésus, devenu vraiment un des nôtres, ignorait ce futur, tout en devinant que Judas, habitué à voler dans la bourse commune, complotait. Les évangélistes, 30 ans après, ont écrit que Jésus avait tout deviné de son manège !

Quoi qu'il en fut, Jésus  n'a pas  condamné cet homme et a continué à se donner à lui (par la communion), comme il l'a fait pendant près de 3 ans.

Je suis persuadé que tu ne compares en rien les gays et les lesbiennes chrétiens à des Judas, mais que tu fais un rapprochement avec la situation déplorable d'une Église qui leur refuse la communion. S'il y a scandale public permanent de la part d'un chrétien (assassin, pédophile, drogué grave, etc ), on comprend que le prêtre en délibère avec ses fidèles pour leur dire surtout ceci "Abstenez-vous de juger les autres. Ils ont leur conscience pour se situer eux-mêmes face à la bonté de Dieu".

Quant à l'homosexualité, tout curé devrait en parler positivement afin que chaque  couple homo ne soit gêné à la messe et communie en paix.

Aucun des centaines d'homos que je fréquente n'est en situation, à mes yeux, de scandale public, suite à son homosexualité, qu'il vive en couple ou non. Je n'ai d'ailleurs à juger la conscience de personne, même si je peux juger des actes indépendamment des personnes. De plus, les actes sexuels des couples homos me semblent la conséquence logique et naturelle des sentiments amoureux qu'ils éprouvent et dont j'admire la qualité chez beaucoup. Il y a lieu de mieux situer les paroles bibliques à ce sujet (cf le même livre).

 

Les témoins choisis pour la Journée de ce dimanche 7 mars sont des hommes et femmes vivant en couple.

 

Informations sur la journée du 7 mars : cliquer ici

 

José Davin est coauteur d'un ouvrage intitulé A quand ce concile?

 

 

 

26/02/2010

Tempête dans un bénitier hollandais (Suite)

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Suite du post Feuilleton catholique aux Pays-Bas: le refus d'eucharistie à un gay se transforme en bombe arc-en-ciel. (Pour comprendre ce qui suit, merci de lire d'abord le post précédent)

L'appel à manifester  de la Présidente du PvdA (Parti des Travailleurs), Lilianne Ploumen,  a entraîné la réaction attendue du parti de l'Union Chrétienne (Christen Unie) qui a demandé, par la voix de son chef de groupe Arie Slob, qu'on laisse le politique en dehors de l'église. Il considère qu'il s'agit d'une ingérence inappropriée et provocatrice extrême dans les affaires de l'Eglise. Arie Slob accepterait que Madame Ploumen ait un avis à donner en tant que catholique pratiquante qui souhaiterait que les choses changent dans son église, mais sans qu'elle use de son influence politique pour autant. Encore faudrait-il, pour cette dernière remarque, que l'Eglise catholique ait des pratiques démocratiques.

On pourrait suivre la Christen Unie si l'Eglise pratiquait elle-même la non-ingérence dans les affaires de l'Etat et donc dans celles des ciitoyens. Mais, au nom d'une prétendue loi naturelle et divine, c'est tout le contraire que l'on constate. L'Eglise intervient de manière systématique dans les affaires des états en poussant des cris d'orfraie à chaque fois qu'une avancée est faite en matière  de non discrimination, de protection ou d'égalité des droits en faveur des personnes homosexuelles. Et quand elle en a les moyens, l'Eglise en appelle à des manifestations massives, comme on l'a vu récemment au Portugal, et plus encore en Espagne. L'environnement ecclésial est manifestement prêt à en découdre sur la question homosexuelle, et ce partout dans le monde.

On pourrait suivre la Christen Unie si l'Eglise n'essayait pas de se soustraire aux lois des Etats. Je pense notamment  ici aux affaires de pédophilie pour lesquelles elle ne s'excuse qu'une fois le pot aux roses découvert (Irlande, Allemagne, Canada, USA, etc.), sans pour autant s'attaquer au coeur même du problème, sa conception et sa gestion aberrantes  de la sexualité des prêtres qui la servent.

