07.07.2010
N'accepte jamais de bonbons/boissons d'un inconnu
Tes parents ne te l'ont-ils pas répété mille fois? Ne suis jamais un inconnu qui te propose des bonbons, n'accepte jamais de bonbons d'un inconnu!
Ce conseil que l'on donne aux enfants, peut-être faudrait-il que nous nous le donnions à nous-mêmes et le donner aussi à nos copains gays en mal d'aventures...
A Londres, la police de Camden conseille actuellement le public, et particulièrement les gays, d'être particulièrement prudents lorsque de parfaits inconnus leur proposent des boissons. Un gay s'est en effet récemment fait complètement dépouiller après avoir accepté une boisson droguée.
Le samedi 5 juin, cet homme de 46 ans sort en boîte sur Charing Cross. Vers trois heures du matin, il se décide à rentrer chez lui et emprunte Shaftsbury Avenue lorsqu'un inconnu l'aborde et se met à flirter avec lui. L'inconnu l'accompagne pour un bout de chemin tout en lui faisant des avances. La victime a besoin de cash et va retirer de l'argent à un distributeur. On imagine que le suspect a alors pris mentalement note du code d'accès de la carte bancaire. Apparaît alors un autre homme, qui prétend être parent du premier. Cet homme a un flacon de whisky en poche et en propose une rasade à la victime, qui s'endort sur-le-champ. La victime s'est réveillée dans une chambre d'hotel dix heures après l'incident, sans sa carte crédit, son compte a été vidé. (Diverses sources, dont Oye! Times)
Racontée comme cela, cette histoire a tout l'air de la mésaventure d'un homme fort naïf. C'est pourtant ce qui est arrivé à plusieurs de nos connaissances ces dernières années, un peu partout sur la planète. En voici trois autres exemples:
A. passe un week-end à Madrid et prend un hotel proche de Chueca. A. aime beaucoup le sexe et trouve ses partenaires sur internet, dans les bars ou dans la rue. Rien de plus facile en se promenant à Chueca. Il rencontre un jeune homme qui lui plait beaucoup et ils décident rapidement d'aller dans sa chambre d'hotel. Le jeune homme propose d'aller acheter une bouteille de vin pour la boire ensemble dans la chambre. Arrivés à la chambre, il demande à A. s'il a des verres et A. répond que oui , à la salle de bains. Le jeune homme part avec la bouteille à la salle de bains pour remplir les verres. 24 heures plus tard, A. s'est réveillé dans sa chambre d'hôtel: son cash, ses cartes de crédit et son ordinateur portable avaient disparu. L'inconnu était aussi parvenu à lui faire prononcer le code d'accès au coffre de la chambre avant qu'il ne s'endorme profondément drogué.
B. est à Bangkok, une femme l'aborde. B. est jovial et très liant. La femme est très flirt et lui propose de lui offrir un rafraîchissement, que B. accepte. La femme s'éclipse pour aller acheter deux bouteilles de coca et revient avec les bouteilles ouvertes. Dès qu'il abu quelques gorgées, B. sent qu'il a envie de dormir, il se snt mal et nauséeux. Il dit à la femme qu'il veut rentrer à son hôtel et elle lui propose de l'accompagner. Comme B. est gay, il refuse. Il parvient à atteindre son hôtel et s'effondre dans la salle de bains de sa chambre. il se réveillera deux jours après, le front ensanglanté: il est sas doute tombé contre le lavabo.
C. est à Istanbul. Il est abordé dans la rue près de Sainte Sophie par un très séduisant jeune homme qui lui propose d'aller boire un thé dans un café à ciel ouvert. C. accepte, charmé d'avoir rencontré un si beau mec. En chemin vers le café, le jeune homme parle du thé qu'ils vont boire et dit à C. de ne pas s'étonner car le thé a un goût très spécial, une spécialité du coin lui dit-il. Comme C. est un accroc au Routard, il a lu la rubrique Dangers et enquiquinements dans laquelle le Routard prévient ses lecteurs de ce genre de mésaventures. C. se ravise et décline l'invitation, il a eu à temps la puce à l'oreille. l'inconnu a mal géré le coup, probablement.
