16.04.2010
Maroc: un magazine gay underground voit le jour
Le Soir d'hier (un quotidien belge généraliste comme souvent à la pointe de l'actualité gay et lesbienne) consacre un article à la parution du premier magazine gay underground marocain, Mithly. Voici la présentation qu'en fait ce journal: C'est à Rabat, dans la plus totale clandestinité, que « Mithly » a été imprimé en cachette des fous de dieu. Le magazine est une bouffée d'oxygène pour une communauté gay toujours discriminée et criminalisée. Pour les islamistes, l'homosexualité est « contre l'avenir de l'humanité ». Pour des raisons de sécurité, « Mithly » est diffusé sous le manteau C’est principalement via internet que les lecteurs peuvent le découvrir.
Pour lire l'article complet du Soir, cliquer ici. Un article signé Amélie AMILHAU.

Pour visiter le site du magazine (en arabe) cliquer ici. ET en cadeau bonus: vous pouvez aussi télécharger gratuitement le numéro d'avril en cliquant ici.
Gay Kosmopol adresse tous ses voeux de succès à MITHLY, une entreprise courageuse qui défie tant les milieux politiques traditionnalistes que les milieux islamistes de ce pays.
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04.03.2010
Le Maroc commence à débattre de l'homosexualité
Défense des minorités: le cas de la cause homosexuelle
Un article du blogueur DR H, sur TalkMorocco.net. Cet article vient d'être traduit en italien et publié par le journal La Stampa.
Depuis quelque temps, le débat autour de l’homosexualité fait rage. Depuis qu’un jeune écrivain marocain a osé, courageusement, crier haut et fort son orientation sexuelle. Plus qu’un fait de société, l’ouverture d’un débat au Maroc autour de la question est en train de révolutionner ses mœurs que l’on préfère qualifier d’immuables mais qui sont loin de l’être réellement.
Abdellah Taia est un jeune marocain qui est d’abord comme nous tous avant d’être différent. Un garçon rêveur, qui a grandit dans la plus grande simplicité d’un père « chaouch » à la bibliothèque nationale et d’une mère analphabète, dans un des quartiers populaires de la petite Salé. Il est en cela ce fameux marocain Lambda que l’on aime a prendre comme référence dans les salons – qui s’apparentent plus à des cafés ou des bars au passage, culture oblige ! – intellectuels marocains. Un parfait exemple du changement de la mentalité chez les jeunes au Maroc. Mais ne vous y trompez pas, le changement qu’il incarne ne réside pas simplement dans son homosexualité, mais bien dans sa manière d’aborder le Maroc de demain. Une manière courageuse, qui fait fis d’une hypocrisie que l’on aime s’attribuer (encore une !) et qui surtout allie la parole aux actes et plus encore : les valeurs aux actes.
De cette manière, Abdellah, nous donne une leçon de militantisme. Il montre que le débat est possible et que ces résultats sont toujours probants. Comment, moi qui comme beaucoup de mes compatriotes, avait une fâcheuse phobie des homosexuelles, suis-je arrivé à les accepter et à les défendre ?
Pour relayer le combat de cette catégorie, il est besoin d’inclure la voix des hétéros qui croient en la liberté individuelle, ceux qui pense que la question mérite un débat, et ceux qui sont farouchement contre. Ainsi, nous pourrions établir des règles civiques qui respecteront tous les bords et qui mettront fin à l’exclusion injuste de cette catégorie de la population marocaine que forment les homosexuels. Car il s’agit bien d’une catégorie d’individus : comme les chauffeurs de taxis refusent ensemble le nouveau code de la route, ou comme les fans du Raja ou du Wydad s’allient pour soutenir leur équipe, des hommes (et des femmes qui bientôt suivront) qui ont des droits refusent d’être rejetés de la société et désirent… participer au développement de leur pays et défendre l’Etat de droit. Bien entendu, si le débat sur le mariage gay et l’adoption fait fureur outre méditerranée, ce n’est pas ici le sujet, vous l’aurez compris. Viendra peut être le jour où nous en débattrons comme dans toute nation civilisée et où nous trancherons sur la position de notre pays par un combat d’idée et non par la dictature de ceux qui veulent nous imposer leur Maroc.
