12.02.2010
Peintures homoérotiques de Yannis Tsarouchis
Yannis Tsarouchis (en grec moderne Γιάννης Τσαρούχης) (Le Pirée, 1910 - Athènes, 1989) est un peintre grec contemporain.
![tsarouchisgreekgayart001_thumb[3]](http://static.skynetblogs.be/media/101471/dyn008_original_259_654_pjpeg__a73c4e5c424bdb604fa690a767947568.jpg)
Yannis Tsarouchis étudia à l’École des Beaux-Arts d’Athènes de 1929 à 1935 dans l’atelier de Fotis Kontoglou (1931-1934). Avec celui-ci, il s’initia à la peinture byzantine. Il étudia aussi l'architecture et les costumes populaires. Il devint ainsi un des artisans du retour artistique à la Grécité de la génération des artistes des années 1930.
En 1935-1936, il voyagea à Constantinople, à Paris et en Italie. Il s’initia alors à l’art de la Renaissance et à l’Impressionnisme.
![tsarouchisgreekgayart002_thumb[5]](http://static.skynetblogs.be/media/101471/dyn008_original_434_356_pjpeg__b822a1dfa8b01fa7dd337e16e197af7f.jpg)
Il s'installa définitivement à Paris en 1967.
![tsarouchisgreekgayart012_thumb[6]](http://static.skynetblogs.be/media/101471/dyn008_original_434_345_pjpeg__678c8ba8c14dde3d117b3cdea9db843e.jpg)
Dans les années 1980, la Fondation Yannis Tsarouchis fut créée à Marousi dans la banlieue d'Athènes
![tsarouchisgreekgayart004_thumb[1]](http://static.skynetblogs.be/media/101471/dyn008_original_434_371_pjpeg__bf64077ecc2cf402a721d74d7ab803e7.jpg)
Theophilos, Matisse ou Giacometti influencèrent l’œuvre de Yannis Tsachouris. Ses tableaux représentent souvent des nus masculins, qui forment le sujet même de l'œuvre (Marin assis et nu allongé, 1948 ; Marin assis sur un lit, 1950) ou s'inscrivent dans des tableaux allégoriques, religieux (Saint Sébastien) ou politiques (La Garde oubliée, 1957).
![tsarouchisgreekgayart005_thumb[3]](http://static.skynetblogs.be/media/101471/dyn008_original_331_484_pjpeg__1d1d9cd50f23e1a82d366c171766d378.jpg)
Plus sur Yannis Tsarouchis
L'excellent article de l'écrivain français et spécialiste de la Grèce Olivier Delorme paru dans la revue Inverses n°9 (2009), et reproduit entièrement par le site Polychromes. Je vous en recommande chaudement la lecture!
Le site de la Fondation Yannis Tsachouris
Sources: Wikipedia (texte) et Gay Super Hero (photos)
![tsarouchisgreekgayart007_thumb[2]](http://static.skynetblogs.be/media/101471/dyn008_original_355_484_pjpeg__b80cdb9aef1adb46385341c3e120f80d.jpg)
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31.10.2009
Comment je n'ai pas eu le Goncourt
Un communiqué d'Olivier Delorme
Il ne sera décerné que lundi, certes ! Et il ne vous aura pas échappé que je ne suis pas dans la liste... Allez savoir pourquoi !
Mais mon héros, lui, est dans les favoris ; il est vrai que s'il habite sur une île-volcan grecque fort semblable à celle que j'ai quittée(à regret) au début de ce mois, cet alter ego, lui, a trahi H&O... pour Braisaillon - ceci expliquant peut-être cela.
Bref, vous l'aurez compris, mon dernier roman, Comment je n'ai pas eu le Goncourt (la couverture et la quatrième de couv en pdf ci-joint) est désormais dans toutes les bonnes librairies.
Et comme mon alter ego, j'entame donc ma tournée des salons... en espérant qu'elle sera moins meurtrière que la sienne !
Le ouiquende dernier, j'étais à la Fête du livre de Saint-Etienne (Fabienne Cholat, de l'excellent quotidien régional Le Progrès, a consacré à mon non-Goncourt l'article que vous trouverez en pj) ; en principe, je serai au salon de Toulon (20-22 novembre) et peut-être aussi à celui de Roquebrune Cap-Martin (5-6 décembre).
