26.11.2009

Sida : l'urgence de politiques publiques de prévention et de réduction des risques


Paris le 25 novembre2009

Communiqué de presse de l'Inter-LGbt

Sida : l'urgence de politiques publiques de prévention et de réduction des risques 

Chaque année, les données épidémiologiques sur le nombre de nouveaux cas de vih-sida en France sont publiées avant le 1er décembre. En 2009, le plan national de lutte contre le sida devait annoncer les priorités des publics visés et des actions à mener, mais le plan quadriennal de lutte contre le sida 2009-2012 n'est toujours pas sorti. Nous sommes à la fin de l'année et le ministère n'est pas en mesure aujourd'hui de transmettre son plan d'actions « ciblées » pour les prochaines années.
Depuis une dizaine d'années, l'Inter-LGBT dénonce toujours le manque d'engagement de l'État, et revendique plusieurs actions urgentes :
• Pouvoir travailler avec les pouvoirs publics pour lutter efficacement contre le sida ;
• Revenir à un haut niveau de campagne de prévention touchant toutes les populations affectées par le sida et les IST.
• Mettre en place des actions de communication en matière de prévention plus fréquentes et régulières, notamment à destination de ceux qui ne sont pas atteignables par les seuls réseaux associatifs ou commerciaux ; comme les transsexuel-le-s et transgenres précarisé-e-s dont le taux de prévalence est particulièrement préoccupant depuis des années et les hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes qui ne se définissent pas comme homosexuels et n'en fréquentent pas les lieux de socialité.
• Assurer la pérennité des actions de prévention en mettant fin à la dégradation de leur financement.
• Soutenir les actions de prévention centrées au moins autant sur la personne que sur l'information technique de la maladie.
La lutte contre le sida nécessite toujours autant d'engagements des pouvoirs publics. Les revendications sont toujours les mêmes et se sont développées avec l'évolution des stratégies de réductions des risques. Chiffres à l'appui, données factuelles étayées par l'INVS, l'augmentation de découvertes de séropositivité pour les homosexuels et pour les hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes HSH est bien réelle. Quel bilan les pouvoirs publics tirent-ils de leurs actions menées contre le VIH depuis les dix dernières années ? Quelle évaluation font-ils des politiques de prévention et de réduction des risques ?
L'Inter-LGBT rappelle qu'en matière de lutte contre le sida et de lutte contre les discriminations, elle demande :
• une évaluation des politiques de prévention menée par l'Etat depuis plus de dix ans, conjuguée à une analyse qualitative précise et individualisée des comportements et pratiques à risques pour affiner les stratégies et répondre aux besoins des nouvelles politiques de prévention;
• des politiques ciblées d'incitation au dépistage volontaire;
• des enquêtes ciblées sur l'ensemble des groupes ayant des pratiques à risque, y compris parmi les hétérosexuels;
• une lutte efficace contre la stigmatisation des séropositifs;
• un plan national de lutte contre l'homophobie destiné à lutter contre la mésestime de soi qu'elle engendre, mésestime qui a pour conséquence de favoriser les comportements à risque.
L’Inter-LGBT participera à la Marche inter-associative contre le sida, qui partira le lundi 1er décembre à 18h30 de la place de la Bastille.

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24.05.2008

Paris: Dépistage sida-ist gratuit le 4 juin au Centre LGBT

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La connaissance du statut sérologique est le premier acte de prévention des IST.
 
Journée de prévention, d’information et de dépistage
Sur place au Centre LGBT Paris IDF,  le mercredi 4 juin 2008. 
 
Paris, le 23 mai 2008 
 
En partenariat avec le CDAG* de la Croix Rouge Française de la rue de Valois 75001, le Pôle santé du Centre LGBT Paris Ile de France organise dans ses locaux au 63 de la rue Beaubourg 75003, une journée de dépistage anonyme et gratuit, le mercredi 4 juin. 
 
