07.06.2010

EMIS : Enquête européenne 2010 sur la sexualité entre hommes

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EMIS: European Man-for-Man Internet Survey 2010

Il s'agit de la plus grande enquête jamais réalisée sur les hommes homosexuels, bisexuels et les autres hommes attirés par les hommes. Cette enquête est réalisée à travers toute l'Europe.

Vous pouvez y participer si
vous êtes...

  • un homme attiré par les autres hommes ET/OU

  • un homme qui a des rapports sexuels avec des hommes ET/OU

  • un homme qui pourrait envisager d'avoir des rapports sexuels avec des hommes à l'avenir


    Pour remplir le questionnaire, vous devez avoir l'âge légal permettant d'avoir des rapports sexuels avec des hommes dans le pays où vous vivez.

De quoi s'agit-il?

Il est question ici des modes de vie, de la vie sexuelle, des risques, de la prévention et de l'utilisation des structures de soin. Un des objectifs de l'enquête est de voir si les hommes homosexuels et les autres hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes ont accès au test de dépistage du VIH et à la prévention. La plupart des personnes mettent 20 à 30 minutes pour remplir cette enquête.
Les données sont protégées

L' anonymat est garanti par l'enquête. L'adresse IP n'est pas enregistrée ordinateur et nous n'essaierons pas d'y installer de cookies.

Les enquêteurs

Un groupe international de chercheurs et de professionnels de la santé d'instituts de santé publique, d'universités et d'associations travaillant sur les questions du VIH, de la santé et des droits des homosexuels dans 31 pays d'Europe.

L'enquête est financée par la Commission européenne et soutenue par le Centre Européen de Prévention et de Contrôle des Maladies (ECDC), par le Bureau régional européen de l'Organisation Mondiale de la Santé et par de nombeuses organisations et de nombreux sites Web homosexuels.

Pour plus d'informations sur l'enquête, consultez www.emis-project.eu.

Pour participer à l'enquête/Source de l'info: cliquer ici 

Un rapport sur les résultats de l'enquête sera produit d'ici la fin 2010. Il sera disponible à partir du site Web du projet.

07:15 Publié dans Santé, Prévention, Sida, Mst | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : sida, hiv, vih, enquete, europe, emis | | |  Facebook |

15.05.2010

Les revendications de la Belgian (gay) Pride

PRIDE FOR EVERYONE

Every European ! Every Parent ! Every Gender !

La Pride, c’est la fête. La fête pour tout qui aspire à une société ouverte, riche de ses diversités. Mais sous les pavés des rues de notre défilé et du Gay Village, n’oublions pas l’immense plage des défis qui doivent encore être relevés. Pour cette édition 2010, nous voulons attirer l’attention de tou-te-s sur trois chantiers prioritaires.

Nouvelle directive européenne contre la discrimination

La Présidence belge du Conseil de l’Union européenne doit faire preuve de toute sa détermination pour faire aboutir cette nouvelle législation.

Une nouvelle directive européenne concernant la lutte contre la discrimination a été proposée en juillet 2008 par la Commission européenne. Elle est en cours de négociation. Elle est très importante car elle vise à protéger les personnes, contre les discriminations notamment dans l’enseignement, dans l’accès aux biens et services ou aux soins de santé. Soutenue par le Parlement européen, le Conseil tarde à l’adopter. Si la Belgique a choisi de soutenir le texte (en allongeant les délais de mise en œuvre), beaucoup d’Etats membres s’y opposent encore.

Si la décision est adoptée, tous les Etats membres devront modifier leur législation et s’attaquer à la discrimination, dans tous les domaines et pas uniquement dans le domaine professionnel.

Le Gouvernement fédéral belge doit tout faire pour que cette importante directive soit adoptée. La Belgique doit prendre le leadership en la matière, en tant que présidente du Conseil de l’Union européenne durant la deuxième moitié de l’année 2010. Notre pays porte là une lourde responsabilité.

Par ailleurs, une révision de la directive de 2004 relative à l’égalité de traitement entre les femmes et les hommes s’imposera notamment pour y intégrer la protection contre la discrimination en matière d’identités de genres.

