25/07/2010

Prêtres catholiques gays en action: la video de Panorama

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La video du magazine italien Panorama qui a mené l'enquête sur la sexualité des prêtres gays à Rome est à présent sur Youtube. 

09:23 Publié dans Religions, haines et tolérances | Lien permanent | Tags : rome, vatica, catholique, prêtres gays | | |  Facebook |

21/04/2010

Prêtres cathos gays: réaction d'un prêtre catho hétéro

Le Père José Davin, un prêtre jésuite travaillant en Belgique, réagit ici aux nombreux messages d'appel que vous avez posté sous le post Un chat pour les prêtres catho gays. J'aime bien sa remarque sur la nécessité d'évangéliser la réflexion catholique sur l'homosexualité.

Luclebelge

Un mot de réaction de la part d'un prêtre hétérosexuel à tous les gays et lesbiennes qui se posent des questions bien pertinentes.

Bien à regret, je n'ai pas le temps de dialoguer. Mais, face à une Église catholique officielle "en retard manifeste" pour rejoindre les lesbiennes et les gays (prêtres ou  non), je propose de la lecture de deux de mes derniers ouvrages rédigés avec un prêtre suisse.

- "A quand ce concile, Manifeste pour un renouveau de l'Église ? Éd St-Augustin et Fidélité, 2008" où nous disons à propos des actes  homosexuels et de la continence demandée par le Catéchisme : "Est-ce possible, raisonnable, évangélique ? (sous-entendu non), car tout dépend de l'amour et de la vérité dont ils sont l'expression", p.170.

- "Gays et lesbiennes, , Humanité, amour et spiritualité, Éd St-Augustin, 2009" où nous exprimons notre souhait que des évêques et des prêtres déclarent leur homosexualité, en l'expliquant, de façon à éclairer les fidèles, page 86.

Même s'il les réflexions des autorités catholiques sur l'homosexualité doivent encore être évangélisées, avançons et ouvrons des espaces de parole et de liberté.

Bon courage dans ce cheminement qui est dans les mains de beaucoup

José Davin, sj
                               

28/03/2010

Pas de funérailles catho pour les gays

nole-vescovo

                                                                Vous êtes catholique pratiquant et de surcroît vous êtes gay pratiquant. Mes chéris, ces deux pratiques sont incompatibles, combien de fois faudra-t-il vous le répéter? Ou bien vous vous repentez de vos pratiques monstrueuses, ou bien vous êtes exclus des sacrements de notre Mère la Sainte Eglise!...sauf bien entendu de la confession, le sacrement de pénitence, qui est précisément le bon endroit pour demander et recevoir le  pardon pour vos péchés de chair et rentrer enfin dans la chasteté tant désirée.

Non contente de vous répéter que vos actes sont intrinsèquement désordonnés (on vous l'a pourtant dit cent fois!), votre chère mère l'église vient de pousser le bouchon plus loin, même vous aviez imaginé que ce n'était plus possible: pas de funérailles pour les gays pratiquants- pratiquant la promiscuité charnelle, ni bien sûr pour les activistes gays dont je fais partie (Rassurez-vous, ordre est donné aux héritiers du rédacteur de ce blog  de ne pas laisser un curé s'aprocher de sa dépouille mortelle à moins de 300 mètres sous peine de foudres ganymédiennes).

C'est ce qu'on apprend sur l'hypercatholique et mégahomophobe site Pontifex.roma. Y figure   une interview de Monsignor Francesco Nolè, l'évêque de Tursi, en Basilicate, en date du 9 mars.

"Donneriez-vous la communion ou célébreriez-vous les funérailles d'un membre connu de la camorra ou à un homosexuel connu et pratiquant?". La question de l'éditeur du site est formulée de manière perfide, il y compare implicitement les gays aux criminels mafieux. 

Mais le bon prélat déjoue le piège et lui fait une réponse tout en nuances, débordante de miséricorde mielleuse:

"Au camorriste certainement jamais et j'ai déjà eu affaire à des cas semblables. Il s'oppose nettement à Dieu. Quant à l'homosexuel, la simple homosexualité, même si elle est un désordre grave, n'est en soi pas peccamineuse si elle est vécue dans la chasteté. Elle devient un péché quand elle est pratiquée ou pire encore si on en fait la propagande." 

Comme je vous le disais, si vous êtes pratiquants mais ne pratiquant pas, no problem, vous avez accès à la sainte table et à la mise en  terre consacrée. Mais si non seulement vous êtes homosexuel mais vous ne vous en cachez pas, il n'y a point de salut pour vous. Satanique vous êtes, chez Satan vous irez!

