02/07/2010

Les islamistes de Téhéran ont tout compris

Téhéran a tout compris

Heureusement qu'il y a des ayatollahs pour nous expliquer scientifiquement le comment du pourquoi. Via Christine Le Doaré.

 

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04/09/2009

Cinéma égyptien undergroud: All my life est le premier film gay égyptien

aml

Le film égyptien de Maher Sabry All my life (2008) a dû être tourné dans le plus grand secret. Il s'agit du premier film gay de l'histoire du cinéma égyptien.

Il met en scène l'histoire de Rami qui en a assez de se cacher et veut vire son homosexualité au grand jour. Mais en Egypte, il est dangereux de se dévoiler, cela peut entrainer des conséquences néfastes pour sa famille et ses amis. Son compagnon le quitte pour épouser une femme et ses amis lui tournent le dos, le monde de Rami devient un univers désespéré.

allmylife

Le film est interdit de diffusion en Egypte, dans les pays islamiques et dans la plupart des pays africains.

Le réalisateur Maher Sabry a quitté l'Egypte suite à l'affaire du Queenboat en 2001, qui avait vu l'arrestation et l'emprisonnement d'une soixante de gays qui participaient à une fête privée qui avait lieu sur un bateau sur le Nil. Maher Sabry a reçu en 2002 le prix Felipa De Souza attribué par l'International Gay and Lesbian Human Rights Commission.  Le film a été tourné au Caire et à San Francisco.

Trailer

PLus d'infos sur le site du film. Voir aussi un second trailer sur My space.

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30/04/2009

Islam, Sénégal et homosexualité: création d'un front islamiste anti gay

Non, Benoît, t'es pas tout seul...

drapeau

Dakar, 29 avr (APS) - Le Front islamique pour la défense des valeurs éthiques a exprimé mercredi son inquiétude face aux manœuvres de lobbies visant, selon lui, à pousser 38 Etats africains dont le Sénégal à signer la convention légalisant l’homosexualité.


Mis en place dimanche à l’issue d’une réunion qui s’est tenue à la Mosquée Cheikh Omar Foutiyou Tall, le ’’front’’ a rendu publique sa première déclaration, lors d’une conférence de presse.

Lue par Bamar Guèye, représentant de l’organisation Jamra, devant le mausolée Seydou Nourou Tall, le texte indique que, ‘’depuis quelques temps, la tension couve au Sénégal et oppose les défenseurs des valeurs éthiques aux homosexuels, à certains soi-disant organisations des droits de l’Homme et aux lobbies tapies dans l’ombre’’.

‘’Ces lobbies ont, dénonce la déclaration, ourdi une conspiration dangereuse contre les valeurs religieuses en général et contre celles de l’Islam en particulier.’’

A cet égard, le front rappelle ‘’l’appel pour la dépénalisation de l’homosexualité’’ lu au nom de 66 pays par le représentant de l’Argentine, le 18 décembre dernier à l’Assemblée générale des Nations Unies à New York.

De l’avis des participants ayant pris part aux travaux qui ont abouti à ladite déclaration, ‘’ces lobbies se livrent à la recherche effrénée d’un +quorum+ pour permettre à l’ONU d’avaliser une convention portant sur la +dépénalisation universelle de l’homosexualité’’.

Mais ‘’ce qui est encore plus inquiétant actuellement et qui interpelle tout croyant, c’est que c’est le continent africain qui est le plus visé, car l’objectif de ces lobbies est de faire signer la convention à 38 pays africains dont le Sénégal pour légaliser ces pratiques contre-nature’’.

Le ’’front’’ indique que ‘’ces mêmes lobbies, avec des ramifications insoupçonnées (divers groupes obscurs dont des homosexuels et des lesbiennes) se livrent à des manœuvres souterraines au niveau mondial avec des fonds (...) exorbitants pour recruter et multiplier des relais notamment certaines +ONG se réclamant défenseurs des droits humains’’.

C’est en réaction à cette situation et à l’abandon des poursuites contre neuf homosexuels que la Ligue des oulémas de l’Islam au Sénégal avait invité dimanche chefs religieux et associations islamiques à une journée de réflexion et de concertation. Journée qui a abouti à la création du Front islamique pour la défense des valeurs éthiques.

