26/07/2010

Premier championnat espagnol de danse gay

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Le premier championnat espagnol de danse  gay a eu lieu le samedi 17 juillet au teatro Lara de Madrid. Douze paires masculines et douze paires féminines ont rivalisé d'habileté sur scène: élégance des mouvements et synchronicité des pas ont conquis public et jury.

Pour accéder au site du championnat, cliquer ici. La video ci-dessous dure plus de trois heures: si vous ne maîtrisez pas l'espagnol, vous pouvez faire défiler pour regarder uniquement les prestations.

 

 

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05/07/2010

Happy and gay Independance day!

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Le 4 juillet les Etats-Unis ont fêté l'Independance day, le jour anniversaire de la déclaration de l'indépendance de la nation. Il s'agit du jour de la signature de la déclaration d'indépendance en 1776: ce jour-là les Américains se sont officiellement libérés de la tutelle du Royaume-Uni. androidflag

Certains blogueurs s'associent à la fête en pavoisant le drapeau américain réinterprété (Outtake) ou avec le dessin d'un Oncle Sam réinterprété en Daddy Sam (BacktoStonewall). D'autres s'y refusent alléguant que les gays ne peuvent s'associer aux festivités tant qu'ils ne seront pas considérés comme des citoyens à part entière et que subsisteront d'importantes discriminations.  Les plus futuristes imaginent le mariage des robots androïdes (Queerty). JoeMyGod publie un tableau statistique: un sondage d'opinion sur la connaissance par les Américains de la signification de la fête: la question portait sur le pays dont les USA se sont libérés un 4 juillet?
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28/06/2010

Premier mariage gay d'un chef d'état dans l'histoire contemporaine

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Pour la première fois dans l'histoire, un chef d'état a convolé en justes noces gay: le premier ministre islandais Johanna Sigurdardottir était déjà le premier chef d'état ouvertement lesbienne, elle est à présent le premier chef de gouvernement à s'être officiellement mariée avec une personne Jonina Leosdottir.

Le couple qui avait déjà conclu un contrat d'union civile avait introduit la demande de transformation du contrat en mariage de manière à ce qu'il soit enregistré dès l'entrée en vigueur de la nouvelle loi sur le mariage des personnes du même sexe. Le Parlement islandais avait voté la loi le 12 juin, et cette loi est entrée en vigueur hier.

Madame Sigurdardottir, qui est née en 1942, est devenue Premier Ministre en février 2009. Elle vit depuis plusieurs années avec sa compagne Madame Ledsdottir, à laquelle elle était unie par contrat d'union civile depuis 2002.

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On se souviendra peut-être du  livre pour enfants paru en 2002  Koning en Koning* (Roi et Roi) de l'écrivaine hollandaise Linda de Haan. Ce qui n'était que le rêve d'une écrivaine est à présent devenu réalité au sommet d'un petit état volcanique.

*existe en anglais sous le titre King and King

Source: Ruv (mbl.is)

24/06/2010

La communication sans vergogne de Couleur Café

Voici ce qu'on peut lire en news sur le site de Couleur Café

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23/6 Concert de Beenie Man annulé

Face à une vague sans précédent de contestations de la part d’associations homosexuelles,  et dans un souci d’apaisement général, nous avons du annuler le concert de Beenie Man. Nous tenons à dire que l’artiste n’a aucune responsabilité dans cette décision.

Nous sommes vraiment désolés pour les fans qui attendaient son concert. Nous sommes activement à la recherche d’un concert de remplacement. Il sera annoncé très rapidement

Mon commentaire

Cela vaut la peine de prendre le temps de décoder ce petit texte.

Les organisateurs de Couleur Café ne prennent aucune responsabilité dans l'affaire Beenie Man, un chanteur homophobe qui en appelle à égorger les homosexuels dans ses 'chansons'. Le ton du communiqué est clair: excusez-nous de déprogrammer, ce n'est vraiment pas de notre faute, nous ne voulons qu'apaiser, ce n'est surtout pas la faute du chanteur, il n'a 'aucune responsabilité' la-dedans, ce n'est pas la faute de ses pauvres fans (qui en achetant sa production ou en souhaitant assister à ses concerts encouragent, qu'ils le veuillent ou non, son expression haineuse) qui seront si déçus....

