19/04/2010

La mer Baltique s'est couverte de lesbiennes: le succès de L-Beach

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Un des plus grands festivals de lesbiennes s'est tenu dans une station balnéaire de la mer Baltique ce week-end. Les organisatrices qui espéraient de 3 à 4000 participantes doivent être comblées: elles furent près de 5000 à se régaler d'une présence exclusivement féminine, de musique et de soleil printanier.

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Il y eut 3900 tickets en pré-vente pour L-BEACH. Un week-end unique, la version féminine et laïque du Mont Athos au complexe touristique  “Weissenhäuser Strand” (La plage des maisons blanches), à l'extrême-Nord de l'Allemagne, au Nord de Lübeck et à un coup d'aile de goéland du Danemark.

Un week-end de flirt, de musique, de party, des nuits de projection de films lesbiens, de relaxation le long de la mer et dans les dunes, de promenades sur la longue plage blanche qui appartient au domaine. Et aussi un méga concert avec Betty, Uh Huh Her, Sarah Bettens, Billie Ray Martin et 12 autres.

On chuchote que pour un week-end même les mouettes devaient être femelles pour pouvoir voler dans ce paradis réservé.  l beach 2

L-Beach est le premier festival européen de cette ampleur. Un peu le correspondant du Dinah-Shore-Festival qui se déroule chaque week-end de Pâques  à Palm Springs (USA). La Mer baltique ne permet bien sûr pas d'arborer de somptueux bikinis sur la plage comme à Palm Springs mais le complexe balnéaire dispose d'une piscine tropicale qui a permis d'organiser samedi une pool party et le  concours du plus beau T-shirt mouillé.

Et il n'en a coûté que 119 euros pour participer à ce week-end, logement inclus.

Bientôt les photos du week-end seront disponibles sur le site web de L- Beach.

Un reportage sur ouï-lire de Luc Lebelge. Sources: le site de L-beach et divers articles en ligne de la presse allemande (Frankfurter Rundschau, Bild am Sonntag, etc.)

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07/03/2010

Droits des femmes: un communiqué du Centre LGBT de Paris

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8 mars 2010
Journée Internationale des Droits des Femmes

L’égalité n’est pas une alternative, c’est une impérieuse nécessité ; n’est-il pas extravagant qu’au 21è siècle, elle ne soit toujours pas achevée ?
 
Cette année encore, est organisée pour marquer cette journée,  le lundi 8 mars à 18h30 Place de la Nation, une manifestation à laquelle participeront des groupes féministes mais aussi de nombreuses associations et des partis politiques.
 
La plate-forme revendicative du Collectif National des Droits des Femmes rappelle que la nécessité de lutter contre l’oppression des femmes est toujours d’actualité. 
Les inégalités demeurent dans le monde du travail où les femmes représentent 80 % des travailleurs pauvres, les salaires des femmes à qualifications et expériences égales sont toujours inférieurs et elle accèdent beaucoup moins aux fonctions d’encadrement ; la représentativité politique de femmes reste  très déséquilibrée ;  les violences conjugales, les agressions physiques  et les viols sont  de véritables fléaux ; les centres d’IVG et du Planning Familial, la gynécologie médicale sont menacés. Les conditions de vie des familles monoparentales sont particulièrement difficiles. Les femmes immigrées sont souvent isolées et dépendantes de leurs conjoints ou familles pour survivre.  La liste semble infinie.
 
Les injonctions de normes et les rôles impartis traditionnellement aux hommes et aux femmes frappent doublement les lesbiennes ;  invisibilisées, lorsqu’elles  osent s’afficher,  elles  subissent des  discriminations et des violences. Le Rapport de SOS homophobie a établi que la seule présomption de leur orientation sexuelle déclenchait l’agressivité de leurs agresseurs ; en 2009 de nombreuses agressions à l’encontre de lesbiennes sont à déplorer en France.
 
Les Trans. aussi sont discriminés et agressés, qu’ils ou elles transitionnent pour se revendiquent femme ou homme ou encore s’affranchissent du genre. Les stéréotypes ont la vie dure !
 
Dans beaucoup de pays,  la situation des femmes, quelle que soit leur orientation sexuelle ou identité de genre,  est encore plus critique, viols systématiques dans les pays en guerre,  crimes d’honneur, assassinats.
 
Pour l’indépendance et la liberté des  femmes du monde entier, le Centre LGBT Paris IdF conscient de ce que les luttes LGBT doivent aux luttes féministes et convaincu de la nécessité de lutter aussi contre le sexisme pour faire reculer les LGBTphobies, participera cette année encore à la manifestation unitaire du Collectif National du Droit des Femmes le lundi 8 mars 2010.
 