Source: site web de l'agence de presse sénégalaise

12:18 Publié dans Religions, haines et tolérances | Lien permanent | Tags : afrique, senegal, gay, lesbienne, homosexualite, islam, islamiste, islamisme, dakkar | | |  Facebook |

20/04/2009

Durban II: l'hypocrisie du Vatican sur la question des discriminations

La Conférence de l'ONU sur le racisme, qui se tiendra du 20 au 24 avril à Genève, dénommée Durban II, doit assurer le suivi de celle organisée en 2001 dans la ville sud-africaine de Durban, et qui s’était terminée dans la confusion et sur des accusations d’antisémitisme.

La question des discriminations liées à l’homosexualité, défendue  par les capitales occidentales au grand dam des pays musulmans et africains ainsi que du Vatican, a été supprimée et ne sera évidemment pas mentionnée dans le texte final.

Benoît XVI a quant à lui dit espérer que les délégués à la conférence travaillent "avec un esprit de dialogue et d'acceptation réciproque, pour mettre fin à toutes les formes de racisme, de discrimination et d'intolérance". Il a salué dimanche la tenue de la conférence de l'ONU sur le racisme à Genève, exhortant la planète à s'unir pour éliminer l'intolérance.

Ces propos relèvent tant de la mascarade que de l'hypocrisie: comment peut-on d'une part s'opposer à ce que la question des discriminations liées à l'homosexualité soit prise en compte et d'autre part espérer qu'il soit mis fin à toute  forme de discrimination? L'on sait qu'il y a une alliance objective entre le Vatican et les pays islamistes sur ces questions, et que cette alliance va dans le sens de l'intolérance et de la discrimination.

Sauf erreur, la Belgique participe à la Conférence, et si c'est avéré, je le déplore. Je préfère l'attitude des Etats-Unis, du Canada, de l'Italie, de la Suède, de l'Allemagne ou des Pays-Bas, qui refusent de participer à une conférence manipulée. Le ministre hollandais Verhagen a par exemple expliqué son refus de participation précisément en raison du traitement de la question du droit des homosexuel.le.s.

28/01/2008

Ambassade de Turquie et Lambda Istanbul. Communiqué

Communiqué de presse - lundi 28 janvier 2008
Act Up-Paris, Amnesty International, le comité IDAHO, les Panthères roses, les Putes, SOS Homophobie, Tjenbé Rèd

Pour l'ambassade de Turquie, le procès fait à l'association LGBT Lambdaistanbul ne serait pas «une question de droits humains»



Plusieurs dizaines de personnes se sont rassemblées vendredi soir devant l'ambassade de Turquie en France, en soutien à Lambdaistanbul menacée de dissolution. L'ambassade a reçu une délégation mais a botté en touche : nos préoccupations demeurent.

Vendredi dernier 25 janvier à 18h30, plusieurs dizaines de personnes appartenant à diverses organisations (Act Up-Paris, Amnesty International, le Centre LGBT Paris Île-de-France, le comité IDAHO, la commission LGBT des Verts, les Panthères roses, le Parti communiste français, les Putes, SOS homophobie et Tjenbé Rèd) ont manifesté près de l'ambassade de Turquie en France, à l'initiative des Panthères roses, scandant notamment : «À Istanbul comme à Paris, l'homophobie, ça suffit !»

Dans le cadre d'une mobilisation internationale orchestrée par le collectif Scumlambda, ces organisations demandaient l'annulation du procès fait pour «immoralité» à l'association Lambdaistanbul, qui doit comparaître devant la justice turque jeudi prochain 31 janvier à 10h40.

La seule association lesbienne, gaie, bi & trans (LGBT) d'Istanbul risque ainsi la dissolution, ce qui serait une grave menace pour les personnes LGBT en Turquie au regard des actions qu'elle mène pour leurs droits (organisation de la marche des visibilités d'Istanbul) et leur santé (prévention du VIH/sida et des infections sexuellement transmissibles).

Durant le rassemblement, une délégation a officiellement été reçue à l'ambassade et a remis une lettre à l'attention de l'ambassadeur [5]. Au cours de cet entretien, les représentants de l'ambassade ont soutenu que les poursuites engagées contre Lambdaistanbul ne relevaient pas «d'une question de droits humains» puisque Lambdaistanbul aurait «fait une fausse déclaration sur le lieu de son siège social» et ferait de la «propagande»... Étrangement, les représentants de l'ambassade ont évoqué l'article 7 de la loi française du 1 juillet 1901 relative au contrat d'association [6] pour étayer leur propos, laissant ainsi entendre que Lambdaistanbul serait «fondée sur une cause ou en vue d'un objet illicite, contraire aux lois, aux bonnes moeurs, ou qui aurait pour but de porter atteinte à l'intégrité du territoire national et à la forme républicaine du gouvernement»...

