03/06/2010

Belgique: 1000 euros pour le meilleur travail de fin d'études!

françois delor

Arc-en-Ciel Wallonie et la Coordination Holebi Bruxelles, les fédérations wallonne et bruxelloise francophone des associations lesbiennes, gayes, bi, trans et intersexué-e-s (LGBTI) ont lancé pour l’année académique 2009-2010 un prix du travail de fin d’études. On peut déjà imaginer que le prix sera reconduit pour l'année 2010-2011.

Le prix « François Delor » – d’un montant de 1000 € – vise à récompenser un travail de fin d’études contribuant de manière originale à l’enrichissement des connaissances sur les questions et les cultures LGBTI (lesbiennes, gayes, bi, trans et intersexué-e-s).  

L’objectif du prix est d’encourager les travaux réalisés autour de cette thématique et d’accroître leur visibilité et leur légitimité.

Les travaux de fin d’études visés doivent avoir été défendus dans toute discipline des sciences humaines et sociales (histoire, lettres, sociologie, anthropologie, psychologie, philosophie, droit, sciences politiques, sciences de l’éducation, criminologie, sciences de la communication, sciences économiques, géographie humaine, histoire de l’art, traduction…). 

Le prix concerne tant les travaux de masters universitaires que les travaux de bacheliers.

Pour le règlement, cliquez ici.
Pour le bulletin de participation, cliquez ici. 

Biographie et bibliographie de François Delor

François Delor est né le 15 mai 1959 à Jemappes. Sociologue chercheur au Centre d’études sociologiques des Facultés universitaires Saint-Louis et psychanalyste, il est décédé à Bruxelles (Etterbeek) le 3 septembre 2002. Après un rapide parcours professionnel assez éclectique (séminariste, clerc de notaire, assistant social,...), il est devenu très actif dans le champ de la prévention du sida dès 1990. En 1994, il fonde l’association Ex æquo, qui met en œuvre des actions de prévention du VIH/Sida à l’intention des hommes qui ont des rapports sexuels avec d'autres hommes. En 2001, il créé l’Observatoire du Sida et des sexualités aux Facultés universitaires Saint-Louis. Ses recherches ont notamment porté sur les vulnérabilités face au risque VIH, sur les trajectoires des personnes séropositives (il est, entre autres, l’auteur de l’ouvrage « Séropositifs. Trajectoires identitaires et rencontres du risque » paru aux éditions L'Harmattan en 1997), sur les discriminations à l’égard des gays et des lesbiennes ainsi que sur la reconnaissance et l’injure. Mais laissons place aux paroles de François Delor, qui se raconte: "En 1991, l'épidémie du sida est incontournable. Engagé comme permanent dans la prévention et l'aide aux malades, l'occasion m'est ainsi donnée d'une rencontre avec le sérieux et le pire. Occasion aussi d'une rencontre avec le politique et début d'un énervement qui ira croissant face à des "discours" et des pratiques qui blessent les personnes les plus vulnérables. (...) C'est ainsi que peu à peu, le traitement social des personnes atteintes, sans aucun doute, mais aussi, et plus progressivement, le discours au sujet des sexualités minoritaires ou stigmatisées se sont inscrits en moi comme véritable souci politique. (...) A partir de ces interrogations au sujet du risque du sida, (...) il était important à mes yeux de resituer ces questions dans le contexte d'aujourd'hui et de développer davantage les liens entre le contexte contemporain et le maintien, voire l'émergence, de fragilités identitaires, de blessures personnelles et de dominations."

Via Arc-en-ciel Wallonie

21/05/2010

'Biologie de l'homosexualité' en débat (1) Le regard d'Arc-en-ciel Wallonie/ la réponse du Professeur Balthazart

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                                              Thierry Delaval,  Président d'Arc-en-ciel Wallonie a récemment publié sur le site de cette association un compte-rendu critique de  l'étude du Professeur Jacques Balthazart Biologie de l'homosexualité, un livre qui avait fait débat dans les milieux homosexuels dès avant sa sortie, parfois même sur son seul intitulé.

Biologie de l'homosexualité est publié aux éditions Mardaga, qui vient d'en publier une deuxième édition, le premier tirage ayant en effet été épuisé dès la sortie de l'ouvrage.