Pour les Parisiens, la librairie hellénique Desmos (14, rue Vandamme 75014 Paris ; Tél. : 01 43 20 84 04 ; Métro : Gaité, Edgar Quinet, Montparnasse) m'accueillera le vendredi 27 novembre prochain à partir de 18h00, dans le cadre de "La Fureur des Mots", organisée par la mairie du 14e arrondissement, afin que je puisse vous le dédicacer et, je vous le garantis, ce Comment je n'ai pas eu le Goncourt sera un cadeau de Noël bien plus gai et jouissif que le Goncourt... quel qu'il soit !
Et puis encore : Emmanuel Khérad m'a fait le plaisir de m'inviter à présenter ce livre dans la Librairie francophone (diffusée demain, samedi 31 octobre à 17h00 sur France Inter et La Première de la Radio suisse romande ; le dimanche 1er novembre sur La Première de la RTBF à 12h00, et sur la Première Chaîne de Radio-Canada à 19h00).
Le dernier tiers de l'émission est consacré à Comment je n'ai pas eu le Goncourt... qui a bien faire rire les critiques québecoise et belge mais qui se fait aligner par le libraire parisien et l'animatrice suisse. Comme je n'écris pas pour plaire à tout le monde et que j'essaye de dire, avec humour, quelques vérités sur le monde de l'édition, cela n'est pas vraiment étonnant. C'est même plutôt rassurant !!!
Tout de même, me dire que ce livre est "plaintif" : j'avoue que les bras m'en sont tombés, parce que si je balance, si je m'en prends à la Nomenklatura, si je raconte une partie des blocages, notamment médiatiques, auxquels se heurtent un auteur et un petit éditeur, pédés de surcroît, c'est franchement plus avec le rire aux lèvres qu'avec la larme à l'oeil ! A vous de juger !
Pour écouter ensuite sur le Net
http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/lalibrairi...
Le lundi 2 novembre, je serai également l'invité du "Livre du jour" de Philippe Vallet, sur France Info, diffusé (à plusieurs reprises) durant la matinée précédant la remise du Goncourt.
Les archives de l'émission pour écouter ensuite:
http://www.france-info.com/spip.php?page=archive_sous...
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22.03.2008
Le saint Sébastien d'Olivier Delorme
Le saint Sébastien de Pietro de Saliba, dit Pietro da Messina, à l'Accademia Carrara à Bergame
Dans le dernier roman d'Olivier DELORME, L'or d'Alexandre (H&O éditions), il est notamment question des toiles spoliées par les nazis dans la France occupée pendant la seconde guerre mondiale.
En route vers la Grèce, les narrateurs visitent l'Accademia Carrara à Bergame. L'un des protagonistes du roman, Stéphane, fait contempler un tableau représentant son Saint Patron à ses compagnons de voyage. L'Accademia Carrara possède six oeuvres représentant le saint le plus apprécié des gays, dont le fameux tableau de Pietro da Messina, qui a inspiré Delorme (il est le seul des six Sébastien bergamasques qui nous regarde de cet air de reproche effronté). Voyons ce que dit l'auteur des représentations du saint martyr.
(...)je me disais que, dans l'iconographie chrétienne, les tortionnaires sont décidément beaucoup plus intéressants que les martyrs - généralement fadasses. Le muscle qui saille, la beauté en action, le corps qui permet à l'artiste d'exprimer son talent, c'est celui du bourreau.
A l'exception des Sébastien. Et des Christ (...)Sébastien, lui, a un vrai corps d'homme. Un corps avec un sexe, à peine dissimulé, souvent souligné par une des flèches. il est le seul martyr au corps en majesté. Un corps qui occupe tout l'espace, puisque, le plus souvent, les archers en sont absents, puisqu'ils tirent leurs flèches précisément d'où nous le contemplons. Il est le seul à ne pas systématiquement lever les yeux vers le ciel. A regarder ses bourreaux. A nous regarder, avec une expression qui, si souvent, tient au moins autant de la jouissance que de la souffrance.
D'ailleurs, au XVIIème siècle, la partie de l'Eglise la plus déterminée à reprendre en main les âmes que lui disputaient la Réforme, en même temps qu'elle inventait le confessional, faisait remiser les Sébastien au fond des sacristies, exigeait qu'on cessât de peindre ce saint qui induit davantage au péché qu'à l'oraison.
