18.02.2010
Violences LGBTphobes sur le parvis de Notre Dame: l’Inter-LGBT appelle les pouvoirs publics à la fermeté
Paris le 18 février 2010
Communiqué de presse
Violences LGBTphobes sur le parvis de Notre Dame, l’Inter-LGBT appelle les pouvoirs publics à la fermeté
Depuis le kiss-in de dimanche dernier, l’Inter-LGBT a été interpelée et contactée à plusieurs reprises par des personnes présentes au même moment sur le parvis de Notre Dame, victimes et témoins d’actes de violences homophobes.
Pour mémoire, les organisateurs du kiss-in parisien du 14 février ont décidé de déplacer leur happening du parvis de Notre-Dame vers la fontaine Saint-Michel. En effet, les jours précédents, des mouvements catholiques intégristes les avaient menacé, ainsi que les participants à l'évènement, de violences graves. Là où l’on aurait pu attendre que la Préfecture de Police de Paris assure la sécurité d’une action symbolique bon enfant qui ne dure que quelques minutes, celle-ci avait cru bon d’inquiéter les organisateurs en leur expliquant n’être pas en mesure de le faire. L’Inter-LGBT avait alors dénoncé et condamné cette attitude, et déploré qu’elle ait dû conduire à une telle délocalisation, tout en appelant ses associations membres à venir témoigner de leur soutien à cette initiative en y participant nombreux et nombreuses.
Peu après le kiss-in à la fontaine St Michel, plusieurs personnes se sont rendues sur le parvis de la cathédrale Notre Dame, pour participer à un deuxième kiss-in, non prévu initialement, et ce alors que les forces de l'ordre leur refusaient l'accès au parvis pour des raisons de sécurité. De nombreuses vidéos amateurs et témoignages de personnes sur place attestent de la violence inouïe de certains groupes extrémistes organisés, venus là dans le seul but de « casser du pédé ». Saluts nazis, insultes LGBT-phobes, violences physiques ont été dirigés contre les participants du kiss-in. Les forces de l'ordre ont alors interpellé plusieurs individus violents issus de ces groupes intégristes, puis ont constitué un cordon pour séparer les deux groupes. Les insultes LGBTphobes et les saluts nazis ont néanmoins continué, jusqu'à ce que les participants de ce deuxième kiss-in quittent le parvis.
L’Inter-LGBT tient à rappeler que le parvis de Notre-Dame est un espace public, que l’action qui devait s’y dérouler n’était en rien une provocation anti-religieuse, mais la simple manifestation de l’amour que peuvent se porter deux personnes de même sexe, amour qui est reconnu et protégé par la loi de la même manière que l'amour entre deux personnes de sexe différent.
Alors que plusieurs victimes ont déposé plainte dans la soirée qui a suivi les faits, plusieurs sites internet intégristes, regorgeant par ailleurs de propos haineux et intolérants (xénophobie, racisme, antisémitisme, homophobie, lesbophobie, transphobie) très largement condamnables, annonçaient fièrement dans la même soirée que les personnes interpellées avaient été libérées.
L’Inter-LGBT attend des autorités qu’elles condamnent, comme le prévoit le Code pénal, fermement, publiquement et de manière exemplaire ces actes à caractère homophobe. L’inter-LGBT sera d’autant plus vigilante aux suites données aux plaintes déposées par les victimes. L'Inter-LGBT rappelle son soutien à toute action visant à promouvoir l'égalité réelle entre les hétérosexuels et les LGBT et entre les couples, égalité réelle qui est manifestement loin d'être atteinte.
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| Tags : inter lgbt, catholicisme, integristes, notre-dame de paris |
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13.02.2010
Un Kiss-in contre l'homophobie menacé par des intégristes catholiques
Paris le 12 février 2010
Communiqué de presse de l'Inter-LGBT
Un Kiss-in contre l'homophobie menacé par des intégristes catholiques
En juin 2009, avec pour mot d’ordre « 1969 – 2009 : Fier-e-s de nos luttes, à quand l’égalité réelle ? », l’Inter-LGBT souhaitait attirer l’attention sur la nécessité de faire avancer l’égalité des droits pour les LGBT, mais aussi s’adresser à toute la société pour mieux faire connaître le vécu des lesbiennes, des transsexuel-le-s et des homosexuels dans la France d’aujourd’hui. Si l'égalité juridique est incomplète l’égalité réelle reste encore plus difficile à atteindre. Elle consiste à pouvoir être soi-même sans crainte de stigmatisation ni de rejet.