Pour les pécheurs intrépides ou pire pour les propagateurs d'homosexualité,  voici ce qu'ajoute l'amène prélat: "Il convient d'avoir le courage, mais avec délicatesse, de peut-être d'abord prévenir l'intéressé ou en cas de funérailles de prévenir les parents, que l'on ne peut administrer la communion ou célébrer l'enterrement. On pourra  peut-être prier pour son âme, cela il faut le faire. Cette exclusion des funérailles ne doit pas être ressentie comme une discrimination, mais comme un remède salutaire..." 

Haro donc sur les "pécheurs publics"!  Si vous êtes un petit futé, et que malgré tout vous êtes resté catholique, il vous faut donc fermer votre gueule en toutes les langues et ne pas faire votre coming out. Vous appartiendrez alors à la catégorie des pécheurs secrets et bénificierez, au prix de ce léger mensonge de déni de personnalité, de toutes les saintes facilités: de la sainte table à la terre sainte en passant par la terre consacrée. Le péché de mensonge doit certes être moins peccamineux que le péché de comig out.

Désirez-vous en savoir plus sur la honte qu'il y a à être un homosexuel doublement pratiquant, rendez-vous vite sur le site Pontifex. roma. Pas une semaine ne se passe sans que ce site ne vous démontrer par croix plus mitre que l'homosexualité est démoniaque!

Alleluiah!

PS: Je n'ai à ce jour lu aucun démenti de ces propos par le chef immédiat de l'évêque, le pape Benoît XVI , mais peut-être cette fois-ci encore n'a-t-il pas été informé? Il est vrai qu'il est surchargé d'autres scandales...

26/03/2010

Pourquoi le pape ne démissionne-t-il pas?

Pourquoi Ratzinger reste-t-il en fonction? Telle est la question que se pose le journaliste Peter Wensierski dans un article d'opinion du Spiegel on line, intitulé La faillibilité du pape infaillible. Si vous lisez l'anglais, je vous recommande cet article percutant.

Le journaliste y rappelle la récente démission de Margaret Kässmann, la femme qui était à la tête de l'Eglise protestante d'Allemagne. Prise en flagrant délit d'ivresse au volant, elle avait considéré qu'elle ne disposait plus de l'autorité morale pour diriger et en avait tiré les conclusions qui s'imposait. Une démission dont elle sort grandie.

Tout porte à croire qu'au contraire Joseph Ratzinger restera Benoît XVI contre vents pédophiles et marées judiciaires et journalistiques.

Théoriquement, rappelle le journaliste, il est possible au pape de démissionner sans en demander la permission à personne (article 332 du droit canon, paragraphe 2). mais la dernière fois que cela s'est produit, c'était il y a sept cents ans.

Malgré l'accumulation des rumeurs et des preuves de l'implication directe du Cardinal  Joseph Ratzinger dans la gestion des affaires de pédophilie qui minent l'église catholique, le Vatican préfère aligner les communiqués outragés en rejetant toute accusation comme infondée et malveillante.

Il semble cependant peu probable que la politique du démenti apaisera la tempête dans laquelle est prise le Vatican. La Cardinal Ratzinger était en charge depuis 1982 de la gestion des affaires d'abus sexuel, et ce n'est pas parce qu'il s'appelle aujourd'hui Benoît XVI et qu'on dit de lui qu'il est le successeur de saint Pierre*  que le Ratzinger d'origine a disparu.

*[et qu'il porte des costumes plus riches, mieux brodés et disparaît sous des falbalas de dentelles qui laissent cependant apercevoir la coquetterie des mules rouge vif, NDLR]

Peter Wensierski estime que depuis son accession à la papauté Ratzinger a fait plus de mal que de bien, et que même les catholiques sont stupéfaits par une gouvernance par laquelle il s'est mis tant de monde à dos, tout en négligeant de surcroît de régler les affaires pédophiles au sein de l'institution qu'il dirige.

Le journaliste trouve la gestion de la crise pédophile pour le moins cosmétique. Et pose des questions pertinentes: comment trouver les responsables qui ont couvert les criminels pédophiles? comment éradiquer le système du silence, un système qui  qui étouffe et déplace les coupables dans d'autres diocèses, comment peut-on forcer 'église catholique à ouvrir ses archives secrètes? 

Et comment la hiérarchie catholique peut-elle rester en place et continuer à prendre des positions morales après une telle gestion du scandale, et ose-t-elle prétendre donner aux fidèles des réponses aux questions existentielles qu'ils se posent?

