17/08/2010

"Bye Bye Préjugés", la charte de la tolérance

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La charte "Bye Bye Préjugés" est un projet réalisé par un ensemble de personnes réunies au sein de la Coordination Provinciale Sida Assuétudes. Son but? Promouvoir l’égalité des droits dans la diversité sexuelle.

En clair, elle vise l’égalité des traitements vis-à-vis de toute personne, quelle que soit son orientation sexuelle. C’est de cette charte dont il est question sur ce portail. Nous demandons à un maximum de personnes représentant différents lieux de vie de la signer. Si un maximum de personnes prennent connaissance de cette charte, elles seront, nous l’espérons, sensibilisées aux questions d’orientations et d’identités sexuelles, mais aussi au respect, à la tolérance, à la diversité…la base même de la citoyenneté.

Pour visiter le site de la charte Bye Bye préjugés, cliquer ici

07:13 Publié dans Homophobie | Lien permanent | Tags : préjugés, discrimination, discriminations, homophobie | | |  Facebook |

11/08/2010

La menace homosexuelle

Il s'agit bien sûr de second degré. Le clip dénonce la stupidité des arguments homophobes primaires en utilisant le fameux procédé du pamphlet ironique magistralement utilisé par Montesquieu pour dénoncer l'esclavage des Nègres dans l'Esprit des Lois. Chaque argument de cette "plaidoirie " repose sur un argument vicié qui le rend inopérant, et ceci permet à l'auteur de la video de dénoncer de différentes manières l'homophobie imbécile. 

(Si vous ne connaissez pas le texte de Montesquieu, vous le trouverez accompagné d'une analyse à mon sens pertinente en cliquant ici.)

 

04/08/2010

Gay Games de Cologne: interview exclusive de Frédéric Bauwens, médaillé d'argent triathlon

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Gay Kosmopol a voulu en savoir plus sur la vie d'un athlète gay qui participe aux Gay Games. Frédéric Bauwens, qui vient de remporter la médaille d'argent en triathlon aux Gay Games de Cologne 2010, a accepté de nous accorder une interview. On ne sait que trop que le coming out en milieu sportif est un sujet des plus délicats et Frédéric a répondu avec la plus grande franchise à nos questions, parfois très directes. 

Frédéric Bauwens a 28 ans,  il est diplômé en tant qu'ingénieur civil chimiste  et en études spécialisées en gestion industrielle. Il termine actuellement une maîtrise en cours du soir en gestion de l’environnement. Il a  travaillé 3 ans dans l’industrie plastique et depuis quelques mois, il travaille dans un centre de recherche où il mène des projets de recherche en environnement (analyse de cycle de vie, épuration des eaux usées, traitements des déchets). Il consacre la plus grande partie de son temps libre à son entraînement pour le triathlon. 

Gay Kosmopol: Frédéric, voudrais-tu  nous dire quelques mots sur  ton parcours sportif jusqu'ici? Qui t'a initié au sport, quels furent tes professeurs, à quelles compétitions as-tu pris part?

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Frédéric Bauwens 

Mon parcours sportif débute à l’âge de 10 ans par le basket. Mes parents m’ont poussé à faire un sport pour me déscotcher de la télé. C’est ainsi que j’ai atterri au BC Saint-Servais et ensuite à l’UR Namur où j’ai joué jusqu’en 2005. Fin 2003, j’ai eu une blessure aux genoux qui m’a empêché de faire du sport pendant près d’un an. Quand j’ai pu reprendre, je n’avais plus la même condition physique. A l’époque j’étais étudiant ingénieur chimiste à l’ULg et pour retrouver la forme je me suis mis à courir et à nager au centre sportif universitaire.  

