22.05.2010

Le Ministre des Affaires Etrangères belge indigné par la condamnation au Malawi

Steven Vanackere sur la condamnation d'un couple homosexuel au Malawi.

Le Vice-Premier ministre et Ministre des Affaires étrangères Steven Vanackere s’indigne de la condamnation par le Malawi d’un couple homosexuel, Tiwonge Chimbalanga Kachepa et Steven Monjeza Soko, qui se sont tous deux vus infliger une peine de prison maximale de 14 ans sur base de leur orientation sexuelle. Il souligne que cette condamnation est contraire aux obligations internationales du Malawi en matière de droits de l’Homme.
 
La Belgique partage les préoccupations sérieuses de l’Union européenne concernant l’homophobie et la discrimination sur base des préférences sexuelles au Malawi et rappelle que le principe de non-discrimination est inscrit dans le Pacte international relatif aux Droits civils et politiques, signé par le Malawi en 1993. Steven Vanackere se rallie entièrement aux démarches diplomatiques répétées de l’UE et à la déclaration de la Haute Représentante Ashton de ce jour à ce sujet.
 
La Belgique rejette toute criminalisation de l’homosexualité et lance un appel au Malawi afin qu’il modifie sa législation de façon à ne plus pénaliser l’homosexualité.

Le Vice-Premier ministre et Ministre des Affaires étrangères Steven Vanackere ne manquera pas de suivre cette affaire.

Bart Ouvry +32 477 40 32 12, woordvoerder/porte-parole
Patrick Deboeck +32 475 72 76 35, adjunct-woordvoerder/porte-parole adjoint
 

Pour l'ONU, le Malawi discrimine de manière flagrante les homosexuels

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ONU, 21 mai 2010: MALAWI


La Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Navi Pillay, a déclaré, aujourd’hui, à Genève, que la condamnation à 14 ans de prison et de travaux forcés d’un couple homosexuel malawien constitue une « discrimination flagrante » et établit un précédent alarmant dans la région.

La Haut Commissaire a demandé que cette condamnation soit annulée et que les codes pénaux criminalisant l’homosexualité soient amendés dans les pays où ils existent toujours.

Elle a également noté une dégradation marquée dans l’attitude du gouvernement et du public au Malawi, non seulement contre les personnes soupçonnées d’être homosexuelles mais aussi contre les organisations militantes, y compris celles qui font un travail essentiel pour atténuer l’impact du VIH/sida.

Le Programme conjoint des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA) a ajouté que la criminalisation d’individus sur la base de leur orientation sexuelle menace les acquis de la santé publique dans la réponse au VIH/sida.  La criminalisation pousse les homosexuels à rester dans l’anonymat et compromet les programmes visant à répondre à leurs besoins en matière de VIH/sida.

Source: point de presse quotidien du porte-parole du secrétaire général de l'ONU

Commentaire

L'ONU ajoute sa condamnation à celles déjà exprimées par la France, l'Union européenne, les USA, Amnesty international et le Fonds mondial de lutte contre le sida. Madonna, dont on sait les liens affectifs qu'elle entretient avec ce pays, a elle aussi condamné l'homophobie d'état de ce pays qui vient de condamner à 14 ans d'emprisonnement deux hommes coupables d'avoir organisé un mariage homosexuel en public.

Plus d'infos: lire les articles qu'y consacre YAGG.com

05:36 Publié dans Homophobie | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : homophobie, code penal, justice, malawi, homosexualte, vih, hiv, sida | | |  Facebook |

13.03.2010

Desmond TUTU s'alarme de l'homophobie galopante en Afrique

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Desmond TUTU, archevêque émérite anglican du Cap (Cape Town, Afrique du Sud), s'est vu décerner le prix Nobel de la Paix en 2004. Dans un article publié hier par le Wahington Post, il s'inquiète de la propagation de l'homophobie sur le continent africain: au Sénégal, au Malawi, au Kenya et en Uganda les législateurs s'attaquent aux droits des personnes LGBT jusqu'à préconiser la peine de mort (Uganda),  et il arrive que  la population s'en prenne aux personnes et mette en danger leur intégrité physique. La pandémie de Sida est plus préoccupante que jamais et l'homophobie ambiante en est un facteur de développement. Tout cela est inacceptable d'un point de vue chrétien, selon l'archevêque. L'homosexualité n'est pas un péché, mais un des aspects de la diversité humaine.

Voici le texte original de Desmond Tutu.

In Africa, a step backward on human rights

By Desmond Tutu
Friday, March 12, 2010; A19

Hate has no place in the house of God. No one should be excluded from our love, our compassion or our concern because of race or gender, faith or ethnicity -- or because of their sexual orientation. Nor should anyone be excluded from health care on any of these grounds. In my country of South Africa, we struggled for years against the evil system of apartheid that divided human beings, children of the same God, by racial classification and then denied many of them fundamental human rights. We knew this was wrong. Thankfully, the world supported us in our struggle for freedom and dignity.

It is time to stand up against another wrong.