Moralité: n'accepte pas de boissons d'un inconnu, en tout cas pas de boissons que l'on n'ouvre pas devant toi, ne quitte pas ton verre des yeux ou si la boisson est ouverte, fais le coup très flirt d'interchanger les verres comme un symbole de votre amitié naissante.
Ou alors, tu as le goût du risque, vis dangereusement...
Il y a aussi la solution de former un couple monogame avec quelqu'un qui t'a été présenté par des amis communs.
06:11 Publié dans LGBT | Lien permanent | Envoyer cette note
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15.06.2010
SOS homophobie se porte partie civile auprès des victimes du kiss-in devant Notre-Dame de Paris
Communiqué de presse de SOS Homophobie du 14 juin 2010
Vendredi 4 juin avait lieu l'audience de fixation du procès opposant huit lesbiennes et gays de moins de 25 ans à trois prévenus qui les ont agressés le dimanche 14 février, devant la cathédrale de Notre-Dame, à Paris, au cours d'un "kiss-in" (voir notre communiqué de presse du 20 avril). La date du procès retenue est le 30 novembre 2010. Nous saurons alors quelle peine sera infligée aux trois prévenus qui ont agressé verbalement plusieurs personnes parce qu'elles s'embrassaient en public. L'un des hommes comparaît, de surcroît, pour violence aggravée. Il n'est pas normal que des personnes ne puissent pas librement s'embrasser dans un lieu public sans se faire insulter et frapper. SOS homophobie, suite à une demande des victimes, a décidé de se porter partie civile dans cette affaire, et sera représentée par l'avocate Caroline Mécary, pour que le caractère homophobe de ces agressions soit pleinement reconnu par la justice.
05:59 Publié dans Homophobie | Lien permanent | Envoyer cette note
| Tags : agression, sos homophobie, caroline mecary, kiss-in, paris, notre-dame de paris |
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15.02.2010
Condamnation des agresseurs du Kiss in parisien, Place Notre Dame ! L'intégrisme catholique a frappé!
Un communiqué du Centre LGBT de Paris
Paris, le 15 février 2010
Le Kiss in proposé ce week end à l’occasion de la Saint Valentin par un groupe d’étudiants LGBT s’est déroulé sans encombre et dans une atmosphère bon enfant sous la Fontaine St Michel. Cette action de visibilité homosexuelle a donc remporté le succès escompté par ses organisateurs, même si le déplacement de la Place Notre Dame à St Michel en avait quelque peu réduit la portée symbolique.
En effet, à l’origine, les organisateurs avaient prévu de tenir ce Kiss in Place Notre Dame, mais menacés par des extrémistes religieux, ils ont suivi les conseils de la Préfecture de police qui leur demandait de le déplacer à St Michel afin d’en assurer la sécurité.
Le Centre LGBT Paris IdF, comme beaucoup d’autres associations, même s’il avait déploré ce déplacement car en France la liberté de rassemblement doit être garantie et lorsque la préfecture de police autorise la tenue d’un évènement sur la voie publique, elle doit en assurer la protection, avait appelé à soutenir le Kiss in.
Dimanche, un petit groupe constitué de lesbiennes et trans. a quitté la Place St Michel et s’est tout de même, de son propre chef, rendu Place Notre Dame.
Cette initiative improvisée était risquée : pas d’organisation, pas assez de monde, peu de forces de police, pas de médias… A l’évidence, les organisateurs du Kiss in ne peuvent être tenus responsables des incidents qui ont eu lieu Place Notre Dame.
Evidement, des intégristes catholiques les attendaient de pied ferme, trop contents d’en découdre. Les extrémistes catholiques sont particulièrement haineux à l’encontre des personnes LGBT, mais pas seulement, d’autres catégories de la population subissent régulièrement leur agressivité ; l’ignorer est nécessairement dangereux.