Oui, nous sommes tous des homosexuels. Au Maroc, nul besoin d’en apporter la preuve : les hommes s’embrassent et se touchent affectueusement plus que partout ailleurs. Ainsi le perçoit en tout cas l’oeil de nos touristes occidentaux ! Mieux : Marrakech est la capitale marocaine des homosexuels, c’est de notoriété publique. Comme le dis la célèbre blague « si tu fais tomber un dirham à Marrakech, pousse la du pied jusqu’à Souk Larbe3 !! ». Alors regardons cette question en face et ayant le courage d’accepter la différence. Seulement si, bien sur, on nous permet de ramasser notre pièce à Marrakech !!
« Ma liberté s’arrête là où commence celles des autres ». Pas avant. Mêmes lois et devoirs pour tous. Etablies démocratiquement par la majorité, dans le respect et la défense des minorités. Voilà ce qu’est la liberté…
Aujourd’hui, le débat est lancé. Mieux que cela, il gagne du terrain. L’association Kif Kif de défense des libertés établit à Madrid faisait sa promotion au Maroc il y a quelques mois. Les responsables ont rencontré des hommes politiques et des membres de la société civile… Qui y aurait cru il y a 5 ans ? Qui ? Alors certes, nous ne gagnerons peut être jamais la sympathie des « barbus », ni celles des vieux conservateurs, ni celle de beaucoup d’autres, mais les jeunes d’aujourd’hui grandissent avec ce débat, et il ne resteront pas insensibles à l’appel de la liberté et de la tolérance. Certes nous assistons encore à des événements dramatiques à Kser Lkbir ou ailleurs, mais voyons plutôt positivement et constructivement le débat que cet événement à créer en place d’en voir une preuve d’immobilisme culturel.
C’est ainsi que les choses seront amenées à changer : n’ayant pas peur de ce que nous pensons et permettons le changement sans se poser à nous-mêmes de limites à notre changement. Pour cela, nous devons avoir la conviction que cela peut changer à notre niveau personnel et la société s’en trouvera transformée par un effet boule de neige. Posons nous chacun la question et donnons nous le pouvoir de penser par nous même. Arrêtons de rejeter la cause de notre impuissance sur le marocain Lambda… celui-ci vous ouvre la voie. La liberté est l’essence même du développement, le combat pour l’un, l’est pour l’autre.
Les dix premières années du règne du Roi Mohammed VI ont vu nombre de questions de société évoluées. Du statut de la femme à la question de l’amazighité, plusieurs débats voient le jour sur la scène marocaine. Seulement, les débats chez nous ne prennent pas la forme conventionnelle qu’ont les débats nationaux sous d’autres cieux. Dans leurs missions d’apporter des réponses aux transformations de la société, tous les acteurs de notre pays doivent participer à ces échanges tant que les autorités protégeront toutes les minorités de ces débats. Mais cela n’est pas encore gagné
08:11 Publié dans Essais, études gaies et lesbiennes, articles | Lien permanent | Envoyer cette note
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11.01.2010
Maroc: un complot homosexuel? Un concert d'Elton John scandalise les milieux islamistes
Un article de Omar DAHBI sur le site Aujourd'hui Le Maroc
«Le complot homosexuel»
Elle est vraiment obsessionnelle la fixation que les islamistes font sur la vie sexuelle des gens. Ils s’y intéressent tellement que l’on dirait qu’ils ne pensent qu’à cela.

Le dernier exemple de cette fixation pathologique sur le sexe est la campagne qu’ils mènent contre la participation du célèbre chanteur britannique, Elton John, au Festival Mawâzine [à Rabat, en mai 2010, Ndlr].
«Il s’agit d’un homosexuel», se sont-ils écriés dans le quotidien islamiste Attajdid.