L'analyse de Thierry Delaval

postée sur le site Arc-en-ciel Wallonie en date du 25 avril

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En février dernier, Jacques Balthazart, endocrinologue à l'Université de Liège, publiait un livre visant à synthétiser ce que la biologie sait de l'homosexualité (Editions Mardaga 2010).

Une somme très intéressante de recherches essentiellement anglo-saxonnes, peu connues chez nous, mais qui laisse perplexe.

Lorsqu'il étudie l'homosexualité, le biologiste s'attache-t-il d'abord à comprendre de quoi il s'agit ?

Selon Jacques Balthazart, on naît homosexuel, on ne choisit pas de le devenir. L'origine de l'homosexualité est davantage à chercher dans la biologie des individus que dans l'attitude de leurs parents ou dans les décisions conscientes des sujets concernés. L'orientation sexuelle serait sous le contrôle d'un ensemble de facteurs environnmentaux et biologiques, mais ces derniers auraient un rôle déterminant.

Le livre cherche dès lors à présenter la littérature scientifique, très abondante mais presqu'exclusivement anglo-saxonne, qui tend à confirmer l'existence d'une base biologique à l'orientation sexuelle humaine. En synthèse, l'influence serait le fait du milieu hormonal auquel est exposé l'embryon, en association avec des prédispositions génétiques plus ou moins "pénétrantes" (c'est-à-dire la proportion entre le nombre d'individus porteurs d'un caractère génétique et celui chez qui cela se traduira par un comportement correspondant).

Commentaire

Le point de départ du livre est tout-à-fait pertinent. Sa lecture m'a pourtant laissé perplexe sur de nombreux aspects.

Disons tout de suite qu'il contient un grand nombre d'informations extrêmement utiles et intéressantes. C'est d'ailleurs la principale qualité du livre que d'être extrêmement documenté. De plus il donne accès au public francophone à un champ de recherche presqu'exclusivement anglo-saxon. Il y a pourtant des lacunes, notamment concernant le règne animal. La seule homosexualité "spontanée" à ce niveau concerne les moutons ! C'est un peu court.

Par contre la structure du raisonnement est très lacunaire. Deux exemples.

Premièrement, Balthazart fait sien le principe de continuum entre homosexualité et hétérosexualité (échelle de Kinsey notamment), mais il ne s'en sert nulle part pour interpréter les résultats des recherches biologiques qu'il expose. Toutes les expériences qu'il cite sont construites sur l'opposition homo/hétéro. Parallèlement, il a l'honnêteté d'exposer en début d'ouvrage que l'attirance sexuelle est le résultat de diverses dimensions dont toutes ne sont pas observables par la biologie et les neuro-sciences. Mais dans la suite du bouquin, il réfute systématiquement toute autre source d'observation (psychologie et psychanalyse essentiellement). En fait, l'objet même de ce bouquin tend à varier au fil des chapitres. C'est une incohérence majeure de l'ouvrage dont l'auteur ne semble pas être conscient.

Deuxièmement, Si encore une fois il y a un grand intérêt dans les recherches exposées avec rigueur, je trouve que Balthazart surinterprète les résultats en faveur de la démonstration biologique. Il estime en effet que les éléments d'explication, s'ils sont parcellaires et doivent encore être approfondis, plaident tout de même pour une plus grande solidité de cette explication par rapport aux autres, alors même qu'aucune des recherches mentionnées ne peut expliquer plus de 50% des situations.

Ce que cette somme des recherches menées sur plus de 50 ans tend dès lors à mettre en évidence, c'est la pauvreté des résultats probants. La limite de la biologie est notamment qu'elle ne s'intéresse qu'à la fonction reproductive de la sexualité, ce qui revient finalement à se mettre deux fois en porte à faux avec le principe de continuum : homo vs hétéro et efficacité reproductive ou non.

Il y a toutefois des éléments rassurants.

A ceux qui s'inquiéteraient de possibles dérives eugénistes si l'on venait à découvrir le gène de l'homosexualité, ce livre apporte un démenti catégorique. Si une démonstration devait être faite un jour de son déterminisme biologique, elle serait forcément multi-causale : à la fois génétique, chromosomique, hormonale, congénitale... sans complètement exclure les influences environnementales.