Le communiqué part d'un lâche 'nous on n'a rien fait' pour désigner un bouc émissaire: les associations homosexuelles. Couleur Café emploie la métaphore du tsunami pour stigmatiser les coupables de la déprogrammation: la vague de contestation sans précédent. C'est cela un tsunami: une vague sans précédent . La connotation d'un tsunami ne peut évidemment être lue que comme péjorative. Ainsi métaphoriquement, les associations gays deviennent-elles porteuses de dévastation. Le monde à l'envers non? Puisque Bennie Man veut éradiquer les gays de la planète en les faisant massacrer.

"Nous avons dû annuler le concert...", en d'autres termes nous n'avons pas eu le choix, si nous avions eu le choix nous l'aurions bien sûr maintenu.

Enfin, la bande image qui précède immédiatement  le communiqué présente la foule des personnes qui viennent assister aux concerts de Couleur Café, ce qui a pour effet d'amplifier le propos du communiqué: à cause de quelques-uns (les associations homosexuelles) nous avons dû décevoir nos innombrables visiteurs, voyez leur nombre, imaginez le dégât causé.

Ce communiqué est de plus mensonger, par omission: bien sûr des gays et des lesbiennes se sont mobilisés, et des associations de personnes LGBT se sont mobilisées. Mais c'est passer sous silence tous les autres: tous les hétéros qui ont participé à la protestation, les interventions d'Amnesty international,... la société civile en bref. Omission aussi, et pas la moindre, de la raison des protestations: pourquoi tant de personnes ont-elles pris du temps, beaucoup de temps,  pour protester contre cette programmation, pourquoi ont-elles actionné tous les levers à leur disposition pour faire annuler ce concert? Omission enfin du contenu des textes de Beenie Man.

Ce qui m'est incompréhensible dans cette affaire, c'est que Couleur Café a dans son histoire une image de promotion de la tolérance et de lutte contre la discrimination, notamment raciale. Quel dommage de ruiner cette belle image par cette annonce qui témoigne au contraire d'une petitesse d'esprit.

En somme, on dirait qu'il s'agit du communiqué d'un enfant pris en faute et qui dit en pleurant: mais moi, je n'ai rien fait, c'est pas moi, c'est eux!

Mais les organisateurs de Couleur Café ne sont pas de enfants. Ce sont des adultes qui pour le coup ont manqué de dignité. Il faudra qu'ils apprennent une autre chanson.

07:18 Publié dans Associations lgbt, festivals | Lien permanent | Tags : beenie man, couleur cafe, homosexuel, gay, lgb, associations homosexuelles | | |  Facebook |

18/06/2010

Benoiît XVI bénit une union homosexuelle dans une peinture de Kevin Sharkey intitulée You may now kiss the groom.

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Plus d'infos: visitez le site de l'artiste

07:18 Publié dans Art | Lien permanent | Tags : mariage gay, gay, siant-pierre a rome, peinture, kevin sharkey, benoit xvi, vatican | | |  Facebook |

16/06/2010

Une carte des droits civiques LGBT en Amérique latine

Le quotidien chilien La Nacion publie aujourd'hui une carte des législations concernant les droits des gays en Amérique du Sud, à l'occasion des discussions sénatoriales sur le projet de loi instaurant le mariage des personnes du même sexe en Argentine.

Le lecture de la carte est assez tristement édifiante. L'homosexualité est légale dans presque tous les pays d'Amérique latine, à l'exception de Trinidad et Tobago et du Guyana*. Seuls quelques pays offrent la possibilité de contracter des unions civiles. Il s'agit du Mexique, de la Colombie, du Brésil (pour certains de ses états) et de l'Uruguay. Si le Sénat argentin venait suivre le parlement de ce pays et à voter favorablement la loi sur le mariage le 14 juillet prochain, il deviendrait le seul pays latinoaméricain à permettre le mariage gay. Pour l'instant, seule la ville de Mexico l'autorise.

