04.08.2010
Gay Games de Cologne: interview exclusive de Frédéric Bauwens, médaillé d'argent triathlon

Gay Kosmopol a voulu en savoir plus sur la vie d'un athlète gay qui participe aux Gay Games. Frédéric Bauwens, qui vient de remporter la médaille d'argent en triathlon aux Gay Games de Cologne 2010, a accepté de nous accorder une interview. On ne sait que trop que le coming out en milieu sportif est un sujet des plus délicats et Frédéric a répondu avec la plus grande franchise à nos questions, parfois très directes.
Frédéric Bauwens a 28 ans, il est diplômé en tant qu'ingénieur civil chimiste et en études spécialisées en gestion industrielle. Il termine actuellement une maîtrise en cours du soir en gestion de l’environnement. Il a travaillé 3 ans dans l’industrie plastique et depuis quelques mois, il travaille dans un centre de recherche où il mène des projets de recherche en environnement (analyse de cycle de vie, épuration des eaux usées, traitements des déchets). Il consacre la plus grande partie de son temps libre à son entraînement pour le triathlon.
Gay Kosmopol: Frédéric, voudrais-tu nous dire quelques mots sur ton parcours sportif jusqu'ici? Qui t'a initié au sport, quels furent tes professeurs, à quelles compétitions as-tu pris part?
Frédéric Bauwens:
Mon parcours sportif débute à l’âge de 10 ans par le basket. Mes parents m’ont poussé à faire un sport pour me déscotcher de la télé. C’est ainsi que j’ai atterri au BC Saint-Servais et ensuite à l’UR Namur où j’ai joué jusqu’en 2005. Fin 2003, j’ai eu une blessure aux genoux qui m’a empêché de faire du sport pendant près d’un an. Quand j’ai pu reprendre, je n’avais plus la même condition physique. A l’époque j’étais étudiant ingénieur chimiste à l’ULg et pour retrouver la forme je me suis mis à courir et à nager au centre sportif universitaire.
Cette année-là, nous avions un cours en commun avec les ingénieurs de gestion. C’est comme ça que j’ai rencontré Jean Pinera. Sa copine et lui faisaient du triathlon depuis plusieurs années et à un bon niveau. C’est lui qui m’a fait connaître ce sport. Très vite, je me suis inséré dans le groupe triathlon du RCAE (service des sports des étudiants). On courait 1h et nageait 1h chaque lundi et jeudi. Les débuts n’étaient pas faciles. Je n’avais jamais fait de natation et savais à peine nager le crawl, je m’arrêtais à chaque longueur ! Mais cela m’a permis de travailler mon endurance. J’étais content de pouvoir rejouer au basket. Fin de saison, je participe pour le plaisir à un triathlon à Fleurus… J’ai adoré l’ambiance sur la course : le virus du triathlon m’avait mordu ! Je décide alors d’arrêter complètement le basket et de me consacrer au triple effort. Je me suis inscrit au Triathlon Namur Team (TNT) dont je suis maintenant le secrétaire.

Ce qui me plaît beaucoup dans le triathlon, c’est que tout le monde fait la même course, tous unis dans le même effort. Hommes, femmes, toute catégorie d’age, néophytes comme élites, tout le monde prend le départ en même temps. Imaginez un footballeur ou un basketteur amateur qui monte sur le terrain et se retrouve à côté de professionnels de D1 pour jouer son match!
Les temps à l’arrivée sont différents mais chaque triathlète poursuit le même objectif : donner le meilleur de lui-même, toujours pousser plus loin ses limites.
Ces 5 dernières années, j’ai enchaîné les courses (triathlons mais aussi jogging et marathon). Depuis octobre 2007, je suis entraîné par Fernand Brasseur ainsi que par Céline Havard pour la partie natation. Les programmes que Fernand me prépare me permettent de continuer à progresser tout en garantissant un équilibre entre entraînements, travail et repos.
Gay Kosmopol: as-tu fais ton coming out en milieu sportif? Comment cela s'est-il passé? Comment tes copains sportifs ont-ils réagi?