En réalité, si elles prononçaient la dissolution de Lambdaistanbul, les autorités turques iraient vers une homophobie d'État ; elles pousseraient leurs ressortissants LGBT à rester dans l'ombre sans jamais revendiquer leurs droits ; elles méconnaîtraient la Convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du Conseil de l'Europe [7] dont la Turquie est signataire depuis 1950 - notamment ses articles 10 («toute personne a droit à la liberté d'expression») et 11 («toute personne a droit à la liberté de réunion pacifique et à la liberté d'association»).

La dissolution de l'association LGBT Lambdaistanbul serait évidemment une «question de droits humains» - sauf à supposer que les droits des personnes LGBT ne sont pas des droits humains. La Turquie a jadis porté le combat pour les droits des femmes, leur donnant notamment le droit de vote dès 1930 (quatorze ans avant la France) : elle peut aujourd'hui porter le combat pour les droits des personnes LGBT. Nous réaffirmons notre soutien à Lambdaistanbul et demandons l'abandon des poursuites à son encontre.


Signataires :
Act Up-Paris, Amnesty International, le comité IDAHO, les Panthères roses, les Putes, SOS Homophobie, Tjenbé Rèd

Photos de la manifestation
(libres de droit sous réserve de mentionner la source : Tjenbé Rèd)
http://www.tjenbered.fr/2008/20080124-01.html
http://www.tjenbered.fr/2008/20080124-02.html
http://www.tjenbered.fr/2008/20080124-03.html
http://www.tjenbered.fr/2008/20080124-04.html

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Notes :

[1] Prochains rassemblements de soutien à Lambdaistanbul : LISBONNE (Portugal) 28 JANVIER 2008 : action publique à 13h en centre-ville à proximité de la compagnie Turkish Airline (à l'appel de Panteras Rosa, ILGA Portugal) ; MARSEILLE (France) 30 JANVIER 2008 : rassemblement à 16h30 devant le consulat de Turquie (à l'appel des Brigades Roses)

[2] Lambdaistanbul : «The Second Hearing of the Case of Closing Down of Lambdaistanbul Was Held!»/ 28/10/2007
http://www.lambdaistanbul.org/php/main.php?menuID=26&...

[3] «LESBIAN, GAY, BISEXUAL AND TRANSGENDER (LGBT) RIGHTS IN TURKEY/ AN OVERVIEW OF ISSUES»/ PREPARED BY Kaos GL/ ANKARA, TURKEY/ September 2005
http://www.tjenbered.fr/2005/20050930-99.rtf

[4] Page du site Internet de l'ILGA-Europe sur la Turquie (en)
http://www.ilga-europe.org/europe/guide/country_by_countr...

[5] Lettre remise à l'ambassade de Turquie le vendredi 25 janvier 2008 : «Paris, le 25 janvier 2008/ À : Son Excellence Monsieur Osman Korutürk/ Ambassadeur de la République de Turquie en France/ Objet : Procès et menace de dissolution de l'association LGBT turque Lambda Istanbul/ Votre Excellence,/ L'association LGBT (lesbienne, gai, bi, trans) turque Lambda Istanbul est actuellement menacée de fermeture par la Haute Cour de justice turque. Le procès qui vise à la dissolution de l'association et à la condamnation de ses responsables aura lieu jeudi 31 janvier 2008 à 10h40 au tribunal de Beyolu Sütlüce. C'est la première fois que la justice turque va statuer sur le droit d'association des LGBT. Le droit d'établir une association et le droit d'en devenir membre sont des droits fondamentaux d'une démocratie, garantis par les conventions auxquelles la Turquie est partie, au titre de son appartenance au Conseil de l'Europe./ Depuis juin 2007, la pression judiciaire, la menace de dissolution de l'association et de condamnation de ses responsables sont incessantes, alors même que la législation turque ne criminalise pas les LGBT. Deux audiences ont déjà eu lieu dans cette affaire en juillet et octobre 2007. Ces poursuites fragilisent Lambda Istanbul et entravent ses activités de défense des droits des LGBT, d'organisation de la marche des visibilités d'Istanbul, de soutien auprès des LGBT isolées et de prévention du sida et des IST (infections sexuellement transmissibles)./ Nous organisons une manifestation ce vendredi 25 janvier 2007 devant l'Ambassade de la République de Turquie à Paris afin de demander instamment à la justice et aux autorités turques d'abandonner les poursuites contre Lambda Istanbul et de garantir le respect des droits ainsi que la liberté d'association pour les LGBT et les autres défenseurSEs des droits humains. Dans de nombreuses villes en France mais également en Espagne et au Portugal, d'autres associations mènent également des actions afin de soutenir Lambda Istanbul./ Nous, signataires de cette lettre, prions Votre Excellence de faire part à Monsieur le Président de la République de Turquie de notre très vive préoccupation quant aux conséquences d'un tel procès et au risque d'interdiction de l'association Lambda Istanbul./ En vous remerciant de l'attention que vous voudrez bien accorder à nos demandes, nous prions Votre Excellence de recevoir l'expression de notre haute considération./ Signataires :/ Act-Up Paris/ AthéTürk (association franco-turque des athées et laïques)/ Centre LGBT de Paris IDF/ Commission LGBT d'Amnesty Internationale/ Commission LGBT du PCF/ Commission LGBT des Verts/ Homosexualité et Socialisme/ Inter-LGBT/ Les Panthères Roses/ Solidarité Internationale LGBT/ SOS Homophobie/ Tjenbé Rèd»

