17.08.2009

La pratique du kiss-in gay et lesbien

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Photo: David Daniels

                                                    La pratique du kiss-in gay et lesbien s'est répandue ces dernières années de par le monde: il s'agit de protester contre l'homophobie et la lesbophobie ambiantes en s'embrassant en public. C'est un mode de protestation non violent et efficace calqué sur les sit-in des années 60 et suivantes.

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Des carabinieri (policiers italiens) arrêtent-ils deux jeunes gens italiens de même sexe s'embrassant face au Colisée, la semaine suivante des dizaines de couples gays se réunissent face au Colisée pour s'embrasser.

Ces dernières semaines, deux couples masculins américains ont été arrêtés dans deux états différents pour avoir commis le crime de s'embrasser en public. Un de ces couples avait commis le crime de lèse-majesté de faire cela sur le plaza de l'église-phare des mormons à Salt Lake City. En réaction à ces brutalités policières ou para-policières (à Salt Lake, les gars ont été appréhendés par des gardes de sécurité), des dizaines de couples gays et lesbiens se sont réunis ce samedi pour des séances publiques de kiss-in. Voici une video sympa qui met en scène le kiss-in de San Francisco. 

Pour les amateurs de bonne photographie, jetez un coup d'oeil sur les 7 magnifiques photos de kiss-in LGBT mises en ligne par le Spiegel on line.

Enfin à propos des marques d'affection en public, il me semblerait de bon ton que de mêmes règles soient appliquées pour tous et toutes dans les lieux publics. Ainsi si se promener main dans la main, s'embrasser sur la bouche, flirter au corps à corps habillé ou en slip de bain (à la piscine ou sur une plage)  est admissible pour une société comme la nôtre, il doit aller de soi que c'est valable pour toutes les personnes quelle que soit leur orientation sexuelle. Je ne vois pas pourquoi on regarderait d'un oeil complice et amusé un couple qui afit quasi l'amour en maillot de bain sur une plage et qu'inversément on lapiderait un autre couple surpris dans la même position sous prétexte qu''il s'agit de deux mecs...De même, à l'école, si le flirt y est toléré dans les couloirs ou en cours de récréation, il faut qu'il le soit pour tous; au bal de fin d'études, on doit aussi pouvoir venir accompagné d'un.e partenaire du même sexe et y exprimer son affection.

L'homophobie, cela se soigne...Les kiss-in sont à mon sens une oeuvre charitable d'éducation populaire.

PS: Pour la pratique du kiss-in France, je viens de découvrir un article  qui renvoie à un groupe sur facebook. Cliquer ici.

 

25.07.2009

Les plus beaux baisers: l'art de Christos Dimas

Un baiser sans fin découvert grâce à Thanos sur son excellent site Tales from the other side of the town ( en grec)

21:34 Publié dans Rêves d'hommes | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : film, gay, baiser, erotisme, video, christos dimas | | |  Facebook |

14.07.2009

Du sexe gay sur une monnaie antique

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Une monnaie romaine datant du premier siècle de notre ère a été vendue lors d'une vente aux enchères aux Etats-Unis pour la somme de 13.500 US Dollars. La pièce représente une scène érotique entre deux hommes. Elle pèse  3,8 Grammes et montre un homme allongé au pénis érigé. Il regarde un homme qui fait l'amour avec lui, c'est du moins ainsi que le catalogue de la maison de vente aux enchères Harlan J. Berk  (Chicago) interprète la scène. Peu de monnaies de ce type sont dans cet état de conservation.

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La monnaie appartient au type Spintria*, qui a été frappée au temps de l'empereur Tibère. Généralement, les monnaies représentent des scènes de copulation hétérosexuelle, en diverses positions. Ces médailles sont numérotées sur le revers en chiffres romains de I à XVI. La médaille gay porte le numéro XII. On pense que ces monnaies étaient utilisées comme moyen de paiement dans les bordels.

Trouvé sur et traduit de Queer.de. Source primaire: le catalogue de la maison Harlan J. Berk

*Spintria: terme de numismatique, jeton utilisé dans la Rome antique comme droit d'entrée dans les lupanars/ en dialecte romain napolitain de l'époque, terme rare, dérivé du grec σφιγκτήρ  , et signifiant le sphincter anal. En voici une série trouvée dans les fouilles de Pompéi (Wikipedia à l'article spintria):

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28.11.2008

Les deux amies, par Marie-Jo Bonnet

Les fêtes approchant...pour chérir la personne aimée, l'ami désirée o se faire plaisir à soi-même, ce petit post pour rappeler (l'existence ou présenter à celles et ceux ne le connaîtraient pas encore), un livre de Marie-Jo Bonnet, paru aux éditions Blanche en 2000, Les deux amies, Essai sur le couple de femmes dans l'art. Cela se trouve fort heureusement toujours en lbrairie ou en achat en ligne.