Frédéric Bauwens:
J’ai toujours eu peur que cela se sache au basket. Comment allaient réagir mes coéquipiers ?
Il faut dire que sur le bord des terrains certaines remarques des supporter ou entraîneurs ne sont pas très encourageantes : « vous jouez comme des tapettes ! » etc.
Puis un jour, c’est sorti tout seul, autour d’un verre avec plusieurs membres de mon équipe. L’un deux me demande : « Tiens il n’est pas revenu ton ami qui était là l’autre fois ? Il est super sympa, il faut qu’il revienne, on s’amuse trop bien avec lui ! » Ce à quoi je réponds : « Non, il n’est pas revenu, nous nous sommes séparés cette semaine. » Et voilà ! Il leur a fallu un certain temps pour comprendre que non je ne blaguais pas, et malgré mes peurs, ça c’est super bien passé. Je me suis vraiment senti soutenu et surtout soulagé d’un poids immense.
Au triathlon, la relation entre athlètes n’est pas la même que dans un sport d’équipe. La pression du coming out est donc moins grande et avec l’âge et plus de confiance en moi, ça vient plus facilement. Je n’ai jamais eu de remarque blessante de quiconque et bien souvent, je suis le premier à blaguer sur le sujet.
Gay Kosmopol: Pendant ton adolescence, étais-tu conscient que tu étais gay? Si oui, est-ce que c'était un problème pur toi? Ta pratique sportive a-t-elle interragi avec la découverte de ton homosexualité? Positivement négativement? En quoi?
Frédéric Bauwens:
J’ai toujours eu conscience que j’étais attiré par les garçons mais sans vraiment me poser de questions à ce sujet ni me définir gay, homosexuel ou me sentir différent… C’est un anecdote qui m’a apporté la réponse avant que je ne me pose la question. C’était à la rentrée en secondaire, je lisais la liste des noms dans ma classe et alors que les autres étaient contents d’être avec leurs copains et copines, moi je pense tout haut « Ah lui ! Chouette, il est super mignon !! » Oups, un regard autour de moi, personne n’a entendu mais là, il y a des connections qui ont chauffé dans mon cerveau : « Pourquoi tu dis ça Fred ? Ah bien oui, t’es homo, voilà ! »
Par contre, je ne pense pas que ma pratique sportive ait joué un rôle dans la découverte de mon homosexualité. Le sport m’a permis de m’affirmer en tant que personne et de me défouler. Si cela a joué un rôle ce serait plus comme échappatoire : quand je n’avais pas le moral, je me concentrais sur mon sport et j’oubliais le reste. C’est encore vrai aujourd’hui.
Gay Kosmopol: à l'école et dans les études supérieures, as tu fait ton coming out?
Frédéric Bauwens: Mon arrivé à l’université a été un tournant dans ma vie, comme pour beaucoup de gays et de lesbiennes je pense. Dans les documents d’accueil que l’ULg nous avait fourni, il y avait des infos sur le CHEL (groupe de jeunes homos liégeois). Il m’aura fallu un certain temps pour trouver le courage d’en pousser la porte. Et depuis quel changement dans ma vie ! J’étais timide et renfermé. Rencontrer d’autre jeunes homos, participer à des activités m’a vraiment aidé à rompre ma solitude et à avoir plus confiance en moi. Assez confiance pour faire mon coming out auprès de mes amis de l’université et de mes coéquipiers de basket. On était un petit groupe très soudé en première année technique d’ingénieur civil chimiste, et leur réaction positive à tous m’a beaucoup aidé.
Gay Kosmopol: à propos des Gay Games, est-ce que selon toi cela a du sens d'organiser des jeux rien que pour les personnes LGBT? Si oui, pourquoi cela fait-il sens?
Frédéric Bauwens:
Au départ, je trouvais ça aberrant qu’on organise de tels jeux : « Pourquoi faut-il que même pour le sport on se renferme sur soi-même quand on est LGBT (lesbienne, gay, bi, trans)? On peut très bien en faire via les fédérations traditionnelles»
Eh bien pas du tout ! D’abord, les Gay Games sont ouverts à tout le monde, LGBT comme hétéros. Pour y participer, il suffit de remplir un formulaire et de payer son inscription comme pour n’importe quelle compétition sportive. Et ce formulaire ne comportait aucune question sur l’orientation sexuelle.