Par ailleurs, même si les hypothèses fondamentales des recherches biologiques sont encore trop influencées par une vision fort peu nuancée de l'homosexualité (on souhaiterait que cette science s'intéresse davantage au phénotype qu'elle étudie), elles plaident fortement en faveur d'une objectivation déculpabilisante basée à la fois sur la variabilité naturelle et l'absence de choix.

La réponse du  Professeur Jacques Balthazart

jacques

Liège le 20 mai 2010

      Cher Monsieur,

Je viens de prendre connaissance de vos commentaires sur mon livre “Biologie de l’homosexualité: On nait homosexuel, on ne choisit pas de l’être” (Mardaga, Wavre, février 2010 ) publiés sur le site  http://www.arcenciel-wallonie.be. Je tiens tout d'abord à vous remercier de votre appréciation en général positive de cet ouvrage. Par ailleurs pour répondre à vos objections et enrichir le débat, je me permets de vous communiquer quelques informations complémentaires qui pourraient intéresser vos lecteurs.

-Je souscris personnellement à  la notion de continuité entre hétéro- et homo-sexualité  avec différents niveaux intermédiaires comme décrit originellement dans les travaux d'Alfred Kinsey.  Je suis intéressé par la compréhension de l'orientation sexuelle en tant que telle et ne me focalise pas spécifiquement sur l'homosexualité, comme cela m'a été reproché sur différents blogs. Malheureusement, la recherche sur les déterminismes de l'homosexualité s'est, pour des raisons pragmatiques assez évidentes, focalisée sur les extrêmes et n'a fait que comparer, à quelques exceptions près, des individus strictement hétéro- à des individus strictement homo-sexuels. Même en se focalisant sur les extrêmes, il est très difficile d'atteindre des conclusions significatives. Cela explique pourquoi dans le reste de mon livre je ne mentionne que des résultats concernant ces extrêmes. C'est l'état actuel de la recherche qui le veut et je le déplore comme vous. J'aurais peut–être dû ajouter une note explicative à ce sujet.

-Je suis d'accord avec vous sur le fait que mon livre se focalise et fait la part belle aux explications biologiques de l'orientation sexuelle. Mon but était en écrivant cet ouvrage de rétablir une balance donnant un poids raisonnable aux explications biologiques alors que seules des explications dérivées des théories freudiennes, constructivistes ou behavioristes se retrouvent habituellement dans les publications en langue française. Comme je le mentionne à plusieurs reprises dans l'ouvrage, je ne rejette cependant pas en bloc les explications de type psychologique. Je pense simplement qu'elles ont à ce jour apporté moins d'arguments concluants. La recherche devrait continuer en ce sens également.

-Enfin, comme vous le relevez de façon correcte, tous les mécanismes biologiques, qu'ils soient hormonaux, génétiques ou immunologiques ne semblent expliquer au mieux qu'une partie des cas d'orientation homosexuelle (50 % dans les meilleurs cas). J'en suis tout à fait conscient: on est ici face au problème du verre à moitié vide ou à moitié plein. Devons-nous croire que des recherches plus approfondies conduiront à des données plus convaincantes expliquant une plus grande partie des faits d'observation ou au contraire que l'explication biologique a atteint son niveau maximal et que d'autres mécanismes non identifiés devront être découverts? Je pense personnellement que la combinaison des différents types de mécanismes biologiques détermine de façon prénatale des prédispositions très fortes à l'homo- ou hétérosexualité qui se révéleront de façon post-natale à condition qu'un environnement permissif (à identifier) soit présent. Cette conclusion reste cependant provisoire. J'en discute avec pas mal de détails dans la section finale du livre.

Toutes ces considérations mises à part, il n'en reste pas moins que  la partie expliquée de l'orientation homosexuelle l'est à ce jour par des mécanismes de nature biologique agissant de façon prénatale. Seul l'avenir nous dira jusqu'où ce type d'explication pourra nous conduire. Dans l'état actuel des connaissances, cette constatation devrait être de nature à faciliter l'acceptation de l'homosexualité par les personnes concernées et leur entourage. J'espère que ces quelques mots d'explication vous permettront de mieux comprendre le message que je désirais transmettre en écrivant cet ouvrage. Je serais heureux que vous fassiez part de ces quelques remarques à vos lecteurs. 