Cette année-là, nous avions un cours en commun avec les ingénieurs de gestion. C’est comme ça que j’ai rencontré Jean Pinera. Sa copine et lui faisaient du triathlon depuis plusieurs années et à un bon niveau. C’est lui qui m’a fait connaître ce sport. Très vite, je me suis inséré dans le groupe triathlon du RCAE (service des sports des étudiants). On courait 1h et nageait 1h chaque lundi et jeudi. Les débuts n’étaient pas faciles. Je n’avais jamais fait de natation et savais à peine nager le crawl, je m’arrêtais à chaque longueur ! Mais cela m’a permis de travailler mon endurance. J’étais content de pouvoir rejouer au basket. Fin de saison, je participe pour le plaisir à un triathlon à Fleurus… J’ai adoré l’ambiance sur la course : le virus du triathlon m’avait mordu ! Je décide alors d’arrêter complètement le basket et de me consacrer au triple effort. Je me suis inscrit au Triathlon Namur Team (TNT) dont je suis maintenant le secrétaire. 

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Ce qui me plaît beaucoup dans le triathlon, c’est que tout le monde fait la même course, tous unis dans le même effort. Hommes, femmes, toute catégorie d’age, néophytes comme élites, tout le monde prend le départ en même temps. Imaginez un footballeur ou un basketteur amateur qui monte sur le terrain et se retrouve à côté de professionnels de D1 pour jouer son match!

Les temps à l’arrivée sont différents mais chaque triathlète poursuit le même objectif : donner le meilleur de lui-même, toujours pousser plus loin ses limites.

Ces 5 dernières années, j’ai enchaîné les courses (triathlons mais aussi jogging et marathon). Depuis octobre 2007, je suis entraîné par Fernand Brasseur ainsi que par Céline Havard pour la partie natation. Les programmes que Fernand me prépare me permettent de continuer à progresser tout en garantissant un équilibre entre entraînements, travail et repos.


Gay Kosmopol: as-tu fais ton coming out en milieu sportif? Comment cela s'est-il passé? Comment tes copains sportifs ont-ils réagi? 

Frédéric Bauwens:

J’ai toujours eu peur que cela se sache au basket. Comment allaient réagir mes coéquipiers ?

Il faut dire que sur le bord des terrains certaines remarques des supporter ou entraîneurs ne sont pas très encourageantes : « vous jouez comme des tapettes ! » etc. 

Puis un jour, c’est sorti tout seul, autour d’un verre avec plusieurs membres de mon équipe. L’un deux me demande : « Tiens il n’est pas revenu ton ami qui était là l’autre fois ? Il est super sympa, il faut qu’il revienne, on s’amuse trop bien avec lui ! » Ce à quoi je réponds : « Non, il n’est pas revenu, nous nous sommes séparés cette semaine. » Et voilà ! Il leur a fallu un certain temps pour comprendre que non je ne blaguais pas, et malgré mes peurs, ça c’est super bien passé. Je me suis vraiment senti soutenu et surtout soulagé d’un poids immense. 

Au triathlon, la relation entre athlètes n’est pas la même que dans un sport d’équipe. La pression du coming out est donc moins grande et avec l’âge et plus de confiance en moi, ça vient plus facilement. Je n’ai jamais eu de remarque blessante de quiconque et bien souvent, je suis le premier à blaguer sur le sujet. 

Gay Kosmopol: Pendant ton adolescence, étais-tu conscient que tu étais gay? Si oui, est-ce que c'était un problème pur toi? Ta pratique sportive a-t-elle interragi avec la découverte de ton homosexualité? Positivement négativement? En quoi?

Frédéric Bauwens:

J’ai toujours eu conscience que j’étais attiré par les garçons mais sans vraiment me poser de questions à ce sujet ni me définir gay, homosexuel ou me sentir différent… C’est un anecdote qui m’a apporté la réponse avant que je ne me pose la question. C’était à la rentrée en secondaire, je lisais la liste des noms dans ma classe et alors que les autres étaient contents d’être avec leurs copains et copines, moi je pense tout haut « Ah lui ! Chouette, il est super mignon !! » Oups, un regard autour de moi, personne n’a entendu mais là, il y a des connections qui ont chauffé dans mon cerveau : « Pourquoi tu dis ça Fred ? Ah bien oui, t’es homo, voilà ! »

Par contre, je ne pense pas que ma pratique sportive ait joué un rôle dans la découverte de mon homosexualité. Le sport m’a permis de m’affirmer en tant que personne et de me défouler. Si cela a joué un rôle ce serait plus comme échappatoire : quand je n’avais pas le moral, je me concentrais sur mon sport et j’oubliais le reste. C’est encore vrai aujourd’hui. 