Ensuite, si dans mon cas le coming out dans le milieu sportif s’est plutôt bien passé, ce n’est pas le cas pour tout le monde ! Il y a beaucoup de personnes LGBT qui arrêtent le sport suite aux commentaires de leur entourage et se referment sur eux-mêmes. Au haut niveau, il y a très peu d’athlètes en activité qui font leur coming out et permettent aux jeunes sportifs LGBT d’avoir des exemples à qui s’identifier. La pression sur ces élites sportives est énorme et il faut du courage pour s’affirmer LGBT devant les medias. C’est sûr, un homo athlète de haut niveau ça change de l’image stéréotype de la tapette efféminée encore trop souvent véhiculée !
Donc oui, les Gay Games ont un sens car ils permettent à des milliers de personnes LGBT de participer à des compétitions sportives d’envergure et de donner le meilleur d’eux-mêmes sans peur de moqueries. Pour moi, les Gay Games redonnent un sens au sport : le respect de l’autre, dans sa diversité avec ses forces et ses faiblesses !
J’aimerais que les jeux soient plus médiatisés pour donner envie aux personnes LGBT de continuer ou de commencer du sport. Mens sana in corpore sano, disait Juvénal. De plus, si les médias pouvaient montrer à ceux qui pensent que « le sport c’est pas pour les pédés ! » combien ils se plantent !
Gay Kosmopol: pourquoi t'y es-tu inscrit personnellement? Comment est l'ambiance à Cologne? comment la vis-tu?
Frédéric Bauwens:
Cologne, c’est la porte à côté de Liège, là où j’habite. Il aurait donc fallu une très bonne excuse pour ne pas y aller. C’est surtout une compétition qui n’a lieu que tous les 4 ans, qui rassemble des athlètes venus des quatre coins du monde et promettait d’être une expérience inoubliable. N’importe quel sportif, LGBT ou hétéros, aurait envie de participer à ce type d’événement.
Ce sont les premiers jeux auxquels je participe et l’esprit qui y règne me plaît beaucoup. L’ambiance y est bon enfant et il y a pas mal d’activités, de concerts et de soirées pour s’amuser. Cela dit, et j’en suis agréablement surpris, ici c’est bien à une compétition sportive que nous assistons, ce n’est pas la gay pride ! Le sport avant tout ! Après le triathlon, j’ai assisté à d’autres compétitions et je peux vous assurer que tous les athlètes sont bien concentrés et se donnent à fond.
Gay Kosmopol: Ou loges-tu? qui s'occupe de l'intendance des athlètes athlètes? Es-tu venu seul ou accompagné?
Frédéric Bauwens:
J’ai réservé un hôtel pour quelques nuits en dehors du centre près du complexe sportif où la plupart des compétitions se jouent. Chaque athlète s’occupe de sa propre logistique.
Je ne suis pas accompagné, en tout cas pas à l’aller ! Mes amis, mes collègues et les membres de ma famille qui étaient au courant m’ont encouragé les jours qui ont précédés la course. Ca fait toujours du bien au moral de se sentir soutenu.

Gay Kosmopol: Qu'est-ce que cette médaille représente pour toi?
Frédéric Bauwens:
C’est la première fois que je monte sur un podium, donc cette médaille représente beaucoup pour moi. J’étais même surpris à l’appel de mon nom car je n’étais pas très satisfait de ma course. Le départ se donnait tôt et je ne suis pas parvenu a manger suffisamment au déjeuner, probablement un peu de stress suite aux ambitions que j’avais sur cette course. C’est donc une demi-satisfaction pour moi.
Gay Kosmopol: Dans un pays comme la Belgique, est-il encore nécessaire de lutter contre l'homophobie dans le sport? Si oui, as-tu des idées proposer? Est-ce que les pouvoirs publics et les écoles ont à ton avis une responsabilité dans ce combat?