A cette occasion,  nous proposerons le dépistage anonyme et gratuit précisément de 12h30 à 14h30, puis des entretiens avec Serge, notre chargé de prévention ; des membres du Pôle santé seront également présents jusqu'à 18h, pour apporter toute information relative à la prévention et aux questions de santé LGBT.
 
En outre, nous vous rappelons que le pôle santé tient une permanence chaque jeudi de 17h30 à 19h30 et que notre Chargé de prévention reçoit avec ou sans rendez-vous le mercredi de 12h30 à 18h, le jeudi de 16h à 20h, le vendredi de 15h à 18h et le premier samedi de chaque mois de 15h à 18h.
 
*CDAG (Centre de Dépistage Anonyme et Gratuit)
 
 
 
Pour le Centre LGBT Paris IDF,
Christine Le Doaré, présidente 
06.89.33.78.07
 
 
Centre Lesbien, Gai, Bi & Trans. de Paris et Ile-de-France . 63 rue Beaubourg 75003 Paris.
Accueil : 01 43 57 21 47 . Administration : 01 43 57 75 95 .
Site Internet :
http://www.cglparis.org . Mail : contact@cglparis.org.
Membre de l'ILGA-Europe, de l'Inter- LGBT et du SNEG.
Association à but non lucratif Loi 1901, déclarée au J.O. le 7 avril 1993 .
Agrément ministériel au titre de la Jeunesse et de l'Education Populaire depuis le 11 juin 1999.
L'association est soutenue par la Mairie de Paris, Sidaction, le GRSP IDF, la Région IDF, la DRAC.

 

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04.12.2007

Sida en Communaute francaise: question parlementaire du PS et la reponse de Fonck

Vous trouverez ci-dessous, pour votre bonne information, une question de Daniel Senesael, député PS au Parlement de la Communauté française, à Catherine Fonck, Ministre de la Santé, sur les efforts de lutte contre le SIDA et notamment la question du dépistage.

A vous de juger... Si vous n avez pas le temps de tout lire, voyez au moins le soulignement tout en fin de page, merci. Il nous faut des centres de depistage anonymes et gratuits en Wallonie!!!

M. Daniel Senesael (PS). –

Monsieur le président, madame la ministre, loin d’être une affaire réglée, le sida continue de progresser dans notre pays. Près de trois personnes par jour contractent ce virus. C’est un véritable fléau dont l’impact sur le quotidien  des séropositifs entraîne des situations d’exclusion. En effet, une enquête de l’Institut de santé publique de 2004 relève que 69 % de la population acquiesce à une ou plusieurs affirmations à caractère discriminatoire vis-à-vis des personnes séropositives ou malades du sida. Il n’est donc toujours pas aisé de vivre avec le HIV. Les sidéens sont victimes d’une véritable exclusion, cheval de bataille de la Plate-forme prévention sida au travers de sa campagne « C’est l’exclusion qu’il faut exclure, pas les séropositifs. » Liée à la Journée mondiale contre le sida, qui aura lieu le 1er décembre, cette campagne a reçu l’appui d’une série de personnalités qui tenteront de démolir les préjugés attachés à cette maladie par le biais de spots radio et de clips TV. Du côté  néerlandophone, une campagne similaire est organisée par Sensoa, l’association soeur en Communauté  f lamande de la Plate-forme prévention sida. La marche de soutien se déroulera le 1er décembre. Les participants pourront notamment créer leur spot personnel de solidarité qui sera ensuite diffusé sur écran géant place de la Monnaie. Madame la ministre, quelles sont les autres actions envisagées dans ce domaine par la Communauté française ? Il me plaît de rappeler les préventions en amont du dépistage anonyme et gratuit auxquelles la Plate-forme prévention sida participe. Dans tous les cas, j’estime que les démarches préalables au dépistage constituent une prévention à part entière. Disposez-vous d’évaluations et de bilans des actions menées en Communauté française ? Peut-on, selon vous, expliquer la progression continue du sida dans notre pays par un manque de sensibilisation, un relâchement ou un manque de prévention en Communauté française ? Je souhaiterais vous entendre annoncer que vous allez augmenter les moyens financiers pour permettre une croissance exponentielle de cette prévention. En effet, cette question fait partie des priorités du plan communautaire.