Gay Kosmopol:  à l'école et dans les études supérieures, as tu fait ton coming out?

Frédéric Bauwens:

Mon arrivé à l’université a été un tournant dans ma vie, comme pour beaucoup de gays et de lesbiennes je pense. Dans les documents d’accueil que l’ULg nous avait fourni, il y avait des infos sur le CHEL (groupe de jeunes homos liégeois). Il m’aura fallu un certain temps pour trouver le courage d’en pousser la porte. Et depuis quel changement dans ma vie ! J’étais timide et renfermé. Rencontrer d’autre jeunes homos, participer à des activités m’a vraiment aidé à rompre ma solitude et à avoir plus confiance en moi. Assez confiance pour faire mon coming out auprès de mes amis de l’université et de mes coéquipiers de basket. On était un petit groupe très soudé en première année technique d’ingénieur civil chimiste, et leur réaction positive à tous m’a beaucoup aidé. 

Gay Kosmopol: à propos des Gay Games, est-ce que selon toi cela a du sens d'organiser des jeux rien que pour les personnes LGBT? Si oui, pourquoi cela fait-il sens?

Frédéric Bauwens:

Au départ, je trouvais ça aberrant qu’on organise de tels jeux : « Pourquoi faut-il que même pour le sport on se renferme sur soi-même quand on est LGBT (lesbienne, gay, bi, trans)? On peut très bien en faire via les fédérations traditionnelles»

Eh bien pas du tout ! D’abord, les Gay Games sont ouverts à tout le monde, LGBT comme hétéros. Pour y participer, il suffit de remplir un formulaire et de payer son inscription comme pour n’importe quelle compétition sportive. Et ce formulaire ne comportait aucune question sur l’orientation sexuelle. 

Ensuite, si dans mon cas le coming out dans le milieu sportif s’est plutôt bien passé, ce n’est pas le cas pour tout le monde ! Il y a beaucoup de personnes LGBT qui arrêtent le sport suite aux commentaires de leur entourage et se referment sur eux-mêmes. Au haut niveau, il y a très peu d’athlètes en activité qui font leur coming out et permettent aux jeunes sportifs LGBT d’avoir des exemples à qui s’identifier. La pression sur ces élites sportives est énorme et il faut du courage pour s’affirmer LGBT devant les medias. C’est sûr, un homo athlète de haut niveau ça change de l’image stéréotype de la tapette efféminée encore trop souvent véhiculée !

Donc oui, les Gay Games ont un sens car ils permettent à des milliers de personnes LGBT de participer à des compétitions sportives d’envergure et de donner le meilleur d’eux-mêmes sans peur de moqueries. Pour moi, les Gay Games redonnent un sens au sport : le respect de l’autre, dans sa diversité avec ses forces et ses faiblesses !  

J’aimerais que les jeux soient plus médiatisés pour donner envie aux personnes LGBT de continuer ou de commencer du sport. Mens sana in corpore sano, disait Juvénal. De plus, si les médias pouvaient montrer à ceux qui pensent que « le sport c’est pas pour les pédés ! » combien ils se plantent ! 

Gay Kosmopol: pourquoi t'y es-tu inscrit personnellement? Comment est l'ambiance à Cologne? comment la vis-tu?