Cordialement 

Jacques Balthazart

19/05/2010

Cocorico pour le coq wallon arc-en-ciel

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                                                                 L’équipe d’Arc-en-Ciel Wallonie s’est démenée pour diffuser 20.000 pin’s (le coq au panache arc-en-ciel) un peu partout en Wallonie et à Bruxelles.

La dernière action de distribution a eu lieu le matin du 17 mai en gare de Namur avec l’aide du cabinet de la Ministre Tillieux.

Le résultat de l’opération est éloquent :

-          20.000 pin’s distribués en trois semaines ;
-          dont 5.000 pin’s et 1.500 affiches dans les écoles du secondaire ;
-          1.310 pin’s aux 262 communes wallonnes ;
-          95 pin’s aux 19 communes bruxelloises ;
-          910 pin’s aux services de proximité de la Région wallonne (Eupen, Arlon, Wavre, Nivelles, Namur, Charleroi, Liège, Mons, La Louvière, Verviers, Tournai,…)
-          770 pin’s distribués aux écoles qui en ont redemandés ;
-          une dizaine de demandes qui n’ont pu être satisfaites ;
-          plusieurs milliers au Service public de Wallonie et au Ministère de la Communauté française ;
-          plusieurs centaines dans les rues (le Carré et la batte à Liège, les Fiertés et la gare à Namur, la Belgian Pride à Bruxelles,…)

Une info Arc-en-ciel Wallonie

Pour les lecteurs non belges: le coq wallon est l'animal emblématique de la Wallonie, la plus vaste des régions de notre pays. L'équipe d'Arc-en-ciel Wallonie a eu l'idée d'en colorer le panache aux couleurs LGBT. Depuis deux ans elle en a fait faire des pin's qu'elle distribue.

06:06 Publié dans Fierté lesbigay, estime de soi, gay pride | Lien permanent | Tags : arc-en-ciel wallonie, pin s, coq wallon, wallonie | | |  Facebook |

06/05/2010

La Ministre Simonet, en charge de l'enseignement, soutient la journée internationale de lutte contre l'homophobie

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La Ministre en charge de  l'enseignement Marie-Dominique SIMONET (CDH) a décidé de soutenir la campagne qu'Arc-en-ciel Wallonie a conçue à l'intention des écoles dans le cadre de la Journée internationale contre l'homophobie.

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Voici la circulaire officielle qu'elle vient de faire parvenir à toutes les écoles en Communauté française de Belgique. Elle incite les écoles à placer les affiches de manière visible. Il ne s'agit que d'une invitation et les établissements resteront libres d'y répondre ou non. Il serait intéressant d'analyser la réponse des écoles. On ne va pas bouder son plaisir, mais je trouve cependant que cette simple invitation à l'affichage reste bien en deçà des nécessités éducationnelles en matière de lutte contre les discriminations. La Ministre signale bien le dossier pédagogique en ligne "Combattre l'homophobie" que la Ministre Arena avait commandé et qui a été distribué aux écoles en novembre 2006. Mais ce dossier n'a jamais fait l'objet d'une évaluation. Le combat contre l'homophobie dans les écoles francophones avance donc toujours essentiellement au gré des bonnes volontés et dépend des initiatives des enseignants ou des directions. La Ministre ne me paraît respecter ici l'accord gouvernemental qu' a minima. Espérons cependant qu'elle accordera à l'avenir une attention particulière à la problématique de l'homophobie en milieu scolaire, comme le prévoit l'accord qu'elle se plait à citer dans sa circulaire.

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                                                                      La circulaire

17 mai 2010

Journée mondiale de lutte contre l'homophobie en Communauté Wallonie-Bruxelles

La journée mondiale de la lutte contre l'homophobie est célébrée le 17 mai. Cette journée a pour but de promouvoir des actions de sensibilisation et de prévention pour lutter contre l'homophobie, la lesbophobie et la transphobie.

La première journée a eu lieu le 17 mai 2005, soit 15 ans jour pour jour après la suppression de l'homosexualité de la liste des maladies mentales de la Classification internationale des maladies élaborée par l'Organisation Mondiale de la Santé.

