05.08.2010

Mariage gay: grande victoire d'étape en Californie

La Cour fédérale de San Francisco a estimé mercredi que les gays et les lesbiennes ont le droit constitutionnel de se marier*: l’interdiction du mariage homosexuel en Californie, entérinée par référendum en 2008, étant discriminatoire et anticonstitutionnelle. Le jugement comporte 136 pages.

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Il s'agit d'une immense victoire pour les défenseurs des droits des gays, ont annoncé les médias américains. Mais très probablement  seulement d'une victoire d'étape: le jugement du Juge Vaughn R. Walker (photo) sera sans aucun doute contesté en appel en deux épisodes: appel à la 9ème Cour d'appel (9th circuit court of Appeals), puis appel à la Cour suprême. Les deux parties avaient en effet annoncé que, quel que soit le jugement rendu, elles iraient en appel jusqu'au dernier échelon de recours possible.

L'annonce du jugement a bien entendu suscité la liesse chez les gays et les lesbiennes californien.ne.s. Mais d'importantes personnalités politiques s'en sont aussi réjouies. Ainsi du Gouverneur de Californie, Arnold Schwarzenegger**, et du Maire de Los Angeles Mayor Antonio Villaraigosa.

Les promoteurs de la campagne pour la Proposition 8 qui les avait conduit à remporter le referendum de 2008 ont dénoncé le non respect par le juge de la voix démocratique  du peuple californien qui avait voté à 52,3 pour cent contre le mariage gay. Ils ont aussi déjà annoncé qu'ils demanderaient que les effets du jugement soient suspendus tant que dureront les procédures d'appel. Au cas où leur demande serait prise en considération, les gays et les lesbiennes californiens devraient encore attendre pour pouvoir se marier.

Le juge a estimé que la Proposition 8 est inconstitutionnelle parce qu'elle bat un droit fondamental, le droit de se marier; et on ne peut malmener ce droit à partir d'une classification irrationnelle basée sur l'orientation sexuelle. Les plaignants cherchaient à voir leur engagement relationnel reconnu, et les relations des plaingnants sont dans la ligne exacte de l'histoire, de la tradition et de la pratique du mariage aux Etats-Unis

La Proposition 8 cherchait seulement à insérer dans la Constitution californienne un élément de discrimination inique selon lequel les couples de sexe différent seraient supérieurs aux couples de sexe opposé.

La Proposition 8 était dès lors discriminatoire sur le plan de l'égalité des droits, et à ce titre anticonstitutionnelle.

*Extraits du jugement (en anglais):

"Plaintiffs challenge Proposition 8 under the Due Process and Equal Protection Clauses of the Fourteenth Amendment," (...) "Each challenge is independently meritorious, as Proposition 8 both unconstitutionally burdens the exercise of the fundamental right to marry and creates an irrational classification on the basis of sexual orientation."

(...)"Plaintiffs seek to have the state recognize their committed relationships, and plaintiffs’ relationships are consistent with the core of the history, tradition and practice of marriage in the United States.“

(...)Proposition 8 "fails to advance any rational basis in singling out gay men and lesbians for denial of a marriage license. Indeed, the evidence shows Proposition 8 does nothing more than enshrine in the California Constitution the notion that opposite-sex couples are superior to same-sex couples. … Because Proposition 8 prevents California from fulfilling its constitutional obligation to provide marriages on an equal basis, the court concludes that Proposition 8 is unconstitutional.”

Pour lire l'ensemble des 136 pages du jugement, cliquer ici.

**Le communiqué d'Arnold Schwarzenegger

“Judge Walker had the great responsibility of deciding whether Proposition 8 violates the Constitution of the United States.  He heard in-depth arguments from both sides on fundamental questions of due process, equal protection and freedom from discrimination. There are strong feelings on both sides of this issue, and I am glad that all viewpoints were respected throughout the proceedings. We should also recognize that there will continue to be different points of view in the wake of this decision.
 
“For the hundreds of thousands of Californians in gay and lesbian households who are managing their day-to-day lives, this decision affirms the full legal protections and safeguards I believe everyone deserves. At the same time, it provides an opportunity for all Californians to consider our history of leading the way to the future, and our growing reputation of treating all people and their relationships with equal respect and dignity.
 