Autre réaction au sein du Parti socialiste brabançon: le politicien socialiste brabançon, Ron van Zeeland, a lui aussi signalé qu'il serait présent à la messe de dimanche à la cathédrale Saint-Jean de  Den Bosch. Il souhaite ainsi, après en avoir longuement hésité parce qu'il ne se considère plus comme catholique,  marquer clairement son désaccord avec l'attitude intolérante de l'église catholique à l'encontre des homosexuels. Il remarque que lorsqu'un iman musulman estime qu'il faut tuer les homosexuels en les jetant la tête la première du haut d'une montagne, le monde politique est unanime pour condamner le propos. Il estime qu'il ne faut pas sous-estimer les déclarations des prêtres et des évêques catholiques. Des politiciens se réfèrent volontiers aux racines judéo-chrétiennes de la civilisation européenne, mais on voit la dangerosité de cette référence. Ron van Zeeland remarque que si tous les êtres humains sont égaux, certains le sont plus que d'autres. Il s'inquiète vivement de l'influence exercée par les positions de l'église catholique, notamment auprès des jeunes qui peuvent y entendre une incitation à la violence homophobe.

Rencontre des organisations LGBT avec l'évêque Hurkmans

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Enfin, l'évêque de Den Bosch, Mgr Hurkmans, a reçu ce matin des responsables des associations gays et lesbiennes hollandaises ainsi que le rédacteur en chef du Gay Krant, qui avaient l'intention de l'interroger et de le confronter sur l'attitude de l'église catholique-romaine à l'égard des homosexuels pratiquants (tant la religion que leur sexualité). La réunion s'est soldée sur un échec.

L'évêque, qui a cependant admis percevoir la douleur des homosexuels catholiques, a répété que l'eucharistie ne pouvait être donnée aux gays et aux lesbiennes qui ont une sexualité active. Pas plus d'ailleurs qu'aux divorcés remariés. Il a de plus signalé quà l'avenir, l'église catholique se montrerait nettement plus stricte dans l'application de ses règlements.

L'évêque Hurkmans a encore ajouté que l'église catholique ne veut plus proposer une foi "populaire", c'est-à-dire une foi à laquelle les gens s'affilient automatiquement par la naissance. Si ce sont bien là ses paroles, je considérerais cela comme un point positif et espère que son église en tirera la conséquence logique: l'arrêt du baptême pratiqué sur de jeunes enfants.

L'évêque n'a pas voulu s'avancer sur la question de la distribution de la communion à la messe de dimanche prochain à la cathédrale Saint-Jean. Les organisations gays et lesbiennes, fort déçues de l'entretien, ont par contre renouvelé l'appel à la manifestation.

Apparitions de l'archange Raphaël au curé de Reusel

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                                 Un élément supplémentaire et fort surprenant vient s'ajouter à cette saga dont on se rappellera qu'elle a commencé par un refus de communion au Prince Carnaval de Reusel. Le curé de Reusel, qui est à l'origine de toute cette affaire, aurait à diverses reprises reçu communication de messages de l'Archange Gabriel...celui-là même qui selon la Bible a guéri Tobie de sa cécité et l'a accompagné dans son voyage. Voila qui devrait nous ouvrir les yeux... L' information a été divulguée ce matin par le magazine Trouw sur son site en ligne. On y lit que le Père Luc Buyens n'est  pas seulement le curé de Reusel, il est aussi le guide spirituel d'un groupe de fidèles catholiques qui se réunit tous les lundis pour prier l'Archange Raphaël, qui est apparu à l'un d'entre eux: l'Archange serait en effet apparu dans le jardin d'un menuisier de Haaksbergen, Wim Holtschlag, entre 1984 et 1996. D'où les réunions de prière.

Monsieur Holtschlag a confié à Trouw qu'il a reçu des messages de l'Archange qui lui aurait annoncé que si les hommes ne respectent pas la volonté de Dieu, ils doivent s'attendre à être punis. L'Archange ne semble pas être entré dans les détails, mais aurait évoqué nommément l'avortement, l'inceste, l'euthanasie et...l'"homophilie" (sic).

Ainsi, si le curé de Reusel a refusé la communion au Prince Carnaval, c'est surtout parce que l'Archange Raphaël lui en aurait intimé l'ordre.