L’éditorialiste de ce journal estime qu’il existe un lien entre cette invitation et ce qu’il considère comme une «campagne pour la dépénalisation de l’homosexualité» menée au Maroc par l’association «Kif Kif», «soutenue par la société civile espagnole».
Selon ce quotidien, il existerait donc un complot international pour «homosexualiser» le Maroc.
L’affaire serait donc grave et nécessiterait une réaction nationale pour faire face à la «menace homosexuelle» qui plane sur la patrie.
Pourtant, l’homosexualité a toujours existé et existera toujours dans le monde entier.
Qu’elle soit pratiquée d’une manière clandestine ou publique, elle survivra à toutes les tentatives de l’éliminer.
Si ce n’était pas le cas, elle ne serait pas réapparue après la destruction de Sodome et Gomorrhe, rapportée par les livres saints, la Bible et le Coran.
Qu’elle soit jugée comme une déviation sexuelle, une maladie psychique, un acte normal, ou juste une autre voie du plaisir sexuel, elle continuera à exister tant que l’humanité existera, comme elle le fait depuis plusieurs milliers d’années.
En fait, le vrai problème se situe dans la tête des islamistes. En quoi le fait qu’un grand artiste aimé de millions de gens comme Elton John soit homosexuel dérange-t-il les dirigeants du MUR ou du PJD ?
Il viendra au Maroc, il se produira sur une scène devant un public qui viendra massivement assister à son concert et il repartira raconter au monde entier comment il aura découvert que le Maroc est un pays tolérant, ouvert, moderne, qui apprécie la bonne musique, etc.
De quoi les islamistes ont-ils peur ? En réalité, ils n’ont peur de rien.
Ils veulent juste simuler une situation de panique car, comme tous les intégristes du monde, ils ne peuvent survivre qu’en attisant l’angoisse.
La peur de la vie, la peur de la mort, la peur de la tombe, la peur de l’enfer, la peur de la sexualité, la peur de la musique, la peur des costumes, la peur des jupes, la peur des pantalons, la peur de la plage, la peur du football, etc.
Et la liste est interminable. Ils attisent la peur pour pousser les gens à se réfugier dans leurs structures et leur idéologie.
Mais, malgré tous leurs efforts, la peur qu’ils cultivent ne pourra pas s’enraciner dans une terre qui a toujours considéré que l’Islam, le vrai, est basé sur l’amour, l’espoir, la paix et la tolérance.
Aujourd'hui Le Maroc : Omar DAHBI
07:12 Publié dans Religions, haines et tolérances | Lien permanent | Envoyer cette note
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04.01.2010
Maroc: un manuel d'éducation sexuelle met le pays sens dessus dessous
En septembre dernier, est paru aux éditions Le Fennec, le "Manuel d'éducation sexuelle" destiné aux jeunes. Une première au Maroc où l'éducation sexuelle chez les filles comme chez les garçons est inexistante, et où, tout simplement parler de sexe est tabou. Le livre a été écrit par deux femmes, une psychiâtre et une sexologue, proches de l'Université de Casablanca. Il fait actuellement débat au Maroc, tant dans la presse qu'à la télévision.
Les auteures y abordent des sujets comme la virginité, le sexe en dehors du mariage, la masturbation, l'homosexualité et les violences sexuelles. Elles ont décidé d'écrire ce livre après avoir constaté que beaucoup de jeunes Marocain.e.s commencent à avoir une vie sexuelle alors qu'ils n'ont reçu aucune information objective sur le sujet et ne disposent que d'infos souvent erronées grapillées à la télé ou sur internet.
Plusieurs chapitres sont consacrés à la thématique Islam et sexualité. Les deux auteures semblent fort tolérantes par rapport au prescrit religieux, notamment sur le sujet de l'homosexualité. Elles affirment par exemple que le sexe anal peut être source de plaisir. Elles pensent que l'internet finira à la longue par l'emporter sur le dogmatisme religieux.