Mme Catherine Fonck,

Ministre de l’Enfance, de l’Aide à la jeunesse et de la Santé. –

Avant toute chose, il me semble important de rappeler l’investissement financier de la Communauté française par rapport à cette  question : elle octroie près de deux millions d’euros de subventions par an pour des programmes de prévention du sida. Ces subventions sont d’ailleurs réparties sur une vingtaine d’organismes. Aucun de ces programmes n’est exclusivement consacré à la lutte contre la discrimination. Par contre, la lutte contre l’exclusion  constitue l’un des objectifs de la plupart de ces programmes et une partie du budget lui est  généralement réservée.  L’un de ces organismes subventionnés est la  Plate-forme prévention sida. Cette asbl est en réalité une fédération d’associations à laquelle la plupart des autres organismes subventionnés participent activement. Ce travail réalisé en concertation permet d’éviter une concurrence inutile et des doubles emplois coûteux. Il consiste, pour une large part, à réaliser des campagnes et des outils de prévention qui s’adressent à l’ensemble de la population de la Communauté française. Le travail de communication et d’information réalisé à partir de cette plate-forme se répartit sur deux pôles : une campagne de prévention de la transmission sexuelle développée avant et pendant la  période des vacances d’été et une campagne de lutte  contre la discrimination et l’exclusion qui démarre à l’occasion de la journée mondiale annuelle de lutte contre le sida.  Le 1er décembre, il y aura des activités un peu partout en Communauté française. Citons :  la marche de la solidarité à Bruxelles ; le planning de Nivelles au Marché de Noël dans le Brabant wallon ; la « prévention sida sur les rails » à Namur, Liège et Charleroi ; « la tolérance donne le ton » à Namur ; une exposition d’oeuvres d’art au centre Estelle Mazy ; la 3ème édition de « tous à la Manifête » à Dinant ; le théâtreforum « Control.sex.delete » à Gembloux ou  encore « une solidarité qui s’affiche » dans le Hainaut. La Journée mondiale de lutte contre le sida est l’occasion de manifester sa solidarité envers les personnes séropositives et les malade du sida, mais aussi de dénoncer les discriminations dont ils sont encore parfois malheureusement victimes aujourd’hui. La Plate-forme prévention sida lance donc la campagne « C’est l’exclusion qu’il faut exclure. . . Pas les séropositifs ! » Le même slogan que les années précédentes sert une idée toute simple : si les personnes les plus respectables, accomplies, talentueuses ou fameuses étaient séropositives, comment réagirions-nous ? Regarderions-nous des célébrités comme Maurane, Mbo Mpenza, Marie Gillain, Jean- Michel Zecca, Julie Taton, Jacques Mercier, Sandrine Corman, Virginie Hocq, Maureen Louys, Thomas Van Hamme, Bérénice et d’autres du même oeil s’ils étaient  séropositifs ? Cette question fait réfléchir et interpelle. La discrimination sera effectivement abordée dans cette campagne sous l’angle de l’identification et de la solidarité. Il s’agit de dénoncer les discriminations. Dans le comité d’accompagnement que j’ai mis en place pour la Plate-forme « prévention sida », j’ai pris connaissance de l’évaluation réalisée par l’Observatoire du sida et des sexualités des Facultés universitaires Saint-Louis. Cet organisme assure une coordination permanente de tous les acteurs dans le domaine du sida et a réalisé une brochure intitulée « stratégies concertées en matière de sida en Communauté française », permettant de baliser la prévention. Vous parlez d’une progression continue du