03.03.2010
Le Ministre belge des Affaires étrangères réaffirme l'universalité des droits de l'Homme - des LGBT et des femmes
ONU GENEVE 01/03 (BELGA, extraits)

Le Ministre belge des Affaires étrangères, Steven Vanackere, a réaffirmé lundi à Genève l'universalité des droits de l'Homme, assurant qu'ils étaient "indivisibles et communs à toutes les régions et cultures au monde", quelles que soient aussi les religions.
"La Déclaration universelle des droits de l'Homme est le texte le plus traduit au monde. C'est notre responsabilité commune de mettre ces droits en oeuvre, tant sur le plan multilatéral, régional que national", a-t-il déclaré à l'ouverture de la 13ème session plénière du Conseil des droits de l'Homme de l'ONU, un organe qui examine notamment périodiquement la situation des droits de l'homme dans chacun des 192 États membres des Nations Unies.
La Haut Commissaire aux Droits de l'Homme, la Sud-Africaine Navathem Pillay, a pour sa part précisé ses objectifs pour les deux prochaines années, plaçant en tête la lutte contre la discrimination, particulièrement raciale, sur la base des sexes ou de la religion et contre "ceux qui sont marginalisés".
M. Vanackere assuré le Conseil de l'engagement de la Belgique "à lutter contre toutes les discriminations, sous quelque forme que ce soit (…) Le chef de la diplomatie belge a toutefois mis en garde contre des "reculs" en matière de droits de l'Homme, qualifiant de préoccupante" la tendance dans certains pays à criminaliser l'orientation sexuelle.
Plusieurs Etats africains - le Burundi, l'Ouganda, le Malawi, le Rwanda ou le Sénégal -, mais aussi asiatiques ont récemment durci leur législation relative à l'homosexualité. Le Malawi compte ainsi arrêter plusieurs personnalités homosexuelles, dont des députés de ce petit pays conservateur d'Afrique australe, et les inculper pour"relation charnelle contre nature".
M. Vanackere a également insisté sur une autre priorité de la politique étrangère belge: le genre et les droits des femmes, alors que la communauté internationale va fêter en 2010 le dixième anniversaire de la résolution 1325 du Conseil de sécurité sur les femmes, la paix et la sécurité. (...)
Plus d'infos et divers articles de presse sur le site du Ministre.
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17.01.2010
Ouganda: Pillay appelle à ne pas adopter une loi discriminatoire sur l'homosexualité
Un article paru le 15 Janvier 2010 sur le site AllAfrica.com
Organisation des Nations Unies (New York)
La Haut commissaire des Nations Unies pour les droits de l'homme, Navi Pillay, a appelé vendredi le gouvernement de l'Ouganda à intervenir pour éviter que soit présenté au Parlement un projet de loi sur l'homosexualité qui propose la prison à vie, et dans certains cas la peine de mort, aux homosexuels.
Selon elle, ce texte « brutalement discriminatoire viole clairement les standards internationaux en matière de droits de l'homme » et « menace de porter atteinte à la réputation du pays sur la scène internationale. »
Ce projet de loi, appelé « Loi anti-homosexualité », a été déposé par un membre du Parlement et serait soutenu par un certain nombre de ces collègues. Il veut interdire toute forme de relations sexuelles entre personnes du même sexe, ainsi que la promotion ou la reconnaissance des relations homosexuelles comme un mode de vie sain et acceptable dans les institutions publiques, selon un communiqué du Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH).
Mme Pillay a salué les récentes déclarations du Président ougandais et d'autres hauts responsables du gouvernement, indiquant que les autorités pourraient intervenir pour empêcher que ce projet de loi ne soit adopté. Elle a aussi appelé le gouvernement à « commencer le processus d'abrogation des lois ougandaises actuelles qui criminalisent l'homosexualité, même si les châtiments sont moins sévères » que ceux prévus dans le projet de loi.
« Ce projet de loi propose des châtiments sévères pour les personnes présumées lesbiennes, gays, bisexuelles ou transgenres, à savoir la prison à vie, ou, dans certains cas, la peine de mort », a souligné Mme Pillay. « Il est exceptionnel de voir une telle législation proposée plus de 60 ans après que l'adoption de la Déclaration universelle des droits de l'homme, et ensuite de plusieurs autres lois et normes internationales, ont indiqué clairement que ce type de discrimination est inacceptable ».