Remédier aux lacunes dans la législation sur l’homoparentalité

Une question de courage et de volonté politiques

L’adoption est légalement ouverte aux parents homosexuels depuis 2006. Cette disposition permet pleinement l’adoption intrafamiliale aux couples de femmes ayant eu recours à l’insémination avec donneur anonyme. Elle n’est pas pour autant un aboutissement dans les autres situations d’adoption, où beaucoup de lacunes restent encore à éliminer.

Pour les couples de même sexe se tournant vers l’adoption internationale, il reste de gros problèmes à surmonter car les pays d’origine des enfants avec lesquels la Belgique collabore n’acceptent pas les candidats adoptants homosexuels ni ceux ayant un passé transidentitaire. Sachant qu’il existe des pays d’origine qui seraient prêts à accepter des parents homosexuels, il faudrait faire en sorte qu’ils soient pris en considération dans les ouvertures de nouveaux canaux d’adoption. Nous désirons que l’Autorité centrale en matière d’adoption, avec le soutien du Ministre de la petite enfance du Gouvernement de la Communauté française, intensifie les contacts bilatéraux en matière d’adoption avec ces pays. Nous pensons notamment aux pays européens, à l’Afrique du Sud, aux Etats-Unis ou au Brésil.

Nous désirons également que les parents homosexuels ayant recours à l’adoption (internationale) puissent avoir droit au congé d’adoption, même dans les cas où l’enfant n’est formellement adopté que par l’un d’entre eux.

De plus, la loi sur l’adoption de 2006 ne gomme pas toutes les discriminations touchant les parents homosexuels.

Pour les lesbiennes cohabitantes ou mariées, nous réclamons une possibilité de reconnaissance des enfants par les deux parents. En effet, contrairement aux couples hétérosexuels recourant à la même technique de procréation avec donneur anonyme, la compagne ou l’épouse de la maman ne peut actuellement reconnaître son propre enfant. L’adoption, lourde et coûteuse, devient un passage obligé avant de voir ses liens juridiques avec l’enfant reconnus et la longueur de la procédure l’empêche, automatiquement, d’exercer son droit au congé d’adoption.

Nous réclamons également que le droit aux 10 jours de congé après l’accouchement (congé de paternité) soit enfin ouvert aux compagnes ou épouses des mamans.

Lutter contre les stéréotypes de genres

Les stéréotypes sexistes n’empoisonnent pas que les relations entre les hommes et les femmes mais affectent toutes les personnes dont l’identité de genre ne cadre pas avec les normes sexistes et binaires.

Les identités de genres et les expressions de genres font partie intégrante de la dignité et de l’humanité de toute personne et ne doivent pas être à l’origine de discriminations ou d’abus. Cela concerne notamment les personnes dites efféminées, androgynes, butchs, drag kings, drag queens, transvestiEs,”camionneuses”, “garçons manqués”, personnes en transition ou transgenres et les personnes intersexuées. Elles subissent toujours à l’heure actuelle les préjugés, les railleries et les insultes, particulièrement dans le milieu scolaire et professionnel mais aussi dans le secteur de la santé.

Pour être vraiment efficaces, les politiques d’égalité des chances doivent inclure non seulement l’égalité entre les femmes et les hommes mais aussi la lutte contre les stéréotypes de genres.

En Belgique, les personnes transgenres, désignées comme transsexuelles dans le jargon psychiatrique et juridique, sont contraintes de suivre un protocole psychiatrique de normalisation homme ou femme qui ne respecte pas leurs aspirations en matière d’identité de genre. Pour pouvoir changer de prénom d’un autre genre et/ou changer de sexe, la loi belge sur la transsexualité oblige les personnes à subir un traitement hormonal et/ou une stérilisation chirurgicale.

Nous réclamons le droit de changer de prénom de manière aisée et gratuite sur simple demande sans critères médicaux ni psychiatriques. Ce nouveau prénom devrait apparaître sur tous les documents administratifs. De même, la mention du sexe devrait en être bannie sur simple demande de l’intéressé·e. Selon l’une des recommandations de l’Institut pour l’Egalité des Femmes et des Hommes, nous exigeons que la loi belge sur la transsexualité soit revue. De même, l’accès à l’adoption et à la procréation médicalement assistée doit être autorisé pour les personnes aux identités de genres fluides.