“Today's decision is by no means California's first milestone, nor our last, on America's road to equality and freedom for all people.”          
 

 

10.07.2010

Homophobie catholique: le mariage gay est l'oeuvre de satan!

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C'est ce qu'affirme le Cardinal argentin de Buenos Aires Bergoglio dans une lettre adressée aux Soeurs du Carmel de Buenos Aires.

On sait que le Parlement argentin doit se prononcer le 14 juillet sur le mariage des personnes du même sexe, une loi qui a déjà été approuvée par le Sénat de ce pays. L'église catholique a fait dans le pays une campagne contre le mariage gay d'une virulence sans précédent: srrmons, récolte de signatures, referendum. Ler dernier épisode de cette haine homophobe, ce sont les déclarations du Cardinal Bergoglio: la loi sur le mariage gay est un stratagème du Père du Mensonge ( Satanas, Padre de la Mentira), que Bergoglio désigne par un de ses attributs supposés, le mensonge. Selon le Cardinal, l'approbation de cette loi peut blesser profondément la famille. Il ne s'agit pas d'une simple question politique mais de la prétention de détruire le plan de Dieu, un stratagème (il emploie l'expression de 'movida', un mouvement , un plan) du Père du Mensonge qui prétend jeter la confusion et tromper les enfants de Dieu.

"C'est l'identité et la survie de la famille qui est en jeu: un papa, une maman et des enfants. La vie de tant d'enfants est en jeu qui seront discriminés d'avance parce qu'ils seront privész de la maturation humaine dont Dieu a voulu  qu'elle soit donnée par un père et une mère. Ce qui est en jeu, c'est un refus frontal de la loi de Dieu qui a été gravée dans nos coeurs."

"Aujourd'hui la Patrie, face à cette situation, a besoin de l'assitance spéciale du Saint-Esprit pour qu'il vienne mettre la lumière de la Vérité dans les ténèbres de l'erreur. Il faut que cet Avocat nous défende de l'enchantement de tant de sophismes avec lesquels on cherche à jsutifier ce projet de loi, et qui apportent confusion et tromperie à des personnes de bonne volonté."

Mais pourquoi diable le Cardinal écrit-il aux Carmélites? Eh bien c'est pour leur demander "prière et sacrifice, les deux armes invincibles que sainte Thérèse avouait détenir. Demandez au Seigneur qu'il envoie son Esprit aux sénateurs qui doivent voter." bergoglio espère ainsi que la prière des Carmélites induira les parlementaires à voter selon la loi naturelle, qui est la loi divine.

Le Cardinal invite encore les Soeurs à prier Saint Joseph, la  Sainte Vierge et l'Enfant Jésus en leur demandant de protéger la famille argentine.

On le voit, on se trouve en présence d'une guerre cosmique entre Dieu et Satan dont l'enjeu est le mariage gay, destructeur de la famille.

Le propos laisse pantois et montre une fois de plus, s'il fallait le confirmer, que l'homophobie est profondément ancrée dans le catholicisme et rend toute forme de dialogue impossible.

Source: presse argentine, et par exemple Infocatolica

03.07.2010

La Finlande introduira le mariage gay

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Les autorités finlandaises envisagent l'introduction du mariage des personnes du même sexe. A l'automne prochain, le Ministère de la Justice étudiera les possibilités de la transformation du code civil de manière à ce  que tous les couples puissent contracter mariage, quel que soit le sexe des conjoints. L'étude portera également sur l'adoption homoparentale. 

Les couples gays et lesbiens ont déjà la possibilité d'adopter en Finlande, mais uniquement un enfant du cercle familial.

Tuija Brax, la Ministre finlandaise de la Justice, a rappelé que la constitution finlandaise interdit toute discrimination sur base de l'orientation sexuelle.

Pratiquement tous les grands partis politiques du pays approuvent l'ouverture du mariage aux personnes du même sexe, à l'exception du parti du premier Ministre Mari Kiviniemi.

Quant à la possibilité de se marier à l'église, ce n'est pas au Parlement d'en décider. L'église finlandaise devra examiner la question de son côté.