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Présentation de l'éditeur

"Si l'art a pour fonction de montrer ce que la société ne voit pas ou ne veut pas voir, c'est probablement dans le registre de l'éros lesbien qu'il nous réserve les plus étonnantes surprises. En effet, c'est une véritable tradition du dévoilement du couple de femmes qui s'est élaborée au cours des siècles, tradition qui prend sa source dans la plus haute antiquité avec les déesses doubles, pour devenir, avec la Renaissance, le vecteur d'un nouvel archétype de la liberté sexuelle féminine dont le portrait de Gabrielle d'Estrées et sa soeur nues dans leur bain est le témoignage le plus audacieux.

Que montre un artiste lorsqu'il représente un couple de femmes enlacées ? C'est la question que pose l'auteure en regardant près de 150 tableaux. S'agit-il, comme on le pense ordinairement, d'un voyeurisme masculin sans conséquence ? S'agit-il de dévoiler l'éros lesbien, et avec l'émergence des femmes dans l'art, un regard différent sur le sujet ? S'agit-il enfin de construire un espace symbolique où le désir féminin s'émancipe de la loi phallique ?

Nous verrons à travers un cheminement historique très complet comment chaque époque et aussi chaque artiste tente de révéler un désir féminin réputé invisible au moyen d'une image réputée muette.

Mis à la mode par Verlaine au XIXe siècle, "Les deux amies" ont été un des grands thèmes iconographiques de ce siècle traité par des artistes aussi différents au Rodin, Zadkine, Picasso, Delvaux, Man Ray, Tamara de Lempicka...

En conclusion, l'auteure montre que les lesbiennes ont encore à se battre pour obtenir leur représentation dans la cité, à la fois comme lesbienne et comme femme.

Marie-Jo Bonnet est docteure en Histoire, spécialiste d'histoire culturelle. A la Columbia University, elle a donné un cours sur : "Amour et art au XXe siècle" et publié Les Relations amoureuses entre les femmes du XVIè au XXè siiècle (Editions Odile Jacob) ainsi que de nombreux articles."

Un article de Florence Tamagne

Voici ce qu'en écrivait Florence Tamagne dans un numéro de Clio en 2001:

"Dans ce livre richement illustré et documenté, Marie-Jo Bonnet s'interroge sur la symbolique du couple de femmes dans l'art, en privilégiant l'exemple français, et ressuscite des figures d'artistes oubliées, comme Louise Janin, ou méconnues, telles Louise Abbéma ou Claude Cahun. Tribades, précieuses, amazones et garçonnes sont conviées à livrer leurs secrets : Marie-Jo Bonnet s'intéresse à la mise en scène du désir, longtemps orchestrée en fonction des attentes du spectateur masculin, mais également porteuse d'une charge subversive, lorsqu'elle entend révéler la force de « l'éros féminin », ou dénoncer l'invisibilité de la lesbienne dans la Cité.

Marie-Jo Bonnet montre bien comment, à partir du milieu du XIX e siècle, le couple de femmes s'inscrit comme un enjeu dans la représentation de la modernité. Alors que le lesbianisme devient une préoccupation sociale, alimentée par les études médicales sur les névroses, et les discours homophobes qui dénoncent la « séduction » homosexuelle comme facteur de dénatalité, la double affirmation des mouvements féministes et des revendications lesbiennes entraîne une multiplication des œuvres de femmes, soucieuses de substituer au voyeurisme masculin le regard amoureux de femmes libres et autonomes. Louise Breslau ose ainsi se représenter avec son amie, dans un cadre intime et chaleureux, affirmant la « normalité » d'un désir toujours présenté comme pervers. Les œuvres de Marie Laurencin, réduites à l'expression d'un féminin délicat et naïf, traduisent cependant bien la difficulté d'accepter les implications amoureuses du couple de femmes.

En choisissant l'angle d'approche original du couple de femmes, l'auteure entend démontrer que l'art a offert, alors même que l'homosexualité féminine était condamnée au silence par la justice divine ou la morale sociale, une possibilité d'expression au désir lesbien. Cette analyse, qui s'avère particulièrement pertinente pour le XIX e siècle, est cependant moins convaincante pour les périodes antérieures. Certes, il est toujours possible, et parfois justifié, d'investir telle ou telle œuvre de la Renaissance ou du XVII e siècle, qui joue de l'ambiguïté des situations, dans un contexte mythologique (Diane et les nymphes), religieux (Marie et Elisabeth) ou simplement familial (le couple mère/fille, l'union de deux sœurs) d'une charge érotique ou contestataire. Néanmoins, la rareté de telles représentations ne permet guère d'établir une comparaison avec la période contemporaine. L'analyse de l'école de Fontainebleau est à cet égard révélateur : Marie-Jo Bonnet remarque avec justesse combien le regard sur les femmes a évolué sous l'influence de l'humanisme et de la culture de cour, alors que le retour aux sources de l'Antiquité grecque et romaine modifiait sensiblement la vision de l'amour et de la sexualité. Affirmer cependant que « la publication en 1550 de l'ode À Aphrodite et de l'ode À une aimée retentit comme un véritable choc identitaire » apparaît comme prématuré, au regard par exemple des études menées par Joan DeJean (Sapho, Les Fictions du désir : 1546-1937, Hachette supérieur, 1994) sur la réception de l'œuvre de Sapho en France et en Europe.

