25.02.2010

Concours de beauté trans à Mumbai, en Inde

Via CBS News.

09.12.2009

Le premier baiser gay de Bollywood: I am Omar

Omar

Pour la première fois un film indien ose une scène de baiser gay. Il s'agit du nouveau film du réalisateur ONIR, un film qui a pour titre I AM et qui est composé de cinq histoires distinctes qui s'intéressent chacune à une thématique que la société indienne évite généralement d'aborder. L'une d'entre elles, intitulée I am Omar raconte les vexations policières que doivent subir les gays en Inde. met en scène des prostitués masculins et des policiers homophobes. Dans une scène, deux acteurs s'embrassent dans un lieu public et sont surpris par un agent de police qui menace de les réprimer au titre de l'article 377, toujours en vigueur en Inde et qui interdit les relations homosexuelles. L'article 377 a frécemment été mis en question par la Haute Cour de Dehli.

Voici ce qu'en dit le réalisateur, Onir:

Rahul Bose et Arjun Mathur [les deux acteurs, ndrl] ont été très porfessionnels et n'ont montré aucune inhibition; ils ont tourné une scène qui va nettement plus loin que tout ce qu'on a jamais pu voir dans le cinéma indien. Arjun interprète un professionnel du sexe (...)

Le film est basé sur des récits de vie et met en question la loi et la société indiennes, une société de plus en plus violente qui s'oppose à l'expression de ce type d'amour entre adultes consentants.

Le fim sera présenté au festival du film de Rotterdam à la fin du mois de janvier 2010. Le réalisateur espère que la censure indienne permettra que la scène du baiser soit diffusée sur les écrans indiens, scène sans laquelle certains passages du film seraient incompréhensibles.

Il y a quelque temps, Bollywood avait abordé le thème des relations lesbiennes dans le film When Kiran met Karen.

La bande annonce 

Suivre le film sur facebook: cliquer ici, sur un blog consacré au film: cliquer ici

Fil de l'info: par l'excellent Queerblog.it

Plus d'infos sur le film: un article en anglais sur bollyspice.com

10:41 Publié dans Cinéma, séries, vidéos | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : onir, baiser gay, cinema, bollywood, i am, i am omar, gay, inde, india, bombay, mumbai | | |  Facebook |

23.10.2009

Le prince gay indien ouvre une maison de retraite pour gays et lesbiennes

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Le Prince indien Manvendra Singh Gohil de Rajpipla, qui a à plusieurs reprises fait sensation pour avoir osé faire son coming out dans ce pays très conservateur et les démêlés qui s'en sont suivis avec sa famille, et par sa fondation qui vient en aide aux malades du sida, est en train d'ouvrir une maison de repos pour gays et lesbiennes.

Voici ce qu'il a déclaré à une équipe de télévision à laquelle il a accordé une interview:

Le monde hétérosexuel ne comprend pas bien notre problématique à cause des préjugés et de la discrimination dans notre société

08:02 Publié dans Troisième âge | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : gay, lesbienne, inde, mavendra, prince mavendra | | |  Facebook |

20.07.2009

Dépénalisation de l'homosexualité en Inde: la Cour Suprême renvoie la balle au gouvernement

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La Cour Suprême indienne attend de connaître la position du gouvernement pour statuer sur la dépénalisation de l'homosexualité. Dix-huit jours après la dépénalisation des relations homosexuelles entre adultes consentants par la Haute Cour de Delhi (art. 377 du code pénal indien), la Cour Suprême indienne a refusé ce lundi de statuer sur cette décision et souhaite que le gouvernement prenne position. Le gouvernement aurait à présent huit semaines pour prendre attitude. La Cour devrait se réunir à nouveau le 14 septembre pour décider de l'affaire.

Rappelons que la Cour Suprême avait été saisie par un astrologue qui contestait la décision de la Haute Cour de New Dehli de dépénaliser l'homosexualité.