Enfin, nous réclamons que des actions d’information et de sensibilisation à la pluralité des sexes et à la diversité des genres soient menées ainsi que des actions de lutte contre la transphobie et l’intersexophobie. Le changement des mentalités passe par les lois mais aussi par des actions de terrain.

11.03.2010

Ilga Europe se présente en vidéo: different voices, one european mouvement

Different voices, One European movement - video by and about ILGA-Europe from ILGA-Europe on Vimeo.

The aim of this video is to provide a simple and clear explanation of what is ILGA-Europe, how it works and why there is a need for such an organisation.

This video was filmed during the 13th Annual Conference of ILGA-Europe in October 2009 which took place in Malta. The annual conference is a great setting for making such a video as this is the organisation’s largest annual event gathering together its members, allies and partners.

As ILGA-Europe works for equality and human rights for LGBTI people at European level, in this video we explain in an accessible way our work with the various European organisations. We also explain the methods we use in our work.

The video highlights the importance of the membership base to ILGA-Europe. ILGA-Europe brings together very diverse member organisations from across Europe and they play an important role in determining the organisation’s strategies and priories. This video also gives specific examples on how our members benefit from being part of ILGA-Europe and what ILGA-Europe can do for its members.

Additionally, this video is a simple way to visualise the state of play regarding equality and human rights for LGBTI people in Europe. It highlights the advances in Europe made so far as well as challenges ahead.

09.08.2009

Vatican: les comportements blasphématoires d'une Europe sans Dieu: contraception, euthanasie et mariages gays

amato

Vatican, 9 août. - L'édition en ligne de l'Osservatore romano cite largement la leçon publique qu'a donnée Mgr Amato, le Préfet de la Congrégation pour les causes des Saints à l'Université Notre-Dame (Indiana, Etats-Unis). Le titre de la leçon: Une apostasie qui inquiète l'Europe. "Au sein de l'Europe contemporaine, l'émancipation de Dieu et la négation de sa loi produisent des comportements blasphématoires", at-il déclaré. Il s'agit entre autres de la contraception, du clonage, de l'euthanasie, de l'acceptation des mariages gays et de l'adoption par les couples homosexuels.   Lors de cette conférence, Mgr Amato a fait le point sur le processus de déchristanisation dans la vieille Europe et sur l'importance capitale des racines chrétiennes dans la construction de l'identité européenne.

Monseigneur Amato, un prélat très radical avait déjà parlé lors de discours précédents en de termes très durs de l'avortement, de l'euthanasie et des manipulations génétiques, évoquant "un terrorisme à visage humain".  Il avait aussi déjà dénoncé "les laboratoires d’opinions fausses », « les puissances anonymes qui martèlent nos esprits avec de faux messages ».

Les italianophones pourront en lire davantage en se reportant au site de l'Osservatore romano, le très officiel journal  de l'état pontifical. Les armes représentées sur ce post sont celles de Mgr Amato.

18.06.2009

La Lituanie discrimine les homosexuels: une homophobie d'Etat

Un communiqué de presse du centre LGBT de Paris

Paris, 17 juin 2009

Drapeau de la Lituanie
 
En Europe, le Parlement lituanien interdit toute "propagande" relative à
l’homosexualité et la bisexualité dans les lieux accessibles à la jeunesse !

 
A Vilnius, le Parlement lituanien a voté le 16 juin, par 67 voies contre 3 et 4 abstentions, une loi de protection des mineurs contre les effets préjudiciables d’informations publiques.
Cette loi a notamment  pour conséquence d’interdire toute information relative à l’homosexualité et à la bisexualité à l’école et dans tout autre lieu accessible aux jeunes.
Déjà le 11 juin, un autre texte proposant de punir d’une peine pouvant aller jusqu’à trois ans d’emprisonnement, les personnes accusées de promouvoir  l’homosexualité, avait bien failli être adopté.
La loi votée hier était fortement soutenue par la coalition conservatrice au pouvoir qui « défend le modèle familial traditionnel ».
 