Le projet de loi inclut aussi une disposition qui pourrait conduire à une condamnation à trois ans de prison pour quiconque n'a pas signalé dans les 24 heures les identités des lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres qu'il ou elle connaît, dont les membres de sa propre famille, ou qui soutient ouvertement les droits humains des homosexuels.
Source: AllAfrica.com
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29.12.2009
En Afrique, rien ne va plus pour les personnes LGBT, agissons !
Un communiqué du Centre LGBT de Paris
Paris, le 29 décembre 2009
Aujourd’hui, au Malawi 2 homosexuels qui organisaient une cérémonie symbolique de mariage ont été inculpés d’attentat à la pudeur. Dans ce pays, l’homosexualité est illégale et la sodomie est passible de 14 ans d’emprisonnement. Au Malawi, plus de 20% de la population homosexuelle serait porteuse du VIH.
Lors du réveillon de Noël, ce sont 24 homosexuels présumés qui ont été arrêtés par la police sénégalaise.
Le Rwanda et l’Ouganda ont révisé leur code pénal afin de criminaliser les relations entre personnes de même sexe. L’Ouganda a tenté d’adopter un texte instituant la peine de mort pour les homosexuels et les séropositifs, sous la pression internationale, les dispositions les plus extrêmes ont été retirées mais l’homosexualité reste criminalisée et un génocide est à craindre.
Les gays, lesbiennes et trans. dans de nombreux pays africains, vivent dans la clandestinité, sinon ils subissent violences et discriminations ; ils sont aussi très touchés par le VIH et tout ceci dans une relative indifférence internationale.
Les responsables des programmes d’éducation et de développement européens et mondiaux devraient aussi prendre en compte la situation des personnes LGBT, manifester leur indignation à les voir ainsi stigmatisés, les gouvernements africains auraient alors tout intérêt à adopter une législation contre les discriminations, à encourager les populations LGBT à vivre librement et à rejoindre les programmes de prévention contre le VIH.
Les ONG et les institutions nationales comme internationales doivent sans tarder exprimer leur préoccupation, la situation des personnes LGBT en Afrique, devient particulièrement alarmante.
La Déclaration conjointe de dépénalisation mondiale de l’homosexualité portée par la France devant l’ONU fin 2008 et signée par 66 des 192 pays membres de l’Assemblée ne doit pas rester lettre morte et les Principes de Jogjakarta doivent être adoptés et respectés dans le monde entier.
Pour le Centre LGBT Paris IDF,
Christine Le Doaré, présidente
Tél : 06 89 33 78 07
Centre Lesbien, Gai, Bi & Trans. de Paris et Ile-de-France • 63 rue Beaubourg 75003 Paris •
Accueil : 01 43 57 21 47 • Administration : 01 43 57 75 95 •
Site Internet : http://www.cglparis.org • Mail : contact@cglparis.org•
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14.12.2009
Aux Nations Unies, le Vatican s’oppose aux “discriminations injustes” contre les homosexuels
Un article publié sur YAGG.COM par Audrey Banegas le 14 décembre
Lors de la journée internationale des droits de l’Homme, jeudi 10 décembre, des représentants de plusieurs États et des associations de défense des droits humains et des droits LGBT ont organisé un événement aux Nations Unies sur le thème “Orientation sexuelle et violations des droits de l’homme”. Une rencontre pour dénoncer les abus en matière de droits humains fondés sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre.
La tolérance, les droits et libertés de tous, la proposition de loi ougandaise qui s’apprête à être votée… Autant de sujets au cœur de cette journée de débats qui réunissait, à l’Assemblée générale des Nations Unies, près de 200 représentants de plus de 50 pays, ainsi que 6 grandes associations internationales: Human Rights Watch, ILGA (International Lesbian, Gay, Bisexual, Transgender, and Intersex Association), Arc International, COC Netherlands, GATE (Global Advocates for Trans Equality) et IGLHCR (International Gay and Lesbian Human Rights Commission). Les citations de cet article sont pour la plupart extraites du communiqué inter-associatif.