Christine Le Doaré
Présidente du Centre LGBT Paris IdF
Tél : 06 89 33 78 07
 
Centre Lesbien, Gai, Bi & Trans. de Paris et Ile-de-France •
 63 rue Beaubourg 75003 Paris •
Accueil : 01 43 57 21 47 • Administration : 01 43 57 75 95 •
Site Internet : http://www.cglparis.org • Mail : contact@cglparis.org

05/03/2010

Centenaire de la Journée des femmes (SOS homophobie)

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Un Communiqué de presse de SOS Homophobie

Paris, le 5 mars 2010

A l'occasion de ce 8 mars 2010 qui célèbre le centième anniversaire de la Journée internationale des femmes, SOS homophobie tient à rappeler que les lesbiennes ne doivent pas être oubliées. Invisibles, méprisées, censurées dans une très large majorité de pays, elles sont aussi pourchassées et victimes d'agressions psychologiques, physiques et sexuelles partout sur la planète.

La France n'échappe pas à cette triste constatation : SOS homophobie y rapporte une augmentation récente des témoignages d’agressions physiques envers les lesbiennes (15 % des témoignages reçus en 2008 contre 6 % en 2007), notamment dans les lieux publics et le voisinage. En 2009, la France a ainsi été la scène d'un grand nombre de violences à l'égard de femmes qui ne demandent pourtant qu'à vivre leurs amours librement. Pour mémoire, à Calais et à Metz, dans un parc ou en plein coeur du centre, des lesbiennes ont été insultées et frappées par des inconnus, sans autre motif que leur préférence amoureuse. A l'été 2009, Priscilla et Cynthia, 21 ans, harcelées, menacées, insultées par leurs voisins, se sont vues contraintes de déménager d'Epinay-sous-Sénart (91), tout comme Jessica et Virginie qui résidaient à Segré (49)… Elles ont porté plainte et obtenu gain de cause.

Mais combien de ces violences resteront silencieuses et impunies ? Au-delà de l'homosexualité féminine, c'est bien l'indépendance même de toutes les femmes, leur liberté de vivre sans hommes et de décider de leur existence, qui est visée par les agresseurs.

Pour que toutes les femmes dans le monde puissent un jour disposer des mêmes droits que les hommes, dans les lois comme dans les faits, et ne plus subir ces violences, luttons ensemble contre la lesbophobie.


SOS homophobie est une association mixte de lutte contre l'homophobie. A travers sa ligne d'écoute anonyme, elle vient en aide à toutes les victimes, femmes et hommes, d'actes et propos homophobes. Ligne Azur: 0 810 108 135.


En savoir plus sur la lesbophobie en France:
Synthèse de l'Enquête sur la lesbophobie :
http://www.sos-homophobie.org/documents/synthese_lesbopho...

Rapport sur l'homophobie 2009, chapitre sur la lesbophobie:
http://www.sos-homophobie.org/documents/ra2009.pdf page 80

Présentation de la Commission lesbophobie :
http://www.sos-homophobie.org/index.php?menu=3&menu_o...

Micro-trottoir "Etre lesbienne aujourd'hui" (vidéo de 15 min):
www.sos-homophobie.org/index.php?menu=1&menu_option=1...


Contacts presse :
Bartholomé Girard, président de SOS homophobie
06 28 32 02 50
bartholome.girard@sos-homophobie.org

Stéphanie Arc, co-référente de la commission Lesbophobie de l’association
Stephanie.arc@sos-homophobie.org

30/08/2009

Mouvements lesbiens: ruptures et alliances, une publication de l'ILGA

Un communiqué de l'ILGA sous la plume de Patrizia Curzi

Les lesbiennes sont partout
Mouvements lesbiens : Ruptures et alliances
22/07/2009
Monde 

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Les lesbiennes ont toujours été présentes dans divers mouvements de la société civile : avec les organisations de gays, dans les groupes féministes, ainsi que dans la sphère artistique et dans le combat pour la décolonisation et l'indépendance de leurs pays. Dans les décennies récentes, les lesbiennes ont été présentes dans le combat pour l'égalité des droits au bénéfice des femmes de couleur, des femmes aborigènes, et plus largement avec les mouvements féministes.

Lire la publication en ligne!