Ceci explique beaucoup.

nd de tous les peuples

Des journalistes hollandais se sont intéressés de plus prêt à ce curé qui pour le moins semble un peu crédule et ont découvert qu'il n'en est pas à son coup d'essai. Ainsi, le journal sud hollandais BN DeStem révèle-t-il dans un article intitulé Le curé de Sodome et Gomorrhe que Luc Buyens est un véritable amateur d'apparitions. Il y a quelques années, il s'était rapproché d'une voyante, Agatha Molki Van der Palen, originaire de Nouvelle-Guinée et vivant à Valkenwaard près de Eindhoven,   qui prétendait recevoir la visite fréquente de la Vierge Marie, depuis 1998. La Vierge se serait présentée comme Notre-Dame de tous les Peuples, en larmes, avec ce message : « Tu dois dire partout que les gens doivent en finir avec les avortements ». « Les gens ne veulent pas entendre et ne veulent pas arrêter de faire des avortements ».  En finir avec les avortements, prier, y compris devant les cliniques d'avortement, faire pénitence et répandre son mot d'ordre. La Vierge apparaissait accompagnée de l'Archange Raphaël, parfois de Padre Pio, de Saint-Joseph ou de Jésus. L'Archange Raphaël lui apparut à date régulière, le 25 de chaque mois. Agatha Molki est décédée en 2002. Et le Père Buyens d'obéir à la Vierge et de venir prier devant les cliniques où l'on pratique l'avortement.

A noter que l'évêque Hurkmans avait à l'époque ordonné aux prêtres de son diocèse de se distancier de la voyante et de ses propos.

On le voit , l'Archange Raphaël apparaît comme un fil rouge sur le parcours du curé justicier de Reusel.

Cela explique plus encore.

(A suivre)

Sources: plusieurs articles du Gay Krant  Nederland, Trouw, BN DeStem

Mise à jour du 27 février

Lors de la célébration eucharistique de ce dimanche en  la cathédrale Sint-Jan, la communion ne sera pas distribuée, a fait savoir un porte-parole de l'évêché. L'évêque en appelle au respect pour le service religieux catholique, tout en regrettant que la messe soit utilisée dans un but détourné. "Personne n'est exclu de la participation à la célébration. Mais il est demandé de participer avec respect à la célébration."

Source: Telegraaf en ligne

 

25/02/2010

Tempête dans un bénitier hollandais: un feuilleton catholique aux Pays-Bas. Le refus d'eucharistie à un gay se transforme en bombe arc-en-ciel

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La tradition de la désignation d'un Prince Carnaval est bien sûr allemande mais elle touche aussi certaines provinces limitrophes de Belgique et des Pays-Bas. Le Prince Carnaval préside aux réjouissances et aux festivités qui marquent la fin de l'hiver. Il s'agit d'une dignité recherchée. On n'y élit que des personnalités très populaires dans leurs communautés.

C'est ainsi que dans le Sud de la Hollande, la petite ville brabançonne de Reusel a élu à la dignité carnavalesque Gijs Vermeulen (photo), un jeune homme de 24 ans qui se trouve être à la fois homosexuel déclaré et catholique pratiquant. La tolérance hollandaise n'est pas à souligner et c'est tout normalement que le jeune homme, barman de son état, avait mis l’accent sur sa relation avec son compagnon de vie dans la revue officielle du carnaval 2010, affichant la photo de son  ami, avec qui il vit depuis 5 ans et  qui  fait partie de sa suite « princière ».

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La tradition du pays veut aussi  que pendant la période du Carnaval une messe soit célébrée à laquelle assistent tous les participants officiels et pendant laquelle le Prince Carnaval lit un texte aux fidèles. Avant cette célébration, le curé de la paroisse, l'abbé Luc Buyens, très inquiet du respect du droit canon,  a appelé le Prince Carnaval pour lui signaler qu' en raison de son style de vie homosexuel ouvertement revendiqué il ne pouvait s'approcher de la Sainte Table pour y communier.  Le curé, pris entre le fer (l'enfer?) du droit canon et l'enclume de la tradition, a ajouté qu’il lui donnerait simplement une bénédiction (une petite croix tracée sur le front) lorsqu’il s’approcherait de la Sainte Table le premier, comme c’est aussi l’usage. Le Prince élu protesta pendant une demi heure au bout du fil, mais le prêtre refusa de revenir sur sa décision.

