08/08/2010

Robert C. Rore expose à la galerie Kunstbehandlung de Munich

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La galerie Kunsbehandlung de Munich* se situe en plein coeur du Bermuda triangle de la capitale bavaroise, c'est ainsi que l'on désigne ici le quartier gay. Cette galerie expose plusieurs fois par an des artistes gays, et cet été elle présente les oeuvres de Robert C. RORE, un artiste peintre bavarois originaire de Berchtesgaden.

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Robert C. RORE est né en 1954. Il a a étudié la chimie et l'histoire de l'art à Munich. Il exposera ses oeuvres pour la première fois en 1982. La même année il rejoint la German Art Association ( Berufsverband Bidelner Kunstler) et depuis lors il travaille comme artiste indépendant à Munich. Artiste figuratif, il travaille aussi bien la nature morte ou les ambiances citadines que l'étude du nu et le portrait. Il est aussi illustrateur de livres.

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Pour plus de renseignements sur l'artiste et la Galerie Kunstbehandlung, cliquer ici. Vous pouvez aussi visiter le site de l'artiste en cliquant ici.

Kunstbehandlung, Müllerstrasse, 40, à Munich.

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22/07/2010

Christopher street day à Munich 17 juillet 2010: des Bavarois culottés

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19/07/2010

Golgotha: Steven Cohen met en scène l'alchimie de la douleur

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Le festival d’opéra d’été de Munich (Münchner Opernfestspiele) a présenté le temps d’un week-end le spectacle Golgotha de l’artiste visuel sud-africain Steven Cohen : un spectacle incomparable d’une beauté crucifiée et crucifiante sur l’insoutenable légèreté de l’éphémère,  qui a eu lieu dans l’écrin tout aussi éphémère que l’Opernfestspiel a érigé sur la Marstallplatz : le Pavillon 21 Mini Opera Space.

 

Golgotha*, le lieu du crâne, le lieu du calvaire et de la crucifixion du Christ mais aussi de tant d’autres, dont Steven Cohen.  

 

La vie est-elle donc une calvaire dont seule la beauté nous sauve, en se nourrissant de douleur ? A moins que la beauté ne soit elle-même qu’une douleur magnifiée si insupportable qu’elle ne peut qu’être éphémère ?

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C’est ce que nous donne à voir le spectacle de Steven Cohen qui crée une installation visuelle nourrie de sa propre chair et de ses souvenirs endeuillés, et dans laquelle il circule, en y introduisant sa présence et sa danse dans une alchimie de la douleur.

 

La création de  Steven Cohen s’inscrit dans son histoire familiale : le frère de Steven, un golden boy de Wall Street, s’est suicidé, broyé par la machine infernale d’une société consumériste toute au service de Mammon. Gold-gotha : une élite financière dorée qui ne peut que tuer.

 

 Steven, amputé vif de son frère, a encore d’autres raisons de promener sa douleur sur le Calvaire : il est Juif et homosexuel, deux minorités qui ont le triste privilège d’avoir été baladées dans l’histoire des charniers, et de l’être encore.

 

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A peine entrés dans la salle,  la souffrance et la mort saisissent  les spectateurs avant même que le spectacle commence : Rentrer dans la salle, c’est tout aussitôt pénétrer dans l’installation de l’artiste : une installation de porcelaines très colorées, de fleurs artificielles et de petits luminaires qui dessinent la forme d’une croix sur le sol de la scène, deux mannequins portant des vêtements en justaucorps baroques dont l’un est constitué d’ossements et l’autre de dorures.  120.jpg

 

La scène est encadrée par deux immenses photographies de l’artiste dans les rues de New York  dans lesquelles il circule arborant un magnifique maquillage  et juché sur d’étonnants cothurnes de sa composition, dont le support est constitué de deux crânes humains véritables. Golgotha : on est bien sur un charnier. La danse des squelettes va pouvoir commencer.

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Elle commence par la projection d’une video géante aux plans rapprochés sur laquelle on peut voir que le maquillage de l’artiste a la délicatesse des ailes ocelées d’un papillon. Il y déambule dans les rues de New York attirant l’attention des badeaux qui le prennent en photographie, amusés par son étrange accoutrement.