Un questionnaire sous forme de quiz permet aux lecteurs de vérifier leurs connaissances en matière de sexualité.
Prix du livre: 60 dirhams
Commentaire
Une initiative heureuse e courageuse au Maroc. Un livre qui devrait intéresser aussi les milieux enseignants et associatifs dans les pays qui reçoivent une importante immigration maghrébine. De nombreux profs se demandent souvent comment aborder ces thématiques avec leurs élèves issus de l'immigration, avec délicatesse et sans provoquer de choc culturel. J'imagine que ce type d'ouvrage pourrait les y aider.
Plus d'infos
Voir une interview des auteures sur Aufaitmaroc, ou lire la présentation du livre par le Dr Cherkaoui sur Lavieeco .
Merci au site Gk.nl d'avoir attiré l'attention sur cette publication!
10:13 Publié dans Ecole, enseignement, jeunes LGBT | Lien permanent | Envoyer cette note
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01.10.2009
Témoignage marocain: Un homo dans la cité de Brahim Naït-Balk
Ce livre sort aujourd'hui chez Calmann-Lévy. Sous-titre: La descente aux enfers puis la libération d'un homosexuel de culture maghrébine.
Présentation de l'éditeur
Documents, Actualités, Société 09/2009
« Ma sortie du placard pleine et entière date d’à peine deux ou trois ans. Seuls ceux qui ignorent ce qu’être homosexuel veut dire dans ma culture s’en étonneront. J’ajoute à ce “handicap majeur” que je suis fils de mineur, que j’ai grandi à Saint-Étienne et que je suis l’aîné de sept frères et sœurs. Mais ce n’est pas le pire. »
Brahim Naït-Balk a grandi dans la honte. Honte de lui-même, de ses désirs et d’une différence qui l’isolait dans sa propre famille : son homosexualité. Comment vivre avec une telle particularité quand on est musulman, aîné d’une famille marocaine pauvre et nombreuse ? Mais surtout, comment s’épanouir quand on grandit dans des cités de banlieue où la virilité est la valeur suprême et où règne la loi du plus fort ? Alors que Brahim, romantique et sensible, ne rêve que du grand amour, il va subir la violence, les agressions sexuelles et les humiliations quotidiennes que lui font endurer les petits caïds des cités. À la honte de Brahim va s’ajouter la peur.
Terrorisé, il a longtemps rasé les murs avant de se révolter. À 30 ans, il décide de s’affirmer et de vivre ses préférences amoureuses au grand jour. Les difficultés se multiplient, mais cette fois, il les affronte.
Un homo dans la cité retrace le long chemin parcouru par Brahim pour se muer en être libre, tenir debout et prendre son envol.
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21.09.2009
Un coming out désastreux: un témoignage africain
Dimensions des photos d'identité de Thomas et de Karim
Je reçois un courriel de Thomas (un prénom d'emprunt pour préserver le nécessaire anonymat de ce jeune homme), un étudiant originaire d'Afrique centrale, qui fait ses études en Belgique et a tenu à communiquer son témoignage à la fois terrible et émouvant sur la difficulté qu'il y a à vivre son homosexualité au grand jour en Afrique. Je vous livre son courriel tel quel, sans en corriger ni la syntaxe ni l'orthographe.
Bonjour
Je t'envoie ce mail pour te parler un peu de moi et de ma famille. En effet je suis jeune gay etudiant en Informatique Bureautique d'origine africaine et residant a *** (Belgique) avec ma tante et son mari.
Je me suis rendu compte de ma situation d'homosexuel depuis mes toutes premieres contacts avec des amis dont j'en tombe tres tot amoureux, je ressens une attirance particuliere aux hommes et tres tot j'ai compris que je suis gay
Alors j'ai perdu la confiance le respect et l'amour de presque tout mes amis qui sont au courant de ma situation ils me prennent pour un malade sexuel. J'avais si honte d'aller aux cours et de sortir jusqu'au jour ou j'ai fais la connaissance d'un ami gay qui m'a appris que etre gay ce n'est pas un crime et j'ai pas a me condamné du fait que j'en suis un.
