17/08/2010

"Bye Bye Préjugés", la charte de la tolérance

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La charte "Bye Bye Préjugés" est un projet réalisé par un ensemble de personnes réunies au sein de la Coordination Provinciale Sida Assuétudes. Son but? Promouvoir l’égalité des droits dans la diversité sexuelle.

En clair, elle vise l’égalité des traitements vis-à-vis de toute personne, quelle que soit son orientation sexuelle. C’est de cette charte dont il est question sur ce portail. Nous demandons à un maximum de personnes représentant différents lieux de vie de la signer. Si un maximum de personnes prennent connaissance de cette charte, elles seront, nous l’espérons, sensibilisées aux questions d’orientations et d’identités sexuelles, mais aussi au respect, à la tolérance, à la diversité…la base même de la citoyenneté.

Pour visiter le site de la charte Bye Bye préjugés, cliquer ici

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11/08/2010

La menace homosexuelle

Il s'agit bien sûr de second degré. Le clip dénonce la stupidité des arguments homophobes primaires en utilisant le fameux procédé du pamphlet ironique magistralement utilisé par Montesquieu pour dénoncer l'esclavage des Nègres dans l'Esprit des Lois. Chaque argument de cette "plaidoirie " repose sur un argument vicié qui le rend inopérant, et ceci permet à l'auteur de la video de dénoncer de différentes manières l'homophobie imbécile. 

(Si vous ne connaissez pas le texte de Montesquieu, vous le trouverez accompagné d'une analyse à mon sens pertinente en cliquant ici.)

 

11/06/2010

La censure française est-elle homophobe?

soshomophobie

Un Communiqué de presse de SOS Homophobie

Paris, le 10 juin 2010

Censure d’une publicité de Têtu: SOS homophobie demande à l’ARPP de revenir sur sa décision.

L’Autorité de régulation professionnelle de la publicité (ARPP) a censuré une publicité du magazine Têtu pour un album de compilation de tubes musicaux interprétés par Zazie, Cher, Donna Summer, Mika ou encore Lady Gaga. La publicité met en scène des hommes et des femmes semblant apprécier les morceaux de l’album. L’apparition d’un enfant parmi ces acteurs a du être retirée du clip à la demande de l’ARPP, qui a considéré qu’elle « n’est pas en adéquation avec le lectorat de Têtu ». Pourtant, ni le magazine Têtu ni cette compilation musicale ne sont destinés à un lectorat adulte.

SOS homophobie dénonce fermement cette censure et s’interroge sur les arguments qui l’ont motivée. Le fait que Têtu soit un magazine destiné avant tout à un lectorat lesbien et gay n’en fait pas pour autant un magazine dont le contenu serait dangereux ou malsain auprès des mineur-e-s ; nombre de magazines de la presse féminine ou masculine généraliste diffusent des publicités mettant en avant des enfants sans qu’on les inquiète à ce sujet. Demanderait-on à Elle de retirer la photo d’un enfant d’une de ses publicités ?

SOS homophobie estime qu'une telle censure est infondée et inacceptable : l'ARPP estime-t-elle que l'homosexualité ne doit pas être montrée aux enfants, voire que Têtu est une revue à caractère pornographique ou, pire, alimente-t-elle l'amalgame entre homosexualité et pédophilie ? L'argument de l'âge du lectorat de Têtu nous apparaît, dans cette affaire, fallacieux.

SOS homophobie apporte son soutien à Têtu, victime d’une discrimination flagrante, et demande à l’ARPP de revenir sur sa décision de censure.

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15/05/2010

Les revendications de la Belgian (gay) Pride

PRIDE FOR EVERYONE

Every European ! Every Parent ! Every Gender !

La Pride, c’est la fête. La fête pour tout qui aspire à une société ouverte, riche de ses diversités. Mais sous les pavés des rues de notre défilé et du Gay Village, n’oublions pas l’immense plage des défis qui doivent encore être relevés. Pour cette édition 2010, nous voulons attirer l’attention de tou-te-s sur trois chantiers prioritaires.