Frédéric Bauwens:

Cologne, c’est la porte à côté de Liège, là où j’habite. Il aurait donc fallu une très bonne excuse pour ne pas y aller. C’est surtout une compétition qui n’a lieu que tous les 4 ans, qui rassemble des athlètes venus des quatre coins du monde et promettait d’être une expérience inoubliable. N’importe quel sportif, LGBT ou hétéros, aurait envie de participer à ce type d’événement. 

Ce sont les premiers jeux auxquels je participe et l’esprit qui y règne me plaît beaucoup. L’ambiance y est bon enfant et il y a pas mal d’activités, de concerts et de soirées pour s’amuser. Cela dit, et j’en suis agréablement surpris, ici c’est bien à une compétition sportive que nous assistons, ce n’est pas la gay pride ! Le sport avant tout ! Après le triathlon, j’ai assisté à d’autres compétitions et je peux vous assurer que tous les athlètes sont bien concentrés et se donnent à fond. 

 

Gay Kosmopol: Ou loges-tu? qui s'occupe de l'intendance des athlètes athlètes? Es-tu venu seul ou accompagné?

Frédéric Bauwens:

J’ai réservé un hôtel pour quelques nuits en dehors du centre près du complexe sportif où la plupart des compétitions se jouent. Chaque athlète s’occupe de sa propre logistique.

 

Je ne suis pas accompagné, en tout cas pas à l’aller ! Mes amis, mes collègues et les membres de ma famille qui étaient au courant m’ont encouragé les jours qui ont précédés la course. Ca fait toujours du bien au moral de se sentir soutenu.

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Gay Kosmopol:  Qu'est-ce que cette médaille représente pour toi?

Frédéric Bauwens:

C’est la première fois que je monte sur un podium, donc cette médaille représente beaucoup pour moi. J’étais même surpris à l’appel de mon nom car je n’étais pas très satisfait de ma course. Le départ se donnait tôt et je ne suis pas parvenu a manger suffisamment au déjeuner, probablement un peu de stress suite aux ambitions que j’avais sur cette course. C’est donc une demi-satisfaction pour moi.

Gay Kosmopol: Dans un pays comme la Belgique, est-il encore nécessaire de lutter contre l'homophobie dans le sport? Si oui, as-tu des idées proposer? Est-ce que les pouvoirs publics et les écoles ont à ton avis une responsabilité dans ce combat?

Frédéric Bauwens:

En Belgique, comme ailleurs, l’homophobie reste encore bien présente. Il y a peut-être eu des avancées au niveau législatif mais dans la vie de tous les jours, les mentalités évoluent plus lentement. A la longue, c’est décourageant de se faire traiter de pédé même quand on n’est pas plus mauvais que les autres. D’un autre côté, la pratique du sport m’a rendu plus fort face à l’homophobie : « ah comme ça, je ne suis pas un homme, un vrai ? Le sport c’est pas pour les pédés ? Eh bien cours le marathon en moins de 3 h comme moi et on en reparlera ! »

Il y a des tas de choses à faire pour la lutte contre l’homophobie dans le sport et pour le respect de l’autre de façon générale. Cela passe par l’éducation, les pouvoirs publics, les écoles et les clubs sportifs ont un rôle important à jouer dans ce domaine. Le sport est une école de vie et devrait être utilisé pour éduquer dès le plus jeune âge au respect de ses partenaires, coéquipiers et adversaires. Un adversaire, dans le sport, ne doit pas être perçu comme un ennemi car sans lui, on ne peut plus pratiquer son activité.

 

Gay Kosmopol: une question belgo-belgequant à l'équipe belge. Combien êtes-vous, constituez-vous une équipe ou deux équipes, une flamande et une francophone? Le communautaire intervient-il selon toi entre vous ou dans l'organisation?

 

Frédéric Bauwens:

 

La délégation belge aux Gay Games compte 161 personnes. Lors de la cérémonies d’ouverture, nous avons tous défilé avec les couleurs nationales. On est dans le milieu sportif ici, pas dans les médias ou la politique, le communautaire n’intervient pas ni entre les athlètes du team ni dans l’organisation. D’ailleurs, même en dehors des Gay Games, lors des triathlons que je fais en Belgique, je ne rencontre pas les « difficultés de vivre ensemble » dont on parle si souvent dans la presse.