Aucun pays ne permet l'adoption homoparentale. Peu nombreux sont les pays qui disposent de lois anti-discrimination: seules certaines parties du Pérou et de l'Argentine ont voté de telles lois.

La carte de La Nacion ne s'intéresse en outre malheureusement pas aux législations qui concernent les droits des personnes transgenres

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*Le code criminel du Guyana prohibe les activités sexuelles entre personnes de même sexe et rend les personnes de même sexe qui s'adonnent à ce type d'activités passibles de deux à dix ans de prison (Guyane 1998, art. 352; ibid. art. 353). En outre, l'article 354 du code criminel précise que la peine encourue pour la sodomie est la prison, éventuellement à perpétuité (Guyana 1998a; voir aussi Freedom House 2006).

**Toute activité homosexuelle est illégale à Trinité-et-Tobago (Gay Times s.d.; ILGA mai 2009; Sodomy Laws 9 avr. 2009). Plus précisément, en vertu de l'article 13 de la loi de 1986 sur les infractions sexuelles (Sexual Offences Act, 1986), la sodomie constitue une infraction; elle est définie comme suit : [traduction] « acte sexuel anal commis par un homme sur un autre homme ou sur une femme » (Trinité-et-Tobago 11 novembre 1986, paragr. 13(2)). L'article 16 définit l'infraction de [traduction] « grossière indécence» (serious indecency) comme [traduction] « un acte, autre que la relation sexuelle (naturelle ou non), commis par une personne utilisant des organes génitaux dans le but de susciter ou de satisfaire un désir sexuel » (ibid. paragr. 16(3)). La loi précise que cette disposition ne vise pas des couples mariés ni un homme et une femme ayant tous deux plus de 16 ans (ibid. paragr. 16(2)).

La loi sur l'immigration (Immigration Act) de Trinité-et-Tobago contient une disposition qui interdit aux personnes homosexuelles d'entrer dans le pays (1969, art. 8). Le paragraphe 8(1) prévoit ce qui suit :

[traduction]

Sous réserve des dispositions du paragraphe (2), les personnes visées dans le présent paragraphe autres que les citoyens et, sous réserve des dispositions du paragraphe 7(2), autres que les résidents ne peuvent pas entrer sur le territoire de Trinité-et-Tobago, à savoir :

[...]

e) les prostitués, les personnes homosexuelles ou les personnes vivant du produit de la prostitution ou de l'homosexualité, ou encore les personnes dont il est raisonnable de soupçonner qu'elles viennent à Trinité-et-Tobago à ces fins ou pour toute autre fin immorale;

f) les personnes dont il est raisonnable de soupçonner qu'elles tentent d'amener ou de procurer à Trinité-et-Tobago des prostitués ou d'autres personnes aux fins de la prostitution ou de l'homosexualité ou pour toute autre fin immorale;

Une personne homosexuelle ne peut pas entrer à Trinité-et-Tobago, et elle peut de plus être expulsée s'il est déterminé qu'elle [traduction] « pratique [...], [favorise] la pratique ou [prend part au partage] des produits de la prostitution ou de l'homosexualité » (Trinité-et-Tobago 1969, alinéa 9(4)a)).

Au printemps 2009, les articles 13 et 16 de la loi sur les infractions sexuelles et l'alinéa 8(1)e) de la loi sur l'immigration étaient toujours en vigueur (ILGA mai 2009; Sodomy Laws 9 avr. 2009). Selon le Gay Times, dont les bureaux sont à Londres, ces lois ne sont pas mises en application et aucune poursuite judiciaire n'a été engagée depuis des années (s.d.). Selon les Country Reports on Human Rights Practices for 2008, [traduction] « le gouvernement n'a généralement pas fait appliquer [ces lois] » (États-Unis 25 févr. 2009, sect. 5). De même, le 16 mars 2007, The Independent signalait que, malgré les dispositions législatives interdisant aux personnes homosexuelles d'entrer au pays, [traduction] « personne ne s'était jamais vu refuser l'entrée par l'immigration ». Parmi les sources qu'elle a consultées, la Direction des recherches n'a trouvé aucune autre information allant en ce sens.