 

 

 

 

 

 

 

 

A la video succède l’apparition de l’artiste dans une nudité grimée : une performance qui tient de la présence du tableau vivant, de l’expression corporelle et de la danse. 122.jpg

Steven Cohen revêtira différents costumes, mais surtout diverses paires d’étonnants cothurnes, dont une paire constituéee de sabots de boucs juchés sur des crânes humains. Il piétinera en les éclatant les porcelaines et les luminaires qui constituent la croix. Il représentera une exécution qui tient de la pendaison et de l’électrocution dans une machinerie qui rappelle la chaise électrique.123.jpg

 

Steven Cohen construit la beauté sur et avec la mort et la destruction du précieux : la mort de son frère, la destruction des porcelaines que l’on peut examiner une fois le spectacle fini : ce que Steven pulvérise de ses lourdes cothurnes, ce sont de coûteuses pièces de poterie provençale, les fameuses Vallauris.

 

Il n’y a aucun blasphème dans le piétinement des objets qui constituent la Croix : la mort est transmuée en beauté, même si cette beauté a la fragilité des ailes du papillon, une beauté à fleur de peau, comme dans le maquillage de l’artiste, et à fleur de nerfs torturés à vif.

 

On sort silencieux, consternés, émerveillés et transformés de ce spectacle.  

 

 

*Golgotha » est la forme grecque de l'araméen gulgūltá et de l'hébreu biblique gulgōlet, « crâne »Ce nom vient sans doute de la présence d'ossements et de crânes mais il se peut aussi que le sommet de la colline eût la forme d'un crâne

 

Photos Luclebelge, avec l'aimable autorisation de l'artise et de sa productrice.

 

Pour accéder au site de l'ariste, cliquer ici

Prochaines programmations du spectacle début 2011 à Tours, Bordeaux et Poitiers. Plus d'infos: cliquer ici (Latitudes contemporaines).

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09/07/2010

Gay Kosmopol fête ses trois ans

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                                          Gay Kosmopol fête aujourd'hui ses trois ans. Ses parents, TanteLu et Luclebelge, constatent avec plaisir que le petit a bien grandi: en trois ans, il a reçu 914.000 visites et a conquis un lectorat fidèle. Ces derniers mois, plus de 1500 lecteurs quotidiens sont passés visiter le site.

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A l'occasion de son anniversaire, TanteLu et Luclebelge ont offert trois cadeaux à leur turbulent rejeton (qui a un goût marqué pour la revendication obstinée):

  • Un arrêt de la Cour de cassation française qui ouvre la voie à l'homoparentalité: un enfant a désormais le droit d'avoir deux parents du même sexe. Lire à ce propos l'article paru dansYagg.

  • Un arrêt de la Cour suprême du Royaume-Uni qui confirme à l'unanimité que la persécution de l'homosexualité dans le pays d'origine est un motif suffisant pour accorder l'asile. Lire l'article qu'y consacre E-llico.

  • Un nouvel appareil photo digital pour que le petit puisse mitrailler la gay pride de Munich le week-end du 17 juillet. Photoreportage annoncé!

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05/07/2010

Opéra: Death in Venice de Benjamin Britten à Munich

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Le Theater am Gärtnerplatz de Munich présente depuis juin 2009 une production en langue originale de Mort à Venise de Benjamin Britten. La prochaine représentation aura lieu le vendredi 23 juillet à 19H30.

Je m'y suis rendu hier soir et en suis sorti enchanté. C'est particulièrement émouvant d'avoir la chance de voir cet opéra à Munich puisque l'auteur de la nouvelle dont il est issu, Thomas Mann, a longtemps séjourné dans la capitale bavaroise et qu'il place le début de l'action de Tod in Venedig à Munich.

L'oeuvre de Britten agit comme un jeu de miroirs complexe: Thomas Mann a projeté ses propres inclinations homosexuelles dans la création du protagoniste de sa nouvelle, le poète-professeur von Aschenbach. Britten lui-même homosexuel crée son opéra en suivant fidèlement le texte de la nouvelle et dédie l'oeuvre à son partenaire de vie pour qui il en écrit le rôle principal. Au centre du drame, la passion irrépressible du poète, veuf et père, pour un adolescent " beau comme un tendre jeune dieu qui émerge des fonds de la mer et du ciel, courant contre les éléments, cette vue conjurait des mythologies..."