Alors j'ai appris a prendre le dessus et de deffendre ma vie de gay au peril de ma vie mais j'ai toujours peur que ma famille se rende compte de ma situation jusqu'au moment ou je suis allé passé mes vacances aupres de mes parents (Mon pere et ma Mere) et c'est ainsi que mon pere s'est rendu compte que je suis un gay. Frappé par cette nouvelle il a eu une crise qui lui a couté la vie. Je porte en moi cette charge trop lourd et trop amer car je me sens responsable de la mort de mon pere.
Je prie de vite finir mes etudes afin de prendre un nouvel envol vers mon monde de gay de quitter ma tante et de faire ma vie tres heureux avec un homme sincere. Je pourrai me confier a quelqu'un de sincere afin de gagner confiance amour respect sincerite tolerance joie et pleine d'autre chose a partager. Pour moi ma famille represente une grande importance dans ma vie mais me prenant pour responsable de la mort de mon pere et je me sens si mal d'etre l'assassin de mon pere.
Merci d'avoir preter une attention a mon message.
NB Je serai de retour en Belgique à ¨*** pres de ma tante dès que je finis les cérémonies de mon pere car je suis l'ainé de mon père et de ma mère.
Ecouter Thomas, être présent à sa douleur face à la perte de son père, l'accompagner dans son deuil, simplement être là pour lui...
Ce n'est peut-être pas tout de suite le moment de lui faire comprendre qu'il n'est pas un assassin, qu'il n'est pas le meurtrier de son père qu'il pense être. Ce n'est bien sûr pas lui qui a tué son père mais l'homophobie de la société qui a sans doute contribué à ce décès. Thomas éprouve ce que l'on appelle de l'homophobie internalisée: il prend sur lui le décès de son père, il se culpabilise au point de se prendre pour un assassin parricide, alors qu'il n'a fait que suivre son inclination naturelle et, comme tout être humain, s'est mis à la recherche de son bonheur.
J'évoquais hier la souffrance de Thomas avec mon ami Karim (encore un prénom d'emprunt), un Marocain issu d'une famille aisée de Tanger. Karim a 11 frères et soeurs, ils sont tous universitaires, mariés avec des enfants, il est le seul célibataire. Il est venu faire son doctorat en Belgique et a décidé de rester chez nous pour vivre plus librement son orientation sexuelle. Jamais je n'avouerai mon homosexualité à ma famille, me disait-il. Personne ne comprendrait. Tu sais, un de mes frères m'a proposé que sa femme et lui me donnent leur prochain enfant, tant il est triste pour moi que je n'aie pas d'enfants...
Comme le dit Rosa von Praunheim dans le titre d'un de ses films: Ce n'est pas l'homosexuel qui est pervers, c'est la situation dans laquelle il vit. ("Nicht der Homosexuelle ist pervers, sondern die Situation, in der er lebt“ )
08:26 Publié dans Coming out | Lien permanent | Envoyer cette note
| Tags : gay, maroc, marocain, homophobie, homophobie internalisee, coming out, afrique |
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27.05.2009
Journée d'étude: "Genre, sexualité et islam : regards croisés, entre ici et là-bas"
Rappel: ce jeudi 28 mai, l'Atelier Genre(s) et Sexualité(s) de l'Institut de Sociologie de l'Université Libre de Bruxelles organise une journée d’étude en collaboration avec le Laboratoire d'Anthropologie des Mondes contemporains (LAMC) et le METICES
Genre, sexualité et islam :
regards croisés, entre ici et là-bas
Jeudi 28 mai 2009
Institut de Sociologie
(salle Henri Janne et salle Baugniet)
Entrée libre
Organisée avec le soutien de l’Institut de Sociologie et de la Faculté des sciences politiques et sociales/Solvay Brussels School of Economics and Management
Présentation