Frédéric Bauwens:
En Belgique, comme ailleurs, l’homophobie reste encore bien présente. Il y a peut-être eu des avancées au niveau législatif mais dans la vie de tous les jours, les mentalités évoluent plus lentement. A la longue, c’est décourageant de se faire traiter de pédé même quand on n’est pas plus mauvais que les autres. D’un autre côté, la pratique du sport m’a rendu plus fort face à l’homophobie : « ah comme ça, je ne suis pas un homme, un vrai ? Le sport c’est pas pour les pédés ? Eh bien cours le marathon en moins de 3 h comme moi et on en reparlera ! »
Il y a des tas de choses à faire pour la lutte contre l’homophobie dans le sport et pour le respect de l’autre de façon générale. Cela passe par l’éducation, les pouvoirs publics, les écoles et les clubs sportifs ont un rôle important à jouer dans ce domaine. Le sport est une école de vie et devrait être utilisé pour éduquer dès le plus jeune âge au respect de ses partenaires, coéquipiers et adversaires. Un adversaire, dans le sport, ne doit pas être perçu comme un ennemi car sans lui, on ne peut plus pratiquer son activité.
Gay Kosmopol: une question belgo-belgequant à l'équipe belge. Combien êtes-vous, constituez-vous une équipe ou deux équipes, une flamande et une francophone? Le communautaire intervient-il selon toi entre vous ou dans l'organisation?
Frédéric Bauwens:
La délégation belge aux Gay Games compte 161 personnes. Lors de la cérémonies d’ouverture, nous avons tous défilé avec les couleurs nationales. On est dans le milieu sportif ici, pas dans les médias ou la politique, le communautaire n’intervient pas ni entre les athlètes du team ni dans l’organisation. D’ailleurs, même en dehors des Gay Games, lors des triathlons que je fais en Belgique, je ne rencontre pas les « difficultés de vivre ensemble » dont on parle si souvent dans la presse.
Gay Kosmopol:
Merci Frédéric, d'avoir pris le temps de répondre à nos questions. Et encore beaucoup de bon temps aux Gay games!

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30.07.2010
Les mémoires de Ricky Martin sont annoncées pour le 2 novembre
"Im happy to announce that my book titled "ME" will be released and available everywhere on November 2nd.Published by Celebra/Penguin 
C'est par Twitter que Ricky Martin vient d'annoncer la publication prochaine de ses mémoires.
Il avait précédemment évoqué le processus de rédaction de son livre en le qualifiant de libératoire: « J’ai décidé, il y a quelques mois, d’écrire mes mémoires. Dès l’écriture de la première ligne, j’étais convaincu que ce livre allait devenir un outil pour m’aider à me libérer des choses que j’ai gardées en moi pendant très longtemps. L’écriture des péripéties de ma vie m’a permis de me rapprocher de ma vérité.»
Une nouvelle qui me semble réjouissante sous bien des aspects! Ad majorem Ricky gloriam bien sûr, mais aussi pour l'effet levier que pourrait produire le processus du coming out d'un chanteur célèbre et adulé par de nombreux fans.
Via Canoe
06:37 Publié dans Chansons, musiques, People | Lien permanent | Envoyer cette note
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12.05.2010
Italie: Marco Pannella fait son coming out
Le leader historique du Parti Radical italien (aujourd'hui dénommé Radicaux italiens, Radicali italiani), Marco Pannella, vient de révéler à la presse qu'il avait beaucoup aimé trois ou quatre hommes. Marco Pannella qui vient de fêter le 2 mai ses quatre-vingts ans et partage sa vie depuis quarante ans avec sa compagne Mirella Paracchini. Le couple n'a jamais souhaité se marier ni avoir d'enfants , un couple sans jalousie qui a connu d'autres histoires amoureuses.
Bien sûr il ne s'agit que de l'histoire somme toute banale d'un couple à la sexualité ouverte. Mais on peut imaginer que dans une Italie encore très machiste, et dont les politiciens courtisent le Vatican avec une soumission et une obséquiosité qui laissent souvent pantois, le coming out bisexuel de Pannella marquera les esprits.