17/03/2010

Les religions doivent se mobiliser contre l'homophobie: appel du 17 mars

Un Communiqué interreligieux

Nous sommes plusieurs intellectuels de diverses confessions, inquiets des discriminations, des violences et des humiliations dont les homosexuels et transsexuels continuent à être l’objet. Bien éloignés de croire à un « sens progressiste de l’histoire » qui serait en quelque sorte irréversible et fatal, nous sommes inquiets de voir cette tendance répressive augmenter. Au-delà des convictions spirituelles, éthiques et même théologiques, nous croyons que nos Eglises et nos confessions religieuses ont une parole publique commune à tenir à ce sujet. Elles en auront l'occasion, d’ailleurs, avec la Journée mondiale de lutte contre l'homophobie et la transphobie, qui aura lieu dans deux mois exactement, le 17 mai prochain, et dont le thème porte justement, cette année, sur les religions.  

Il faut le dire, nos sociétés semblent plongées dans une crise qui est tout autant morale qu’économique. C’est peut-être ce qui explique, un peu partout dans le monde, l’appel à rétablir un certain ordre moral, qu’il soit religieux ou laïc. S’il ne s’agissait que d’un appel au sens éthique de chacun, au sens où l’éthique est une parole qui ne tombe pas d’en haut et ne s’impose pas, mais se communique de proche en proche de façon « résistible », nous ne pourrions qu’applaudir. Que la crise en effet réveille des solidarités familiales, conjugales, amicales, qu’elle montre l’importance des fidélités mutuelles par lesquelles nous sommes engagés et attachés les uns aux autres, c’est possible, souhaitable, et important.  

Mais cet ordre moral risque de se transformer en normes de droit qui légitimeraient plus d’exclusion et de violence, déjà perceptibles dans nos sociétés, à l’égard de ceux qui ont une sexualité différente de celle de la majorité. En effet, nous avons paradoxalement des secteurs entiers qui se « libéralisent », et d’autres où se renforcent des peurs, des cloisons et des murs là même où jadis tout était plus souple, plus ouvert à l’art ordinaire de vivre ensemble. Nous avons le sentiment que dans chaque famille religieuse se trouvent le meilleur et le pire, c’est à dire des expressions qui appellent au refus de ces violences et de ces humiliations, et d'autres au contraire qui y incitent.  

Il ne s’agit pas de lutter pour un droit : l’homosexualité et la transsexualité sont des faits qui, sous des noms et des figures divers, ont toujours existé et existeront toujours. Ce n’est pas un fait « pathologique » à combattre, mais un fait dont il faut admettre l’existence. Que dans des sociétés où la différence des sexes est troublée par divers bouleversements sociétaux ou culturels, ce fait apparaisse sous un jour nouveau, qui fait peur ou suscite des espoirs irraisonnés, n’est pas non plus la question. Les discriminations, violences et humiliations qui frappent les homosexuels et transsexuels sont de toutes façons injustes à l’égard des personnes qui les subissent. 

Nous en appelons à une déclaration commune, ou du moins à une expression claire de chacune des différentes confessions, ici en France, qui ne vise pas à demander pour les homosexuels et transsexuels le droit de se marier ou d’avoir des enfants, mais pour rappeler de façon solennelle l’importance de la lutte contre les violences homophobes et transphobes. C’est au plus haut niveau interreligieux que nous devons prendre la parole, rappeler les règles universelles des droits de l’homme, et ne pas laisser croire que nos Eglises et confessions religieuses sont complices de ce nouveau discours violent qui se répand, appelant à un ordre moral fantasmatique discriminatoire, et qui jamais n’avait existé comme tel.  

Olivier Abel (philosophe),

Jean-Claude Guillebaud (essayiste),

Tarek Oubrou (théologien),

Rivon Krygier (rabbin)

Olivier Abel enseigne la théologie à la Faculté protestante de Paris, Jean-Claude Guillebaud est catholique, Tarek Oubrou est recteur de la mosquée de Bordeaux et Rivon Krygier, rabbin.

11/03/2010

L'archevêque de Paris condamne les agressions homophobes du kiss in de la St Valentin


Card. Vingt-Trois : condamnation des violences suite kiss-in
envoyé par Eglise_Catholique_Paris. -

Dans le cadre de son entretien hebdomadaire sur l’actualité avec Clémence Houdaille de Radio Notre-Dame, le Cardinal André Vingt-Trois revient sur le kiss-in du 14 février 2010.