Tout comme  l’ILGA-Europe*, le Centre LGBT Paris IdF est abasourdi par la direction prise par la Lituanie qui effectue un spectaculaire retour arrière dans le passé.
Aucun autre pays européen n’a adopté de loi discriminant et stigmatisant ainsi ouvertement l’homosexualité. Ce texte serait une copie de la section 28 de la loi britannique de 1986 abrogée en 2003.
Il institutionnalise la discrimination à l’encontre de l’homosexualité et de la bisexualité, il compromet le droit à l’éducation et sape tout travail de prévention contre les LGBTphobies. Il renforce l’isolement dans lequel se trouvent les jeunes LGBT.
 
« N’importe qui en Lituanie peut tomber sous le coup de cette loi… Il n’y a pas de définition de la propagande ni de ce que sont les valeurs familiales …  » a notamment déclaré Henrikas Mickevicius, Directeur du  Human Rights Monitoring Institute, basé à Vilnius.
 
A l’évidence, la loi adoptée par le Parlement lituanien est contre le principe de non discrimination consacré par la Convention Européenne des Droits Humains et par la Charte des Droits Fondamentaux de l’Union Européenne dont fait pourtant partie la Lituanie ainsi que par l’ensemble des Traités des Droits Humains des Nations Unies.

 
Les institutions européennes doivent réagir sans tarder et exiger de la Lituanie qu’elle respecte les textes de l’Union à laquelle elle appartient.
 
* l’ILGA-Europe : International Lesbian and Gay Association
 
Christine Le Doaré
Présidente Centre LGBT Paris IdF
Tél : 06.89.33.78.07
 
 
Centre Lesbien, Gai, Bi & Trans. de Paris et Ile-de-France • 61 / 63 Rue Beaubourg  • 75003 Paris •
Accueil : 01 43 57 21 47 • Administration : 01 43 57 75 95 •
 Site Internet : http://www.centrelgbtparis.org/ • Mail : contact@centrelgbtparis.org
Membre de l’ILGA-Europe, de l'Inter- LGBT et du SNEG•
Association à but non lucratif Loi 1901,  déclarée au J.O. le 7 avril 1993 •
 Agrément ministériel au titre de la Jeunesse et de l’Education Populaire depuis le 11 juin 1999•
L’association est soutenue par la Mairie de Paris, Sidaction, le GRSP IDF,  la Région IDF,
la Direction Régionale des Affaires Culturelles  d’Ile de France
 

01.04.2009

Les pacs étrangers bientôt reconnus en France

Un communiqué de HES (Homosexualité et socialisme)

Vers la reconnaissance en France des partenariats civils enregistrés à l'étranger

Ce mardi 24 mars, les sénateurs ont adopté un amendement permettant la reconnaissance en France des partenariats civils enregistrés à l’étranger. Cet amendement a été déposé par le sénateur socialiste Richard Yung. Il avait été adopté à l’unanimité par la commission des lois et avait reçu l’avis favorable du gouvernement.

Il s’agit d’insérer un nouvel article dans le code civil disposant que "Les conditions de formation et les effets d’un partenariat enregistré, ainsi que les causes et les effets de sa dissolution sont soumis aux dispositions matérielles de l’État de l’autorité qui a procédé à son enregistrement."

HES (Homosexualités et Socialisme) se réjouit de cette avancée qui, si elle est maintenue jusqu’au terme de la procédure législative, simplifiera la vie de tous les couples, français, étrangers ou binationaux établis en France.

HES souligne que cette disposition ne répond qu’à l’une des quatre observations relatives au pacs formulées par le Médiateur de la République en février dernier. Les trois autres observations concernent les droits des salariés pacsés (capital-décès, droit à congés, pension de réversion). HES souhaite qu’il y soit rapidement répondu.

HES rappelle par ailleurs que les socialistes européens se sont engagés en faveur de la reconnaissance par tous les pays de l’Union des partenariats civils, mariages et statuts familiaux légalement enregistrés dans un autre Etat membre, au nom du principe de libre circulation des citoyens européens. Il s’agit de la 27ème proposition de leur Manifeste pour les élections européennes du 7 juin 2009.