Les « Kiss-in » qui se tiennent partout en France participent à la visibilité des LGBT, et sont un symbole de ce que devrait être cette égalité réelle, le droit de s'aimer sans avoir à subir de rejet.

Pour celui de Paris, à l’occasion de la Saint Valentin ce 14 février, les organisateurs se sont estimés contraints de déplacer leur happening du parvis de Notre-Dame vers la fontaine Saint-Michel. En effet, depuis deux jours, des mouvements catholiques intégristes menacent cet évènement de violences graves.
Là où l'on aurait pu attendre que la Préfecture de Police de Paris assure la sécurité d'une action symbolique bon enfant qui ne dure que quelques minutes, celle-ci a cru bon d'inquiéter les organisateurs en leur expliquant n'être pas en mesure de le faire. L'Inter-LGBT dénonce et condamne cette attitude, et déplore qu'elle ait dû conduire à un tel choix.
L’Inter-LGBT tient à rappeler que le parvis de Notre-Dame est un espace public, que l'action qui devait s'y dérouler n'était en rien une provocation anti-religieuse, mais la simple manifestation de l'amour que peuvent se porter deux personnes de même sexe, amour qui est reconnu et garanti par la loi. Il est inquiétant qu'au nom de la religion certains n'hésitent pas à prévoir de frapper deux personnes pour le simple fait qu'elles s'embrassent.
L'Inter-LGBT en appelle aux citoyen-ne-s, aux élu-e-s, mais aussi aux représentants des religions qui prônent les valeurs de respect, de non-violence, avec toutes les déclinaisons qui vont de soi comme le refus des comportements xénophobes, racistes, antisémites ou encore homophobes, lesbophobes, transphobes, à condamner toute forme d'intimidations et de violences et à soutenir cette initiative qui dépasse les divergences politiques et religieuses.
Compte-tenu des menaces qui ont été proférées et qui continuent à peser sur l'évènement et ses organisateurs, l’Inter-LGBT demande à toutes ses associations membres de venir témoigner de leur soutien à cette initiative en y participant nombreuses et nombreux. Notre présence sera une réponse aux obscurantismes.
06:45 Publié dans Religions, haines et tolérances | Lien permanent | Envoyer cette note
| Tags : eglise, eglise catholique, homophobie, inter lgbt, kiss-in |
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20.01.2010
Réforme de la carte judiciaire, une raison de plus pour signer le PActe Civil de Solidarité en mairie
Paris le 18 janvier2010
Un communiqué de presse de l'inter LGBT
La réforme de la justice préparée par l'ancienne Ministre de la justice et des sceaux, Rachida Dati annonce une refonte de la carte judiciaire dans laquelle il est prévu que soient regroupés les moyens humains et financiers des tribunaux (Tribunaux de Commerce, Conseil des Prud'hommes...). Pour les tribunaux d’instance, la réforme est effective depuis le 1er janvier 2010.
Pour l'Inter-LGBT, qui rappelle à longueur d'années ses principales revendications et ses propositions précises sur le PACS (signature en mairie, mêmes délais que le mariage pour l'ouverture du droit au séjour et l'accès à la nationalité pour le partenaire PACSé étranger, accès à la pension de réversion et mise à égalité des droits sociaux entre le PACS et le mariage), la réforme de la carte judiciaire, qui risque d'éloigner les citoyens de leurs juridictions de proximité, donne une raison supplémentaire pour réclamer la signature du PACS en mairie.
Alors que certains maires de moyennes et grandes villes célèbrent déjà des PACS par des cérémonies solennelles (Angers, Grenoble, Le Mans, Lille, Lorient, Lyon, Montpellier, Nantes, Reims, Rennes, Toulouse, Villeurbanne...), l'Inter-LGBT exige donc une réforme législative qui revalorise la portée symbolique du PACS en proposant sa signature en mairie, sur les registres de l’État civil.
Il n'est que temps que le chef de l'État tienne enfin les promesses qu'il avait faites sur ce sujet lors de la campagne présidentielle de 2007.
10:32 Publié dans Mariage, pacs, et contrats | Lien permanent | Envoyer cette note
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17.11.2009
64 % des français favorables au mariage homosexuel,
Un communiqué de presse de l'Inter LGBT (France)
Paris le 16 novembre2009
Communiqué de presse
64 % des français favorables au mariage homosexuel,
57 % favorables à l’adoption par des couples homosexuels :
la société avance.
