23.02.2010

Mariage homosexuel à l'église (Belgique, Liège)

diego carbut

Un article paru dans La Dernière Heure du 23 février 2010

Michel et Christian, passés devant le bourgmestre, ont voulu une bénédiction religieuse. Un prêtre ouvrier les a suivis

LIÈGE C’était le 13 février dernier, dans une cité Ardente enneigée. Michel et Christian, 45 et 43 ans, avaient retenu tout exprès la date la plus proche de la Saint-Valentin, la fête des amoureux.

Et le couple y a mis les formes : limousine blanche, costumes de cérémonie et chemises roses, banquet et pièce montée en forme de cœur.

Un préposé à la caméra et un autre derrière l’objectif pour immortaliser le plus beau jour de leur vie. D’abord, direction l’Hôtel de ville, pour l’union civile. Avant de se presser devant l’autel pour une bénédiction religieuse…

Un mariage gay devant Dieu qui ne devrait pas recevoir l’assentiment du nouveau primat de Belgique, Mgr Léonard, dont on connaît le point de vue assez incisif sur l’homosexualité !

Pour lire la suite de l'article, cliquer ici. La même info est disponible dans toute la presse belge.

Voir aussi l'article de Sud Presse (photo)

04.02.2010

L'homosexualité est biologiquement déterminée, un article du journal Le Soir

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Dans son édition d'aujourd'hui, le journal Le Soir consacre une page entière à présenter la recherche que le Professeur Jacques Balthazart de l'Université de Liège a publiée sous le titre Biologie de l'homosexualité, un ouvrage que Gay Kosmopol a présenté dès le 20 janvier. Les titres du Soir: On naît homosexuel. Une étude de l'Ulg montre que l'orientation sexuelle est "biologiquement déterminée". Une vaste recherche vient contrebalancer les théories psychanalytiques. L'homosexualité est "biologique". Sous la plume du journaliste Hugues Dorzée.

Contrairement à l’idée anciennement admise qui veut que l’on « devient homosexuel » en fonction de son vécu psychique et social, l’homosexualité serait en réalité déterminée, dès avant la naissance, par des facteurs biologiques. Telles sont les conclusions d’une vaste recherche réalisée par un groupe de l’Université de Liège, et contenues dans un ouvrage publié par le professeur Jacques Balthazart. Ce neuro-endocrinologue travaille depuis 35 ans sur les mécanismes hormonaux et nerveux qui contrôlent le comportement sexuel, chez l’homme et l’animal. L’homosexualité n’est donc pas une maladie, indique le chercheur, qui pense « envoyer une copie » de son ouvrage au nouveau primat de Belgique ! Le Soir en ligne du 4 février

Pour lire l'article en ligne: acheter Le Soir en papier  ou le pdf  en ligne

Mes commentaires

  • La recherche scientifique anglo-américaine présente depuis quelques années  un faisceau d'arguments concordants qui suggèrent fortement qu'il faut chercher  l'origine de l'homosexualité à un stade pré-natal :ce sont essentiellement des facteurs biologiques qui détermineraient l'orientation sexuelle des êtres humains. Le Professeur Jacques Balthazart synthétise l'état actuel d'une recherche qui est aujourd'hui suffisamment avancée pour affirmer que la thèse de l'homosexualité innée est  scientifiquement la plus plausible.
    Cet ouvrage de vulgarisation scientifique pourrait avoir  une portée sociologique considérable: en substance, il prouve scientifiquement qu'aucun être humain n'est responsable de son orientation sexuelle, ce qui entraine qu'en la matière culpabilité et culpabilisation sont totalement hors de propos, que ni les parents ni les jeunes qui découvrent leur homosexualité ne sont responsables de cet état de fait, et qu'enfin toute stigmatisation de l'homosexualité par la société ou par les instances religieuses relève de l'obscurantisme. Ce livre vient donc à point nommé. Il va de soi que ce livre bat totalement en brèche les propos pseudo-scientifiques du futur Primat de Belgique qui appuie sa vision de l'homosexualité sur la théorie freudienne et la présente comme  une anormalité dans le développement de la personne. Je serais à ce propos fort heureux de suivre un débat télévisé entre l’église et l’université sur la question de l'homosexualité.
    La lecture de ce livre devrait inciter davantage les responsables politiques à mettre en oeuvre des campagnes d'information et à renforcer l'éducation à la diversité et la lutte contre l'homophobie. Depuis que la Ministre Marie Arena alors en charge de l’enseignement a eu la lucidité et le courage de faire rédiger un manuel pédagogique à l’usage des enseignants pour combattre l’homophobie en milieu scolaire, il ne semble pas qu’il y ait de nouvelle initiative dans la politique scolaire de la Communauté française, malgré des programmes gouvernementaux qui le mentionnent précisément. A ma connaissance, le manuel mis à la disposition de toutes les écoles par la Ministre n’a même pas été évalué. Contrairement à la Flandre où depuis dix ans divers manuels ont vu le jour et où des campagnes sont menées dans les écoles pour éduquer à la diversité.
    Le livre de Jacques Balthazart pourra aussi aider les parents à approcher l'éducation sexuelle familiale d'une manière différente. Elle contribuera aussi à aider les personnes gay, lesbiennes ou trans à s'assumer.
    Parce que, quelle que soit l’origine de l’homosexualité, la question à mes yeux la plus fondamentale est l’appréhension de cette réalité par la personne individuelle qui se découvre faire partie d'une minorité : savoir s’accepter, s’aimer tel que l’on est et pouvoir le partager avec les autres, de préférence dans la joie(- comme tout enfant, un jeune gay, un jeune trans ou une jeune lesbienne devraient recevoir la possibilité d'une enfance heureuse!) Mais cette joie d’être soi et de se développer tel que l’on est est encore souvent mise en question ou entravée par une partie du corps social. La cruauté du  regard de l’autre, la réprobation familiale, l'homophobie religieuse, tant chrétienne que musulmane,  la répétition des insultes en milieu scolaire, la crainte d’une grande partie du  corps enseignant d’aborder la question peuvent miner le développement d’une estime de soi si nécessaire à l’épanouissement de tout être humain. Le problème de l’homosexuel n’est pas d’en être, mais d’habiter son homosexualité, d’y exister, et d’apparaître tel qu’il est, de se correspondre. Même en Belgique, où tant de bonnes lois ont été faites, il n’est toujours pas commode de faire son coming out. Gageons que l’éclairage de la science que nous offre le Professeur Balthazart contribuera à favoriser une meilleure compréhension et, partant, une meilleur acceptation des personnes homosexuelles, bisexuelles et transsexuelles.