L’initiative de ce petit groupe était risquée mais pas interdite. En France, aucune loi n’interdit de s’embrasser dans les lieux publics, en revanche, l’homophobie est bien réprimée par la loi. En France s’embrasse qui veut, indépendamment de son orientation sexuelle ; s’embrasse qui veut et où bon lui semble, y compris Place Notre Dame qui se trouve bien à Paris, sur le territoire français !
Toute personne qui injurie publiquement et - ou commet une agression physique doit répondre de ses actes. Les personnes agressées dimanche Place Notre Dame, simplement pour s’être embrassées en public doivent porter plainte, les agresseurs être arrêtés et condamnés pour leur forfait. Les intégristes religieux ne sont pas au-dessus des lois.
Christine Le Doaré
Présidente du Centre LGBT Paris IdF
Tél : 06 89 33 78 07
Centre Lesbien, Gai, Bi & Trans. de Paris et Ile-de-France •
63 rue Beaubourg 75003 Paris •
Accueil : 01 43 57 21 47 • Administration : 01 43 57 75 95 •
Site Internet : http://www.cglparis.org • Mail : contact@cglparis.org•
Plus d'infos sur les faits: lire l'article de YAGG.com. Voyez aussi la video amateur ci-dessous.
13:02 Publié dans Religions, haines et tolérances | Lien permanent | Envoyer cette note
| Tags : saint-valentin, kiss in notre-dame, catholique, agression, haine, violence |
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29.08.2009
Un climat homophobe insoutenable en Italie. Povera Italia!
Les graffitis se multiplient: les gays sont de la merde, les gays au mur, les gays sont malades, les gays au four
Pour le seul mois d'août plus de dix incidents publics d'actes haineux contre des homosexuels ont eu lieu en Italie, y compris une attaque homicide à Rome. Le climat italien est devenu encore plus insoutenable que d'habitude et les gays ont peur. Les autorités se montrent incompétentes et impuissantes tandis que les associations homosexuelles demandent avec insistance une loi qui protège la communauté LGBT. Tout cela se passe dans un pays où même la gauche est incapable de s'accorder sur des propositions de loi protégeant les droits des homosexuels: l'Italie n'a pas de contrat d'union civile pour les personnes du même sexe (ne parlons évidemment pas de mariage...), pas de loi pour l'adoption homoparentale, et pas de loi spécifique pour punir sévèrement les actes homophobes. Des partis comme la Lega Norte et la présence omniprésente du Vatican en politique, y compris à gauche, empêchent toute avancée significative pour les droits des gays et des lesbiennes. Il n'est plus une semaine, sinon un jour, sans que la presse spécialisée ne fasse état d'un nouvel acte ou d'un nouvel attentat homophobes. Et cela n'est pas toujours bien reporté dans la presse généraliste qui est en bonne partie muselée par Berlusconi. De plus en plus d'Italiens homosexuels pensent à s'exiler en Espagne , au Royaume-Uni ou dans d'autres pays plus sereins pour sortir de la puanteur homophobe suffocante à l'italienne.
Le mois d'août a été un mois d'agressions homophobes continues. Le siège de Gay.it (un site d'infos lgbt) a d'abord été visité et couvert de graffitis homophobes, de menaces d'incendie des locaux, de menaces de mort et de symboles néo-fascistes. Sur la photo ci-contre on peut lire: vous allez mourir aujourd'hui,nous brûlerons vos bureaux.

Une semaine plus tard, à Agropoli (littoral salernitain), un couple de touristes a été insulté et maltraité seulement parce qu'ils se promenaient main dans la main.
A Salerne, sur la plage de Marina di Camerota, des personnes en bateau se sont mises à invectiver un groupe de gays qui se reposaient sur la plage. L'un des occupants de l'embarcation est descendu du bateau sur le rivage et à menacé les gays au moyen d'un couteau tels que ceux qu'on utilise pour la pêche sous-marine.
On en arrive à l'épisode le plus grave, le seul dont la presse se soit largement fait l'écho: deux hommes se sont fait agresser alors qu'ils s'embrassaient au Gay village de Rome, le Gay village étant une fête de rue annuelle. L'agresseur, un néo-fasciste, a déclaré s'être senti agressé par le baiser et avoir éprouvé la nécessité d'y mettre fin. Lors de la tentative de meurtre, un des deux gays a reçu un coup de couteau et s'est retrouvé à l'hôpital.