Et le politique ?
L’Interassociative lesbienne, gaie, bi et trans se félicite des résultats du sondage BVA – La Matinale de Canal +, révélés le 13 novembre. Une fois encore, comme elle l'avait fait lors des débats sur la bio-éthique, l’opinion publique réaffirme son intérêt pour l’égalité des droits entre les couples hétérosexuels et les couples de même sexe, et refuse de considérer que les parents homosexuels seraient a priori des mauvais parents.
Dans la majorité présidentielle, la cacophonie et le discours politique résonnent en creux.
La secrétaire d'Etat chargée de la Famille, Nadine Morano, a déclaré qu'elle ne voulait pas changer la loi interdisant l'adoption aux couples homosexuels, tout en souhaitant un débat pour « sortir de l'hypocrisie ». La contradiction du secrétaire général de l’UMP, Xavier Bertrand, pour qui «le repère, c'est d'avoir un père et une mère» est intervenue très vite : "Je ne suis pas favorable à l'adoption par les couples homosexuels, c'est une position qui est constante dans le Mouvement populaire" a-t-il indiqué hier. De leur côté, Familles de France, la Conférence des évêques de France, la Confédération nationale des associations familiales catholiques, se sont insurgées contre la décision du tribunal administratif de Besançon arguant : « C'est l'intérêt supérieur de l'enfant qui doit donc guider les décisions politiques et administratives. Les droits et le bien de l'enfant limitent le droit à l'enfant ». C'est bien évidemment au nom de l'intérêt supérieur de l'enfant que ces associations refusent aussi que soient confortés les liens entre l'enfant et son parent non biologique, comme si l'intervention de ce dernier dans l'éducation de son enfant ne comptait pour rien et ne faisait pas de lui un vrai parent. En dehors des liens du sang, point de salut !
Ces positions conservatrices et stigmatisantes pour les couples homosexuels qui veulent se marier ou qui élèvent des enfants sont désormais minoritaires au sein de la société française, et c'est heureux. L’Interassociative lesbienne, gaie, bi et trans salue nos concitoyen-ne-s qui ont compris depuis longtemps que les couples homosexuels n'aspirent qu'à mener une vie confortée par l'accès à des droits égaux.
Mais quels que soient les obstacles et les obstructions, dix ans après la publication de la loi créant le PACS et grâce à l’évolution des mentalités, le chemin vers l’égalité se poursuit résolument.
Déjà, des maires en France organisent des cérémonies pour célébrer des PACS dans leur commune. Les dernières améliorations à apporter au pacte civil de solidarité pour le mettre à égalité avec le mariage, particulièrement en matière de droits sociaux, sont à portée de main. Elles ont été promises pendant la campagne présidentielle par Nicolas SARKOZY, les associations LGBT mais aussi la très grande majorité de couples hétérosexuels signataires de PACS les réclament. C'est ainsi d'ailleurs que des parlementaires de diverses composantes de l'opposition ont déposé à plusieurs reprise et déposent encore des proposition de loi, tentant d'infléchir un gouvernement sourd aux revendications d'égalité des droits pour les couples homosexuels.
Samedi dernier, la maire de Montpellier, Hélène Mandroux, lançait un appel pour l'accès au mariage pour les personnes de même sexe. Cette initiative, qui rejoint celle qu'avait prise en 2004 Noël MAMERE en décidant de marier un couple homosexuel, est pleinement en phase avec l’opinion de la société française. L’Inter-LGBT la soutient et souhaite que le plus grand nombre d’élu-e-s rejoignent la dynamique de « l’Appel de Montpellier ». Elle remercie les signataires, qui couvrent un large éventail à gauche, et espère qu'elle ira au-delà et montrera que la majorité présidentielle peut encore évoluer sur ce terrain.
07:15 Publié dans Mariage, pacs, et contrats | Lien permanent | Envoyer cette note
| Tags : inter lgbt, mariage gay, pacs, adoption, homoparentalite, france |
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02.11.2009
Affichage dans les universités (communiqué de presse)
Paris le 2 novembre2009
Communiqué de presse de l'Inter LGBT
Affichage dans les universités :
en cette rentrée universitaire, l’Inter-LGBT se félicite de la relance par
le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche
de la campagne qu'il mène contre l’homophobie et la lesbophobie
Initiée en Juin dernier, l’Inter-LGBT avait fait savoir qu’elle serait vigilante à ce que la campagne « survive » aux vacances d’été.