Le 21 juin 2005, le Parlement de la Communauté française a adopté une résolution relative à l'instauration du 17 mai comme journée nationale de lutte contre l'homophobie. A cette occasion, le Parlement a demandé au Gouvernement de soutenir par tous les moyens utiles l'instauration de cette journée en Communauté Wallonie-Bruxelles et, notamment, de développer des politiques de sensibilisation s'adressant aux acteurs de l'Enseignement.

Dans sa Déclaration de politique communautaire 2009-2014, le Gouvernement de la Communauté Wallonie-Bruxelles s'est vivement engagé dans cette direction. Elle précise en effet que 

"le Gouvernement luttera contre les discriminations que vivent au quotidien certaines personnes LGBT (lesbiennes, gays, bisexuel-le-s et transgenres), avec une attention particulière pour les jeunes, qui sont encore trop nombreux à souffrir de rejet à cause de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre. (…) Le Gouvernement renforcera en particulier la lutte contre l'homophobie à l'école."  

J'ai donc décidé de soutenir dans ce cadre l'initiative de commémoration de la journée de lutte contre l'homophobie en incitant les établissements de l'enseignement secondaire à y accorder toute leur attention. Je rappelle l'existence du dossier pédagogique "combattre l'homophobie", disponible sur le site www.enseignement.be .

Je vous invite par ailleurs à afficher aux valves de votre établissement, de façon visible, tant pour le personnel éducatif que pour les élèves, les affiches ci-jointes, ainsi qu'à arborer le 17 mai le pin's dont vous trouverez ci-joint une dizaine d'exemplaires.

www.arcenciel-wallonie.be

La Ministre,

Marie-Dominique SIMONET

Si vous souhaitez disposer de davantage d'affiches ou de pin's, je vous prie de vous adresser directement à l'association porteuse de cette initiative :

Arc-en-Ciel Wallonie asbl

rue Hors Château 7

4000 Liège

04 222 17 33

courrier@arcenciel-wallonie.be

18/02/2010

Lesbiennes, gays, bis, trans : combien de divisions ?

Une réflexion de Thierry Delaval parue sur le site d'Arc-en-ciel Wallonie en date du 14 février. En voici l'introduction:

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                                   On se pose, et on nous pose souvent la question : combien y a-t-il de gays, lesbiennes et bis en général, ou dans notre pays. Pour pouvoir répondre à cette question, il importe d'abord de savoir de quoi l'on parle.

« Le pape, combien de divisions ? » aurait répondu Staline en 1945 à Winston Churchill qui lui demandait de respecter les libertés religieuses. L’histoire a montré pourtant que le petit état du Vatican, fièrement défendu par les superbes et fort seyants Gardes Suisses, s’est montré plus résistant que la puissante Union Soviétique.

Le nombre importerait donc peu. Il est vrai que l’amour entre personnes de même sexe est bien plus séculaire encore que la vénérable église catholique et que malgré la répression le nombre de personnes LGBT est remarquablement constant dans l’histoire et sur toutes les surfaces émergées du globe. Historiens, anthropologues et même biologistes et éthologues convergent sur ce point. Indépendamment du débat, un peu vain, sur les causes biologiques ou socio-éducatives, la diversité des orientations sexuelles est un fait de société et une donnée culturelle qui s’imposent à toutes les civilisations du monde.

Pour lire la suite de l'article, cliquer ici.

07/02/2010

Guide homo de Wallonie (mise à jour)

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                                               La 3e édition du Guide Homo de Wallonie vient d'être publiée. Ce guide est d’abord un répertoire des associations lesbiennes, gays, bisexuelles et transgenres (LGBT) actives en Wallonie. Chacune d’elles se présente de la façon la plus complète possible. Les coordonnées vous permettent de prendre contact si vous souhaitez en savoir plus. Nous avons également rassemblé les renseignements relatifs à une série de services présentant un intérêt particulier pour le public LGBT. Tous les établissements cités ont été contactés préalablement et se sont montrés tout à fait ouverts.