Source: finlandsite.nl

28.06.2010

Premier mariage gay d'un chef d'état dans l'histoire contemporaine

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Pour la première fois dans l'histoire, un chef d'état a convolé en justes noces gay: le premier ministre islandais Johanna Sigurdardottir était déjà le premier chef d'état ouvertement lesbienne, elle est à présent le premier chef de gouvernement à s'être officiellement mariée avec une personne Jonina Leosdottir.

Le couple qui avait déjà conclu un contrat d'union civile avait introduit la demande de transformation du contrat en mariage de manière à ce qu'il soit enregistré dès l'entrée en vigueur de la nouvelle loi sur le mariage des personnes du même sexe. Le Parlement islandais avait voté la loi le 12 juin, et cette loi est entrée en vigueur hier.

Madame Sigurdardottir, qui est née en 1942, est devenue Premier Ministre en février 2009. Elle vit depuis plusieurs années avec sa compagne Madame Ledsdottir, à laquelle elle était unie par contrat d'union civile depuis 2002.

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On se souviendra peut-être du  livre pour enfants paru en 2002  Koning en Koning* (Roi et Roi) de l'écrivaine hollandaise Linda de Haan. Ce qui n'était que le rêve d'une écrivaine est à présent devenu réalité au sommet d'un petit état volcanique.

*existe en anglais sous le titre King and King

Source: Ruv (mbl.is)

25.06.2010

Strasbourg: LA CONVENTION EUROPÉENNE DES DROITS DE L'HOMME N'OBLIGE PAS UN ÉTAT À OUVRIR LE DROIT AU MARIAGE À UN COUPLE HOMOSEXUEL

agenda

                                                La Cour a rendu son arrêt de chambre dans l’affaire Schalk et Kopf c. Autriche. Dans cette affaire, la Cour a conclu que la Convention européenne des droits de l'homme n'oblige pas un Etat à ouvrir le droit au mariage à un couple homosexuel. La Cour avait tenu une audience dans cette affaire en février 2010.

Le communiqué de presse

Non-violation de l'article 12 (droit au mariage)

Non-violation de l'article 14 (interdiction de discrimination)

en combinaison avec l'article 8 (droit au respect de la vie privée et familiale)

de la Convention européenne des droits de l’homme

Principaux faits

Les requérants, Horst Michael Schalk et Johann Franz Kopf, sont des ressortissants autrichiens nés en 1962 et 1960 respectivement et résidant à Vienne. Ils forment un couple du même sexe.

En septembre 2002, ils prièrent les autorités compétentes de les autoriser à se marier. La mairie de Vienne rejeta leur demande au motif que seules deux personnes de sexe opposé pouvaient se marier. Ils attaquèrent la décision de la mairie devant le chef du gouvernement provincial de Vienne, qui la confirma en avril 2003.

Dans le cadre du recours constitutionnel qu’ils formèrent ultérieurement, les requérants alléguèrent en particulier que l’impossibilité juridique pour eux de se marier méconnaissait leur droit au respect de la vie privée et familiale et le principe de non-discrimination. En décembre 2003, la Cour constitutionnelle rejeta ce recours, jugeant notamment que ni la Constitution autrichienne ni la Convention européenne des droits de l'homme n'exigeaient l’extension de la notion de mariage, institution ayant pour cause la procréation, à des relations d'une autre nature et que la protection des relations entre personnes de même sexe, sur le terrain de la Convention, n’imposait pas de modifier les lois relatives au mariage.

Le 1er janvier 2010 entra en vigueur en Autriche la loi sur le concubinage officiel, visant à offrir aux couples de même sexe un mécanisme formel permettant de reconnaître leurs relations et de donner juridiquement effet à celles-ci. Bien que ce texte donne aux concubins officiels la plupart des mêmes droits et obligations que les personnes mariées, certaines différences demeurent. Ainsi, l'adoption d’un enfant par les concubins officiels, l'adoption de l'enfant de l’un d’eux par l'autre et le recours à l'insémination artificielle sont interdits.

Griefs, procédure et composition de la Cour

Invoquant l’article 12 de la Convention, les requérants se plaignaient du refus des autorités de les autoriser à se marier. Sur le terrain de l’article 14 combiné avec l’article 8, ils se disaient en outre victimes d’une discrimination fondée sur leur orientation sexuelle en ce qu’on leur avait refusé le droit de se marier et qu’ils n’avaient pas eu d’autre possibilité de faire légalement reconnaître leur relation avant l'entrée en vigueur de la loi sur le concubinage officiel.