[6] Loi française du 1 juillet 1901 relative au contrat d'association :/ Article 3 : «Toute association fondée sur une cause ou en vue d'un objet illicite, contraire aux lois, aux bonnes moeurs, ou qui aurait pour but de porter atteinte à l'intégrité du territoire national et à la forme républicaine du gouvernement, est nulle et de nul effet.»/ Article 5 : «Toute association qui voudra obtenir la capacité juridique prévue par l'article 6 devra être rendue publique par les soins de ses fondateurs./ «La déclaration préalable en sera faite à la préfecture du département ou à la sous-préfecture de l'arrondissement où l'association aura son siège social. Elle fera connaître le titre et l'objet de l'association, le siège de ses établissements et les noms, professions et domiciles et nationalités de ceux qui, à un titre quelconque, sont chargés de son administration. Un exemplaire des statuts est joint à la déclaration. Il sera donné récépissé de celle-ci dans le délai de cinq jours./ «Lorsque l'association aura son siège social à l'étranger, la déclaration préalable prévue à l'alinéa précédent sera faite à la préfecture du département où est situé le siège de son principal établissement./ «L'association n'est rendue publique que par une insertion au Journal officiel, sur production de ce récépissé./ «Les associations sont tenues de faire connaître, dans les trois mois, tous les changements survenus dans leur administration, ainsi que toutes les modifications apportées à leurs statuts./ «Ces modifications et changements ne sont opposables aux tiers qu'à partir du jour où ils auront été déclarés./ «Les modifications et changements seront en outre consignés sur un registre spécial qui devra être présenté aux autorités administratives ou judiciaires chaque fois qu'elles en feront la demande.»/ Article 7 : «En cas de nullité prévue par l'article 3, la dissolution de l'association est prononcée par le tribunal de grande instance, soit à la requête de tout intéressé, soit à la diligence du ministère public. Celui-ci peut assigner à jour fixe et le tribunal, sous les sanctions prévues à l'article 8, ordonner par provision et nonobstant toute voie de recours, la fermeture des locaux et l'interdiction de toute réunion des membres de l'association./ «En cas d'infraction aux dispositions de l'article 5, la dissolution peut être prononcée à la requête de tout intéressé ou du ministère public.»/ Article 8 : «Seront punis d'une amende prévue par le 5° de l'article 131-13 du code pénal pour les contraventions de 5è classe en première infraction, et, en cas de récidive, ceux qui auront contrevenu aux dispositions de l'article 5./ «Seront punis de trois ans d'emprisonnement et de 45.000 euros d'amende , les fondateurs, directeurs ou administrateurs de l'association qui se serait maintenue ou reconstituée illégalement après le jugement de dissolution./ «Seront punies de la même peine toutes les personnes qui auront favorisé la réunion des membres de l'association dissoute, en consentant l'usage d'un local dont elles disposent.»
http://legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?dateTexte=200801...

[7] Convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du Conseil de l'Europe
http://conventions.coe.int/Treaty/Commun/ListeTraites.asp...

[8] 24 janvier 2008 - Vendredi 25 janvier, un rassemblement et un kiss-in géant pour Lambda Istanbul, menacée de fermeture - Communiqué de presse n°TR08INT03
http://www.tjenbered.fr/2008/20080124-00.html