(H&O éditions, page 206)

Le saint Sébastien d'Antonello da Messina de Dresde, que Delorme évoque également dans son récit. A remarquer d'ailleurs qu'on n'a pas attendu Calvin Klein pour faire des dessous sexys.
06:30 Publié dans Littérature | Lien permanent | Envoyer cette note
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05.03.2008
Olivier DELORME, la quatrième révélation
La référence: DELORME Olivier, La quatrième révélation, H et O éditions, 2005, 378 pp., 23 euros
La quatrième de couverture:
Tout commence dans la crypte d’un monastère grec, autrefois dédiée à Hermès, où Julien Bergeret découvre d’antiques manuscrits couverts de signes étranges. Ancien juge d’instruction chargé d’affaires politico-financières qui a repris les études byzantines de sa jeunesse, il se lance avec passion dans le décryptage de cette mystérieuse écriture.
Et là… c’est la stupéfaction : révélant une des plus grandes impostures de l’histoire de l’humanité, ces parchemins mettent en cause l’un des piliers du christianisme.
Pour le Primum Agmen Christi, une congrégation réactionnaire proche du Vatican, la divulgation de ce scandaleux secret est simplement inconcevable et doit être empêchée à tout prix.
Au même moment, Alain Perrault, candidat déclaré à Matignon — et peut-être bientôt à l’Élysée —, cherche à récupérer un document compromettant qu’il pense être entre les mains de l’ancien magistrat.
Corruption, manipulation, intimidation : Julien, son compagnon Nikos et Clémence, l’amie de toujours, se retrouvent alors confrontés à des puissances résolues au pire pour parvenir à leurs fins.
L´auteur:
Originaire de Chalon-sur-Saône, Olivier Delorme s'est pris très jeune de passion pour l'histoire antique de la Grèce. Il fait son premier voyage dans ce pays en 1973 et veut alors devenir archéologue. Mais au terme d'études classiques et après une agrégation d'histoire, il devient directeur des études d'un institut de recherches en histoire contemporaine, puis responsable de collection à la Documentation française.
Il publie son premier roman en 1996 et consacre dès lors l'essentiel de sa vie à l'écriture. Après avoir passé deux ans sur la petite île-volcan de Nisyros dans le Dodécanèse, il habite de nouveau Paris depuis 1999 et collabore à diverses publications, dont la revue franco-hellénique Desmos-Le Lien, tout en enseignant l’histoire des relations internationales à l’Institut d'études politiques de Paris.
(Source: Wikipedia pour la biographie d Olivier Delorme, photo Wikipedia extraite de la quatrième de couverture du livre référencé. Sur Wikipedia, vous trouverez également un résumé de se principaux romans. Voir: http://fr.wikipedia.org/wiki/Olivier_Delorme)
La lecture de Luclebelge:
Lu et parfois dévoré, voila un bon roman gay, bien ficelé, basé sur les lois narratives du roman à suspense qui, on le sait, ont pour but de tenir en haleine. L´influence d´un récit comme le Da Vinci Code est patente, avec ce que j´ai ressenti comme une volonté marquée de réaliser un pastiche original. C´est, -que Calliope en soit louée-, plus réussi, mais ma remarque ici frise l insolence parce que vu la manière dont le Da Vinci code a été torché, cela ne relève pas de l´exploit de le dépasser. L´impression d´un bon Da Vinci Code donc.
Au delà du roman à suspense, l´auteur a travaillé à partir de solides connaissances historiques sur les premiers siècles du christianisme et dispose d´une excellente base de données sur la mythologie grecque à laquelle il parvient à redonner vie. Une de ses trouvailles les plus intéressantes à mon sens est celle du Dictionnaire gay de la mythologie grecque d´Henri Tourtois dont j´ai rêvé un moment qu´il existât réellement. S´il venait à Monsieur Delorme l´idée d´en publier un, je me porterais volontiers acquéreur. La farce est bien réussie puisqu´il le mentionne à côté de sources qui, elles, sont authentiques et que, longtemps, ont peut espérer à la réalité de l´existence de ce dictionnaire. De plus l´histoire amoureuse des dieux grecs est savoureuse. Enfin, plus proche de nous, sa connaissance des institutions francaises de la cinquième république, le parti qu´il en tire, la satire acérée qu´il en donne laissent pantois. Avec la crainte que la caricature ne soit que le reflet à peine déformé des réalités politico-économiques du monde dans lequel nous avons l´heur de vivre.
