18/07/2010

Outcasts: un film sur les lesbiennes et l'holocauste

outcasts.jpg 

Outcasts.
Movie about Lesbiennes in Berlin and Holocaust.
Outcasts - NFTVA 1991 -
Written and Directed by Leigh B. Grode, Cast: Fifi L'Amour, David de Most, Jacqui Sundbery, Leigh B. Grode, Josine Fonderie, Patty Trossel, Louise Dunn, Marjena Moll, Helen Hill-Armacost.
Production Team: Ina Dekker & Joosje Vrijdaghs

 

 

 

Grand merci à Tales of the other part of the town d'avoir signalé le film!

09/06/2010

Itinéraire d'un triangle rose par Rudoph Brazda et Jean-Luc Schwab

brazda

                                                    Rudolf Brazda a presque 95 ans lorsqu'il décide de s'exprimer publiquement sur les répressions et sa déportation pour motif d'homosexualité. Contre toute attente, il se trouve être le dernier survivant connu de ces 10 000 déportés que les nazis envoyèrent dans les camps de concentration pour leur homosexualité.
Détenu au camp de Buchenwald de 1942 jusqu'à la libération, il dut y porter un triangle rose, signe distinctif pour ces hommes à la sexualité honnie. Dans l'Allemagne de Hitler, les déboires pour Rudolf, né de parents tchèques, commencèrent dès 1937, année de sa première condamnation au titre du paragraphe 175. Ce texte de loi condamnait fermement la "débauche contre-nature entre hommes" et la peine d'emprisonnement qui en résulta lui valut ensuite l'exil vers la Tchécoslovaquie occidentale, terre de ses parents. Là, il sera de nouveau arrêté et condamné par le pouvoir nazi après l’annexion de ce pays.
Son parcours est jalonné par des personnes marquantes, aux vécus non moins insolites et marqués par les aléas historiques et politiques qui secouèrent l'Europe de la première moitié du XXème siècle.
Résidant en France depuis sa sortie du camp de concentration, il nous livre un témoignage unique et rare, étayé par un travail de recherche historique du co-auteur. Outre les souvenirs et réflexions de Rudolf, cet ouvrage révèle - et c'est une première - le détail d'enquêtes policières ayant visé des homosexuels dans l'état nazi. Sont également traités, avec tact mais sans tabou, la question de la sexualité dans un camp de concentration, de même que le vécu quotidien et les sévices de l'univers concentrationnaire du camp Buchenwald.

A noter

L’année 2010 est marquée par de nombreuses commémorations. En avril pour le camp de Buchenwald. Le dernier dimanche d'avril pour la Journée Nationale du Souvenir de la Déportation, avec des cérémonies à Paris et dans la plupart des grandes et moyennes villes de province. Il y aura également deux inaugurations de plaques mémorielles concernant les déportés pour homosexualité : à Mulhouse, le samedi 15 mai, celle à Pierre Seel et aux d’autres Mulhousiens anonymes déportés, et en automne au camp du Struthof. Enfin, L'Arbre et la Forêt, un film basé sur l'histoire de Pierre Seel, un autre détenu pour homosexualité interprété par Guy Marchand sortira le 3 mars 2010.

LE CO-AUTEUR

Jean-Luc Schwab est né en 1972 et vit en Alsace. En 2008, il s'implique activement dans une association mémorielle oeuvrant pour la connaissance et la reconnaissance de la déportation pour motif d'homosexualité. Il est alors loin d'imaginer que le dernier survivant connu de ces déportés au triangle rose habite tout près de chez lui, dans la région de Mulhouse. Devenu son confident, il entreprend des recherches historiques en Allemagne, en France et en République Tchèque pour livrer au grand public l'histoire hors du commun de Rudolf Brazda, poursuivi par la justice nazie et déporté au camp de concentration de Buchenwald en raison de sa sexualité.