Dans un de ses derniers livres, The Politics of the Veil, l’historienne américaine Joan Scott (Institute for Advanced Studies Princeton) est revenue sur les polémiques relatives au voile islamique en France. A l’occasion de sa venue à l’ULB, l’Atelier Genre(s) et Sexualité(s), le Laboratoire d’Anthropologie des Mondes contemporains (LAMC) et METICES ont décidé d’organiser une journée d’étude sur les rapports entre genre, sexualité et islam. Celle-ci souhaite faire le point sur une problématique régulièrement posée dans les médias en s’écartant des lieux communs du débat public. En effet, au cours des derniers mois, l’islam a souvent été dépeint comme un frein à la modernité et un obstacle à l’émancipation des femmes et des minorités sexuelles. A partir de terrains et de disciplines différentes, cette journée d’étude entend interroger cette affirmation. En outre, en rassemblant des chercheur-e-s travaillant sur différentes parties du monde, dans des sociétés d’origine et des sociétés d’accueil, cette rencontre questionnera la diversité interne de l’islam et la valeur explicative de cette religion en ce qui concerne les questions de genre et de sexualité. Elle étudiera aussi les modalités et l’impact de l’encadrement institutionnel de l’islam pour les questions de genre et de sexualité, tout particulièrement en Europe occidentale. Conformément aux objectifs de l’Atelier Genre(s) et Sexualité(s), cette journée d’étude rassemblera des chercheur-e-s de l’ULB et d’autres universités belges, afin de les mettre en avant et d’accroître les collaborations.
Programme
Matinée
Présidence : Firouzeh Nahavandi (ULB)
9h – 9h15 : Accueil par Pierre Desmarez (ULB)
9h15 – 9h30 : Introduction
9h30 – 10h00 : Meriam Cheikh (FNRS, ULB et Université d’Aix-en-Provence)
« Au-delà du référentiel religieux : penser les relations sexuelles hors mariage au Maroc »
10h00 – 10h30 : Laurent Gaissad (ULB et Université Toulouse-le-Mirail)
« En femme à la gare Saint-Charles : La prostitution des Algériens à Marseille, 1991 – 2001 »
10h30 – 11h00 : Discussion introduite par Marta Roca i Escoda (ULB/Université de Genève)
11h00 – 11h30: pause
11h30 – 12h00: Valérie Baumont (EHESS)
« Pour une anthropologique contextualisée de l'homosexualité dans les sociétés arabes et musulmanes: Les définitions et les sources »
12h00 – 12h30: Céline Teney (ULB)
« Sexisme et homonégativité auprès des jeunes bruxellois. Une analyse comparée des attitudes des jeunes issus de l’immigration envers les minorités »
12h30 – 13h00: Discussion introduite par Cathy Herbrand (FNRS et ULB)
13h – 14h30: pause
Après midi
Présidence: Andrea Rea (ULB)
14h30 – 15h00: Leïla El Bachiri (ULB)
« Discours islamique dominant sur la femme à Bruxelles : Une analyse sur les représentations sociales liées à la place de la femme »
15h00 – 15h30: Fabienne Brion (UCL)
"Réflexions sur le foulard"
15h30 – 16h00: Isabelle Carles (ULB)
« L’interdiction du port du voile: une comparaison entre la France et la Belgique du traitement des plaintes déposées sur la base de la discrimination religieuse »
16h30 – 17h15: Discussion introduite par Annalisa Casini (FNRS et ULB)
17h15 – 17h30 : Conclusions par David Berliner (ULB)
Conférence de clôture: (Salle Baugniet)
18h00 – 20h00: Joan W. Scott (Institute of Advanced Studies, Princeton)
"Cover-up: French Gender Equality and the Islamic Headscarf"
Présidence: David Paternotte (FNRS et ULB)
Discutante: Bérengère Marques-Pereira (ULB)
Plus d'infos sur http://www.facebook.com/l/;www.ulb.ac.be/is/ags
14:50 Publié dans Essais, études gaies et lesbiennes, articles | Lien permanent | Envoyer cette note
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