Gay Kosmopol:

Merci Frédéric, d'avoir pris le temps de répondre à nos questions. Et encore beaucoup de bon temps aux Gay games!

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02/08/2010

Gay pride de Jérusalem: déclarations homophobes catholiques du patriarcat de jérusalem

Voici la déclaration que l'on trouve sur le site du patriarcat latin de Jérusalem. Les surlignements sont de notre fait: il suffit de les lire pour se rendre compte de la profonde homophobie du message du patriarcat latin de Jérusalem, qui est la plus haute autorité catholique de cette ville. Ce sont les déclarations de ce genre qui obligent les autorités de la ville à protéger les participants à la Gay pirde, à raison de quasi un policier par participant...

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"Homme et femme Dieu les créa" (Genèse 1:27)
Jeudi 29 juillet, les participants à la 8ème "Gay Pride" de Jérusalem ont déambulé dans les rues de la ville sainte, et ce en dépit de l'opposition déclarée des chefs religieux juifs, chrétiens, musulmans et druzes de Terre Sainte.

 

Chaque année depuis 2002, ce défilé vise non seulement à militer pour les droits des homosexuels, mais aussi à défier la famille et le mariage, réalités instituées par Dieu qui a béni l'union de l'homme et la femme. Cette parade, ses organisateurs et les autorités qui la permettent, n'ont d'égard ni pour les sentiments des familles, ni pour la sainteté de cette Ville.  

Les homosexuels peuvent organiser leurs défilés partout où ils le veulent, mais qu'ils laissent Jérusalem à ses fidèles et à ses pèlerins. Dans cette ville qui a déjà subi assez de blessures et d'humiliations, il est extrêmement pénible de constater qu'une telle parade est permise, alors que l'on empêche des millions de croyants arabes, y compris les habitants des territoires de l'Autorité palestinienne, de visiter les Lieux Saints de Jérusalem pour raisons "de sécurité".

En tant que gardiens responsables de la sainteté et de l'inviolabilité de cette Ville "d'où vient la loi" (cf. Isaïe 2:3), en syntonie avec tous les hommes de bonne volonté musulmans, juifs et druzes, nous exprimons notre profonde désapprobation devant de telles manifestations qui prennent pour cible nos villes saintes et expriment leur opposition aux enseignements des livres saints sur la sainteté du mariage unissant l'homme et la femme, béni par Dieu dans le don des enfants. Tout en exprimant notre profond respect pour chaque être humain, nous annonçons la vérité des Dix Commandements, fondements du bonheur d'après les paroles du Seigneur lui-même : «Si tu veux entrer dans la vie éternelle, observe les commandements» (Matthieu 19:17).                        

+ Patriarche Fouad Twal

30/07/2010

Les mémoires de Ricky Martin sont annoncées pour le 2 novembre

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"Im happy to announce that my book titled "ME" will be released and available everywhere on November 2nd.Published by Celebra/Penguin

C'est par Twitter que Ricky Martin vient d'annoncer la publication prochaine de ses mémoires.

Il avait précédemment évoqué le processus de rédaction de son livre en le qualifiant de libératoire: « J’ai décidé, il y a quelques mois, d’écrire mes mémoires. Dès l’écriture de la première ligne, j’étais convaincu que ce livre allait devenir un outil pour m’aider à me libérer des choses que j’ai gardées en moi pendant très longtemps. L’écriture des péripéties de ma vie m’a permis de me rapprocher de ma vérité.»

Une nouvelle qui me semble réjouissante  sous bien des aspects! Ad majorem Ricky gloriam bien sûr, mais aussi pour l'effet levier que pourrait produire le processus du coming out d'un chanteur célèbre et adulé par de nombreux fans.