Avec deux nouvelles affiches complétant les deux premières, force est de constater qu'elle a été entendue sur ce point.
Après des années d’insistance des associations sur la nécessité de combattre les LGBTphobies par l’éducation, cette campagne est le résultat de plus d’un an de consultation, d’échanges constructifs et de travail commun entre l’Inter-LGBT et les services du Ministère.
Si nous saluons là un pas significatif dans la lutte contre les discriminations liées à l’orientation sexuelle dans l’enseignement supérieur, le dialogue entre le Ministère et les associations doit se poursuivre pour permettre d’autres avancées nécessaires.
Ainsi, concernant le contenu du message, l’Inter-LGBT rappelle qu'elle avait souhaité pointer la domination du modèle hétérosexuel dans la société, base des préjugés LGBTphobes. S’il est accepté qu’une fille et un garçon s’embrassent dans un couloir de fac, il n’en va pas de même lorsqu’il s’agit de deux filles ou de deux garçons !
L’Inter-LGBT avait proposé au début du groupe de travail animé par le ministère le slogan « l’hétérosexualité ce n’est pas normal, c’est seulement majoritaire ». Ce message étant peut-être considéré comme trop subversif, le choix institutionnel a donc été celui de revenir à un énoncé plus conventionnel, qui conserve cependant le mérite de dénoncer les discriminations contre lesquelles il convient de lutter.
Pour l'Inter-LGBT cette campagne ne doit pas rester uniquement un acte de communication et sera une réussite à partir du moment où elle permettra de déboucher sur des actes concrets. Ainsi, l’Inter-LGBT propose au ministère de pouvoir travailler sur une meilleure formation et information des personnels, de développer les lieux d’écoute et de faire évoluer les règlements intérieurs des établissements afin qu’ils condamnent l’ensemble des discriminations.
Au-delà, elle tient à rappeler qu'une lutte efficace contre l'homophobie et la lesbophobie passe par la mise à égalité complète des droits entre les hétérosexuel-le-s et les homosexuel-le-s.
Elle le dira à la Ministre demain lors de la rencontre qu'elle a organisée avec les associations.
17:45 Publié dans Ecole, enseignement, jeunes LGBT | Lien permanent | Envoyer cette note
| Tags : universites, enseignement, homophobie, inter lgbt |
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13.10.2009
PACS : le Président SARKOZY doit tenir les promesses du candidat à la présidence
Paris le 12 octobre 2009
Un communiqué de presse de l'Inter-LGBT
PACS : le Président SARKOZY doit tenir les promesses du candidat à la présidence
En quatrième lecture, le 13 octobre 1999, l'Assemblée nationale vote la proposition de loi relative au PACS. Promulguée le 15 novembre 1999 par le Président de la République, la loi vient ponctuer une année de débat parlementaire houleux. Son succès aujourd'hui est incontestable. L'Inter-LGBT note avec satisfaction que le nombre de PACS contractés depuis dix années est en constante progression, en particulier pour les couples hétérosexuels, faisant mentir ceux qui y ont vu un texte d'inspiration communautariste:
Une année après sa promulgation, le contrat séduisait autant les couples homosexuels qu'hétérosexuels. Dix ans après, le PACS s'est banalisé au sein de la société française. Selon les chiffres de l'Institut national d'études démographiques, les couples de même sexe représentent en 2009 moins de 6 % des signatures de Pacs (5,62%). Ouvert aux couples hétérosexuels comme homosexuels, le PACS est donc bien loin de l'image d'union réservée aux seuls homosexuels, contre lesquels l'opposition parlementaire de droite déposait 2.161 amendements et organisait des manifestations violemment homophobes dans les rues de Paris. Après dix années de célébration, si le PACS provoque beaucoup moins de remous dans la société française, ce sont toujours les mêmes qui le dénoncent, ceux qui espèrent avec force l'enterrement du texte de Nadine MORANO sur l'autorité parentale et le statut du tiers.
Depuis la promulgation du PACS, des améliorations ont été apporté au texte, en particulier sur le plan fiscal (délais pour l'imposition commune, droits de succession). D'autres, comme la reconnaissance fiscale des partenariats enregistrés à l'étranger, la possibilité de signer un PACS en prison ou l'accès au capital décès pour le survivant PACSé d'un fonctionnaire décédé sont venues le compléter dans un sens favorable à l'égalité des droits, avancées que l'Inter-LGBT a portées et qu'elle a saluées.