Gijs Vermeulen s’est vivement plaint de son curé. Ne voulant pas  gâcher la fête , il a assisté à la messe et fait la lecture prévue, mais ne s’est pas déplacé pour recevoir la bénédiction du prêtre. Mais dès après les festivités, le jeune homme s'est publiquement plaint de ce qu'il considère comme une brimade en raison de son orientation sexuelle. « Cette histoire ne me fait pas rire du tout. J’ai été élevé en catholique, j’ai été baptisé et j’ai été confirmé. Mon grand-père et ma grand-mère trouvent l’affaire épouvantable », a-t-il déclaré, ajoutant que après son entretien avec le conseil paroissial « on verrait bientôt la queue de cette  petite souris » (une expression néerlandaise pour exprimer que cette petite affaire finirait par faire grand bruit).

Le conflit s'élargit

Et l'affaire a effectivement fait grand bruit tant dans la presse néerlandaise que dans les milieux associatifs LGBT hollandais. L'évêché a dû intervenir pour rappeler les positions de l'église catholique: les homosexuels sont les bienvenus dans l'église et sont admis à la communion seulement s'ils sont repentants et ne pratiquent pas d'actes homosexuels; l'église catholique ne juge pas les personnes homosexuelles, qu'elle respecte, mais les actes. Divorcés et homosexuels sont accueillis mais invités à s'abstenir de participer à la communion.

Les associations homosexuelles se sont alors mobilisées et ont appelé à la manifestation et à la participation massive aux messes du dimanche de l'abbé Buyens, et ce pendant plusieurs semaines. Voici leur communiqué: "Ensemble nous pouvons soutenir une position claire: les homosexuels croyants doivent être pris en compte comme des membres à part entière de l'église. les prêtres ne peuvent leur refuser les sacrements. Il s'agit là d'une discrimination pure qui n'est plus de notre époque."

Dimanche passé, le curé de Reusel, d'accord avec son évêché, a refusé de distribuer la communion à l'ensemble des fidèles qui assistaient à l'eucharistie. La mobilisation des homosexuels avait en effet conduit le curé à consulter son évêque, Mgr Hurkmans de 's Hertogenbosch (Bois-le-Duc), et à décider ne pas distribuer la communion pour éviter péchés et sacrilèges. Les militants présents arboraient un triangle rose apposé sur leurs vêtements.

Suite au refus de communion,  un catholique gay de la paroisse voisine de Cuijk dans le Brabant, Robert Cooijmans, a porté officiellement plainte  contre le curé de la paroisse de Reusel. Le jeune homme accuse le P. Luc Buyens de « discrimination », affirmant que son propre curé ne lui a jamais refusé la Sainte Hostie.

La police de Cuijk a confirmé le dépôt de plainte. Une autre action en justice est attendue de la part d'un deuxième activiste gay qui avait fait le voyage de Reusel et qui avait été expulsé de l'église paroissiale après avoir tenté de s'emparer du micro : Christian Ouwens, 31 ans, est catholique et étudiant en théologie. Il soutient que le refus de la communion dans son cas ne repose sur aucune loi de l'Eglise, surtout pas le canon 915 qui prévoit celui-ci  pour ceux qui s'obstinent dans un grave péché public. Dans le doute, affirme-t-il, la communion doit être donnée, le « salut de l'âme de la personne constituant la plus haute loi de l'Eglise ».

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En attendant les militants gays et lesbiennes ont prévu une autre action : l'assistance massive à l'une des messes qui seront célébrées dimanche prochain en la cathédrale Saint-Jean de Den Bosch.

Le site de l'évêché rappelle pour sa part que l'Eglise ne refuse pas systématiquement la communion aux homosexuels.  Voici le communiqué publié sur le site de l'évêché :

« L'évêché de 's Hertogenbosch a conseillé au P. Buyens, curé de Reusel, de ne pas distribuer la sainte communion lors de la messe de dimanche dernier, parce que la célébration de "l'Eucharistie n'est pas le lieu adéquat pour une action de protestation." Les évêques des Pays-Bas ont demandé de manière répétée aux prêtres d'entourer le sacrement de l'Eucharistie du plus grand respect.

L'évêché signale que les personnes ayant des tendances homosexuelles ne sont pas exclus par définition de la réception de la sainte communion. L'évêché sollicite le respect des convictions de l'Eglise catholique romaine selon lesquelles les personnes qui pratiquent l'homosexualité s'abstiennent de recevoir la sainte communion.