Thomas Mann et Mort à Venise

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Thomas Mann  publie der Tod in Venedig (La Mort à Venise) en 1912. La ville de Venise et l'Hôtel des Bains sur l'île du Lido, où séjourne Mann en mai-juin 1911, sont au cœur de cette nouvelle inspirée par la mort du compositeur Gustav Mahler que Mann apprend précisément le 18 mai 1911. Mais c'est aussi à Venise qu'est mort, en 1883, Richard Wagner à qui Mann dédie un essai durant la même période.

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Enfin, c'est sur la plage du Lido que Mann voit se réveiller son homosexualité latente devant la beauté d'un jeune noble polonais de quatorze ans. Cette œuvre que Mann désigne comme "une tragédie" est une réflexion sur la mort, le mal et son rapport à l'art, le sens de la culture. Œuvre profondément personnelle en rupture avec le naturalisme des débuts, La Mort à Venise exprime les angoisses d'un homme aux prises avec ses propres démons, marqué par la maladie et la mort de ses proches (sa femme souffre d'une maladie pulmonaire et sa sœur Carla s'est suicidée l'année précédente) et enfin par la menace de guerre qu'il perçoit dans la crise franco-allemande de 1911.

Le personnage principal de la nouvelle est Gustav von Aschenbach, un écrivain munichois reconnu (et anobli) dans la cinquantaine. Troublé par une mystérieuse rencontre lors d'une promenade dans un cimetière munichois, il part en voyage sur la côte adriatique et finit par aboutir à Venise, une ville dans laquelle il ne s'est jamais senti à l'aise. Dans son hôtel du Lido, Aschenbach découvre Tadzio, un jeune adolescent polonais qui le fascine par sa beauté. Il n'ose l'aborder et le suit dans la ville de Venise. Aschenbach, en proie à une sombre mélancolie et une sorte de fièvre dionysiaque, succombe à l'épidémie de choléra asiatique qui fait alors rage dans la ville. Il meurt sur la plage en contemplant une dernière fois l'objet de sa fascination.

Voici comment Thomas Mann commentait son oeuvre en réponse aux questions que lui posait Luchino Visconti en 1951:

En 1951, Luchino Visconti rencontra Thomas Mann et l'interrogea à propos de sa nouvelle. Voici la réponse de l'écrivain :

« Rien n’est inventé, le voyageur dans le cimetière de Munich, le sombre bateau pour venir de l’Île de Pola, le vieux dandy, le gondolier suspect, Tadzio et sa famille, le départ manqué à cause des bagages égarés, le choléra, l’employé du bureau de voyages qui avoua la vérité, le saltimbanque méchant, que sais-je… Tout était vrai...
 
L’histoire est essentiellement une histoire de mort, mort considérée comme une force de séduction et d’immortalité, une histoire sur le désir de la mort. Cependant le problème qui m’intéressait surtout était celui de l’ambiguïté de l’artiste, la tragédie de la maîtrise de son Art. La passion comme désordre et dégradation était le vrai sujet de ma fiction.
 
Ce que je voulais raconter à l’origine n’avait rien d’homosexuel ; c’était l’histoire du dernier amour de Goethe à soixante dix ans, pour Ulrike von Levetzow, une jeune fille de Marienbad : Une histoire méchante, belle, grotesque, dérangeante qui est devenue La Mort à Venise. À cela s’est ajoutée l’expérience de ce voyage lyrique et personnel qui m’a décidé à pousser les choses à l’extrême en introduisant le thème de l’amour interdit. Le fait érotique est ici une aventure anti-bourgeoise, à la fois sensuelle et spirituelle." 

Death in Venice de Britten

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En janvier 1971, Britten souhaita se mettre à l'écriture d'un nouvel opéra, dans lequel il pourrait donner l'occasion à son partenaire de vie, le ténor Peter Pears de remonter sur scène

Britten avait fréquenté le fils de de Thomas Mann Golo. Visconti est alors en train d'adapter Mort à Venise (Death in Venice) pour le cinéma. Golo encourage Britten à porter à l'opéra la nouvelle de son père. En 1972, Myfanny Piper,  librettiste attitrée de Britten, adapte la nouvelle de Mann, comme elle avait déjà adapté des romans d'henry James pour le compositeur..