Pour autant, l’Inter-LGBT a interpellé le gouvernement à plusieurs reprises et l'interpelle encore pour que les promesses de campagne de Nicolas SARKOZY de mettre à égalité complète les droits sociaux entre le mariage et le PACS soient tenues.
Ainsi, elle demande :
que soit enfin ouvert aux partenaires PACSés le droit au versement de la pension de réversion,
que la signature et l'enregistrement d'un PACS donnent droit aux congés pour évènements familiaux,
que le PACS donne droit à visa pour un-e étranger-e PACSé-e à un-e français-e au même titre que le droit au visa "conjoint de Français",
qu'il donne droit à un titre de résident étranger de 10 ans après trois titres de un an, comme pour les étrangers mariés, et non après cinq titres comme actuellement,
qu'il ouvre le droit de déposer une demande de naturalisation après deux titres de résident étranger de un an (comme pour les résidents étrangers mariés), et non après cinq titres de un an comme actuellement
que soit revalorisée la portée symbolique du PACS en proposant sa signature en mairie, sur les registres de l’État civil
que la/le partenaire PACSé-e puisse adopter les enfants de sa/son partenaire (adoption simple), comme c'est le cas pour les conjoints. Cela ne modifie en rien la filiation mais prend en compte la notion d'engagement du/de la partenaire vis à vis des enfants qu'elle/il élève au quotidien. L'adoption simple permettant l'ouverture de la succession en faveur de l'enfant adopté, l'intérêt de celui-ci est donc préservé sur l'aspect matériel de sa relation avec le/la partenaire PACSé-e.
Ces dernières améliorations du pacte civil de solidarité sont à portée de main, elles ont été, pour bon nombre d'entre-elles, promises par l'actuel locataire de l'Elysée. Il n'y a donc aucune raison pour ne pas les accorder, sauf à craindre de froisser une majorité présidentielle frileuse dont quelques membres s'accrochent vent debout à leur fantasme d'une société figée sur le couple et la famille traditionnels.
L'Inter-LGBT, quant à elle, continuera à défendre cette vision de l'égalité complète entre toutes les formes d'union, égalité qui ne sera véritablement achevée qu'avec la possibilité d'accès au mariage pour les couples de même sexe et la reconnaissance dans le droit de la famille homoparentale.
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18.09.2009
Agression à Melun : un drôle de jeu joué par le procureur
Paris le 18 septembre2009
Communiqué de presse de l'Inter LGBT
Agression à Melun : un drôle de jeu joué par le procureur
Jeudi 10 septembre, l'Inter-LGBT apprenait qu'une agression homophobe particulièrement violente à l'encontre d'un couple d'homosexuels s'était déroulée à Melun dans la nuit du 9 au 10 septembre.
Dans la journée du 11 septembre, plusieurs informations contradictoires circulaient jusqu'à aboutir en fin d'après-midi à l'annonce par le Procureur de la République de Melun d'une possible mise en garde à vue d'une des deux victimes, sur laquelle selon lui pesaient des soupçons particulièrement lourds.
Aucune garde à vue n'ayant été ordonnée de source sûre, le Procureur ne se serait-il pas imprudemment avancé alors que l'enquête reste à ce jour inachevée ? Il a ainsi désigné comme coupable l'une des victimes qui s'est retrouvée livrée à la vindicte publique, alors qu'elle a subi un traumatisme grave où l'homophobie a peut-être joué un rôle déterminant.
La prise de position publique du Procureur l'a alors assurément empêchée d'être soutenue pleinement par les associations de lutte contre les LGBTphobies, soucieuses à juste titre de ne pas commettre l'imprudence d'en appeler à l'homophobie trop vite et trop fort. Elles n'en seront que plus regardantes sur les conclusions de l'enquête et n'hésiteront pas à dénoncer la calomnie si celle-ci était démontrée.
En tout état de cause, l'Inter-LGBT entend rappeler que la présomption d'innocence doit profiter à tout justiciable. Elle s'interroge sur les raisons qui ont poussé un procureur, censé connaître la loi, à l'ignorer délibérément.
12:00 Publié dans Homophobie | Lien permanent | Envoyer cette note
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