*** 

Contacts : 

Gilles BON-MAURY, président d'HES, gilles.bon-maury@hes-france.org, tél. 06 61 53 19 39,
Joël LE DEROFF, délégué d'HES aux relations européennes et internationales, joel.lederoff@hes-france.org, tél. 06 15 36 92 21. 

http://www.hes-france.org/

Rapport sur l'homophobie en Europe, un communiqué d'Arc-en-ciel Wallonie

L'homophobie et la discrimination fondée sur l'orientation sexuelle en Europe

31 mars 2009

Rapport sur l'homophobie en Europe :
Pour Arc-en-Ciel Wallonie, la Belgique doit faire de sérieux progrès. 

FRA

L'Agence des droits fondamentaux de l'Union Européenne (FRA) a publié ce 31 mars 2009 un rapport intitulé L'homophobie et la discrimination fondée sur l'orientation sexuelle et sur l'identité sexuelle dans les États membres de l'UE. Partie II : la situation sociale.

Les auteurs de ce rapport constatent que la discrimination, le harcèlement et la violence à l'encontre des LGBT (lesbiennes, gays, bisexuel-le-s et transsexuel-le-s sont largement répandus dans toute l'Union européenne. La FRA lance un appel aux décideurs politiques en vue de renforcer la législation sur l'égalité et de garantir la communication adéquate des incidents afin d'améliorer la situation.

Comme le souligne Morten Kjaerum, directeur de la FRA : de nombreux LGBT sont victimes de discrimination, d'intimidation et de harcèlement. Dans certains pays, des LGBT ont fait l'objet d'agressions physiques, parfois mortelles. Ces signaux sont alarmants dans une Union européenne qui revendique par ailleurs avec fierté le respect en son sein des principes d'égalité de traitement et de non-discrimination.

Il ressort du rapport de la FRA que la discrimination concerne tous les aspects de la vie des LGBT, depuis le harcèlement à l'école jusqu'à la discrimination en matière d'emploi ou de soins médicaux. Dans certains États membres, les locaux d'ONG se consacrant aux LGBT ont été vandalisés ou incendiés. Des manifestations comme la «Gay Pride» ont été interdites ou contrecarrées dans plusieurs États membres. Les auteurs du rapport relèvent également que les discours incitant à la haine prononcés par des personnages publics constituent un phénomène particulièrement inquiétant, dans la mesure où ils influent négativement sur l'opinion publique et confortent l'intolérance.

Morten Kjaerum met en évidence un autre aspect de cette problématique : nous savons que très peu d'incidents sont déclarés à la police ou à d'autres autorités publiques. Cela signifie que des crimes restent impunis, que des victimes n'obtiennent pas justice et que les autorités ne sont pas à même de prendre les mesures nécessaires pour réagir à ces crimes ou empêcher qu'ils ne se reproduisent. Je lance un appel aux gouvernements de l'UE afin qu'ils améliorent l’enregistrement des crimes inspirés par la haine et qu'ils forment leurs forces de police en conséquence. En outre, des campagnes doivent être déployées afin d'informer chacun sur la diversité et la non-discrimination, parce que pour porter plainte, il faut connaître ses droits.

En même temps, l'Agence observe que, dans certains pays, des signaux encourageants démontrent que des efforts sont mis en oeuvre pour améliorer la situation. Ainsi, quelques pays ont introduit des mécanismes de déclaration anonyme, qui permettent de porter plainte par l'Internet ou auprès d'organes indépendants auxquels les organisations de LGBT participent. Dans plusieurs États membres, les défilés de la «Gay Pride» ont eu lieu en présence de ministres du gouvernement et de représentants de partis politiques. La réglementation communautaire en matière de non-discrimination commence également à produire des effets positifs. Pourtant, la protection législative contre la discrimination présente encore des lacunes. Alors que la législation européenne interdit la discrimination fondée sur l'orientation sexuelle en matière d'emploi, elle ne couvre pas encore des secteurs comme le logement, l'éducation ou les services de santé. Pour remédier à cette situation, la Commission européenne a proposé une législation anti-discrimination plus complète en juillet 2008.

