15.10.2009

Les graffitis du tombeau d'Oscar Wilde au Père Lachaise à Paris

paris sept oct 2009 109

paris sept oct 2009 114

paris sept oct 2009 115

paris sept oct 2009 118

paris sept oct 2009 113

paris sept oct 2009 118

paris sept oct 2009 123

paris sept oct 2009 116

paris sept oct 2009 124

paris sept oct 2009 117

Pour m'avoir enseigné à mordre la vie. Merci.

paris sept oct 2009 119

L'unique manière de se libérer d'une tentation est d'y céder

paris sept oct 2009 120

paris sept oct 2009 122Je ferais exploser le soleil pour ouvrir cette porte et pouvoir te parler [...]

paris sept oct 2009 127

07:00 Publié dans Littérature | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : paris, pere lachaise, graffiti, tombe, cimetiere, osacr wilde, tombeau d oscar wilde | | |  Facebook |

14.10.2009

La tombe d'Oscar Wilde au cimetière du Père Lachaise à Paris: la tombe

paris sept oct 2009 110

La tombe d'Oscar Wilde (1854-1910), objet de scandale et d'admiration, est l'oeuvre du sculpteur expressionniste britannique Jacobs Epstein(1880-1959). Elle est classée monument historique. Elle est surmontée d'un sphinx ailé et nu, qui serait la représentation du poète.

paris sept oct 2009 111

Au-delà de la mort,  Wilde fait encore scandale, puisque des mains prétendûment pieuses ont amputé son monument funéraire, castrant le sphinx, peu après son inauguration qui provoqua un scandale par son caractère pour l'époque osé. Il fut recouvert d'une bâche jusqu'à 1914.

paris sept oct 2009 112

Objet d'admiration, le tombeau se couvrit de graffitis, fut restauré et entouré d'une barrière, mais rien ne parvint à arrêter le fanatisme fervent des admirateurs. La barrière fut ôtée et le tombeau continua de recevoir les marques de rouge à lèvres des baisers et les inscriptions généralement reconnaissantes. 

paris sept oct 2009 116 

Un quatrain  extrait de la Ballade de la geôle de Reading est gravé sur la tombe:

And alien tears will fill for him
Pity’s long broken urn
For his mourners will be outcast men
And outcasts always mourn.

paris sept oct 2009 130

Si Oscar Wilden fut et reste est un sphinx, il aborda lui-même l'animal mythique dans un poème éponyme. En voici un extrait, avec sa traduction. Dans le poème le sphinx est une sphinge. En considérant la sculpture qui orne la tombe de Wilde, on peut d'ailleurs se demander si elle n'est pas quelque peu androgyne.

paris sept oct 2009 128

The sphinx

In a dim corner of my room for longer than my fancy thinks 

A beautiful and silent Sphinx has watched me through the shifting gloom. 

                              

Inviolate and immobile she does not rise she does not stir 

For silver moons are naught to her and naught to her the suns that reel. 

                              

Red follows grey across the air the waves of moonlight ebb and flow 

But with the dawn she does not go and in the night-time she is there. 

                               

Dawn follows dawn and nights grow old and all the while this curious cat 

Lies couching on the Chinese mat with eyes of satin rimmed with gold. 

                         

Upon the mat she lies and leers and on the tawny throat of her 

Flutters the soft and silky fur or ripples to her pointed ears. 

                           

Come forth my lovely seneschal ! so somnolent, so statuesque ! 

Come forth you exquisite grotesque ! half woman and half animal ! 

                           

Come forth my lovely languorous Sphinx ! and put your head upon my knee ! 

And let me stroke your throat and see your body spotted like the lynx ! 

                                 

And let me touch those curving claws of yellow ivory and grasp 

The tail that like a monstrous asp coils round your heavy velvet paws !

Le sphinx

 

Dans un coin sombre de ma chambre depuis plus longtemps que je l’imagine

Une belle Sphinge silencieuse m’observe dans la pénombre mouvante.

                                             

Immobile et inviolée elle ne se lève ni ne bouge

Car les lunes d’argent ne sont rien pour elles et rien pour elle les soleils qui tournent.

                        

Dans l’air le rouge succède au rouge, les vagues du clair de lune fluent et fluent

Mais à l’aube elle ne part pas et quand la nuit tombe elle est là.

                           

L’Aube succède à l’Aube et les Nuits vieillissent et tout le temps ce curieux chat

Reste accroupi sur la natte chinoise, ses yeux de satin ourlés d’or.

                           

Couchée sur la natte, elle lorgne et sur sa gorge fauve

Frémit la fourrure dont les soies ondulent jusqu’à la pointe des  oreilles.

                         

Viens mon beau sénéchal ! Si somnolent, si sculptural !

Viens, grotesque si exquise ! Mi-femme, mi-bête !

                              

Viens ma belle Sphinge langoureuse ! Pose la tête sur mon genou !

Et laisse-moi caresser ta gorge et voir ton corps tavelé de lynx !

                     

Et laisse moi toucher ces griffes courbes d’ivoire jaune et saisir

La queue qui comme un monstrueux Aspic s’enroule autour des grosses pattes de velours ! 

 

Crédit des photos: Luclebelge

Le texte complet original de The Sphinx peut se lire en cliquant ici

07:45 Publié dans Littérature | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : osacr wilde, wilde, pere lachaise, cimetiere, tombe, tombeau, paris | | |  Facebook |