Via Canoe

Post précédents concernant le chanteur: cliquer ici et ici

06:37 Publié dans Chansons, musiques, People | Lien permanent | Tags : coming out, ricky martin, chanson, homophobie, mémoires | | |  Facebook |

26/07/2010

Prêtres gays romains: l'article de Panorama fait controverse

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Il n'y a pas que l'église catholique à dénoncer l'article sensationaliste de Panorama sur la vie sexuelle des prêtres gays romains. Les associations gays elles aussi stigmatisent la présentation pour le moins biaisée de l'homosexualité qu'a véhiculé cet article.

L'église catholique ne nie pas l'évidence de l'homosexualité de certains prêtres, tout en dénonçant l'article et en s'efforçant de minimiser le phénomène. D'une part elle attaque le phénomène: s'il y a des prêtres gays, qu'ils se montrent au grand jour et quittent l'église, parce qu'ils salissent l'image du sacerdoce et profitent de ses avantages. Mais d'autre part,  des voix de la hiérarchie catholique se sont aussi élevées pour mettre en doute l'authenticité des faits relatés. On le voit, le Vatican perd les pédales et réagit à la fois par la stigmatisation des prêtres homosexuels pratiquants (lire:  pratiquant l'homosexualité) et le déni de ces pratiques. Au déni, l'éditeur responsable de Panorama, Giorgio Mulé, vient de répondre en faisant savoir qu'il dispose des noms et des adresses des prêtres figurant dans le reportage. Le Vatican avait aussi dénoncé, par la voix du Cardinal Agostino Vallini du Vicariat de Rome, que l'article visait surtout à créer le scandale et à diffamer tous les prêtres, d'autant plus que le magazine citait un prêtre, un dénommé Carlo', qui prétendait que 98 pour cent des prêtres romains sont homosexuels.

Que l'article joue sur le sensationalisme et utilise la politique de la canonnière semble effectivement difficile à nier. La question est de savoir si Panorama, qui appartient rappelons-le au groupe Mondadori qui fait partie de l'empire médiatique de Silvio Berlusconi, a lancé la controverse par souci d'information, pour attirer la clientèle ou pour combattre politiquement l'église, les trois motivations pouvant de plus se combiner en tout ou en partie. Qu'il y ait anguille sous roche est tout aussi difficle à nier: des observateurs font remarque que l'an dernier le Vatican aurait lui-même mené l'enquête sur la moralité des prêtres vivant à Rome, soient 2000 prêtres étrangers pour 1300 prêtres italiens.

Dans les milieux gays italiens, on ne se montre pas plus satisfait de l'article. Ainsi Aurelio Mancuso, président honoraire du mouvement gay Arcigay, dénonce-t-il le tissu de stéréotypes véhiculés par l'article sur le comportement homosexuel. Panorama présente en effet les prêtres gays romains comme des dépravés seulement intéressés par le sexe occasionnel, profanant à l'occasion l'habit sacerdotal. La page de couverture qui offre le gros plan de mains ecclésiastqiues porteuses de chapelet et d'ongles vernis d'un rose incandescent peut se lire comme fétablissant l'équation pour le moins réductrice homosexualité-travestissement féminin. Le journaliste semble également  ignorer totalement que l'homosexualité est une des orientations sexuelles faisant normalement partie de la diversité humaine et ne s'intéresse qu'à certains prêtres ayant des rapports sexuels occasionnels. Un peu comme si en faisant un article sur le comportement hétérosexuel des prêtres, on ne présentait que les prêtres se rendant au bordel pour des rapports sexuels fugitifs, et qu'on ignorait les prêtres vivant en couple, ayant des relations affectives et amoureuses, une sensibilité relationnelle, des émotions, etc. Et d' ailleurs, le sexe occasionnel doit-il être considéré comme dépravé et pervers? Tout cela ne relève-t-il pas d'un parti pris éditorial raccoleur qui considère le lecteur italien lambda comme un immature voyant la sexualité sous le seul angle de la culpabilité et de la perversion?