Anastasia Crickley, présidente du conseil d'administration de la FRA, conclut : Toute personne vivant dans l'UE doit pouvoir vivre sans crainte et sans discrimination, quelle que soit son orientation sexuelle. J'en appelle à tous les gouvernements de l'UE afin qu'ils soutiennent la nouvelle proposition de législation européenne contre la discrimination.

La «Partie I – La situation juridique» du rapport de la FRA a été publiée en juin 2008 et concluait que la protection juridique des LGBT varie considérablement entre les différents États membres de l'UE.

(Source : FRA)

Le rapport n'est disponible qu'en anglais sur le site de la FRA, mais une synthèse en français est disponible en cliquant ici.

L'avis d'Arc-en-Ciel Wallonie

Même si la Belgique a une législation très en pointe en matière de lutte contre les discriminations, encore faut-il qu’elle soit appliquée. La lutte contre l’homophobie ne se traduit pas en actes concrets. Les recommandations de l’Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne sont dès lors largement applicables dans notre pays. Elles rejoignent les revendications for mulées par le mouvement associatif gay et lesbien en Belgique francophone.

Arc-en-Ciel Wallonie, qui a participé à l’étude dont le rapport est issu, souligne que les principaux constats sont valables pour notre pays. Il est vrai que les citoyens belges sont plus tolérants que la moyenne des européens. On peut y voir un effet de la législation belge, par exemple sur le mariage entre personnes de même sexe. Les manifestations LGBT telles que la Gay Pride sont de mieux en mieux perçues par les autorités et la population. Mais de sérieux progrès restent à faire. Les crimes et discours haineux, s’ils sont punissables depuis 2003, sont largement sous-estimés et la procédure de signalement au Centre pour l’Egalité des Chan ces et la Lutte contre le Racisme n’est toujours pas mise en place 6 ans après. En matière d’emploi, une récente recherche a mis en évidence toutes les difficultés vécues par les personnes homosexuelles dans le monde du travail(1). Les écoles en Communauté française restent de lourds foyers d’homophobie dont les associations de jeunes homos peuvent témoi gner à l’infini…

En Communauté française, des initiatives ponctuelles de sensibilisation existent. Pour intéressantes qu’elles soient, elles ne peuvent remplacer la nécessité urgente d’une stratégie globale de lutte contre les discriminations, encore trop largement lacunaire dans la plupart des niveaux de pouvoir de notre pays. Et pour cause, nous souffrons d’un manque de statistiques et de recherches scientifiques sur ces sujets, ce qui contribue singulièrement à la méconnaissance de la réalité en matière de discrimination homophobe à Bruxelles et en Wallonie.

Il n’est donc pas étonnant que les constats et recommandations de l’Agence européenne convergent avec celles du mouvement gay et lesbien en Communauté française. Celles-ci sont rassemblées dans une plate-forme de revendications élaborée par la Coordination Holebi Bruxelles et Arc-en-Ciel Wallonie(2).

Le rapport sur l’homophobie et la discrimination fondées sur l’orientation sexuelle, publié ce 31 mars par l’Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne est une première à l’échelle européenne. L’Union Européenne peut jouer un rôle d’aiguillon auprès des Etats membres. Pour cette raison, Arc-en-Ciel Wallonie engage le Parlement européen à tenir le plus grand compte des recommandations formulées lorsqu’il adoptera ce 2 avril en session plénière à Bruxelles une importante résolution sur la proposition de directive européenne visant la lutte contre les discriminations.


(1) Situation des lesbigays dans le monde du travail. Etude menée à l’initiative du CECLR et réalisée par le Prof. John VINCKE (Département Sociologie - Université de Gand). Mai 2008. Voir www.diversite.be.
(2) Disponible en cliquant ici.

Source: Arc-en-ciel Wallonie

08:37 Publié dans Homophobie | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : homophobie, trans, europe, discrimination, wallonie, gay, lesbienne | | |  Facebook |