Vingt-quatre heures plus tard, à Rimini, le journaliste Daniele Priori, et le chanteur Ciri Ceccarini ont été victimes d'une agression de la part d'un voisin.
Et cela ne s'arrête plus: deux autres touristes ont été agressés dans le centre de Naples, un jeune homme a été massacré à Rome sous le porche de sa maison .

Le chanteur Emilio Rez (photo) a subi une violente agression dans un lieu public.
Enfin un club gay a été incendié.

Les bâtards de tapettes au bûcher, les gays au bûcher (ce qui rappelle les bûchers sur lesquels l'église catholique faisait brûler les sodomites)
Tout ceci se produit dans ce pays dominé par la droite berlusconienne, qui change les lois de manière à préserver son Président de la justice, un Président qui impose une véritable vidéocracie en étant le magnat de la presse et des médias, dans ce pays corrompu, qui ne parvient pas à éradiquer la maffia, dans un pays où tant de politiciens de droite, mais de gauche aussi, sont soumis à l'influence d'un Vatican tout-puissant et homophobe, dans un pays qui ne parvient pas à édicter un minimum de lois pour protéger ses concitoyens gays et lesbiens. Sans parler des ados gays et lesbiennes qui sont persécutés dans les écoles et mettent fin à leur jour. Sans compter le manque de liberté culturelle: rappelons-nous ces municipalités qui font fermer des expositions, retirer des oeuvres considérées comme outrageantes pour les bonnes moeurs(selon la définition de l'église), ou restreindre l'accès aux expositions, sans compter les atteintes à la liberté d'expression: modification des dates ou des parcours des gay prides par exemple...
Povera Italia. Rien d'étonnant à ce que le tourisme gay et lesbien t'évite au profit de l'accueillante Espagne voisine.
Source: article librement inspiré d'une série d'articles sur GayTV
09:45 Publié dans Homophobie | Lien permanent | Envoyer cette note
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08.07.2009
Nouvelle agression de lesbiennes parce que l’homosexualité est un pêché …
Un communique de SOS HOMOPHOBIE
Une nouvelle fois, un couple de lesbiennes a été agressé. Le rapport annuel 2009 de SOS homophobie constatait déjà une hausse des agressions physiques contre les lesbiennes qui passaient de 6% des témoignages en 2007 à 15% en 2008.
Cette nouvelle agression s'est déroulée à Epinay-sous-Sénart dans la cité des Gerbaux dans l’Essonne jeudi 2 juillet. Dès leur installation dans la cité en janvier, plusieurs jeunes leur avait indiqué qu’ils feraient partir « ces gouines » parce que « l’homosexualité c’est pêché ! ».
Après des mois d’insultes, de menaces, de harcèlement quotidien, quatre jeunes dont trois mineurs s’en sont donc pris physiquement à ce qu’ils considèrent comme des pécheresses !
Les quatre individus ont été arrêtés suite à cette agression mais ont continué à insulter les victimes à la sortie du commissariat et ont été immédiatement remis en liberté par la justice. Ce couple de lesbiennes est ainsi doublement victimes : harcelé, agressé et obligé de quitter leur logement et leur quartier puisque les jeunes agresseurs, eux, peuvent y revenir avec un sentiment d'impunité.
Nicolas Sarkozy avait pourtant, parmi ses nombreuses promesses, affirmé qu’il remettrait les valeurs de la République au sein des cités. Pourtant, force est de constater une fois encore que ce sont des jeunes, imbibés de discours religieux sexistes, machistes et homophobes, qui font la loi dans certains quartiers.
Où sont les valeurs laïques de la République ? Les discours et les pratiques religieuses intolérantes se développent à une vitesse inquiétante dans certaines banlieues. De multiples lieux de cultes divers et variés se développent dans l’indifférence des autorités, épandant un terreau d’intolérance et de haine notamment vis à vis des femmes et des homosexuel-le-s.