Sources: les nouvelles en ligne de divers journaux indiens, cliquer ici pour newsone.india

19:35 Publié dans LGBT | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : new dehli, cour supreme, justice, homosexualite, depenalisation de l homosexualite, inde, lgbt | | |  Facebook |

12.07.2009

Homophobie catholique indienne: le communiqué du Cardinal Vithayathil

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Les actes homosexuels sont immoraux et ne devraient pas être autorisés

Tel est le titre du communiqué que  le cardinal a publié sur le site de la Conférence des évêques indiens le 3 juillet à New Dehli. Pour ceux qui ne liraient pas l'anglais, j'ai pris la peine d'en essayer une traduction,  tant ce texte est tissé d'erreurs et d'horreurs. La voici:

Le Gouvernement de l'Inde semble songer à décriminaliser l'homosexualité en abrogeant l'article 377 du Code pénal indien. Les lois criminelles d'un pays défendent le minimum de moralité d'une société. Même si le fait de décriminaliser l'homosexualité ne la rend pas pour autant morale, les gens pourraient penser qu'elle en devient moralement permise. Le Gouvernement ne devrait pas donner l'impression que l'homosexualité est permise.

Il y a des personnes, tant des hommes que des femmes, avec une orientation sexuelle vers le même sexe qui est acquise par les circonstances, une petite partie d'entre eux ont une orientation sexuelle qui est innée. Dans les deux cas il s'agit d'une condition pathologique, qui peut être renversée par des méthodes thérapeutiques dans le cas de l'homosexualité acquise. La société dans son ensemble doit, avec l'aide des religions et des gouvernements, aider les homosexuels à reprendre le chemin de la normalité et à s'intégrer dans la vie familiale. Il ne convient pas de haïr les homosexuels et il ne convient pas  que leur communauté ou leur famille les frappe d'ostracisme, simplement parce qu'ils ont de telles tendances. Au lieu de cela, la communauté qui est morale doit les traiter avec sympathie et compréhension. La société doit trouver les moyens et les méthodes pour venir en aide à ces personnes.

Ceci ne signifie pas pour autant que les actes homosexuels soient moraux; ces actes sont intrinsèquement mauvais. Ce qu'on appelle le mariage des personnes du même sexe est immoral dans tous les contextes: il ne contient ni acte sexuel ni mariage. Parler des droits des  homosexuels, c'est employer un terme impropre, de même qu'il n'y a pas de droits pour la minorité de personnes qui sont kleptomanes ou tueurs en série, dont on dit qu'ils ont la tendance innée de voler ou de tuer. De même toutes les personnes hétérosexuelles n'ont pas le droit de se marier car des persponnes impuissantes, folles ou avec des maladies incurables dangereuses ne peuvent se marier.

Donner l'impression que l'homosexualité est morale mènera à l'anarchie sexuelle dans la société, y compris à l'abus d'enfants. Il ne faudrait pas permettre de désintégrer la  culture indienne qui est fondée sur l'auto-discipline et l'ascétisme  en ouvrant les portes à la licence sexuelle qui sévit  déjà dans notre société de consommation.

Cardinal Varkey Vithayathil
Archevêque principal de l'église Syro-Malabar et président de la conférence catholique des évêques d'Inde

Mon commentaire 

Ce cardinal est parvenu  dans un texte court à condenser l'ensemble des préjugés de l'homophobie ordinaire et à se faire le chantre infect du maintien de la criminalisation de l'homosexualité en Inde. Il ne se contente d'ailleurs pas de s'attaquer aux personnes homosexuelles, mais développe aussi une théorie du mariage dangereusement restrictive, y compris pou les personnes hétérosexuelles.

L'homosexualité y est décrite comme une maladie, généralement acquise, plus rarement innée, et qui dans le premier cas peut être guérie. Le cardinal ignore ici le débat scientifique contemporain: non, l'homosexualité n'est pas une maladie (voir à ce sujet la liste des maladies reconnues par l'OMS dans laquelle l'homosexualité ne figure pas,  ou par l'Association des psychiâtres américains, par exemple), et ce qui n'est pas une maladie ne peut être guéri. Quant au caractère inné ou acquis, on en est au stade de l'élaboration de théories sur les dispositions génétiques, mais la recherche scientifique ne va certainement pas dans le sens d'un comportement acquis. L'homosexualité fait partie du large spectre des normalités.