Pour en savoir plus sur la vie privée de ce grand homme de la gauche contestataire libertaire italienne, lire l'article consacré à Marco Pannella dans le magazine hebdomadaire people Chi, qui sort aujourd'hui. Pannella a révélé sa bisexualité lors d'une interview télévisée, reprise par le magazine Chi. Et , beaucoup plus intéressant, Pour en savoir plus sur les idées politiques de Pannella, voir le programme des Radicaux italiens.
Photo facebook de Marco Pannella.
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18.04.2010
Coming out du champion olympique Daniel Kowalski
Le champion de nage libre Daniel Kowalski a dans sa carrière remporté quatre médailles olympiques: deux de bronze et une d'argent aux JO d'Atlanta en 1996 et la médaille d'or en 4X200 Mètres nage libre à Sidney en 2000. Aujourd'hui retiré de la compétition il a le courage de faire son coming out.
Kowalski se dit fatigué de vivre dans le mensonge et souhaite que les jeunes sachent que d'autres ont vécu avant eux ce qu'ils endurent encore aujourd'hui. Il est ainsi le troisième athlète australien de haut niveau à faire son coming out, il rejoint ainsi le joueur de rugby Ian Roberts et le plongeur et médaillé olympique Matthew Mitcham.

Kowalski a déclaré que c'est le coming out du joueur de rugby gallois Gareth Thomas qui l'a incité à prendre la même décision. Il a pu s'entretenir au téléphone avec lui et a eu lui aussi l'envie de se sentir libéré. (''And it really got me thinking that I could do that [come out] if I wanted to. I felt really compelled to do it [come out] because it's very tough to live a closeted existence.'')
Kowalski espère que son coming out aidera d'autres athlètes encore dans le placard à réaliser qu'ils ne sont pas seuls à vivre ce qu'ils endurent, et que si c'est dur de faire son coming out, on est aussitôt entouré par des tas de gens qui vous soutiennent. (''I just want them to realise that they are not alone, that the feelings that they have are probably quite common and that at the end of the day it's really OK. There will be hard times but you surround yourself with great supportive people who love you for you and you'll be OK.'').
Kowalski livre aussi son expérience de l'homophobie internalisée, qui allait jusqu'au déni de son homosexualité (''Things pop in my head that make me realise that I clearly suppressed these thoughts of being gay … because it was 'wrong', as a male it's 'wrong' but even more as an elite athlete.''). Et il pense que la répression de son homosexualité a aussi affecté ses performances par le manque de confiance en soi qu'entraînait ce déni.
Aujourd'hui Kowalski a envie de tomber amoureux et de mener une vie enfin normale, avec fierté.
Sources: presse australienne généraliste et gay, dont le Brisbane times. On peut lire toute l' interview de Kowalski sur theage.com.
09:14 Publié dans Sport | Lien permanent | Envoyer cette note
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04.04.2010
Ain't no son, le coming out d'un fils face à un père intolérant
Ain't no son to me (Tu n'es plus mon fils) par les Court Yard Hounds.
¨
Les paroles
I've got something to say
I'm scared and so afraid
Can you take me as I am
Come what may our blood is all the same
I'm still your little man
He said you ain't no son to me
You ain't no son to me
Eight pound baby boy I bounced on my knee
No, you ain't no son of mine
You ain't no son of mine
Aw, forget it girls there ain't no use in trying
Don't expect to get my love for free
And don't blame me
Well this ain't no fun for me
This ain't no fun for me
Oh boys should be boys
That's how it should be
You ain't coming home
No you ain't coming home
Til you walk the straight line
You'll be out on your own
Don't expect to save your soul for free
When you're the one who turned your back on me
Aren't you a sight to see
Yeah, you're a sight to see
What you call freedom makes you look like a freak
You must get around
Cause it sure got around
Don't you know that I can't show my face in this town
Don't think I'm gonna get you up off of me
When you're the one who turned your back on me
Stranger, stranger on the wall
When the neighbors come to call
I just don't know what to say
So I'll put you away
This time I won't leave a trace
I'll fill up the empty space
When I put you, I put you away
I put you away
He said you ain't no son to me
You ain't no son to me
Eight pound baby boy I bounced on my knee
No, you ain't no son of mine
You ain't no son of mine
Aw, forget it girls there ain't no use in trying
Don't expect to get my love for free
When you're the one who turned your back on me
Don't blame me
Don't blame me
Don't blame me
Shame on you
Shame on you
Shame on you
Si vous ne parvenez pas à ouvrir la video, cliquer ici.