La présente publication, en anglais, est une collection d'expériences d'individus du monde entier, impliqué-e-s dans les mouvements lesbiens, la société civile et les organisations de droits humains. Il s'agissait de rendre hommage à ces lesbiennes qui, dans nombre d'endroits du monde, ont montré le chemin, à celles qui se sont impliquées activement dans la lutte pour le bien-être et pour la reconnaissance de leurs droits.

Certains des exemples positifs illustrent que «l'histoire peut être modifiée»et que certains groupes lesbiens sont parvenus à faire inclure leurs préoccupations dans celles d'autres mouvements. Certains se sont battus contre l'apartheid et dénoncent le racisme, d'autres travaillent pour construire la paix dans leur région, d'autres encore s'allient à des groupes discriminés ou vulnérables. Les lesbiennes ont montré plus de solidarité que les autres groupes, il faut que ce fait soit reconnu.
Les lesbiennes appliquent un mode de pensée révolutionnaire qui peut bénéficier à tou-te-s les acteurs et actrices au sein de notre société, qui se battent pour des droits égaux et pour la justice.

Partager des expériences et des connaissances et une façon d'acquérir des outils; avoir conscience de ces succès est le premier pas vers l'autonomie (empowerment) et la fierté. Ce rapport suit un fil conducteur positif, il veut renforcer le mouvement lesbien pour l'avenir plutôt que de s'attarder sur la victimisation.

Cette publication laissera aussi beaucoup de questions ouvertes, telles que: «qu'est-ce que le féminisme?», «est-ce que les problématiques lesbiennes sont plus liées aux problèmes des femmes ou aux problèmes des gays? » A tel endroit, vous pourrez trouver une réponse que sera contredite quelques pages plus loin par une expérience contraire. C'est probablement l'indication de la diversité et de la complexité des mouvements lesbiens.

Ce travail, nous l'espérons, accroîtra l'envie d'apprendre plus et de se laisser inspirer par ces mouvements différents mais étroitement liés. Il peut également être utilisé comme outil de formation pour que les jeunes féministes lesbiennes prennent leur destin en main, au sein du mouvement LGBT, et pour améliorer la conscience des organisations généralistes de l'importance de traiter des droits des lesbiennes.

Surtout, n'hésitez pas à faire circuler cette publication, à la mettre en ligne sur votre site et, surtout, à l'utiliser comme source d'inspiration et d'empowerment dans toutes vos actions.

«Les lesbiennes sont partout» et nous pouvons en être très fièr-e-s.

La publication est disponible en version pdf et en lecture seule sur le site de l'ILGA. Des versions papier peuvent être commandées contre paiement des frais postaux. Vous pouvez passer commande ou adresser vos suggestions et commentaires à l'adresse e-mail : women@ilga.org.


Patricia Curzi
Coordinatrice du Projet Femmes
ILGA

Source: le site de l'Ilga

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19/07/2009

Visibilité homosexuelle des hommes en politique belge, non visibilité des femmes lesbiennes

Un texte écrit en dialogue avec Madame Irène KAUFER.

Suite aux dernières élections régionales, communautaires et européennes en Belgique, force nous est de constater que le clivage qui existe, en nette défaveur des femmes, dans la représentation des femmes et des hommes dans la politique belge est encore plus prononcé lorsque on y ajoute le critère de la visibilité homosexuelle. Si l'homosexualité de quelques hommes politiques est connue, et qu'ils accèdent à des fonctions gouvernementales éminentes, on ne dénombre, sauf erreur de ma part, aucune femme lesbienne dont l'homosexualité soit connue du grand public. Quant aux hommes homosexuels, on les voit accéder à la fonction sénatoriale, on connaît des parlementaires tant en Flandre qu'à Bruxelles ou en Wallonie, ils occupent  la Présidence d'un grand parti, côté flamand, un  Ministre  et un Secrétaire d'état  sont ouvertement gays.

La visibilité de l'homosexualité des hommes politiques n'est pas toujours de leur fait: certains d'entre eux ont admis publiquement leur orientation sexuelle suite aux questions de journalistes ou parce qu'une affaire, -comme parfois une plainte en justice, généralement non fondée-, ont mis cette caractéristique de leurs personnes en lumière. La "gaytude" d'autres hommes politiques est connue de tous sans qu'ils ne le désirent la mettre en avant, et notre société belge est généralement peu encline à l'outing: cela n'intéresse plus grand monde, la vie  privée des gens est généralement bien protégée dans le pays. Parmi les hommes politiques les plus jeunes, on voit apparaître le nouveau phénomène d'une homosexualité clairement revendiquée.