La Suède organisait cette rencontre avec l’aide de l’Argentine, du Brésil, de la Croatie, de la France, des Pays-Bas et de la Norvège. Cet événement a également permis à des membres du Honduras, d’Inde, des Philippines et de Zambie, mais aussi d’Ouganda, de venir s’exprimer sur ces questions, en ce 61e anniversaire de l’adoption de la Déclaration universelle des droits de l’Homme.
“LE SAINT SIÈGE S’OPPOSE À TOUTES LES FORMES DE VIOLENCES ET DE DISCRIMINATIONS INJUSTES CONTRE LES HOMOSEXUELS…”
Lors de cette journée de débats, le Vatican s’est clairement et fermement exprimé sur ces sujets, faisant ainsi un grand pas en avant. Après avoir remercié les organisateurs de l’événement, le représentant du Vatican a tenu à lire une déclaration officielle pour condamner fermement la pénalisation des comportements homosexuels.
“Comme nous l’avions déjà indiqué l’année dernière lors d’un précédent débat à l’Assemblée générale, le Saint Siège continue de s’opposer à toutes les graves violations de droits humains à l’encontre des homosexuels, tels que l’usage de la peine de mort, de la torture et des autres punitions inhumaines et dégradantes. Le Saint Siège s’oppose à toutes les formes de violences et de discriminations injustes contre les homosexuels, incluant les législations discriminatoires qui s’attaquent à la dignité inhérente de la personne humaine”, a indiqué le représentant du Vatican, faisant référence à la proposition de loi en ce moment à l’étude en Ouganda.
“Le meurtre et les abus contre les homosexuels sont à condamner à tous les niveaux, particulièrement lorsque ces violences sont perpétrées par un État. Bien que les positions du Saint Siège sur l’orientation sexuelle restent bien connues, nous continuons d’appeler les États, et les individus, à respecter les droits de tous les êtres humains et à travailler pour promouvoir leur dignité et leur valeur inhérente”, a t-il conclu.
Un message important donc de la part du Vatican, qui a agréablement surpris les associations présentes. “Selon les défenseurs des droits humains d’Ouganda et du Honduras qui participaient au débat, ce positionnement du Vatican est extrêmement important pour combattre l’homophobie, qui est souvent inspirée dans de nombreux pays par les leaders religieux”, rapporte Scott Long, de HRW (lire aussi Opinions & Débats du 21 décembre 2008).
Mon commentaire
On ne peut que se réjouir des prises de position du Vatican. Au moins trace-t-il des limites à ne pas franchir, même s'il s'agit de limites extrêmes: tout être humain a une dignité inhérente que les états doivent promouvoir, il ne convient pas que les états mettent à mort ou discriminent les personnes homosexuelles.
L'ironie du propos vaticanesque tient dans le concept de la discrimination injuste. Cela suppose-t-il qu'il y ait des discriminations justes? Tout le porte à croire: c'est ce que sous-entend le membre de phrase: "bien que les positions du Vatican en matière d'orientation sexuelle soit bien connues..."
Le Vatican continue donc bel et bien à fonctionner à voile et à vapeur. Il souffle ici le chaud en proclamant tu ne tueras point ton frère homosexuel, et partout ailleurs le froid avec son tu ne permettras point à ton frère homosexuel de se pacser ou de se marier. Quant à ce dernier point, nous soupçonnons les évêques de tous les pays de disposer d'un vade-mecum argumentaire contre le mariage homosexuel, tant le ronron catholique se répète semblable à soi-même chaque fois qu'une avancée législative se présente dans un état.
En attendant, ne crachons pas dans la soupe des pauvres que nous tend charitablement le Vatican. Il est hélas trop influent pour la refuser.
21:35 Publié dans Religions, haines et tolérances | Lien permanent | Envoyer cette note
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02.10.2009
Vaticanerie: les prêtres pédophiles sont en fait des homosexuels éphébophiles
Réagissant à des critiques sur les nombreux scandales de pédophilie qui secouent l'église catholique, l'archevêque Silvano Tomasi, observateur permanent du Saint-Siège auprès des Nations Unies, a accumulé les énormités au sortir d'une réunion qui avait lieu à Genève ce 22 septembre.