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Toute l'action de l'opéra semble naître du cerveau du poète Gustav von Aschenbach: on suit la progression de ses pensées et de ses rêves, et même si les frontières du rêve et de la réalité sont marquées, les deux uivers s'entremêlent. Le rôle du poète est une partie extrêmement difficile à tenir car il exige une présence quasi constante en scène pendant les deuxheures trente que dure l'opéra. Il s'agit d'un des rôles les plus important dans la carrière de Peter Pears, depuis le temps où il créait en 1965, Peter Grimes.

La danse joue un rôle prépondérant dans l'opéra de Britten:  les rôles Tadzio, objet  de la contemplation fascinée du vieil écrivain, et de safamille sont muets: ils sont incarnés par des danseurs et des mimes. Comme la danse répond au chant, le rêve répond à la réalité, qu'il enrichit et révèle. Superposé à l'histoire somme toute banale d'un homme vieilli qui passe ses vacances dans un hôtel de luxe et s'entiche d'un joli jeune homme qu'il n'osera pas aborder, l'histoire de mort à Venise un parcours d'initiation mythique, nietzschéen, où l'apollinien le dispute au dionysiaque: Apollon apparaît en rêve à Von Aschenbach

Aux personnages réels: un voyageur, un vieux dandy, le "leader of the Players", chef d'une troupe de théâtre itinérante, le barbier, le directeur de l'hôtel, correspond d'autres "visions" exclusives. Ainsi Aschenbach voit-il en rêve Apollon/Eros dont il retranscrira dans ses carnets les paroles prophétiques.


La production du Theater am Gärtnerplatz1245915581_deathmartin,schoepflin

Un nouveau chef d'orchestre, Oleg Ptashnikov dirigeait avec brio, l'orchestre du théâtre. La mise en scène d'Immo Karaman est particulièrement remarquable. Les costumes et les grimages sont à la hauteur de la mise en scène. 

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Gustav von Aschenbach est interpétré par Hans-Jürgen Schöpflin, dont les talents d'acteur soutiennent l'interprétation vocale. Gary Martin, qui interprète les rôles du Voyageur, du Vieux Fou, du vieux Gondolier, du directeur d'hôtel, du coiffeur et prête sa voix à Dionysos reçoit un immense succès d'audience parfaitement mérité. Les danseurs Michael Langner et Onur Birsoy interprètent Tadzio et Jaschiu dans la chorégraphie  de Fabian Posca: un ravissement!

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Une soirée d'exception au Theater am Gärtnerplatz!

 


09/03/2010

Se moquer du pape est légal en Allemagne

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Se payer le portrait du pape (ben oui je reste poli, on ne se refait pas...) en le maquillant et lui enfiler un préservatif au bout de l'index, en promener l'effigie montée sur un ersatz de papamobile dans les rues d'une ville allemande lors d'une gay pride, c'est légal! Voila le jugement que vient de rendre la Cour constitutionnelle allemande. 

A noter que le maquillage ne l'arrange pas...

Autant vous dire que ce jugement fait les choux gras de la presse bavaroise qui à l'instar de toutes ses consoeurs en Allemagne s'en donne à coeur joie contre l'église catholique depuis quelques semaines: les scandales pédophiles au sein de prestigieuses institutions catholiques explosent les uns après les autres . Le dernier en date, et non des moindres, pourrait bien couvrir le propre frère du pape de honte: à Ratisbonne (Regensburg), des prêtres auraient autrefois commis des actes pédophiles sur des enfants de la chorale de la cathédrale, dont Georg Ratzinger dirigeait alors les destinées. De là à supposer qu'il était au courant et qu'il a pu étouffer l'affaire, il n'y a qu'un pas que la presse allemande franchit allègrement.

Mais passons et retournons à notre mouton maquillé. (Ouais bon d'accord, j'aurais pu écrire bon pasteur à la place de mouton, et d'ailleurs il y a plus de vaches que de moutons dans les alpages bavarois). Les faits, rien que les faits!

En l'an de grâce 2006 donc, le bon peuple gay et lesbien se baladait en fier cortège dans les rues de la capitale bavaroise. Un des chars avait des allures de papamobile et promenait un mannequin du pape. Le char était placardé de photos d'un Saint-Père quelque peu maquillé et encondomisé. C'est le propriétaire du Deutsche Eiche (Le chêne allemand) qui avait sponsorisé le char (Une adresse à retenir à Munich: hôtel-restaurant et sauna, le trois en un, on y mange bien, le sauna est moderne, vaste et propre, et c'est en plein centre, mais je m'égare à nouveau). Il estimait devoir répondre aux propos homophobes de ce pape bavarois qui conspue au quotidien les actes homosexuels.