Alors pourquoi n'y a-t-il pas de femmes ouvertement lesbiennes dans les assemblées et les gouvernements en Belgique? La première possibilité est qu'il n'y en ait aucune. Mais cela nous paraît improbable. C'est qu'il y a d'autres raisons, et sans doute la double discrimination dont sont victimes les femmes lesbiennes constitue-t-elle un élément d'explication: elles sont discriminées une première fois en tant que femmes et une seconde fois en tant que lesbiennes. Les femmes ne sont pas représentées paritairement aux hommes dans  la politique et lorsqu'elles sont présentes, elles sont encore parfois confinées dans des responsabiltés qui correspondent aux stéréotypes de l'identité de genre (on associe encore les femmes au social, à la santé, à la petite enfance, etc.). Se présenter à l'électeur en tant que lesbienne diminuerait encore les chances d'être élue: si aujourd'hui en Belgique les législations sont assez favorables aux personnes LGBT, les préjugés restent profondément ancrés chez bon nombre de concitoyens et un important travail d'information et d'éducation reste à faire.

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J'ai interrogé Madame Irène KAUFER à propos du sujet qui nous occupe. Irène Kaufer est une femme militante féministe, co-auteure avec Françoise Collin de "Parcours féministe" (Labor, 2005). Elle a bien voulu répondre à notre questionnement:

 "En ce qui concerne les femmes : elles ont déjà bien du mal en politique, leur coming out ne serait qu'un obstacle supplémentaire (sauf dans certains milieux assez restreints). Aussi les quelques lesbiennes que je peux connaître en politique ne le mettent en avant, et je me garderai bien de le faire à leur place... C'est la même chose dans le monde du travail, où les gays se "montrent" beaucoup plus que les lesbiennes, malgré les risques qui existent encore. Intéressant : c'est l'inverse dans le sport, où le coming out semble plus facile pour les femmes... (voir le tennis !)

A noter que la nouvelle présidente islandaise est ouvertement lesbienne. En France, il y a le cas de Françoise Gaspard, mais son coming out a été plutôt contraint et n'a pas "boosté" sa carrière politique, c'est le moins que 'on puisse dire...*

Mais plus généralement, j'ajouterais que je suis toujours un peu perplexe devant ces "décomptes". En politique, il me paraît plus intéressant de recenser celles et ceux qui soutiennent les luttes des homosexuel-le-s que celles ou ceux qui le sont..."

Je la rejoins presque entièrement dans son analyse. Nous différons peut-être légèrement sur un point: l'intérêt de faire un décompte. Si je partage tout à fait l'idée de l'importance qu'il y a à connaître les alliés politiques des personnes LGBT, quelle que soit leur orientation sexuelle, je soutiens que la visibilité des femmes et des personnes politiques LGBT est actuellement  importante  au niveau de la symbolique,  et plus spécifiquement pour l'impact sur les jeunes en questionnement ou en recherche d'identité. Les politicien.ne.s ouvertement LGBT , s'ils sont de bon.ne.s politicien.ne.s, peuvent servir d'exemple ou de figure d'identification pour les jeunes homosexuel.les. Leur visibilité peut également contribuer  à normaliser a représentation de  l'homosexualité au sein de la population. Il s'agit dans la construction des mentalités d'une étape vers une âge nouveau: un âge où l'orientation sexuelle ne serait plus un fait remarquable mais entrerait dans le simple kaléidoscope des normalités.

Voici l'opinion d'Irène KAUFER sur ce dernier point:

"Je suis d'accord d'ailleurs avec la valeur d'exemple, simplement, les "bons exemples" sont justement ceux qui s'assument ouvertement et le revendiquent. Car les autres font passer comme message : oui, on peut être homo et politicien-ne, ou champion-ne, ou artiste... à condition que cela ne se sache pas trop. Cela peut faire du bien pour un-e jeune de savoir qu'on n'est pas seul-e, mais ce n'est pas vraiment un message libérateur..."

Pour en savoir plus sur Madame Irène KAUFER,  découvrir ses analyses politiques et éventuellement dialoguer avec elle, je vous invite à découvrir son blog en cliquant ici. Vous y pourrez notamment lire son analyse très percutante de la place des femmes en politique belge suite aux récentes élections de juin 2009.