Un autre quotidien appartenant aux medias berlusconiens, Il Giornale, a encore mis de l'huile sur le feu déclenché par Panorama: dans un article daté d'hier et intitulé AAA Prêtre cherche amitiés particulières, il présente  le site web Venerabilis.tk, un site destiné aux prêtres et qui offre surtout une chat room, un espace de discussion. Le site en question est d'ailleurs fort préoccupé, on peut aisément le comprendre, par la controverse soulevée par Panorama, et présente un répertoire de liens qui renvoie vers les nombreux articles que la presse itqlienne y consacre. A noter que Gay Kosmopol n'avait pas attendu la controverse et avait déjà présenté ce site à ses lecteurs en 2008.

L'affaire est sans doute à suivre.

06:14 Publié dans Religions, haines et tolérances | Lien permanent | Tags : rome, vatican, prêtres, prêtrise, prêtres gays, panorama, homophobie | | |  Facebook |

18/07/2010

L'honneur perdu du festival de Dour, entaché par la présence de Capleton

COMMUNIQUE DE PRESSE CAPLETON : HONNEUR PERDU DU FESTIVAL DE DOUR

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Le Festival de Dour s’apprête à accueillir Capleton, artiste connu pour ses appels au meurtre à l’encontre des gays et des lesbiennes. Il devrait se produire ce dimanche 18 juillet. Lorsque le sensationnalisme l’emporte sur l’éthique. Capleton est l’auteur de chansons homophobes particulièrment violentes dont les paroles en créole constituent de véritables appels au meurtre. Notamment : "l'homosexualité est contre l'humanité; brûlez les gays; saignez-les; je tire sur les sodomites et les pédés. Tu devrais savoir que Capleton brûle les queers; le même feu s'applique aussi aux lesbiennes; étranglez et pendez tous les queers qui viennent ici; la terre mère dit qu'aucun ne doit survivre." Pour préserver son accès aux scènes européennes et américaines, le chanteur jamaïcain pose de temps à autres un acte de contrition. En 2005, à la suite d’annulations de différents concerts à Lille, Toulouse, Reims, en Suisse, à San Francisco, New Orleans et West Hollywood, il signe une déclaration par laquelle « il se désole que ses chansons aient pu être mal interprétées ». Capleton aurait également signé le 10 mai 2007 The Reggae Compassionate Act par lequel il se serait engagé à ce qu’aucune place ne soit laissée à la haine, aux préjugés, au racisme, à la violence, au sexisme et à l’homophobie dans sa musique. Or, le 25 décembre 2007, il récidivait lors d’un concert en Jamaïque. A l’entame de sa tournée estivale en Europe, sa déclaration de 2005 a opportunément été à nouveau placée en première page de son site. Amnesty International Belgique et Arc-en-Ciel Wallonie ont rappelé ces faits aux organisateurs en s’étonnant d’une telle programmation.

Dans leur réponse, ils nous signifient qu’ils ont pris les mesures nécessaires pour que l’artiste ne présente pas de chansons à caractère homophobe au public. Pour Arc-en-Ciel Wallonie, c’est de l’éthique à bas prix ! Le minimalisme de la bien-pensence ! Le service humanitaire à horaire réduit !

Autant que les festivaliers le sachent et choisissent en connaissance de cause si oui ou non ils s’associent à ce modèle d’hypocrisie. Nous tiendrons les organisateurs responsables de tout dérapage dont Capleton a par le passé montré qu’il était capable.

Verlaine BERGER
Chargée de Communication
Arc-en-Ciel Wallonie
http://www.facebook.com/l/1fc19IJBNRNGs3mpK8S6K0v7ZWw;04/222.17.33

Avec le soutien de la MAC Bruxelles et de Tjenbé Rèd

Source de la photo: wikipedia, auteur Santos Diaz

06:59 Publié dans Chansons, musiques | Lien permanent | Tags : dour, festival de dour, clapeton, homophobie | | |  Facebook |