Nouvelle directive européenne contre la discrimination

La Présidence belge du Conseil de l’Union européenne doit faire preuve de toute sa détermination pour faire aboutir cette nouvelle législation.

Une nouvelle directive européenne concernant la lutte contre la discrimination a été proposée en juillet 2008 par la Commission européenne. Elle est en cours de négociation. Elle est très importante car elle vise à protéger les personnes, contre les discriminations notamment dans l’enseignement, dans l’accès aux biens et services ou aux soins de santé. Soutenue par le Parlement européen, le Conseil tarde à l’adopter. Si la Belgique a choisi de soutenir le texte (en allongeant les délais de mise en œuvre), beaucoup d’Etats membres s’y opposent encore.

Si la décision est adoptée, tous les Etats membres devront modifier leur législation et s’attaquer à la discrimination, dans tous les domaines et pas uniquement dans le domaine professionnel.

Le Gouvernement fédéral belge doit tout faire pour que cette importante directive soit adoptée. La Belgique doit prendre le leadership en la matière, en tant que présidente du Conseil de l’Union européenne durant la deuxième moitié de l’année 2010. Notre pays porte là une lourde responsabilité.

Par ailleurs, une révision de la directive de 2004 relative à l’égalité de traitement entre les femmes et les hommes s’imposera notamment pour y intégrer la protection contre la discrimination en matière d’identités de genres.

Remédier aux lacunes dans la législation sur l’homoparentalité

Une question de courage et de volonté politiques

L’adoption est légalement ouverte aux parents homosexuels depuis 2006. Cette disposition permet pleinement l’adoption intrafamiliale aux couples de femmes ayant eu recours à l’insémination avec donneur anonyme. Elle n’est pas pour autant un aboutissement dans les autres situations d’adoption, où beaucoup de lacunes restent encore à éliminer.

Pour les couples de même sexe se tournant vers l’adoption internationale, il reste de gros problèmes à surmonter car les pays d’origine des enfants avec lesquels la Belgique collabore n’acceptent pas les candidats adoptants homosexuels ni ceux ayant un passé transidentitaire. Sachant qu’il existe des pays d’origine qui seraient prêts à accepter des parents homosexuels, il faudrait faire en sorte qu’ils soient pris en considération dans les ouvertures de nouveaux canaux d’adoption. Nous désirons que l’Autorité centrale en matière d’adoption, avec le soutien du Ministre de la petite enfance du Gouvernement de la Communauté française, intensifie les contacts bilatéraux en matière d’adoption avec ces pays. Nous pensons notamment aux pays européens, à l’Afrique du Sud, aux Etats-Unis ou au Brésil.

Nous désirons également que les parents homosexuels ayant recours à l’adoption (internationale) puissent avoir droit au congé d’adoption, même dans les cas où l’enfant n’est formellement adopté que par l’un d’entre eux.

De plus, la loi sur l’adoption de 2006 ne gomme pas toutes les discriminations touchant les parents homosexuels.

Pour les lesbiennes cohabitantes ou mariées, nous réclamons une possibilité de reconnaissance des enfants par les deux parents. En effet, contrairement aux couples hétérosexuels recourant à la même technique de procréation avec donneur anonyme, la compagne ou l’épouse de la maman ne peut actuellement reconnaître son propre enfant. L’adoption, lourde et coûteuse, devient un passage obligé avant de voir ses liens juridiques avec l’enfant reconnus et la longueur de la procédure l’empêche, automatiquement, d’exercer son droit au congé d’adoption.

Nous réclamons également que le droit aux 10 jours de congé après l’accouchement (congé de paternité) soit enfin ouvert aux compagnes ou épouses des mamans.

Lutter contre les stéréotypes de genres

Les stéréotypes sexistes n’empoisonnent pas que les relations entre les hommes et les femmes mais affectent toutes les personnes dont l’identité de genre ne cadre pas avec les normes sexistes et binaires.