Source: éditions Florent Massot

07:30 Publié dans Histoire | Lien permanent | Tags : triangle rose, nazisme, camps de concentration, buchenwald, brazda, jean-luc schwab | | |  Facebook |

03/08/2009

Mémoire lesbienne: Henny Schermann assassinée par les Nazis

tel-aviv-opfer-5-

Une jeune fille, Liz Trobishi (photo),  a été lâchement abattue avant-hier soir à Tel Aviv, lors d'une fusillade criminelle dont on ne sait pas les motifs mais dont on peut supputer qu'ils proviennent de la haine homophobe. Cette haine peut être véhiculée et favorisée par les idéologies fondamentalistes des religions ou par une idéologie politique. En souvenir de la jeune fille de 15 ans assassinée samedi soir, rappelons-nous des femmes lesbiennes persécutées par les nazis. Nous empruntons ici la description du  cas de Madame Henny Schermann au site du Musée du Mémorial de l'Holocauste à Washington.

henny schermann

Photos d'identification de  Henny Schermann, vendeuse à  Frankfurt am Main. Arrêtée en 1940, elle fut assassinée à Ravensbrück en 1942. (Ravensbrueck, Allemagne, 1941. Stadtarchiv Nuernberg/UNITED STATES HOLOCAUST MEMORIAL MUSEUM #71929a)

Les parents de Henny s'étaient rencontrés peu après que son père eut émigré de Russie. Henny fut la première des trois enfants de ce couple juif. Francfort était un important centre économique et culturel.

1933-39: Après l'accession des Nazis au pouvoir commença la persécution de nombreux groupes "d'indésirables" parmi lesquels les Juifs, les Tsiganes, les homosexuels, les handicapés, ainsi que les politiciens de gauche. Après 1938, pour identifier les Juifs, un décret Nazi fut promulgué prévoyant que "Sara" devait être ajouté comme deuxième prénom de toutes les femmes juives sur leurs papiers officiels. Henny, alors âgée de vingt-quatre ans, travaillait comme assistante dans une boutique et vivait avec sa famille à Francfort.

1940-44: Au début de l'année 1940, Henny fut arrêtée à Francfort et déportée dans le camp de concentration pour femmes de Ravensbrück. Derrière la photo où on la voit prisonnière, il était écrit : "Jenny (sic) Sara Schermann, née le 19 février 1912 à Francfort sur le Main. Vendeuse célibataire à Francfort sur le Main. Lesbienne licencieuse, ne fréquente que les bars [homosexuels]. A refusé le prénom 'Sara'. Juive apatride."

Henny fit partie des nombreuses prisonnières de Ravensbrück sélectionnées en vue de leur extermination. En 1942, Henny fut gazée dans le centre d'exécution de Bernburg

Copyright © United States Holocaust Memorial Museum, Washington, D.C.
Translation Copyright © Mémorial de la Shoah, Paris, France (notre source)

A noter que

  • Après la prise de pouvoir du parti national-socialiste en 1933, toutes les femmes juives furent contraintes, par décret, d'apposer le nom de Sara après leur nom original. Il s'agissait là d'une marque infamante d'appartenance au peuple juif. Shermann refusa d'utiliser ce second nom et continua de fréquenter les bars homos interdits de Francfort.

  • L'hôpital psychiâtrique de Bernburg, à proximité de Magdeburg, était spécialisé dans l'élimination des éléments associaux. C'est là que Henny Schermann fut gazée.

  • Schermann a sans nul doute été exécutée parce qu'elle était juive. Mais  les données reprises sur la photo signalétique, l'intérêt direct du médecin eugéniste de Ravensbrück et l'envoi à l'hôpital psychiâtrique de Brenburg témoignent de la répression particulière de l'homosexualité féminine, coupable, selon l'idéologie nazie, de faire baisser les taux de natalité du Reich et d'affaiblir la race aryenne. Il va de soi que dans le cas d'une femme juive, ces dernières considérations n'entrent pas en ligne de compte.