La prévention et le dépistage du Sida et des IST

Le nombre de personnes infectées par les infections sexuellement transmissibles (IST) est
en augmentation. Ne nous voilons pas la face, la relation sexuelle entre hommes demeure la source la plus sérieuse de contamination. Un seul rapport ou une seule pratique à risque suffit pour être infecté. Si vous avez le moindre doute ou si vous ressentez certains symptômes, tels qu’une sensation de brûlure, des boutons, des démangeaisons, des pertes vaginales ou des écoulements inhabituels ou même des douleurs, il est préférable de consulter un médecin, vous avez peut-être contracté une IST. Un dépistage consiste à faire selon le cas une prise de sang, un frottis vaginal ou un prélèvement urétral. Il peut se faire chez votre médecin généraliste, dans un centre de référence sida lié à une université, dans un centre de dépistage anonyme et gratuit (sida uniquement), dans une maison médicale ou encore dans un centre de planning familial. Des professionnels vous accueilleront et répondront à vos questions. Ils
sont tenus au secret médical. En général, les prises de sang et les analyses de laboratoire dans ces centres sont gratuites mais la consultation est parfois payante, aux environs de 5 € (à condition d’être muni de ses vignettes de mutuelle !)

Ce guide reprend, sans être exhaustif, un grand nombre de ces centres. Vous pouvez donc choisir le plus proche de votre domicile.

Les centres de Planning familial

En plus de leurs permanences médicales, les centres de planning familial proposent des consultations psychologiques, sociales, juridiques, sexologiques, de médiation familiale ainsi que des animations de prévention, d’information, de groupes (principalement des écoles) et enfin des permanences durant la semaine. Ils sont donc des lieux d’écoute utiles si vous vous interrogez ou si vous éprouvez des difficultés ou un mal-être par rapport à votre sexualité.

Les centres de Procréation Médicalement Assistée (PMA)

Aujourd’hui, de nombreux couples lesbiens souhaitent avoir un enfant. C’est possible par la voie de la PMA, conjuguée aux nouvelles dispositions légales en matière d’adoption pour les couples de même sexe. Il n’est pas rare qu’un projet de parentalité soit partagé entre un couple de lesbiennes et un couple de gays. Dans ces cas également, la PMA peut s’avérer utile, même si en principe, le don de gamètes mâles est anonyme.

Vu le nombre réduit de centres PMA, nous les avons rassemblés en fin de guide.

Sorties et shopping en Wallonie

Enfin, ce guide fournit des informations sur l’ensemble du secteur commercial gay et lesbien
ou friendly. Sortir, boire un verre, manger, faire les boutiques, partir en vacances etc. Les villes de Wallonie offrent des ressources insoupçonnées. Vous découvrirez aussi un lieu de campagne accueillant, un service inattendu ou encore une adresse coquine. Pour les grandes villes, un plan vous permet de vous orienter vers les bonnes adresses.

Le guide est disponible dans toutes les associations, les centres de planning familial, les établissements LGBT et beaucoup d'autres lieux encore. Vous le trouverez aussi au siège d'Arc-en-Ciel Wallonie, rue Hors-Château 7 à Liège.

Source: Arc-en-ciel Wallonie

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18/01/2010

Un article pour la Gay Pride belge? A vos plumes!

Un communiqué d'Arc-en-ciel Wallonie

La BLGP arrive à grands pas et il est temps de mettre en route toute l’organisation qui s’y rapporte.
 
L’une des premières choses est de rédiger le magazine Pridezine qui sera annexé au Zizo du mois d’avril.  Pour ce faire, les articles doivent être bouclés pour le 10 février.
 
Le thème de la gay pride de 2010 est « les chiffres ».  Pour le magazine Pridezine, les néerlandophones ont déjà rédigés quelques articles.  Certains seront traduits mais il serait quand même préférable qu’un francophone rédige un article de son propre crû.
 
Dès lors, l’un de vous serait-il intéressé à rédiger un tel article qui reprendrait des chiffres, statistiques, … sur des thèmes liés à l’homosexualité ?
 
N’hésitez pas à faire circuler l’info auprès de vos contacts …

Adresse de contact 

Arc-en-Ciel Wallonie asbl
Fédération wallonne des associations LGBT
Maison Arc-en-Ciel de Liège
Rue Hors-Château, 7
4000 Liège
Tél. : 04/222 17 33
Fax : 04/223 05 89
verlaine@arcenciel-wallonie.be
www.arcenciel-wallonie.be

10:55 Publié dans Fierté lesbigay, estime de soi, gay pride | Lien permanent | Tags : gay pride, arc-en-ciel wallonie, zizo | | |  Facebook |