L'archevêque exerçait en fait son droit de réponse après l’intervention de Keith Porteous Wood, représentant de l’Union internationale humaniste et éthique, qui l'aurait pris à partie sur le manque d’efforts de l’église catholique dans le recensement des cas d’abus commis par des prêtres pédophiles.
Il aurait commencé par déclarer que l'église catholique était en train de faire le grand nettoyage de sa propre maison , et que, si le problème est important au sein de cette église, il est identique sinon plus grand encore dans les autres églises.
Non content de s'en prendre aux autres églises et aux autres confessions, le représentant du Saint-Siège a encore ouvert un nouveau chapitre de l'histoire de la psychologie en déclarant que la plupart des prêtres incriminés dans des affaires de pédophilie ne sont pas des pédophiles, mais des homosexuels attirés par des jeunes gens adolescents.
"La plus grande partie du clergé catholique qui a commis ces actes n'est pas représentée par des pédophiles, mais plutôt par des homosexuels attirés par des adolescents de sexe masculin. De tous les prêtres impliqués dans ces abus, 80 à 90 pour cent appartenaient à cette orientation sexuelle minoritaire. Ces prêtres s'étaient engagés sexuellement avec des garçons adolescents âgés de 11 à 17 ans." Il aurait également ajouté que le nombre de prêtres "homosexuels éphébophiles" (selon la nouvelle AOC vaticanesque) ne dépasse pas les cinq pour cent de la totalité du clergé.
Tomasi se serait ensuite attaqué aux églises protestantes américaines dans les termes suivants: "La plus grande partie des églises américaines impliquées dans des affaires d'abus sexuels était protestante. En outre, ces abus sexuels sont habituels dans les communautés hébraïques. Les abus de ce types impliquent plus fréquemment des membres d'une même famille, des baby sitters, des amis, des parents, des voisins."
Sources: nombreux articles sur la toile en italien, en anglais et en espagnol, dont l'origine me paraît être un article du Guardian: Sex abuse rife in other religions, says Vatican. On trouvera un article payant en français sur le site de l'APIC (agence de presse internationale catholique).
Commentaire
Si ce type de prise de position n'émanait pas d'une des plus hautes autorités catholiques, elle ne serait que pénible et risible. Mais elle provient d'un homme qui a une éminente fonction de représentation du Vatican. La hiérarchie catholique empêtrée dans des scandales pédophiles extrêmement coûteux semble ici chercher des boucs émissaires d'abord en accusant les autres religions selon le principe que la meilleure défense c'est l'attaque; ensuite en pointant du doigt les homosexuels par un travestissement qui découle d'une casuistique extrêmement retorse: les prêtres pédophiles ne sont pas des pédophiles, mais des homosexuels éphébophiles. Une manière de détourner le problème en stigmatisant l'homosexualité masculine.
Ce n'est certes pas la première fois, loin s'en faut, que l'église catholique entretient la confusion entre homosexualité et pédophilie. On sait par ailleurs que le Vatican interdit aujourd'hui la prêtrise aux personnes homosexuelles, qui sont scannées dès l'entrée du séminaire.
Comme le disait François Villon en contemplant les cadavres des suppliciés dans l'épitaphe Villon: "Hommes ici n'a point de moquerie".
En effet. Face à de tels propos, ne restent que la consternation et la protestation, et la plus grande commisération pour les victimes des abus des prêtres pédophiles à qui il faut que justice soit rendue.
Et sans doute même aussi pour la misère morale et affective des prêtres abuseurs, dont la culpabilité, si elle est entière, n'est sans doute pas uniquement personnelle, mais aussi systémique. Ce que l'église catholique ne veut pas jusqu'ici reconnaître.
Mise à jour
Coïncidence malheureuse pour la casuistique abracadabresque de Mgr Silvano: au moment où celui-ci vient de sortir des homosexuels éphébophiles de son chapeau archépiscopal à houppes multiples , la police canadienne a découvert des photos à caractère pédophile infantile sur l'ordinateur portable d'un ancien évêque catholique canadien (Nouvelle-Ecosse) , Raymond Lahey, qui a présenté sa démission en catastrophe au pape et allait se constituer prisonnier. Lire l'article que le Monde en ligne y consacre.