Le P. Buyens a eu par deux fois une conversation pastorale, pendant la période du carnaval, avec le Prince Carnaval de Reusel, et lui a demandé de s'abstenir de s'approcher de la communion. Pendant la messe, le prince est reste assis à sa place.

L'évêché est prêt à répondre à la demande d'entretien formulée par le journalist du Gay Krant Henk Krol lors duquel celui-ci souhaite créer une forme de compréhension mutuelle. Dimanche dernier, plusieurs hommes et femmes homosexuels, parmi lesquels Krol, étaient présents à Reusel. »

Le politique s'en mêle

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La prochaine action de protestation est donc prévue  dimanche prochain à la cathédrale Saint Jean de Den Bosch, à la messe de 10 heures. Les participants à l'action de protestation sont invités à se réunir à partir de 9H15 au café De Hart van Brabant, situé juste en face de la cathédrale.

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La présidente du PvdA [le parti des travailleurs, ce parti qui vient de quitter le gouvernement hollandais, entraînant sa chute], Lilianne Ploumen, sera présente à cette messe et a appelé à une mobilisation massive. Elle demande notamment aux hétérosexuels de se montrer solidaires en venant protester dans la capitale du Brabant dimanche prochain. "Ce qui se passe ici est si dépassé, si médiéval, que j'espère que la cathédrale Saint-Jean sera peine à craquer dimanche", a-t-elle déclaré." Comme d'aures, elle arborera dimanche un triangle rose portant l'inscription Jésus n'exclut personne (Jesus sluit niemand uit).

(A suivre)

Sources: toute la presse hollandaise, et surtout l'ensemble des articles que le Gay Krant y a consacrés. Voir le dernier d'entre eux, qui reprend tous les liens précédents. Voir aussi le site de l'évêché de Den Bosch.

Videos

Pour ceux qui pratiquent le néerlandais, voici deux vidéos qui présentent divers épisodes de ce feuilleton cathogay. Et pour les autres, les images parlent souvent d'elles-mêmes si vous avez lu le texte qui précède. La première présente une interview de responsables des fêtes carnavalesques et du curé de Reusel. La seconde présente le point de vue de militants gays venus assister à la messe de dimanche passé.

 

21/02/2010

Elections aux Pays-Bas: le programme LGBT

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Le gouvernement Balkenende IV vient de tomber sur la question de la présence de troupes hollandaises en Afghanistan, dernier avatar des conflits incessants qui opposaient le centre-droit chrétien du Premier Ministre et la gauche du Parti des travailleurs (PvdA/ Partij van de Arbeiders).

Dans un premier temps, c'est une mauvaise nouvelle pour les droits des personnes gays et lesbiennes: le Ministre PvdA Plasterk ne pourra plus mettre en place les mesures d'émancipation des personnes LGBT qu'il avait programmées puisque le PvdA a quitté un gouvernement dont les partenaires ne respectaient plus l'accord gouvernemental; de même la question de l'homosexualité des maîtres et des élèves à l'école ne pourra plus être traitée comme elle devait l'être. On imagine bien que dans un gouvernement en affaires courantes, ces sujets qui fâchent les politiciens chrétiens retourneront au placard.

Le journal LGBT Gay Krant a tout de suite réagi à l'annonce de la chute du gouvernement en formulant les exigences des gays et des lesbiennes néerlandais. Que doit exiger le mouvement homosexuel hollandais? Le journal en appelle à ses lecteurs sur cette question, mais énonce déjà ce qu'il lui semble faire unanimité parmi son public LGBT:

  • lutter efficacement et avec force contre les violences homophobes

  • inclure l'explication de l'homosexualité dans les programmes obligatoires des écoles.

  • en finir avec la tolérance pour les fonctionnaires qui refusent d'appliquer les lois néeerlandaises sur l'homosexualité (le mariage par exemple) sur base de leurs convictions propres.

  • améliorer la position légale de la co-maman (relations lesbiennes)

  • le gouvernement doit s'engager à s'efforcer de faire reconnaître les mariages célébrés aux Pays-Bas dans les pays étrangers.

  • L'interdiction de la discrimination en raison de l'orientation sexuelle doit être explicitement inscrite dans l'article 1 de la Constitution des pays-Bas

  • etc.

Les gays et les lesbiennes hollandais étudieront bien sûr avec une attention toute particulière les programmes des différents partis au regard de ces exigences.