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| Tags : chanson, court yard hounds, musique, homosexualite, coming out, homophobie |
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02.04.2010
Les étapes d'un coming out: Ricky Martin sur l'homosexualité en 2006
A partir de la trentième seconde
07:15 Publié dans Coming out | Lien permanent | Envoyer cette note
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30.12.2009
When I come out on Christmas day par le LGMC
Superbe chanson par le London Gay Men's Chorus (200 mecs tout de même, cela laisse rêveur): be gay, out and proud on Christmas day!
07:45 Publié dans Coming out | Lien permanent | Envoyer cette note
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19.12.2009
Le rugbyman gallois Gareth Thomas a fait son coming out
Légende vivante du rugby gallois, Gareth Thomas a fait hier son coming out: le Daily Mail lui a consacré hier un long article. Le célèbre joueur de rugby âgé aujourd'hui de 36 ans raconte la vie de mensonge qu'il a dû mener, le naufrage de son mariage et les idées suicidaires qui l'ont longtemps hanté. Mais aujourd'hui, il trouve qu'il est temps de dire la vérité.
Cela me rappelle le personnage du quarterback Drew Boyd dans la série américaine Queer as folk: Drew entretient une relation cachée et difficile avec Emmett mais finira par faire son coming out public à la télévision.
Pour lire une biographie et source de la photo: Wikipedia
Sur le coming out: lire en anglais l'article du Daily Mail
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11.11.2009
Sur la visibilité gay de guido Westerwelle et des hommes politiques en général
J'ai récemment publié plusieurs posts sur la visibilité homosexuelle de Guido Westerwelle, le nouveau Ministre des Affaires étrangères allemands, qui ont suscité des commentaires réprobateurs de certains de mes lectrices et lecteurs. Ces commentaires dénoncent l'ultra-libéralisme du Ministre et de son parti.
On peut ainsi lire:
euh, et ils n'ont pas remarqué que par ailleurs, c'est un programme bien à droite, avec baisse d'impôts et restrictions diverses ? Il n'y a pas de chômeurs, de pauvres, parmi les gays et lesbiennes ? Cette façon de regarder la politique par son petit bout de la lorgnette m'a toujours paru déplorable...
ou encore
j’en ai un peu marre de lire des infos jubilatoires sur Westerwelle, qui reste un ultra-libéraliste de la pire espèce, qu’il soit pédé ou pas. Et qui n’a, à ma connaissance, jamais bougé ne serait-ce qu’un doigt pour les droits LGBTI.
Je comprends fort bien ces réactions. Souligner la visibilité homosexuelle d'un homme politique n'entraîne pas dans mon chef l'approbation des politiques que cette personnalité désire mettre en oeuvre. Ce que je soutiens, c'est que des hommes ou des femmes élus démocratiquement affirment publiquement leur orientation sexuelle: cela me paraît contribuer à la normalisation du fait homosexuel et ouvrir des perspectives en matière d'une plus grand égalité des droits des personnes LGBT. C'est un fait nouveau de la politique dans de nombreux états démocrates que l'on peut aujourd'hui accéder à des fonctions de premier plan sans que l'homosexualité ne constitue plus un obstacle. Je pense aussi que ces visibilités peuvent soutenir le moral des jeunes qui se découvrent homosexuels et les aider à accepter plus sereinement la réalité de leur orientation. Les options politiques de ces hommes et de ces femmes relèvent à mon sens d'un autre ordre, on peut les approuver ou les désapprouver, c'est notamment à cela que sert le jeu électoral.