Les identités de genres et les expressions de genres font partie intégrante de la dignité et de l’humanité de toute personne et ne doivent pas être à l’origine de discriminations ou d’abus. Cela concerne notamment les personnes dites efféminées, androgynes, butchs, drag kings, drag queens, transvestiEs,”camionneuses”, “garçons manqués”, personnes en transition ou transgenres et les personnes intersexuées. Elles subissent toujours à l’heure actuelle les préjugés, les railleries et les insultes, particulièrement dans le milieu scolaire et professionnel mais aussi dans le secteur de la santé.

Pour être vraiment efficaces, les politiques d’égalité des chances doivent inclure non seulement l’égalité entre les femmes et les hommes mais aussi la lutte contre les stéréotypes de genres.

En Belgique, les personnes transgenres, désignées comme transsexuelles dans le jargon psychiatrique et juridique, sont contraintes de suivre un protocole psychiatrique de normalisation homme ou femme qui ne respecte pas leurs aspirations en matière d’identité de genre. Pour pouvoir changer de prénom d’un autre genre et/ou changer de sexe, la loi belge sur la transsexualité oblige les personnes à subir un traitement hormonal et/ou une stérilisation chirurgicale.

Nous réclamons le droit de changer de prénom de manière aisée et gratuite sur simple demande sans critères médicaux ni psychiatriques. Ce nouveau prénom devrait apparaître sur tous les documents administratifs. De même, la mention du sexe devrait en être bannie sur simple demande de l’intéressé·e. Selon l’une des recommandations de l’Institut pour l’Egalité des Femmes et des Hommes, nous exigeons que la loi belge sur la transsexualité soit revue. De même, l’accès à l’adoption et à la procréation médicalement assistée doit être autorisé pour les personnes aux identités de genres fluides.

Enfin, nous réclamons que des actions d’information et de sensibilisation à la pluralité des sexes et à la diversité des genres soient menées ainsi que des actions de lutte contre la transphobie et l’intersexophobie. Le changement des mentalités passe par les lois mais aussi par des actions de terrain.

07/04/2010

Dictionnaire des racismes, de l’exclusion et des discriminations, Esther Benbassa

dico

Larousse, collection "à présent"

Dictionnaire des racismes, de l’exclusion et des discriminations

Sous la direction d’Esther Benbassa

En librairie le 7 avril 2010

Ce dictionnaire est une première en France. Il présente et analyse les préjugés racistes et les pratiques discriminatoires des origines à nos jours, dans notre pays et dans le monde. Il va toutefois au-delà. L’idée de l’Autre étranger, objet de peur et de rejet, est certes aussi vieille que l’humanité elle-même. Couleur de peau, origine ethnique ou géographique, religion, genre, pauvreté, orientation sexuelle, handicap, toute différence sensible ou imaginée peut devenir prétexte au déchaînement de la haine et de la violence.

Pourtant, loin d’en être simplement les victimes passives, ceux qui ont subi cette haine et cette violence ont résisté. Ils ont produit des cultures plurielles, qui ont marqué la civilisation. Ils ont lutté sans relâche pour enrayer ces fléaux, épaulés par les défenseurs des libertés et de la dignité humaine.

C’est aussi à ces combats, et sans esquiver les questions brûlantes de l’actualité immédiate, que ce dictionnaire entend rendre justice.

Il comporte trois volets :

• Le racisme, l’exclusion et les discriminations en questions : Peut-on dire que la France est une société postcoloniale ? Comment peut-on être musulman en France ? La guerre des mémoires aura-t-elle lieu ? Existe-t-il une éducation contre le racisme ? Quelles avancées en matière de lutte contre les discriminations sexuelles ? Situation des femmes : peut mieux faire ?...

• Les temps forts de la chronologie, qui invitent, sans démagogie ni parti pris, à la traversée d’une histoire contrastée.