Un prêtre passait par là, s'étrangla à moitié et porta fissa plainte auprès de la police qui fit retirer tout aussi vite la papamobile du cortège.

Il est interdit d'interdire! a estimé ce lundi la Cour Constitutionnelle, au terme d'un procès qui aura duré trois ans et demi, pour le plus grand bonheur des lesbiennes, des trans et des gays munichois qui ne manqueront pas de s'en donner à coeur joie dès la prochaine gay pride!

Le jugement se base sur la liberté d'expression. La satire et la critique sont encore permises dans l'Allemagne d'Angela Merkel. L'église catholique ne se prive d'ailleurs pas de dénigrer au quotidien la pratique homosexuelle. La police allemande avait estimé qu'il s'agissait de l'atteinte à l'image d'un chef d'Etat. A tort.

Alleluiah!

Il est loin le temps où le Bild Zeitung, tel le supporter de football qui hurle On a gagné sans avoir jamais touché un ballon rond de sa vie,  annonçait avec sa tonitruance habituelle: Notre Joseph Razinger est Benoît XVI. Nous sommes pape! L'Allemagne  a  bien déchanté depuis lors...

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Via notamment le Sueddeutsche Zeitung et Queer.de

 

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21/08/2009

Visions de nus: une expo au Stadtmuseum de Munich

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                                                                           Arabe avec fleurs, nu, 1935 par Herbert List

L'exposition qui se tient encore jusqu'au 13 septembre au Musée de la Ville de Munich est consacrée au Nu dans l'histoire de la photographie. Elle présente 220 photographies originales extraites des collections du Musée et couvre l'ensemble de l'histoire de la photographie: de 1845 à 2005. L'exposition s'organise en différents chapitres de l'histoire de la photo du Nu.

La première section présente des photographies des débuts de l'ère photographique. Il s'agit de photos de nus inspirées de la peinture et de la sculpture: les modèles prennent des poses inspirées de l'idéal du corps humain comme on le concevait à l'Antiquité  puis à la Renaissance. Cette section est suivie d'une section symboliste  fin de siècle: le Nu y devient l'expression des états de l'âme.  Un chapitre est ensuite dévolu aux images naturistes sensées incarner  l'idéal national-socialsite. On verra encore la section consacrée à l'image de la femme fatale, ou aux images qui se servent de l'Orient comme d'un prétexte à l'exposition de la nudité. L'exposition présente ensuite les expérimentations abstraites et surréalistes du 20ème siècle. Elle s'intéresse encore à l'utilisation du corps dénudé dans la mode. Le nu masculin y est aussi analysé comme une expression de l'émancipation homoérotique dans les représentations imagées.

La catalogue, dont la photographie de couverture ravira sans doute nos lectrices lesbiennes, peut se commander en ligne chez divers fournisseurs.

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Catalogue Nude visions chez KEHRER VERLAG: il existe en anglais ou en allemand.

Pour les connaisseurs, voici quelques noms d'artistes connus présentés à l'occasion de cette exposition: Auguste Bellocq, Ruth Bernhardt, Guy Bourdin, Josef Breitenbach, Francis Bruguière, František Drtikol, Frank Eugene, Gertrude Fehr, Franz Fiedler, Hans Feurer, Ulrike Frömel, Vincenzo Galdi, André Gelpke, Heinz Hajek-Halke, Franz Hanfstaengl, Fritz Henle, Martha Hoepffner, Louis Igout, André Kertesz, Germaine Krull, Lehnert & Landrock, Helmut Lederer, Cheyco Leidman, Herbert List, Manassé, Guglielmo Marconi, Will McBride, Pierre Molinier, Eadweard Muybridge, Serge Nazarieff, Floris M. Neusüss, Helmut Newton, Dennis Oppenheim, Guglielmo Plüschow, Gerhard Riebecke, Helmut Roettgen, Franz Roh, Hermann Stamm, Otto Steinert, Bert Stern, Alfred Stieglitz, Sasha Stone, Karel Teige, Juergen Teller, Wilhelm von Gloeden, Gerhard Vormwald, Edward Weston, Clarence White, Willy Zielke

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