sida dans notre pays. Si les chiffres ne permettent pas de parler de progression, ils attestent d’une stabilisation de la maladie ces trois dernières années. De 1985 à fin 2006, le total cumulé est de 20 106 infections par le virus du VIH. En 2006, 1 014 nouveaux diagnostics d’infection ont été posés, ce qui équivaut à 2,8 par jour ; en 2005, il y en avait 1 066 et en 2004, 1 006. Le taux reste donc inchangé. Nous nous situons dans la moyenne européenne, mais cela ne signifie pas qu’il faille banaliser la question. Selon les chiffres de l’ONUsida, nous sommes en fait dans une moyenne très inférieure si l’on considère qu’il y a annuellement  trente-trois millions nouveaux diagnostics dans le monde. Ces chiffres sont extrêmement interpellants ! En 2006, nonante-neuf nouveaux diagnostics de la maladie sida ont été rapportés. Le total cumulé augmente mais le pronostic de vie augmente également, grâce notamment à la trithérapie. En Belgique, le pronostic de vie de deux ans est de plus de 80 %. Cette maladie a causé vingt-huit décès entre 1983 et 2006, et mille huit cent cinquante-deux en 2006. Il est également intéressant de décrire l’évolution des modes de transmission. Entre 1985 et 1990, la transmission était hétérosexuelle dans 45 % des cas et homosexuelle dans 40 %. Entre 1994 et 2000, nous observions une forte diminution de la transmission homosexuelle, qui représentait 25 % des cas, majoritairement masculins. Depuis 2003, nous enregistrons une nouvelle recrudescence, avec 41 % des personnes infectées par transmission homosexuelle. Parmi les séropositifs de nationalité belge, les hommes sont en moyenne cinq fois plus nombreux que les femmes. Les contacts homosexuels et bisexuels sont en cause dans 68 % des cas de contamination. Pour les femmes, la transmission hétérosexuelle est nettement prépondérante, puisqu’elle est supérieure à 88 %. Les autres voies de contamination sont en diminution ; 3,5%des séropositifs, par exemple, ont été infectés par intraveineuses. Les trois quarts des séropositifs non belges sont originaires d’Afrique subsaharienne. Le rapport hommes/femmes est très différent, il s’approche de l’égalité. La transmission hétérosexuelle y est largement prédominante. Je ne pense pas qu’on puisse expliquer ces chiffres par un manque de sensibilisation ou un relâchement de la prévention en Communauté française. Bien au contraire, nous avons travaillé en collaboration avec un comité d’accompagnement et la Plate-forme « prévention sida ». Nous avons veillé à maintenir une cohérence entre les diverses actions de communication. Certaines stratégies de communication ont d’ailleurs été adaptées, notamment dans l’objectif d’orienter les personnes vers un dépistage adéquat. Notre Communauté agit à trois niveaux. D’abord, elle intervient globalement, en s’adressant à l’ensemble de la population par l’intermédiaire de médias de masse et d’outils accessibles à tous. Je vous ai donné l’exemple de la campagne pour l’utilisation du préservatif, que l’on renforce au moment des vacances d’été. Le deuxième niveau d’intervention vise des groupes cibles définis par des caractéristiques comportementales ou socioéconomiques spécifiques comme les migrants, les homosexuels, les prostitué(e)s, les usagers de drogues. Une série d’associations mènent avec eux un travail de proximité. Le troisième niveau est individuel et comprend les actions de dépistage et de councelling. Ces trois volets sont complémentaires et se renforcent mutuellement. Ils sont financés, et les budgets de la prévention n’ont pas été réduits, au contraire.  