• 300 articles, d’Abolitionnisme à Zoos humains, en passant par Antisémitisme, Banlieues et quartiers, Bible, Colonisation, Cultures noires, Esclavage, Gay Pride, Génocides, Hip hop, Identité nationale, Islamophobie, Langues, cultures et identités créoles, Littérature orientaliste, Marche pour l’égalité, Misogynie, Nakba, Négationnisme, Paria, Pauvreté et précarité, Totalitarismes, Tsiganes, Voile…

Esther Benbassa est directrice d’études à l’École pratique des hautes études, Sorbonne. Elle est aussi une intellectuelle présente dans le débat public, engagée sur le terrain de la lutte contre les discriminations. En 2006, cette action lui a valu, à elle ainsi qu’à Jean-Christophe Attias, qui l’a secondée dans la direction de ce volume, le Prix Seligmann contre le racisme, l’injustice et l’intolérance.

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06/04/2010

Le Conseil de l'Europe défend les droits fondamentaux des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles et transgenres

Communiqué de presse de la Communication du  Conseil de l'Europe

conseil de l'europe

Strasbourg, 01.04.2010 - « Le Secrétaire Général du Conseil de l'Europe se félicite de la décision prise par le Comité des Ministres mercredi 31 mars d’adopter une recommandation aux Etats membres sur les mesures visant à combattre la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle ou l’identité de genre.

Il s’agit d’un progrès important. Cette recommandation est en effet le premier texte juridique au monde à traiter expressément de l’une des formes de discrimination les plus durables et difficiles à combattre.

La recommandation, inspirée des normes énoncées dans les instruments internationaux, en particulier la Convention européenne des droits de l'homme, fera progresser l’exercice de l’ensemble des droits fondamentaux reconnus aux personnes lesbiennes, gays, bisexuelles et transgenres.

« Cette recommandation témoigne de la détermination du Conseil de l'Europe à défendre l’égalité pour tous et le respect de la dignité de tous. J’invite l’ensemble des Etats membres à prendre toutes les mesures nécessaires pour l’appliquer», a déclaré Thorbjørn Jagland, Secrétaire Général. »

Texte complet de la recommandation 

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19/03/2010

Agitprop à la Maison Blanche: deux soldats gays s'enchaînent aux grilles pour protester contre le DADT

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Deux soldats américains en uniforme se sont enchaînés aux grilles de la Maison Blanche pour protester contre la lenteur du Président Obama à supprimer les graves discriminations qui frappent les gays et les lesbiennes dans l'armée américaine. Pour rappel aucun soldat américain ne peut s'avouer homosexuel (ou même être outé come tel) sans encourir automatiquement une exclusion de l'armée (loi du DADT, Don't ask don't tel.). L'un des deux soldats,  Jim Pietrangelo, a déjà été exclu de l'armée et est en procès contre cette mesure. La mesure d'exclusion n'a pas encore été prise contre l'autre soldat, Dan Choï, mais serait pendante.

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Pendant que les soldats s'enchaînaient, une centaine de personnes criaient des slogans tels que Keep your promisses, Obama! (Obama, tiens tes promesses!).  Les forces de l'ordre ont bien entendu aussitôt réagi en arrêtant les deux soldats et en dispersant les manifestants, puis en plaçant un cordon de protection autour de la Maison Blanche.

La levée de cette réglementation est actuellement officiellement discutée tant au sein de l'armée qu'au Sénat américain, mais ces activistes estiment que ces procédures risquent de prendre beaucoup trop de temps, alors que le Président pourrait donner un ordre d'exécution immédiate (executive order) de levée de la dite réglementation..

L'opportunité et l'efficacité de ce type d'action théâtrale sont discutées dans la blogosphère américaine. Faut-il faire de la désobéissance civique ou agir par les seules voies légales? Est-ce utile ou cela dessert-il la cause gay? 

D'autres activistes prévoient d'organiser d'autres actions, tels des sit-in,  devant des bâtiments fédéraux.

 

Voici la transcription du discours de Dan Choï

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Nombreuses sources dans la presse et les medias américains, dont, par exemple, CBSnews