  • Le scientifique affirme qu'"on naît homosexuel, on ne le devient pas". C'est probablement vrai dans une des acceptions du verbe "devenir", mais la formule est réductrice si on la sort du contexte de la recherche scientifique: le professeur parle ici de l'origine pré-ou péri-natale de l'homosexualité, et de rien d'autre. Cependant, l'enfant ou l'adolescent qui se découvre autre, doit apprendre au cours d'un souvent long cheminement à devenir ce qu'il est: découverte, acceptation, dévoilement à autrui et correspondance à soi-même.
    On naît homosexuel, on doit apprendre à le devenir.
    Les constituantes du corps social sont souvent perverses* parce qu'elles nient ou dénoncent la réalité d'une partie de la population, ce qui rend le devenir homosexuel aléatoire et, mises à part quelques exceptions, extrêmement pénible. Le réalisateur allemand Rosa von Praunheim a lancé à ce propos une formule restée célèbre, il s'agit du titre d'un de ses films, sorti en 1970: Nicht der Homosexuelle ist pervers, sondern die Situation, in der er lebt (Ce n'est pas l'homosexuel qui est pervers, mais la situation dans laquelle il vit).
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Rosa_von_Praunheim
    L'origine hormonale et/ou génétique de l'homosexualité confirme l'intuition du cinématographe allemand. Il ne nous reste plus qu'à trasformer la société.
    Je parle de perversion au sens psychanalytique du terme: organisation psychique utilisant un mode relationnel permettant d'assouvir ses pulsions par des actes opérés aux dépens de l'autre, ici au dépens des homosexuels que la société va essayer de manipuler en les niant ou en les stigmatisant afin de se conforter dans ses pulsions hétérosexuelles prédominantes. La psychologie et la psychanalyse auraient sans doute beaucoup à gagner en  travaillant de concert avec les sciences neurobiologiques.

 

30.01.2010

Débaptisation: comportement inacceptable de l'évêché de Liège

Voici ce qu'affirme sur son site la Fédération des amis de la morale laique (FAML)

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Attention: comportement inacceptable de l'Evêché de Liège

M. Collinet, vicaire épiscopal de Liège, se permet de réclamer 7 € par "débaptisation" alors même que toute demande de modification d'un fichier doit être exécutée gratuitement

Suite à son comportement, nous conseillons aux personnes baptisées dans la Province de Liège (ou dans les casernes des ex-Forces Belges en Allemagne) de refuser de payer en invoquant la loi.

L'argumentaire de M. Collinet selon lequel les registres de baptème sont officiels et ne peuvent être modifiés pour des raisons d'historicité est évidemment nul et non avenu

Aide à la débaptisation

La FAML peut vos apporter son aide pour votre débaptisation: cliquer ici

16.01.2010

A Liège, Romeo est une femme

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Romeo est une femme et cela ne dérange nullement Juliette...

...du moins à partir du 26 février dans l'opéra de Bellini, I Capuleti e i Montecchi, que l'Opéra Royal de Wallonie représente au Palais Opéra.