 

16/07/2008

le paragraphe 175 sous les nazis: un documentaire

06:15 Publié dans Histoire | Lien permanent | Tags : allemagne, berlin, nazi, nazisme, ga, homophobie, discrimination, deportation, histoire, camps de concentration | | |  Facebook |

16/10/2007

Le mufti moufte: nazisme à l´ougandaise

Kampala Ouganda

Drapeau de l'Ouganda 

On croyait l´inquisition et le nazisme révolus, il n´en est rien...L´inquisition catholique brûlait les Sodomites sur les bûchers, le nazisme déportait les homosexuels allemands dans les camps de concentration et faisait des expériences prétendûment médicales sur leurs corps encore vivants, l´Iran les pend les uns après les autres, aujourd´hui un mufti ougandais veut les éradiquer du territoire ougandais  (de la planète si possible? Après tout la Chariah a une portée universelle) en les déportant sur une île pour les y laisser mourir.

Qu´est-ce donc qu´un mufti? Reportons-nous à Wikipedia:

Un mufti est un religieux musulman sunnite qui est un interprète de la loi musulmane ; il a l'autorité d'émettre des avis juridiques, appelés fatwas. Le mufti est un connaisseur de la religion musulmane qui est consulté par les particuliers comme par les organes officiels pour connaître la position exacte à adopter, sur l'aspect culturel, juridique ou politique, afin d'être en conformité avec la religion musulmane. Son avis porte le nom de fatwa. Pour les chiites, les muftis sont des mollahs.

L´histoire est notamment rapportée par le Daily Monitor et Free Uganda:

Le Mufti, le Sheikh Ramathan Shaban Mubajje, veut concentrer les gays sur une île du lac Victoria et les y abandonner jusqu´à ce que mort s´en suive. Vendredi dernier, il a déclaré aux journalistes qu´il avait fait cette proposition au Président Yoweri Museveni lors d´une rencontre à l´hôtel Africana. L´annonce a été faite à la presse après la prière de l´Aid el Fitr.

Il n´y aurait de la sorte plus de gays en Ouganda et la société ougandaise échapperait à la dégénérescence morale!

Le Mufti dit ainsi rejoindre les autres religions dans leur (saint) combat contre l´homosexualité. Alleluiah!

D´autres muftis mouftèrent récemment dans le même sens: ils désirent mettre sur pied des commandos anti homosexuels pour combattre l´homosexualité qui aurait tendance à se répandre de plus en plus dans la jeunesse ougandaise. Ainsi le Sheikh Multah Bukenya.

Incroyable cependant: dans ce pays où l´homosexualité est illégale, il y a quelques semaines, la communauté gay a osé organiser une conférence de presse (les participants étaient pour la plupart masqués) pour la reconnaissance de ses droits, sans succès, mais on s´en doutait.

Il convient donc de leur apporter un soutien de l´extérieur, comme l´ont fait les manifestants représentés ci-dessous:

ouganda

Sources (en anglais):

http://www.pinknews.co.uk/news/articles/2005-5750.html

http://freeuganda.com/content/view/146/110/

http://www.monitor.co.ug/news/news10153.php

http://news.bbc.co.uk/2/hi/africa/6952157.stm

http:http://www.abc.net.au/correspondents/content/2007/s2...

http://www.geocities.com/gayuganda/

22/07/2007

la déportation des homosexuel.le.s sous le régime nazi

 

 

www.triangles-roses.org. Triangles Roses, la persécution des homosexuels sous le régime nazi. Pink Triangles, the Nazi persecution of homosexuals. Rosa-Winkel Häftlinge, die Verfolgung der Homosexuellen im dritten Reich.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je vous invite à découvrir ce site remarquable sur la déportation et les persécution des homosexuels et des lesbiennes sous le régime nazi

http://www.triangles-roses.org/

 

 

"Ces pages sont consacrées à un thème jusqu'à très récemment écarté des livres d'histoire, de la mémoire collective et de l'iconographie officielle de l'univers concentrationnaire  : la persécution par les nazis de dizaines de milliers d'individus en raison de leur seule orientation sexuelle."

Au bas de la page d´accueil vous trouverez des renvois vers textes et photos. Le site est extrêmement documenté, avec des qualités historiennes.

A conseiller aux ami.e.s prof.e.s d´histoire!