Un évêque qui appartient aux dix à vingt pour cent restants? Le Vatican, soyons en sûr, ne commentera pas.
09:53 Publié dans Religions, haines et tolérances | Lien permanent | Envoyer cette note
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28.09.2009
Préoccupante déclaration du nouveau Président de l'ONU
Un communiqué du Centre LGBT de Paris
Paris, le 27 septembre 2009
Interviewé avant son premier discours à l’ONU, le nouveau Président a déclaré : “n’être personnellement pas en faveur” de la Déclaration de dépénalisation de l’homosexualité signée par 66 pays et lue par le représentant Argentin, le 18 décembre dernier.
Il a ajouté que « la Déclaration n’était pas acceptable pour la majorité du monde et que certains pays l’ont autorisée pensant faire preuve d’une sorte de démocratie ».
Que de tels propos puissent être tenus par le Président de l’Assemblée des Nations Unies est terriblement inquiétant.
Le Président de cette Assemblée se doit d’être le garant du caractère sacré et inaliénable des Droits Humains, de tous les Droits Humains sans exception aucune.
A l’évidence, Monsieur Treki considère que la protection des personnes LGBT et de leurs droits dans le monde entier, ne relève pas des Droits Humains.
Les représentants à l’ONU des pays qui ont signé la Déclaration de décembre dernier doivent sans tarder demander une explication au Président Treki.
Cette déclaration avait été portée par la France, en la personne de Rama Yade ; le gouvernement Français se doit d’être constant dans son engagement et de réagir sans tarder afin de réaffirmer la détermination des états à assurer la sécurité des personnes LGBT dans le monde.
Nos associations, aux côtés des associations internationales dont l’ILGA, y veilleront.
Christine Le Doaré
Présidente Centre LGBT Paris IdF
Centre Lesbien, Gai, Bi & Trans. de Paris et Ile-de-France • 63 rue Beaubourg 75003 Paris •
Accueil : 01 43 57 21 47 • Administration : 01 43 57 75 95 •
Site Internet : http://www.cglparis.org • Mail : contact@cglparis.org•
09:40 Publié dans Religions, haines et tolérances | Lien permanent | Envoyer cette note
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20.04.2009
Durban II: l'hypocrisie du Vatican sur la question des discriminations
La Conférence de l'ONU sur le racisme, qui se tiendra du 20 au 24 avril à Genève, dénommée Durban II, doit assurer le suivi de celle organisée en 2001 dans la ville sud-africaine de Durban, et qui s’était terminée dans la confusion et sur des accusations d’antisémitisme.
La question des discriminations liées à l’homosexualité, défendue par les capitales occidentales au grand dam des pays musulmans et africains ainsi que du Vatican, a été supprimée et ne sera évidemment pas mentionnée dans le texte final.
Benoît XVI a quant à lui dit espérer que les délégués à la conférence travaillent "avec un esprit de dialogue et d'acceptation réciproque, pour mettre fin à toutes les formes de racisme, de discrimination et d'intolérance". Il a salué dimanche la tenue de la conférence de l'ONU sur le racisme à Genève, exhortant la planète à s'unir pour éliminer l'intolérance.
Ces propos relèvent tant de la mascarade que de l'hypocrisie: comment peut-on d'une part s'opposer à ce que la question des discriminations liées à l'homosexualité soit prise en compte et d'autre part espérer qu'il soit mis fin à toute forme de discrimination? L'on sait qu'il y a une alliance objective entre le Vatican et les pays islamistes sur ces questions, et que cette alliance va dans le sens de l'intolérance et de la discrimination.
Sauf erreur, la Belgique participe à la Conférence, et si c'est avéré, je le déplore. Je préfère l'attitude des Etats-Unis, du Canada, de l'Italie, de la Suède, de l'Allemagne ou des Pays-Bas, qui refusent de participer à une conférence manipulée. Le ministre hollandais Verhagen a par exemple expliqué son refus de participation précisément en raison du traitement de la question du droit des homosexuel.le.s.
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