En juin 2008, un tribunal a accordé des dommages et intérêts totalisant 125 750 dollars de Trinité-et-Tobago [soit environ 21 000 dollars canadiens (Canada 12 juin 2008)] (Trinidad and Tobago's Newsday 13 juin 2008) à un homme gai qui s'était plaint d'avoir été détenu et nargué par des policiers en raison de son orientation sexuelle après avoir été arrêté par erreur (ibid.; The Trinidad Guardian 21 juill. 2007). Le juge a ordonné au gouvernement d'indemniser le plaignant, qui a été détenu illégalement pendant trois jours (Trinidad and Tobago's Newsday 13 juin 2008).

La loi de 2009 sur la protection des données (Data Protection Bill of 2009) interdit aux organismes des secteurs public et privé de traiter des [traduction] « renseignements personnels de nature délicate », ce qui comprend l'orientation sexuelle d'une personne (ibid. 15 févr. 2009). D'après le Trinidad and Tobago's Newsday, même si les législateurs ne le précisent pas, cette loi [traduction] « pourrait être considérée comme moyen détourné d'accorder une certaine protection juridique aux gais » (ibid.).

Source des commentaires sur la situation en Guyana et Trinidad et Tobago: UNHCR

Varsovie: l' expo Ars homo erotica suscite la polémique

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L'expo Ars homo erotica qui vient d'ouvrir ses portes au Musée National de Varsovie a suscité la polémique dès avant son ouverture. Son curateur Paweł Leszkowicz explique sur le site du Musée de Varsovie que "cette exposition est tout à la fois contemporaine et historique, érotique et politique. Son titre désigne l'art homoérotique relié au désir et à l'amour du même sexe. Ars Homo Erotica est immergée dans la tradition de la culture tout en touchant aux politiques actuelles des droits des minorités. [L'exposition] combine les mythes et l'histoire de l'art avec le contemporain et le débat sur la condition de la démocratie. Elle est construite sur la philosophie de l'érotisme comme expérience formative des idées humanistes et leur affirmation de la joie de vivre et du sexe, même face à la répression." 

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Avec cette expo, le Directeur du Musée National Piotr Piotrowski a voulu provoquer le débat sur la condition des minorités homosexuelles en Europe de l'Est. Et la provocation a fait mouche puisque dès avant son vernissage, les réactions ont fusé. Ainsi Stanislaw Pieta, du parti ultra-conservateur Droit et Justice (PiS) a-t-il essayé de bloquer l'exposition par le biais d' une question parlementaire. Le Ministre de la Culture  Bogdan Zdrojewski s'y est refusé, arguant que l'exposition répond bien à la mission d'un musée qui est aussi de proposer un regard critique sur le monde. Le Ministre  ainsi soutenu le Directeur du musée qui considère que son institution doit être un "agora", un endroit de discussion.

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Le Conseil d'administration du Musée soutient lui aussi le projet de "musée critique" tel que le définit son Directeur, même si cela a donné lieu à des critiques internes. Des politiciens du parti libéral conservateur actuellement au gouvernement (PO) craignent que l'exposition n'attise la discussion sur le mariage gay et l'adoption homoparentale et pourrait à long terme contribuer à donner davantage de droits aux couples homosexuels, une égalité  que refuse la majorité de la population polonaise.

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Et il est vrai que l'homophobie est omniprésente en Pologne: l'Institut de Sociologie de Varsovie a produit les résultats d'une étude qui montre que 47 pour cent des homosexuels polonais se sentent persécutés. Dix pour cent d'entre eux ont déjà eu à subir des violences physiques.

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Les LGBT polonais attendent beaucoup de l'EuroPride 2010 qui se déroulera le 17 juillet à Varsovie et où près de 70000 personnes sont attendues.

Sources: N-tv.de via magazine.web.de et le site du Musée de Varsovie

Post précédent sur le même sujet: cliquer ici.

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