* Autre femme politique lesbienne connue: la nouvelle Maire(sse) de Zurich

11:48 Publié dans Lesbiennes | Lien permanent | Tags : politique, femme, femmes, lesbienne, lesbiennes, irene kaufer, homosexuel, homoseuxalite, gay, ministre, president | | |  Facebook |

06/07/2009

Photos de femmes à la Gay Pride de Cologne 2009 (2) Les photos

Présence féminine massive à la Gay pride de Cologne cette année, une présence frappante et affirmée tant dans le public que parmi les personnes qui défilaient. Cela m'a paru un excellent signal quant à la vivacité du mouvement lesbigay et d'excellent augure pour les combats politiques en cours et à venir.

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10/06/2009

Deux expos au lesbien, au féminin et au féministe (cet été à Paris)

Hier a été inaugurée l'exposition Cris et chuchotements au Centre Wallonie Bruxelles de Paris. Le centre dialogue aimablement et modestement avec le Centre Pompidou de Beaubourg, puisqu'il lui fait face sur cette grande place animée du centre de Paris.

Une heureuse coïncidence des calendriers: le Centre Pompidou a réorganisé ses grands espaces d'exposition permanente et propose une rétrospective des oeuvres modernes et contemporaines d'artistes femmes intitulée Elles@centrepompidou. Les expos dialoguent elles aussi: des artistes accrochées au Centre Pompidou se retrouvent pour d'autres oeuvres au centre Wallonie Bruxelles.

Cris et chuchotements au Centre Wallonie-Bruxelles

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L’exposition Cris et chuchotements explore les thèmes de l’identité, de l’intimité et de l’imaginaire féminins à travers un large choix de dessins, d’estampes, de sculptures, de photographies et de livres de vingt-trois artistes femmes. Celles-ci ne représentent ni une tendance, ni un mouvement mais des individualités. L’exposition traite avant tout d’un certain type de regard, un regard, bien particulier, qui dévoile et retient, explose et émeut, crie et chuchote.

Cette exposition étudie, par de nombreuses photographies, estampes, sculptures et autres, l’identité, l’intimité et l’imaginaire féminin. 23 femmes-artistes, artistes et femmes, apportent un regard parfois incisif, parfois mélancolique sur le monde contemporain. L’exposition explore d’ailleurs trois articulations principales : dévoilement et retenue, rage et douceur, cris et chuchotements.

Expressives ou discrètes, ces artistes se situent souvent à mi-chemin entre réalité et poésie, entre observation empirique et expression subjective.

Exposée jusqu’en janvier 2009 au Centre de la Gravure et de l'Image Imprimée de La Louvière (Hainaut, Belgique), l’exposition « Cris et chuchotements », conçue pour marquer les 20 ans du Centre de la Gravure, tient son nom du film du même nom d'Ingmar Bergman.

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Parmi les oeuvres exposées, un nombre important de pièces ou d'installations ont été pensées et produites spécialement pour l'occasion par la conservatrice du Musée de la Louvière, Madame Catherine de Braekeleer. Deux artistes lesbiennes inaugurent le parcours de l'exposition: Izabella GUSTOWSKA et Kiki SMITH (photos). Nous reviendrons plus longuement sur ces deux artistes dans de prochains articles.

Source: centre wallonie-bruxelles

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Elles@centrepompidou

Pour la première fois dans le monde, un musée présente ses collections au féminin. Cette nouvelle présentation des collections du Centre Pompidou est entièrement consacrée aux artistes-femmes du XXème siècle à nos jours.

Elles@centrepompidou est la troisième présentation thématique des collections du Centre Pompidou. C'est l'occasion pour l'institution, qui a su constituer la première collection européenne d'art moderne et contemporain, d'affirmer son engagement auprès des artistes-femmes, toutes nationalités et disciplines confondues, de remettre les créatrices au centre de l'histoire de l'art moderne et contemporain du XXe et du XXIe siècles.
Des figures emblématiques telles Sonia Delaunay, Frida Kahlo, Dorothea Tanning, Joan Mitchell, Maria-Elena Vieira da Silva voisinent avec les grandes créatrices contemporaines, parmi lesquelles Sophie Calle, Annette Messager, Louise Bourgeois ont fait l'objet d'expositions monographiques récentes au Centre Pompidou.

Pluridisciplinaire, la programmation permet d'approfondir les domaines culturels que les femmes ont investis depuis un siècle, aussi bien dans la littérature que dans l'histoire de la pensée, de la danse ou encore du cinéma.

Parcours de l'expo: thématique et chronologique, l'accrochage réunit une sélection de plus de 500 œuvres, de plus de 200 artistes, du début du XXe siècle à nos jours.

Voici la video réalisée par le Centre Pompidou pour présenter l'expo:


Source: elles@centrepompidou