Quant à l'engagement du parti libéral allemand (FDP) en matière de droits LGBT, je pense qu'il convient de nuancer pour le moins la réaction du second lecteur. S'il est vrai que ce parti veut avant tout promouvoir sa vision de l'économie libérale, sa présence dans les gouvernements de certains Länder a déjà permis quelques avancées, certes modestes, en matière de droits LGBT. Ainsi, depuis qu'il partage le pouvoir avec les chrétiens-démocrates de la CSU en Bavière, a-t-il insisté et obtenu que les Pacs allemands (partenariats enregistrés) puissent être conclus en mairie alors qu'ils devaient auparavant être signés chez le notaire. De même la même manière, la Bavière vient-elle d'annoncer que les fonctionnaires pacsés jouiraient-ils dorénavant des mêmes droits que les fonctionnaires mariés. Ce sont de petites avancées certes, mais à force d'engranger de petites avancées on finira par aboutir à une égalité satisfaisante des droits.
Je serais également satisfait de voir des personnalités de la gauche ultra réaliser leur coming out et apporter ainsi de l'eau au moulin de l'égalité des droits. Je me réjouirais de même d'un mariage gay ou lesbien princier. Cela ne ferait de moi ni un gauchiste ni un royaliste pour autant.
Luclebelge
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19.10.2009
Une brochure d’information pour les parents d’enfants homos
Un communiqué d'Ex Aequo
"Mon fils, ma fille est homo… Qu’est-ce que ça change?"
Dans la plupart des cas, c’est un choc pour les parents d’apprendre que leur enfant est homosexuel. Bien souvent, ils n’y sont pas préparés et s’adapter à cette situation prend du temps. C'est pour aider les parents dans ce cheminement que les associations Tels Quels et Ex Aequo ont réalisé en collaboration avec des parents de gays et de lesbiennes un nouvel outil d’information.
L’homosexualité étant moins taboue dans notre société qu’auparavant, on pourrait croire qu’elle n'est plus un problème pour personne. Et pourtant, à des degrés divers, lorsqu'elle se pose à des parents pour leur enfant, l’homosexualité reste une vraie question au sein de la famille. L’acceptation par les parents ne se fait pas en un jour et leur demande souvent, comme aux enfants, de dialoguer et de se remettre en question.
La brochure n’offre pas de « recette miracle » ou de réponses toutes faites aux questions des parents mais vise à renouer une dynamique de confiance entre les parents et leur enfant et propose des pistes de réflexion aux parents : En quoi l’image que les parents se faisaient de leur enfant se trouve-t-elle modifiée par l’annonce de son homosexualité ? Quid du désir d’être un jour grands-parents ? Quelle différence entre l’enfant réel et l’enfant idéalisé ? Si les parents cherchent à changer l’orientation sexuelle de leur enfant, celui-ci ne risque-t-il pas de se rendre malheureux en essayant de leur plaire ? Etc.
La brochure vise également à vaincre les idées préconçues et les stéréotypes liés à l’homosexualité. Elle offre quelques éléments théoriques qui permettront aux parents de mieux comprendre l’homosexualité de leur enfant : « Mon enfant peut-il guérir de son homosexualité ? », A-t-il choisi son orientation sexuelle ? », « Sera-t-il heureux ? » « Quels risque encourt mon fils par rapport au VIH/Sida ? »
La brochure informe aussi sur les différentes ressources disponibles en Communauté française et sur les possibilités d’établir des contacts avec d’autres parents.
La brochure est disponible gratuitement chez Ex Aequo (










02 736 28 61
) ou chez Tels Quels asbl (










02 512 45 87
www.telsquels.be)
www.exaequo.be Contact presse : Frédéric.arends@exaequo.be
www.jeunexaequo.be Responsable des projet jeunes : nancy.peltier@exaequo.be
Brochure en format PDF et visuel disponibles sur simple demande : Frédéric.arends@exaequo.be
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