Roman à thèse(s) aussi: la dénonciation de l´homophobie ambiante, homophobie haineuse qui va jusqu´aux persécutions les plus ignominieuses, la corrélation, la connexion étroite de l´homophobie avec le conservatisme catholique, la dénonciation des intolérances de cette institution, l´interprétation de l´usurpation paulinienne du message christique et de la volonté paulinienne de l´instauration d´un pouvoir destructeur sous couvert de religion, tout cela correspond bien aux lectures que j´avais pu faire de la tragédie de histoire européenne, et il est bien sûr plaisant de lire que d´autres, ici Olivier Delorme, arrive à des conclusions similaires sur base de, bien entendu, nombre de références communes, mais avec, de son côté, un corpus plus étoffé que le mien, ce qui est, pour le lecteur en demande de découverte et d´étonnements que je suis, fort agréable. Delorme ne s´attaque jamais au spirituel mais bien aux monothéismes institutionnels avides de pouvoir et prêts au pire pour s´y maintenir. Les champs du sacré et du divin, saccagés par ces institutions, sous-tendent le récit et constituent l´espoir d´un nouvel horizon post romanesque.
La farce, la satire, le pastiche se mêlent ainsi à la thèse et l´on sent, au moment de la thèse, que l´auteur se veut plus sérieux. Face aux attaques et aux violences homophobes: Hommes, ici n´a point de moquerie!
Si l´invention par Delorme de l´écriture phallique est bien amusante, j´ai cependant trouvé les textes des manuscrits décryptés plus faibles, et notamment par une écriture qui nous est trop contemporaine et pas assez pastichée sur les correspondances ou les écrits de l´époque de saint Paul ou de Théodose pour la seconde partie du manuscrit.
Un bon roman à suspense, le sens du pastiche, de la satire et de la caricature, des caractères attachants. Un livre que j´ai aimé lire, divertissant et qui incitera à découvrir le reste de l´oeuvre d´Olivier Delorme.
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09.02.2008
Un nouveau roman d'Olivier DELORME, L'OR d'ALEXANDRE
On ne parle plus que de ce livre sur les ondes radiophoniques et dans la presse belges: Olivier DELORME vient d'être l'invité de Culture club sur La Première. Une interview pour Métro devrait sortir en début de semaine prochaine... et en principe il sera bientôt la guest star dans l'émission de Laurent Dehossay. Certaines oeuvres d'Olivier Delorme , je pense par exemple à la Quatrième révélation, font un clin d'oeil (gay) au Da Vinci code, des romans palpitants aux parfums de collines grecques.

Présentation du livre par l'auteur :
Alors que le Louvre vient d’acquérir le mythique trésor d’orfèvrerie hellénistique appelé L’Or d’Alexandre, la restauration d’un tableau de Nicolas Poussin révèle que plusieurs toiles récemment prêtées à des établissements étrangers ont réintégré les réserves du musée sous la forme de copies d’une exceptionnelle qualité. Le scandale est énorme ; il s’amplifie encore lorsque les policiers arrêtent une conservatrice du département des peintures.
Dans le même temps, au cours d’un colloque à la Sorbonne, Athina Poulakas, spécialiste de la Grèce antique, est assassinée d’un coup de javelot. D’autres meurtres à la mise en scène étrange suivront : sont-ils liés, comme le croit la police, à un jeu virtuel qui aurait dérapé ? Ou bien s’agit-il de règlements de comptes entre mandarins qu’opposent d'implacables rivalités de pouvoir ?
L’enquête que mènent Stéphane et Philippe, deux amis d’Athina, les conduira d’un bourg perdu de Grèce centrale jusqu’à un monastère franciscain de Croatie. Ils y feront de troublantes découvertes sur l’Or d’Alexandre et sur un autre trésor maudit : celui des toiles spoliées par les nazis pendant la seconde guerre mondiale. Mais seront-ils en mesure de faire éclater la vérité quand les puissances qui se sont enrichies de ces trafics ont tout intérêt à les faire taire ?
Voir aussi le site de l'auteur
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