SOS homophobie demande que la justice protège les victimes et appelle les plus hautes autorités de l’Etat à réaffirmer les valeurs laïques de la République partout sur le territoire et à ne plus tolérer les discours discriminants et intolérants de beaucoup d'autorités religieuses.
Association loi 1901 de lutte contre l'homophobie créée le 11 avril 1994
c/o Centre LGBT Paris IDF - 63 rue Beaubourg - 75003 Paris
Ligne d'écoute : 0 810 108 135 - Web : http://www.sos-homophobie.org
Contact presse : 06 28 32 02 50 / sos@sos-homophobie.org
05:12 Publié dans Homophobie | Lien permanent | Envoyer cette note
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24.06.2009
Un débat sur les agressions homophobes demain à Paris
Jeudi 25 à 20h aura lieu au Centre LGBT Paris IdF un débat public sur les agressions et crimes homophobes, lesbophobes et transphobes, intitulé : « Etat des lieux, quelles réponses ? »
Sont notamment invités : Philippe Lasnier Conseiller au Cabinet du Maire de Paris ; Flora Bolter Conseillère municipales du 3è arrondissement de Paris ; Jérôme Vicart président de FLAG ! (l’association des policiers gays et lesbiennes) ; Jacques Lizé président de SOS homophobie ; Garance Mathias avocate référente de la permanence juridique du Centre LGBT Paris IdF ; Jakob Y, Damien H, Claude C., agressés dans le 3ème arrondissement en avril 2009…
Les agressions homophobes ne datent pas d’hier.
Elles ont été à l’origine de la création de la ligne d’écoute de SOS homophobie, en France les personnes LGBT étaient victimes d’agressions mais ne savaient pas comment agir, vers qui se tourner pour un soutien, des conseils, une aide.
Des études et une documentation sur la violence homophobe sont publiées à l’étranger.
Nous avions reçu l’an dernier à l’occasion de l’IDAHO, Douglas Victor Janoff, criminologue canadien, Conseiller en criminalité internationale à la Direction du crime international et du terrorisme, auteur de Pink Blood « La violence homophobe au Canada », éditions Triptyque.
Dans une première Partie, nous traiterons des violences, de leurs caractéristiques et de leurs conséquences, également du rôle des associations et des dispositifs existants légaux et locaux, à la disposition des victimes.
Nos invités répondront à de nombreuses questions parmi lesquelles : Existe t-il un profil type des auteurs de violences homophobes? Avez-vous identifié des victimes plus "à risque" que d'autres?
Puis dans une seconde partie, nous nous intéresserons aux améliorations attendues en matière de prévention et de prise en charge des victimes, avec les revendications des associations et les projets des autorités locales.
Nos invités répondront alors notamment à des questions relatives à la formation des personnels, à la coordination des services…
Nous conclurons avec des conseils pratiques.
Centre Lesbien, Gai, Bi & Trans. de Paris et Ile-de-France . 63 rue Beaubourg 75003 Paris.
Accueil : 01 43 57 21 47 . Administration : 01 43 57 75 95 .
Site Internet : http://www.centrelgbtparis.org . Mail : contact@centrelgbtparis.org.
Membre de l'ILGA Europe, de l'Inter- LGBT et du SNEG.
Association à but non lucratif Loi 1901, déclarée au J.O. le 7 avril 1993 .
Agrément ministériel au titre de la Jeunesse et de l'Education Populaire depuis le 11 juin 1999.
L'association est soutenue par la Mairie de Paris, Sidaction, le GRSP IDF, La Région IDF, la DRAC
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27.04.2009
Agressions à caractère homophobe en France: l’Inter-LGBT réclame des actions fortes des pouvoirs publics
COMMUNIQUE DE PRESSE INTER-LGBT DU 27 AVRIL 2009
Après plusieurs agressions à caractère homophobes commises par des jeunes gens, l’Inter-LGBT réclame des actions fortes de la part des pouvoirs publics, particulièrement en matière éducative.