Gay, lesbian, bisexual and transgendered people are part of so many families. They are part of the human family. They are part of God's family. And of course they are part of the African family. But a wave of hate is spreading across my beloved continent. People are again being denied their fundamental rights and freedoms. Men have been falsely charged and imprisoned in Senegal, and health services for these men and their community have suffered. In Malawi, men have been jailed and humiliated for expressing their partnerships with other men. Just this month, mobs in Mtwapa Township, Kenya, attacked men they suspected of being gay. Kenyan religious leaders, I am ashamed to say, threatened an HIV clinic there for providing counseling services to all members of that community, because the clerics wanted gay men excluded.

Uganda's parliament is debating legislation that would make homosexuality punishable by life imprisonment, and more discriminatory legislation has been debated in Rwanda and Burundi.

These are terrible backward steps for human rights in Africa.

Our lesbian and gay brothers and sisters across Africa are living in fear.

And they are living in hiding -- away from care, away from the protection the state should offer to every citizen and away from health care in the AIDS era, when all of us, especially Africans, need access to essential HIV services. That this pandering to intolerance is being done by politicians looking for scapegoats for their failures is not surprising. But it is a great wrong. An even larger offense is that it is being done in the name of God. Show me where Christ said "Love thy fellow man, except for the gay ones." Gay people, too, are made in my God's image. I would never worship a homophobic God.

"But they are sinners," I can hear the preachers and politicians say. "They are choosing a life of sin for which they must be punished." My scientist and medical friends have shared with me a reality that so many gay people have confirmed, I now know it in my heart to be true. No one chooses to be gay. Sexual orientation, like skin color, is another feature of our diversity as a human family. Isn't it amazing that we are all made in God's image, and yet there is so much diversity among his people? Does God love his dark- or his light-skinned children less? The brave more than the timid? And does any of us know the mind of God so well that we can decide for him who is included, and who is excluded, from the circle of his love?

The wave of hate must stop. Politicians who profit from exploiting this hate, from fanning it, must not be tempted by this easy way to profit from fear and misunderstanding. And my fellow clerics, of all faiths, must stand up for the principles of universal dignity and fellowship. Exclusion is never the way forward on our shared paths to freedom and justice.

Source: le Washington Post du 12 mars

09:21 Publié dans Religions, haines et tolérances | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : desmond tutu, afrique, homophobie, uganda, malawi, senegal, kenya, gay, lgbt | | |  Facebook |

29.12.2009

En Afrique, rien ne va plus pour les personnes LGBT, agissons !

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Un communiqué du Centre LGBT de Paris

Paris, le 29 décembre 2009
 
Aujourd’hui, au Malawi 2 homosexuels qui organisaient une cérémonie symbolique de mariage ont été inculpés d’attentat à la pudeur. Dans ce pays, l’homosexualité est illégale et la sodomie est passible de 14 ans d’emprisonnement. Au  Malawi, plus de 20% de la population homosexuelle serait porteuse du VIH.
Lors du réveillon de Noël, ce sont 24 homosexuels présumés qui ont été arrêtés par la police sénégalaise.
Le Rwanda et l’Ouganda ont révisé leur code pénal afin de criminaliser les relations entre personnes de même sexe. L’Ouganda a tenté d’adopter un texte instituant la peine de mort pour les homosexuels et les séropositifs, sous la pression internationale, les dispositions les plus extrêmes ont été retirées mais l’homosexualité reste criminalisée et un génocide est à craindre. 
 
Les gays, lesbiennes et trans. dans de nombreux pays africains, vivent dans la clandestinité, sinon ils subissent violences et discriminations ; ils sont aussi très touchés par le VIH et tout ceci dans une relative indifférence internationale.
 
Les responsables des programmes d’éducation et de développement européens et mondiaux devraient aussi prendre en compte la situation des personnes LGBT, manifester leur indignation à les voir ainsi stigmatisés, les gouvernements africains auraient alors tout intérêt à adopter une législation contre les discriminations, à encourager les populations LGBT à vivre librement et à rejoindre les programmes de prévention contre le VIH.
 
Les ONG et les institutions nationales comme internationales doivent sans tarder exprimer leur préoccupation, la situation des personnes LGBT en Afrique,  devient particulièrement alarmante.
La Déclaration conjointe de dépénalisation mondiale de l’homosexualité portée par la France devant l’ONU fin 2008 et signée par 66 des 192 pays membres de l’Assemblée ne doit pas rester lettre morte et les Principes de Jogjakarta doivent être adoptés et respectés dans le monde entier.
 
 
Pour le Centre LGBT Paris IDF,
Christine Le Doaré, présidente
Tél : 06 89 33 78 07
 
 
 
Centre Lesbien, Gai, Bi & Trans. de Paris et Ile-de-France • 63 rue Beaubourg 75003 Paris •
Accueil : 01 43 57 21 47 • Administration : 01 43 57 75 95 •
Site Internet : http://www.cglparis.org • Mail : contact@cglparis.org

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18.09.2009

Malawi: vers la reconnaissance de droits LGBT

Drapeau du Malawi

Selon Gk.nl, un porte-parole du gouvernement du Malawi aurait annoncé que son pays s'apprête à reconnaître des droits aux personnes homosexuelles. La raison avancée est le haut pourcentage de séropositifs dans le pays, qui atteindrait les 25 pour cent parmi la population homosexuelle. Le porte-parole a ajouté que la prévention du sida doit passer par une étroite collaboration avec les associations LGBT.

Le sida aurait déjà fait 800000 victimes dans ce pays, qui comporterait plus d'un million de séropositifs.