12.10.2009
Un Belge, le Père Damien, est le nouveau Saint pour les malades du Sida
Benoît XVI a canonisé hier le Père Damien, un Belge (1840-1889) qui a passé une grande partie de sa vie sur l'île de Molokai (Hawaai, ex îles Sandwich), à soulager comme il le pouvait les malades de la lèpre que l'on abandonnait alors sur cette île. Un grand Homme, dont on peut reconnaître la sainteté, même si l'on ne croit pas à la cosmogonie catholique.
Les saints catholiques sont supposés avoir le pouvoir d'intercéder auprès de leur dieu pour accompagner les prières des croyants. Les catholiques croient aussi dans la spécialisation de ces intercessions: c'est le concept du saint patron. Ainsi un saint peut-il patronner un pays ou une ville, une corporation professionnelle ou une maladie. Le Père Damien a été proclamé saint patron pour les malades de la lèpre et les malades du sida. Il fera partie des saints dits guérisseurs, à l'instar par exemple de saint Roch, qui est le saint patron des malades de la peste.
Si nous étions croyant, nous prierions Saint Damien de demander au dieu chrétien d'éclairer davantage la hiérarchie catholique, le pape en particulier, sur la prévention du Sida et sur la complexité de la sexualité humaine, notamment dans sa diversité. Nous ne croyons dans l'efficacité du discours catholique de continence, de chasteté et de fidélité dans le mariage. Nous croyons davantage dans la recherche scientifique sur des médications appropriées, la découverte d'un vaccin efficace et sa distribution à bas prix ou gratuite, et dans le port du préservatif, dans des relations sexuelles protégées.
Quant au voyage des personnalités politiques et de la famille royale belges aux cérémonies de canonisation, nous estimons que le contribuable belge n'a pas à payer cela. Si nous pouvons comprendre le désir de ces personnalités et de cette famille de se rendre au Vatican, le fait d'affréter des avions pour assister à une cérémonie religieuse devrait être une initiative privée et ne pas émarger du denier public. C'est à notre sens une tendance fâcheuse que de confondre état et église. Un état ne se gouverne pas à coups de cérémonies religieuses et de fastes vaticanesques. L'émotion privée de ces personnes peut se comprendre: Damien fut un Belge à la générosité immense. Qu'elles aient pris quelques heures sur leur temps de travail pour aller à Rome, soit, mais pas avec l'argent du peuple.
10:09 Publié dans Religions, haines et tolérances | Lien permanent | Envoyer cette note
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13.01.2009
Le petit prince, le tout petit prince Harry
Pauvre Harry, voila qu'on lui cherche à nouveau des poux sur la tête. Il y a quelques années, de méchants journalistes n'avaient rien trouvé de mieux que de publier une photo de Harry arborant une grande croix gamée sur un brassard lors d'une soirée dansante. Pauvre Harry, quand on est prince, on ne peut pas être jeune et idiot, faut de la retenue!

Aujourd'hui, ils harcèlent le petit prince parce que, en manoeuvre à Chypre avec son corps armé, il a, en matière de boutade, traité de pauvres troufions de sa troupe de "paki" (pour pakistanais, indien) ou d'enturbanné (raghead). Et ces dérapages verbaux se retrouvent sur une vidéo que les médias ont diffusée, avec accusation de racisme.
Du coup, la famille royale a publié un communiqué d'excuses. Ce n'est pas ce qu'il avait voulu dire, et d'ailleurs ces gens sont ses amis...
Mais voila que les gays s'en mêlent: les excuses portent sur les seuls deux termes racistes. Or donc, dans la susdite vidéo, Harry traite d'autres troufions de "queer" et de "gay", et l'on sent l'ironisation insultante ("How do you feel? Gay? Queer on the side?"). L'association LGBT anglaise Stonewall ,n'a pas voulu faire de fleur au bel Harry et proteste. L'homophobie est-elle une infraction moins grave que le racisme? Stonewall exige des excuses auprès de la communauté gay et lesbienne.
Pauvre Harry, dur dur d'être Prince. Au fond, il est comme les gays: lui non plus n'a pas choisi d'être Prince. Il est né quelque part...
Mais comme aurait pu le dire Simone de Beauvoir, on ne naît pas Prince, on le devient. Enfin, on naît Petit Prince, et c'est plus difficile de devenir un Grand Prince que de rester...un si petit Prince. Pauvre, pauvre Harry...
05:56 Publié dans People | Lien permanent | Envoyer cette note
| Tags : place royale, harry, prince harry, homophobie, gay, chypre, racisme, famille royale, people |
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