L’Inter-LGBT a appris hier qu’une agression homophobe avait eu lieu samedi à Laval, où des jeunes se réclamant du Mouvement catholique de France ont insulté le patron d’un bar gay de la ville avant de le frapper sauvagement au visage, et ont également frappé un client.
Le 22 mars, un groupe prétendant défendre l’honneur du Pape a agressé physiquement et insulté de façon violemment homophobe des militant-e-s de la lutte contre le sida qui menaient une action pacifique à Paris.
La semaine dernière, ce sont trois homosexuels qui ont été agressés dans le 3ème arrondissement par une quinzaine de jeunes, qui les ont roués de coup de poing et de pied.
Vendredi dernier, la police arrêtait deux malfaiteurs qui avaient pris l’habitude de s’en prendre à des homosexuels repérés dans le Marais pour les suivre et leur extorquer sous les coups et la menace leur argent, leur carte bancaire et leur code.
Le 20 avril dernier, six hommes ont été renvoyés devant les assises du Val-de-Marne par un juge d’instruction de Créteil, pour plusieurs agressions à caractère homophobe, dont celle de Bruno Wiel en 2006, retrouvé nu dans le parc des Lilas de Vitry, souffrant d’un traumatisme crânien et thoracique grave et qui garde de très graves séquelles de son agression.
La liste pourrait être égrainée encore longuement, qu’il s’agisse du couple homosexuel agressé au début du mois en Martinique ou de ces deux jeunes homosexuels roués de coups de poing et de pied à Sète en début d’année.
Dans la très grande majorité des cas, ces agressions sont commises par des jeunes hommes, parfois mineurs.
L’Inter-LGBT et de nombreuses autres associations qui réalisent des interventions en milieu scolaire ont eu l’occasion plusieurs fois de réclamer des pouvoirs publics, et plus particulièrement du Ministère de l’éducation nationale, que des actions fortes soient menées en matière éducative pour faire reculer l’homophobie. Presque un an après la dernière marche des fiertés parisienne et de certaines marches en région qui avaient précisément pour thème la lutte contre les discriminations par l’éducation, le bilan est mitigé. Le ministre avait pris des engagements forts et si certes la circulaire prévoyant la rentrée 2009 pointait la nécessité de lutter contre l’homophobie, l’engagement de distribuer du matériel de prévention (brochures à destination du personnel, affiches et "cartes-mémo"destinées aux élèves) dans les lycées au cours du premier trimestre de l’année scolaire n’a pas été tenu, et ne l’est toujours pas au début du troisième.
C’est la raison pour laquelle l’Inter-LGBT, en lien avec le Collectif Education contre les LGBTphobies en milieu scolaire a décidé d’envoyer un courrier commun au ministre de l’éducation pour faire avec lui le bilan des engagements pris et des actions véritablement entreprises, et exiger leur mise en œuvre. Compte-tenu de la recrudescence d’actes à caractère homophobes commis par des mineurs, il lui sera demandé que les mesures envisagées l’an dernier pour les lycées soient également mis en œuvre dans les collèges.
L’Inter-LGBT, qui salue la capacité du Ministère de l’éducation à se saisir de ses responsabilités et à mettre en place des actions exemplaires lorsque des agressions à caractère raciste ou antisémite sont commises à l’école comme à l’extérieur de l’école, ne comprendrait pas que des actions d’aussi grande portée ne soient pas menées pour faire reculer la lesbophobie, l’homophobie et la transphobie.
Plus généralement, l’Inter-LGBT estime urgent que les pouvoirs publics condamnent avec la plus grande vigueur l’ensemble des violences homophobes chaque fois qu’il en est commis, et mettent en œuvre une politique publique visant à les éradiquer, particulièrement par l’information, l’éducation et la prévention. La réalisation de l’égalité des droits, toujours attendue par les lesbiennes, les homosexuels et les transsexuel-le-s, contribuerait elle aussi à faire reculer la perception selon laquelle les personnes LGBT sont encore, dans ce pays, des citoyen-ne-s de seconde zone, justifiant alors que des comportements ou des violences discriminatoires leurs soient infligées.
18:35 Publié dans Homophobie | Lien permanent | Envoyer cette note
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