M. Daniel Senesael (PS). –

Ma question portait davantage sur la prévention mais la ministre a abordé la lutte contre l’exclusion et la discrimination. Comme elle l’a souligné, sensibiliser au problème le 1er décembre, c’est bien ; toute l’année, c’est mieux. Je partage son avis. La ministre a également parlé d’un budget annuel de deux millions d’euros. J’aimerais qu’elle me transmette par écrit la liste de toutes les organisations qui reçoivent cet argent. Est-il effectivement consacré à la prévention du sida ? Je voudrais, tout comme Mme Cassart- Mailleux, souligner que, si l’on peut constater une stabilisation, nous aimerions nous réjouir d’une diminution. La Belgique compte deux centres, créés par le pouvoir fédéral, chargés du dépistage anonyme et gratuit. Ils sont situés à Bruxelles et à Anvers. Il est toutefois difficile, pour une personne résidant loin de Bruxelles, d’accéder à ces centres. La Communauté française devrait donc prendre des initiatives dans ce domaine. J’aurais souhaité que la ministre puisse nous annoncer une de ces initiatives.  La situation est grave en bien des endroits de la Communauté française. Ne serait-il pas opportun d’envisager un accroissement de l’encadrement des personnes atteintes du virus ? Comment peut-on envisager avec elles un destin meilleur ? Je ne doute pas de la volonté de la ministre d’agir pour que la prévention du sida corresponde à une des priorités reprises dans le plan commu nautaire et que cette journée du 1er décembrepuisse également soutenir la réflexion et l’action.

  

30.11.2007

SIDA: les propositions du Parti Socialiste

Communiqué

P Merci de penser à votre responsabilité environnementale avant d'imprimer ce courriel.

SIDA : le PS veut plus de centres de dépistage gratuits et le remboursement par l’INAMI du traitement post-exposition.

A la veille de la Journée internationale de lutte contre le sida, le PS rappelle également que discriminer sur base de l’état de santé est non seulement inacceptable, mais aussi illégal !  

6 personnes séropositives sur 10 sont victimes de discrimination au travail, à l’école, à l’hôpital, dans les clubs de sport, lors de l’achat d’un bien immobilier, dans l’accès aux assurances,…

De telles discriminations sont non seulement inacceptables, mais aussi illégales. A l’initiative du PS, la loi interdit désormais les discriminations sur base de l’état de santé. La loi offre aux victimes de discrimination une protection plus sure, des outils plus efficaces pour les aider à prouver la discrimination subie, et enfin une réparation plus effective, via notamment un système d’indemnités financières (6 mois de rémunération brute dans le cas des discriminations à l’embauche ; 1300 EUR dans les autres cas).

Il est important de rappeler que le virus VIH se transmet exclusivement lors des rapports sexuels, lors d’un contact sanguin ou par la femme enceinte à son enfant lors de la grossesse, de l’accouchement et de l’allaitement. Il n’y a donc aucun risque de travailler, jouer ou manger avec des personnes séropositives.

Les propositions PS

33,2 millions de personnes atteintes du SIDA à travers le monde. 20.000 Belges infectés depuis l’apparition du virus. 2,7 nouveaux cas diagnostiqués chaque jour dans notre pays.


A la veille de la Journée internationale de lutte contre le SIDA, le PS rappelle également ses priorités pour renforcer la prévention d’une part et aider les personnes atteintes du virus HIV d’autre part.

Concrètement, le PS propose :

1.     L’augmentation du nombre de centres de dépistage anonymes et gratuits.

Actuellement, 5 centres de dépistage existent en Communauté française (Centre Elisa à Bruxelles, SIDA-IST à Charleroi, Sidaction à Liège, Coordination SIDA Assuétudes à Namur et Centre SIDA à Verviers).

La Belgique est en retard par rapport à d’autres pays européens, comme la France par exemple, où les tests de dépistage sont davantage accessibles. Il n’est pas normal qu’une personne habitant la province du Luxembourg par exemple doive faire plusieurs dizaines de kilomètres pour bénéficier d’un test gratuit et anonyme.

2.     Le remboursement par l’INAMI du traitement prophylactique post-exposition.

Ce traitement, qui coûte environ 700 EUR, doit être entamé endéans les 48 heures de l’éventuelle contamination et dure un mois. Il connaît un taux de succès de 96%. Le dossier de demande de remboursement est actuellement en cours. Le PS demande qu’il aboutisse le plus rapidement possible.