La requête a été introduite auprès de la Cour européenne des droits de l'homme le 5 août 2004. Le 25 février 2010, une audience a été tenue en public au Palais des droits de l'homme à Strasbourg.

L’arrêt a été rendu par une chambre de sept juges composée de

Christos Rozakis (Grèce), président,

Anatoly Kovler (Russie),

Elisabeth Steiner (Autriche),

Dean Spielmann (Luxembourg),

Sverre Erik Jebens (Norvège),

Giorgio Malinverni (Suisse),

George Nicolaou (Chypre), juges,

ainsi que d’André Wampach, greffier adjoint de section.

Décision de la Cour

Article 12

La Cour examine tout d'abord si le droit au mariage accordé à « l'homme et [à] la femme » aux termes de la Convention est applicable dans le cas des requérants. En ce qui concerne l'argument soulevé par eux selon lequel, dans la société d'aujourd'hui, la procréation n'est plus un élément décisif d’un mariage civil, elle rappelle avoir jugé dans une affaire antérieure que l'incapacité pour un couple de concevoir ou d'élever un enfant ne saurait en soi passer pour le priver du droit au mariage2. Cependant, cette conclusion et la jurisprudence de la Cour voulant que la Convention soit interprétée à la lumière des conditions de vie actuelles ne permettent pas de souscrire à la thèse des requérants, qui est que l'article 12 doit être lu comme imposant aux Etats contractants d’ouvrir le mariage aux couples de même sexe.

La Cour constate qu'aucun consensus ne se dégage parmi les Etats membres du Conseil de l'Europe sur la question du mariage homosexuel. En ce qui concerne la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, citée par le Gouvernement autrichien dans ses observations, la Cour note que l’article par lequel elle consacre le droit de se marier ne parle pas de l'homme et de la femme ; par conséquent, ce droit n’est pas limité absolument au mariage entre deux personnes de sexe opposé. Cela étant, la Charte laisse à chaque Etat membre le soin de décider si, dans son ordre juridique, le mariage homosexuel doit être permis. La Cour souligne que les autorités nationales sont mieux placées pour apprécier les besoins sociaux en la matière et pour y répondre, le mariage ayant des connotations sociales et culturelles profondément ancrées qui diffèrent largement d'une société à l'autre.

La Cour en conclut que l'article 12 ne donnait pas obligation à l'Etat autrichien d'ouvrir l’accès au mariage à un couple homosexuel tel que celui des requérants. Elle juge donc, à l’unanimité, qu'il n'y a pas eu violation de cet article.

Article 14 en combinaison avec l'article 8

La Cour examine tout d'abord si la relation d'un couple de même sexe, tel que celui des requérants, non seulement relève de la notion de « vie privée » mais constitue aussi une « vie familiale » au sens de l’article 8. Au cours de la dernière décennie, l'attitude de la société à l'égard des couples de même sexe a évolué rapidement dans bien des pays membres et un nombre considérable d'Etats leur a accordé une reconnaissance légale. La Cour en conclut que la relation des requérants, un couple d’homosexuels qui vit une liaison stable, relève de la notion de « vie familiale », au même titre que la relation d'un couple de sexe opposé dans la même situation.

La Cour a jugé à maintes reprises qu'une différence de traitement fondée sur l'orientation sexuelle devait être justifiée par des motifs particulièrement impérieux. Les couples de même sexe doivent être présumés capables, aussi bien que les couples de sexe différent, d'entretenir des liaisons stables. Ils se trouvent donc dans une situation analogue pour ce qui est de leur besoin de faire reconnaître légalement leurs relations. Cependant, étant donné que la Convention doit être interprétée comme un tout et qu’il a été conclu ci-dessus que l'article 12 ne donnait pas obligation à l'Etat d'ouvrir le droit au mariage aux couples de même sexe, la Cour ne saurait partager la thèse des requérants selon laquelle pareille obligation peut se déduire de l'article 14 en combinaison avec l'article 8.