On comprend mal la première partie de son intervention: que veut-il avancer par la question de l'endroit où des gens s'embrassent? Que des personnes aient quitté le kiss in pour venir s'embrasser devant Notre-Dame, sont-ce des circonstances atténuantes par rapport aux violences homophobes qu'elles ont subies? Le prélat devient ensuite plus cohérent lorsqu'il condamne les violences, tout en soulignant qu'il comprend fort bien que des catholiques réprouvent le comportement homosexuel. On a aussi envie de dire enfin ou encore c'est un peu tard, mais mieux vaut tard que jamais...

Sur la toile, des blogueurs catholiques ultras se sentent insultés par Mgr Vingt-Trois. Voici ce qu'on peut lire suite à l'intervention du prélat:

Le cardinal Vingt-Trois insulte les catholiques venus défendre Notre-Dame

(...)Le cardinal André Vingt-Trois a déclaré au micro de Radio Notre-Dame qu'il condamnait la réaction des catholiques.

Plutôt que de se montrer indigné par l'action des militants homosexuels, qui venaient effectuer une provocation dans le but de faire passer leurs revendications (le mariage et l'adoption), il a préféré dénigrer les courageux catholiques (devenus "des groupes armés" et des "groupes de nervis" dans la bouche du cardinal !) qui ont refusé que les homosexuels viennent faire leur provocation devant la cathédrale (...)
 (Source: peripiscopus, riposte catholique)

Lire aussi l'article que YAGG consacre à l'intervention du prélat.

15/02/2010

Condamnation des agresseurs du Kiss in parisien, Place Notre Dame ! L'intégrisme catholique a frappé!

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Un communiqué du Centre LGBT de Paris
 
Paris, le 15 février 2010
 
Le Kiss in proposé ce week end à l’occasion de la Saint Valentin par un groupe d’étudiants LGBT s’est déroulé sans encombre et dans une atmosphère bon enfant sous la Fontaine St Michel. Cette action de visibilité homosexuelle a donc remporté le succès escompté par ses organisateurs, même si le déplacement de la Place Notre Dame à St Michel en avait quelque peu réduit la portée symbolique.
 
En effet, à l’origine, les organisateurs avaient prévu de tenir ce Kiss in  Place Notre Dame, mais  menacés par des extrémistes religieux, ils ont suivi les conseils de la Préfecture de police qui leur demandait de le déplacer à St Michel afin d’en assurer la  sécurité. 
 
Le Centre LGBT Paris IdF, comme beaucoup d’autres associations,  même s’il avait déploré ce déplacement car en France la liberté de rassemblement doit être garantie et lorsque la préfecture de police autorise la tenue d’un évènement sur la voie publique, elle doit en assurer la protection, avait appelé à soutenir le Kiss in.
 
Dimanche, un petit groupe constitué de lesbiennes et trans. a quitté la Place St Michel  et s’est tout de même, de son propre chef, rendu Place Notre Dame.
Cette initiative improvisée était risquée : pas d’organisation, pas assez de monde, peu de forces de police, pas de médias… A l’évidence,  les organisateurs du Kiss in ne peuvent être tenus responsables des incidents qui ont eu lieu Place Notre Dame.
 
Evidement, des intégristes catholiques les attendaient de pied ferme, trop contents d’en découdre.  Les extrémistes catholiques sont particulièrement haineux à l’encontre des personnes LGBT, mais pas seulement, d’autres catégories de la population subissent régulièrement leur agressivité ; l’ignorer est nécessairement dangereux. 
 
L’initiative de ce petit groupe était risquée mais pas interdite. En France, aucune loi n’interdit de s’embrasser dans les lieux publics, en revanche, l’homophobie est bien réprimée par la loi.  En France s’embrasse qui veut, indépendamment de son orientation sexuelle ;  s’embrasse qui veut et où bon lui semble, y compris Place Notre Dame qui se trouve bien à Paris, sur le territoire français !
 
Toute personne qui injurie publiquement et - ou commet une agression physique doit répondre de ses actes. Les personnes agressées dimanche Place Notre Dame, simplement pour s’être embrassées en public doivent porter plainte, les agresseurs être arrêtés et condamnés pour leur forfait. Les intégristes religieux ne sont pas au-dessus des lois.
 
Christine Le Doaré
Présidente du Centre LGBT Paris IdF
Tél : 06 89 33 78 07
 
 
Centre Lesbien, Gai, Bi & Trans. de Paris et Ile-de-France •
 63 rue Beaubourg 75003 Paris •
Accueil : 01 43 57 21 47 • Administration : 01 43 57 75 95 •
Site Internet : http://www.cglparis.org • Mail : contact@cglparis.org

Plus d'infos sur les faits: lire l'article de YAGG.com. Voyez aussi la video amateur ci-dessous.