3.     Renforcer la prévention, notamment dans le cadre du Plan quinquennal pour la promotion de la santé de la Communauté française.

Malgré les nombreux progrès de la recherche, le sida ne se guérit toujours pas. Le seul moyen de se protéger est le préservatif. Or, on remarque que quand les campagnes de sensibilisation diminuent, les gens, et en particulier les jeunes, ont tendance à ne plus se protéger.

C’est pour cette raison que, cette année encore, les élu-e-s PS se mobilisent : dès vendredi soir et durant tout le week-end, des élu-e-s PS distribueront 10.000 préservatifs à Bruxelles, Charleroi, Namur, Mons et Liège.  

4.     Diminuer la TVA sur les lubrifiants à base d’eau, pour qu’elle passe de 21% à 6%.

L’utilisation d’un lubrifiant à base d’eau est importante pour éviter les ruptures ou déchirures du préservatif, surtout en cas de sécheressage vaginale et de pénétration anale. Si la TVA sur les préservatifs est de 6%, ce n’est pas le cas actuellement pour les lubrifiants à base d’eau. Il est important, pour le PS, que le public et les associations chargées de la prévention puissent avoir accès à ces lubrifiants à moindre coût.

5.     Le PS souhaite que le projet d’une banque de données visant à mesurer l’étendue de la discrimination des personnes séropositives initié par le Centre de références de l’UCL en collaboration avec la Ministre de la Santé de la Communauté française soit relancé.

Les actions des pouvoirs publics

Enfin, le PS rappelle les différentes actions des pouvoirs publics et des Ministres socialistes en la matière.

1.     La Communauté française finance à concurrence de 2 millions la prévention du SIDA : 490.000 EUR pour la Plate-forme de prévention SIDA (public général et jeunes) ; environ 200.000 EUR pour chacune des 4 associations actives dans la prévention de publics cibles (population homosexuelle masculine, personnes toxicomanes, personnes prostituées et personnes migrantes) ; 200.000 EUR pour l’Observatoire de la sexualité ; et environ 60.000 EUR pour chacune des 3 structures locales de prévention à Charleroi, Liège et Namur.

2.     A l’initiative de Marie Arena, Ministre-Présidente de la Communauté française en charge de l’enseignement obligatoire, une circulaire est adressée à toutes les écoles chaque année, à l’approche de la journée mondiale de lutte contre le SIDA, pour sensibiliser et informer ces dernières des outils mis à la disposition des enseignants pour parler du SIDA en classe. Il s’agit notamment d’un dossier pédagogique qui offre une réponse actualisée et adaptée aux questions des élèves et suscite la mise en œuvre d’activités collectives à l’école autour de la thématique de la prévention. Dans un souci de prévention à l’attention des jeunes, Marie Arena a par ailleurs octroyé en 2006 un subside de 25.000 EUR pour la diffusion de la « BD contre le Silence ». Chaque école et chaque centre PMS a reçu 30 exemplaires de cette BD ainsi qu'un dossier pédagogique. Ce projet a été réalisé par une quinzaine d’adolescents séropositifs qui ont participé à un atelier d’écriture de bande dessinée animé par des dessinateurs professionnels.

3.     La Région wallonne est très active dans la prise en charge de cette problématique. A l’initiative de Paul Magnette, Ministre de l’Action sociale, de la Santé et de l’Egalité des chances, diverses subventions sont destinées à soutenir les associations actives dans la lutte contre le SIDA, des initiatives ponctuelles et les associations d’aides aux personnes prostituées qui délivrent aussi un message de prévention auprès de ce public. Les centres de plannings familiaux contribuent également à la lutte contre le SIDA dans le cadre de leurs missions d’accueil, d’information, d’éducation et d’accompagnement. Cette problématique peut en outre être prise en charge par les relais santé ou les associations de santé intégrées. Enfin, de nombreuses associations en matière d’assuétudes ont pour mission la réduction des risques (par exemple, les comptoirs d’échanges de seringues).