L'entrée en vigueur en Autriche de la loi sur le concubinage officiel ayant permis aux requérants de faire formellement reconnaître leur relation, la Cour n’a pas à dire si l'absence de tout moyen de reconnaissance légale pour les couples de même sexe constituerait une violation de l'article 14 en combinaison avec l'article 8 dans l’hypothèse où cette situation aurait perduré. Il reste à déterminer si l'Autriche aurait dû donner plus tôt aux intéressés un autre moyen de faire légalement reconnaître leur relation. La Cour constate que si un consensus européen se fait jour quant à la reconnaissance des couples de même sexe, celle-ci n'est pas encore prévue dans une majorité des Etats. Le droit autrichien illustre cette évolution : bien que le législateur autrichien ne soit pas un pionnier, on ne saurait lui reprocher de ne pas avoir adopté plus rapidement la loi sur le concubinage officiel.

La Cour n'est pas convaincue par l'argument selon lequel, si l’Etat choisit d'accorder aux couples de même sexe une autre forme de reconnaissance, il doit leur conférer un statut analogue sur tous les points au mariage. L'existence de certaines différences notables en matière de droits parentaux entre le concubinage officiel et le mariage reflète pour une large part la tendance au sein d'autres pays membres. En outre, dans le cas présent, la Cour n’a pas à examiner chacune de ces différences en détail. Les requérants n'ayant pas allégué être directement lésés par les restrictions restantes aux droits parentaux, il serait hors de propos en l'espèce d'établir si ces différences sont justifiées.

Au vu de ces constats, la Cour conclut, par quatre voix contre trois, à l'absence de violation de l'article 14 en combinaison avec l'article 8.

Les juges Rozakis, Spielmann et Jebens ont exprimé une opinion dissidente ; les juges Kovler et Malinverni ont exprimé une opinion concordante. Ces opinions séparées sont jointes à l'arrêt

Source: le site de la CEDH

12.06.2010

L'Islande adopte le mariage gay

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Le Parlement islandais a voté ce vendredi 11 juin 2010 à l'unanimité une modification de la loi sur le mariage qui ouvre cette institution aux personnes du même sexe. Les 49 parlementaires présents (sur un total de  63) ont ajouté les mots "entre un homme et un homme" et "entre une femme et une femme" à la définition légale du mariage. Le Président islandais Ólafur Ragnar Grímsson doit encore signer la loi pour qu'elle entre en vigueur mais on sait qu'il l'approuvera. Une grande majorité de la population islandaise soutient le droit des gays et des lesbiennes à un traitement égalitaire face à l'institution du mariage. La loi précise aussi que  les personnes du même sexe pourront contracter mariage dans les églises luthériennes islandaises, tout en accordant un droit de réserve aux pasteurs qui pourront s'ils le souhaitent refuser de célébrer ces unions. L'église islandaise n'a pas encore quant à elle pris de position  précise sur le sujet.

L'Islande devient ainsi le septième pays européen à ouvrir le mariage aux personnes du même sexe, rejoignant ainsi les Pays-Bas, la Belgique, l'Espagne, la Norvège, la Suède et le Portugal. Rappelons que son premier ministre,  Jóhanna Sigurðardóttir, est ouvertement lesbienne.  Le pays, qui  compte 320000 habitants, a dépénalisé l'homosexualité dès 1940. Les gays et les lesbiennes peuvent y contracter une union civile depuis 1996.

08.06.2010

Premier mariage lesbien au Portugal

Pour la première fois dans l'histoire du Portugal, deux femmes ont été unies par les liens du mariage.  Teresa Pires et Helena Paixao se sont mariées hier à Lisbonne, entourées de leurs familles, de leurs amis et bien sûr de journalistes. Helena a  40 años et Pires 33. Les filles des deux femmes, Marisa et Beatriz, assistaient à la cérémonie. Les mariées ont déclaré aux journalistes qu'elles venaient de réaliser le rêve de leur vie, mais qu'il fallait que le combat continue, une allusion sans doute au combat pour la légalisation de l'adoption homoparentale que la nouvelle loi portugaise exclut.

Rappelons que la loi vient d'être ratifiée à par le Président  Anibal Cavaco Silva après quatre ans de bataille juridique, juste après la visite du pape des catholiques, Benoît XVI, qui s'était encore une fois cru autorisé de critiquer la légalisation des unions des personnes du même sexe. Au Portugal, un pays à majorité catholique, l'homosexualité était encore pénalisée jusqu'en 1992.

Voici le reportage d'une télévision espagnole (N)