Le cardinal met dans un même sac l'homosexuel "inné", le kleptomane et  le meurtrier en série. Il n'y a bien sûr pas de comparaison directe, mais une contamination de proximité qui ne manquera pas de faire écho auprès de la population indienne qu'il prétend protéger. Ce n'est pas la même chose de dire que l'homosexualité innée se trouve dans le même lot que l'albinisme ou le strabisme, ou de faire côtoyer un meurtrier en série et un homosexuel. C'est la manière pernicieuse mais aisément décodable qu'il a choisie pour s'attaquer aux droits des homosexuels.

Le mariage des personnes du même sexe n'est pas à ses yeux un mariage. Là rien de nouveau sous le soleil. Chaque fois qu'un pays dans le monde fait la moindre avancée en direction de contrats d'union civile ou du mariage de personnes du même sexe, l'église catholique s'y oppose avec toutes les forces dont elle dispose.

De même en ce qui concerne le caractère intrinsèquement mauvais des actes homosexuels. Cela figure en toute lettre dans le Cathéchsime officiel de l'église catholique. Passons donc.

Décriminaliser l'homosexualité mène à l'anarchie sexuelle et à l'abus d'enfants. Le cardinal confond , comme souvent le fait l'église catholique, homosexualité et pédophilie. C'est ignorer les données de la sociologie qui montre que la majorité des actes  pédophiles sont commis au sein des familles, et qu'ils sont le plus souvent hétérosexuels. Le raisonnement de l'archevêque se retourne dès lors contre lui: si on le suit, il faut interdire la famille...

La décriminalisation de l'homosexualité va conduire à la désintégration de la société. Sans doute est-ce ce qu'il constate dans les nombreux pays qui l'ont décriminalisée depuis longtemps?

L'extrémisme du cardinal se remarque aussi  dans le paragraphe consacré aux hétérosexuels impuissants: à le lire ils n'ont pas droit au mariage. Faut-il selon lui que les personnes hétérosexuelles fournissent un certificat de fertilité ou de "puissance" avant de se marier? Et interdire le mariage de celles qui ne seraient pas fertiles ou puissantes? Et sans doute permettre l'annulation d'un mariage en cas de non fertilité?

Voila ce que peuvent se permettre les religieux dans les pays qui criminalisent encore l'homosexualité, et voila sans doute le vrai visage de l'église catholique: de la haine homophobe à l'état pur recouverte d' un vernis hypocrite de charité compassionnelle (il faut accompagner les homos vers la guérison sans les rejeter).

Il nous reste à lutter sur le plan international pour soutenir les gays et les lesbiennes indien.ne.s dans leur combat pour la légalité et la dignité.

 

 

11.07.2009

Essayez donc le yoga pour soigner votre homosexualité!

Un texte persiflé par Tantelu suite aux prises de position  homophobes d'un gourou indien.

La prière n'a pas fonctionné, essayez donc le yoga...

Né en Europe dans une bonne famille chrétienne , vous avez découvert sans délices une homosexualité que vous n'avez osé confesser ni à votre famille, parce qu'elle ne parle plus à l'oncle Octave depuis qu'il s'affiche avec ce...jeune-homme-enfin-si-on-peut-appeler-ça-un-homme,  ni à vos copains de classe dont le cocktail d'insultes favorites mélange sans discernement les pédés, les gouines et les tantouzes.

Vous avez grandi dans la crainte que votre secret ne soit découvert et vous êtes réfugié dans des études couronnées de succès, qui vous ont ensuite permis de gagner pas mal d'argent que vous êtes empressé de dépenser pendant 7 ans chez un psychanalyste lacanien sans autre résultat que de l'enrichir considérablement et d'apprendre que l'inconscient homosexuel est structuré comme un langage.

Tenté ensuite par les thérapies d'aversion, vous avez bu des liquides et vomi d'abondance et laissé électriser votre corps par des décharges contrôlées en regardant des films pornographiques dans lesquels des hommes nus s'ébattaient joyeusement.

Nouvel échec, à la suite duquel une amie charitable, à laquelle vous vous êtes confié en désespoir de cause dans un moment de grand découragement, vous a partagé le plus grand bonheur de son existence avec un regard tout à la fois fixe et lumineux: elle fait partie d'un groupe de prière charismatique qui a déjà aidé tant de personnes. Vous avez alors retrouvé la foi de votre enfance et avez été rapidement encerclé de gens qui vous imposaient les mains en implorant la Vierge Marie, Dieu et tous les Saints, puis vous ont baigné symboliquement le corps et le cerveau dans le Sang de Jésus. Comme cela ne marchait pas davantage, ils vous ont, en dernier ressort, compassionnellement envoyé chez un prêtre exorciste à qui aucun démon ne résiste, mais le souvenir du film éponyme vous a donné des sueurs froides et vous avez lâchement renoncé au traitement compétent de cet homme si pieux.