Pour interpréter les deux héros mythiques, Liège accueille deux stars du bel canto : Patrizia Ciofi (Giulieta) et Laura Polverelli (Roméo). Le Maestro Acocella conduira l'ensemble de la troupe.

La partition intitiale de Bellini prévoit en effet que le rôle de Romeo soit chanté par une mezzo-soprano. En musique, cela fait partie des règles du (trans)genreClin d'oeil

Plus d'infos et réservations: cliquer ici.

Et si vous n'avez pas l'occasion de vous rendre à Liège, vous pourrez entendre cet opéra sur internet grâce au nouveau service Opera Live. La diffusion du chef-d'oeuvre de Bellini aura lieu le 2 février. Et cela ne vous coûtera que 4 ou 6 euros (HD)! Cliquer ici.

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Prochain Kiss In international contre l'homophobie le 14 février

Infos empruntées au site du Kiss In contre l'homophobie (un site régulièrement mis à jour)

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Pourquoi le seul moment où on peut voir des homos s’embrasser dans la rue ailleurs que dans le Marais, c’est la Gay Pride ? Pourquoi il n’y a que les hétéros à pouvoir se bisouter en public sans gêner personne ? Pour ceux et celles qui pensent que ce n’est pas normal, rendez-vous tous ensemble pour un attentat aux bisous kamikazes !

kiss in


Quand en mai 2009 quelques étudiants décident d'organiser un kiss-in place du Trocadéro à Paris le 7 juin, ils sont à peine une vingtaine à venir "s'embrasser contre l'homophobie" devant des passants étonnés. Efficacement relayé par des blogs et des webmédias comme Yagg.com, l'évènement ne passe cependant pas inaperçu, et rapidement un blog dédié et deux groupes Facebook (général et coordination) viennent asseoir le mouvement. Depuis, trois "attentats aux bisous" ont été organisés, en 2009 : le premier à Dijon, le deuxième dans une dizaine de villes françaises, et un troisième dans plus de vingt endroits en France, en Belgique, en Suisse, au Canada, en Australie et au Pérou. Le prochain kiss-in aura lieu le jour de la Saint-Valentin 2010.

A chaque fois, la procédure est la même : des pages sont créées sur facebook, annonçant l'évènement, et l'information se répand sur la toile via divers sites d'information LGBT (GayClic, Veryfriendly, Zelink, Têtu.com, Yagg). Les organisateurs -bénévoles- se trouvent au lieu et à la date donnés avec un sifflet et au signal, tous les participants s'embrassent, ou à défaut se tiennent la main, pendant 5 minutes.

L'objectif affiché est à la fois d'encourager les gays ou les bis filles et garçons à assumer leur orientation sans crainte et de banaliser les gestes d'affections entre personnes homosexuelles, le tout dans une ambiance qui se veut sympathique, décontractée, naturelle et non-renvendicative. Hétéros et homos, couples et célibataires sont conviés à ces free hugs d'un nouveau genre, contre l'intolérance.

Le prochain kiss-in aura lieu le 14 février 2010 à 14h

EN FRANCE

  • à AUXERRE

  • à GAP

  • à MONTPELLIER [le samedi 13 février]

  • à NICE

  • à PARIS [devant Notre-Dame]

EN BELGIQUE

  • à BRUXELLES [sur la Grand Place]

  • à LIEGE

AU PEROU

  • à LIMA

08:53 Publié dans Homophobie | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : kiss in, homophobie, paris, bruxelles, liege | | |  Facebook |

16.12.2009

Kiss-in contre l'homophobie à Liège: la video

Régulièrement, des “ kiss-in ” sont organisés un peu partout sur la planète. Samedi dernier, un “ kiss-in anti homophobie ” international a eu lieu. On s'est aussi embrassé  à Liège, avec la bénédiction du Père Noël! On le voit, les kiss-in sont hétérofriendly!

07:30 Publié dans Homophobie | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : liege, kiss-in, homophobie | | |  Facebook |

21.10.2009

East/West-Sex and Politics, le 28 octobre à Liège

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Imago : "East/West-Sex & Politics"

L’homophobie dans les pays de l’Est, principalement en Russie, ouvertement affirmée par les autorités politiques. Reportage sur deux Gay Pride Parades qui ont été violemment réprimées par la police moscovite, des groupes néonazis… Et des prêtres orthodoxes !

97 min. | Réalisé par Jochen Hick, Allemagne 2008. VO st FR/NL.

Projection organisée dans le cadre du Festival des Libertés qui se déroule du 18 au 28 octobre 2009. Pour plus d’informations, vous pouvez consulter le site www.festivaldeslibertes.be/liege

>> 20h au Cinéma Sauvenière (12, place Xavier Neujean à Liège). Places : 5€.

18:34 Publié dans Cinéma, séries, vidéos | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : liege, cinema, alliage, homophobie, pays de l est | | |  Facebook |