On regrettera que cette réflexion utile ne se prolonge pas au delà de la Seconde Guerre mondiale. Au discours esthétique, Marie-Jo Bonnet substitue alors l'analyse politique, dépassant le cadre de l'histoire des représentations pour s'engager dans une discussion sur la place des lesbiennes dans le mouvement de libération homosexuelle et le féminisme. Selon elle, la culture de « l'entre-femmes », qui se met alors en place, délaisse les arts plastiques comme lieu privilégié d'expression et se tourne vers l'écriture et le langage, plus à même de traduire les préoccupations nouvelles des lesbiennes radicales concernant l'identité et le genre. On remarquera pourtant que le couple de femmes ne disparaît pas de l'art, que ce soit comme expression de l'amour entre femmes (ainsi les œuvres de Monica Sjoo, Sadie Lee, ou Rachel Field), ou comme support fantasmatique de l'érotisme masculin. L'utilisation de plus en plus fréquente de l'imaginaire du couple lesbien dans la photographie (récupérée par la publicité) aurait ainsi permis de faire le lien entre le paradoxe de la banalisation du fait homosexuel et la difficulté à exprimer le désir lesbien dans une perspective féministe.

Retrouver les traces d'un désir lesbien nié par l'histoire et longtemps gommé des représentations est une entreprise nécessaire, qui peut cependant s'avérer frustrante, lorsque les images sont muettes ou trompeuses. Le livre de Marie-Jo Bonnet a le grand mérite d'offrir des pistes de réflexion neuves sur un sujet trop longtemps négligé, et d'élargir considérablement le champ des sources à étudier."

Source de l'article

Florence TAMAGNE, « Marie-Jo BONNET, Les deux amies. Essai sur le couple de femmes dans l'art, Paris, Editions Blanche, 2000, 305 p. », Clio, numéro 14-2001, Festins de femmes, [En ligne], mis en ligne le 19 mars 2003. URL : http://clio.revues.org/index130.html. Consulté le 12 novembre 2008.

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06.08.2008

Un video game érotique japonais gay: Hunk Workshop

Bon, j'y connais rien, mais alors rien en vidéo games...A vous d'aller plus loin si cette fiche vous interpelle.

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Le jeu

Vous êtes un jeune homme qui êtes chargé de prendre la direction d'une salle de sports pour en optimaliser la gestion. Sous vos ordres 4 bomecs qui se plieront à vos quatre volontés afin d'arriver à faire, à la fin de chaque journée, un chiffre d'affaire respectable.
Deplus , vous aurez bien entendu la possibilité de draguer vos 4 employés... En leur attribuant certaines tâches, vous débloquerez des scènes différentes et bien précises et vos réponses à leurs questions influenceront directement le final...
Il y en a 2 (final) pour chaque personnage, plus quatre autres fins spéciales, ce qui nous amène donc à un total de 12 fins sans compter quelques autres fins annexes...

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Vous commencez avec votre partenaire tout habillé, et vous devez cliquer à certains endroits pour le caresser... Selon la cohérence et la précision de vos caresses, il réagira plus ou moins différemment, finissant par peu à peu enlever de lui même ses vêtements... La suite se passe automatiquement, avec des voix qui tiennent la route, et une ambiance sonore plutôt adaptée.

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07:30 Publié dans Comics, Bd, Dessin animé | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : video game, gay, erotisme, japon, dessin anime, animation | | |  Facebook |

27.07.2008

Gay berlin: homoérotisme à l'Altes Museum

La journée commençait bien: il faisait beau et chaud, et la façade de l'Alttes Museum, sur l'Ile aux Musées (Museen Insel), m'invitait doucement.

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En m'approchant de la fontaine, un signe des dieux m'indiqua que j'étais sur la bonne voie.

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Dans le musée enfin m'attendaient des hommes grecs en uniforme

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Mais ils jouaient aussi à d'autres jeux

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A en perdre bras et jambes...

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La visite s'achevait, un Antinous de marbre noir, l'amant de l'empereur Hadrien, me salua avec plus de douceur. Il est ici représenté comme Dionysos (vers 130-138 de notre ère)

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27.06.2008

Le musée archéologique de Thessalonique

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Beautés masculines de la Grèce antique à Thessaloniki. Nous y avons contemplé la puissance homoérotique de l'imaginaire grec antique en séjournant un long moment, celui de notre visite, sur l'Olympe, parmi les Ganymède, les Zeus, les Hercule, les Silène et les satyres.

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Mosaïque de Ganymède luttant contre Zeus (l'aigle) qui désire l'enlever vers l'Olympe

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Ganymède et l'aigle divin

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Hercule


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Silène


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Le divin Maître, Zeus


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Alexandre

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Dionysos et le satyre


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