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Il vous reste peut-être un espoir exotique dont la presse indienne parle abondamment ces derniers jours: alors que la Cour de Dehli vient de dépénaliser l'homosexualité, un  gourou indien fameux, Swami Baba Ramdev affirme que l'homosexualité est une maladie qui peut être soignée comme n'importe quelle autre malformation congénitale. Il prétend que cette pénible affection peut être soignée par le yoga, par le 'pranayama' (des exercices de respiration) et d'autres techniques de méditation. Il ajoute que la pratique de ces  actes sexuels "non naturels" provoquent "une banqueroute psychologique" et que l'homosexualité est contraire à "Dieu et à la création". Il est d'ailleurs relayé en cela par un autre citoyen indien, l'astrologue Sushil Kumar Kaushal, qui  déclare que "même les animaux ne se livrent pas à de tels actes" et qu'autoriser le sexe homosexuel contribuera à la propagation du sida. Tous deux se sont adressés à la Cour Suprême indienne pour qu'elle casse le jugement de la Cour de Dehli qui a osé péché contre Dieu en dépénalisant l'homosexualité. Laquelle Cour a accepté de considérer la plainte.

Vous savez ce qu'il vous reste à faire: prendre le premier avion pour l'Inde avec une mallette pleine de dollars en grosses coupures, vous rendre chez l'astrologue pour connaître vos chances de succès, puis aller vous prosterner comme une larve indigne aux pieds du Swami pour que dans sa grande bonté, il accepte votre mallette, daigne vous accueillir comme le dernier de ses disciples et vous enseigne le yoga, la méditation et le prayanama dans un ashram spartiate. 

La réaction de Luclebelge

Les persiflages ironiques et mordants de Tantelu sont insupportables et d'un cynisme indécent. S'attaquer de la sorte à l'homophobie sociétale, religieuse  ou intériorisée, n'est-ce pas inutile et contre-productif? Pourquoi ne vous rappelle-t-elle pas que l' OMS ou encore les grandes associations de psychiâtres et de psychologues ne considèrent pas que l'homosexualité est une maladie, qu'en Europe il existe des lois anti-dicriminations qui protègent l'orientation sexuelle et condamnent l'homophobie, qu'Amnesty International dénonce régulièrement les pays qui criminalisent l'homosexualité, que, si vous êtes croyant, il existe des églises qui accueillent les gays et les lesbiennes à bras et à coeur ouverts. D'autres chemins existent: faire la fête en boîte, rencontrer des copains gays, participer à la gay pride, combattre en mileu associatif, faire son coming out et se tenir soigneusement à l'écart des fondamentalistes, toutes confessions confondues...qu'il y a des chemins vers le bonheur et qu'il n'est pas sain d'essayer de guérir d'un mal inexistant. C'est l'homophobie qu'il faut soigner, pas l'homosexualité!

La citation du jour

Nicht der Homosexuelle ist pervers, sondern die Situation, in der er lebt (Ce nt 'est pas l'homosexuel qui est pervers, mais la situation dans laquelle il vit). Rosa von Praunheim

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02.07.2009

Inde: dépénalisation partielle de l'homosexualité

Emblème de l'Inde

Une Cour indienne a émis ce jeudi 1er juillet un jugement  déclarant que le sexe consentant entre adultes du même sexe est légal dans le pays. Tout acte sexuel dans lequel un des partenaires ne serait pas consentant relève toujours de la criminalité.

Cette décision de justice entraine de fait que la section 377 du code pénal indien, qui criminalise les actes homosexuels,  est partiellement abrogée. Elle reste cependant d'application pour les actes homosexuels non consentis.

Le gouvernement indien n'a pas immédiatement fait appel contre le jugement, mais il en a le loisir.

11:45 Publié dans LGBT | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : inde, gay, lesbienne, homosexualite, justice, depenalisation, droit | | |  Facebook |