23.05.2010

SOS homophobie lance un site spécialement dédié aux adolescent-e-s : www.cestcommeca.net

soshomophobie

Le 21 mai 2010

Un Communiqué de presse de SOS Homophobie

SOS homophobie lance ce vendredi 21 mai 2010 un site dédié aux adolescent-e-s pour parler d'homosexualité, d'identité de genre, et d'homophobie (au sens large) : www.cestcommeca.net. Issue d'échanges avec des représentants du ministère de la Jeunesse et des sports en 2007, cette initiative part du constat que les adolescent-e-s non hétérosexuel-le-s souffrent encore beaucoup trop d’un manque d’informations, d’isolement voire de rejet de la part de leur entourage. Autant de circonstances qui peuvent avoir des effets désastreux sur leur parcours. Forts de notre expérience depuis plusieurs années en intervenant dans des collèges et lycées dans toute la France, il nous faut aujourd’hui créer un outil spécialement destiné aux adolescent-e-s LGBT.

SOS homophobie alerte régulièrement l’opinion, les médias et les pouvoirs publics sur le taux de suicide anormalement élevé chez les adolescent-es homosexuel-le-s et trans. Mais il ne faut pas oublier les conduites à risque, dépressions, maladies psychosomatiques, abus d'alcool, consommation de drogue… liés à la difficulté, aujourd’hui, de vivre librement et sereinement son orientation sexuelle ou son identité de genre quand on est mineur. A la suite des recommandations de la HALDE, SOS homophobie plaide pour une plus grande prise en compte des questions LGBT à l’école, notre association refusant que le seul modèle possible soit l’hétérosexualité. Il existe une frilosité générale sur les représentations des personnes homosexuelles et trans auprès des adolescent-e-s de la part du monde éducatif, des professionnels de santé, des autorités publiques... Elle pénalise surtout les jeunes qui ne bénéficient pas d'un environnement compréhensif et bienveillant. Aujourd'hui, en France, les adolescent-e-s LGBT sont invisibles.

"C’est comme ça" vise d'abord à offrir une information large et accessible sur l'homosexualité, l'identité de genre et l'homophobie. Il nous semble essentiel, pour un public jeune, de montrer les deux facettes - rejet et acceptation - du vécu des personnes homosexuelles ou trans. Quand on parle des adolescent-e-s LGBT, c’est souvent pour parler de leurs souffrances, mais nous ne voulions pas indiquer uniquement les moyens de se prémunir contre les violences homophobes et transphobes. Sur www.cestcommeca.net, les éléments constructifs, positifs, sont au contraire très présents.

Des références adaptées dans la littérature, le cinéma et d’autres domaines artistiques ont commencé à être réunies, avec pour objectif à terme de faire le panorama d'une offre culturelle de qualité. Il s'agit avant tout de rendre visible des figurations de l'adolescence homosexuelle ou trans, quand elles sont accessibles à ce public, de valeur et rigoureusement légales. Le site propose par ailleurs des portraits de figures emblématiques (réelles ou fictives) et la possibilité de témoigner en ligne.

Destiné à s'étoffer avec les années, dans l'interaction avec son public, "C’est comme ça" revendique une posture informative et éducative. En revanche, pour cette raison aussi, il ne s'agit ni d'une plate-forme communautaire ni d'un forum, fonctions déjà largement remplies ailleurs. Avec cet outil adapté à la fois à notre époque et à un public particulier, SOS homophobie entend contribuer à combler un vide qui concerne beaucoup de jeunes, trop souvent oubliés.

SOS homophobie est une association agréée par le ministère de l'Education Nationale au titre des associations complémentaires de l'enseignement publique.Association de lutte contre la lesbophobie, la gayphobie, la biphobie et la transphobie
Association loi 1901 créée le 11 avril 1994
c/o Centre LGBT Paris IDF - 63 rue Beaubourg - 75003 PARIS
Ligne d'écoute : 0 810 108 135 - Web : http://www.sos-homophobie.org
Contact presse : 06 28 32 02 50 / sos@sos-homophobie.org
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06.05.2010

Délire catholique: l'adolescent est spontanément homosexuel et la société actuelle est pédophile

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Le journal brésilien O Globo a rapporté les propos  qu'a prononcés l'archevêque Mgr Dadeus Grings ce mardi 4 mai, premier jour de la 48ème Assemblée générale de la Conférence nationale des évêques du Brésil (CNBB),  qui réunit plus de 300 évêques brésiliens, à Brasilia. L'archevêque Grings est connu pour ses positions conservatrices.

"La société actuelle est pédophile, c’est là que se trouve le problème. Alors  les personnes tombent facilement dedans. Mais le fait de le dénoncer est un bon signal".*

Mgr Grings a aussi critiqué la libéralisation de la sexualité qui "engendre des déviances de comportement" dont la pédophilie: "Quand la sexualité est banalisée, il est clair que cela touche tous les cas. Dont l'homosexualité. Avant on ne parlait pas d’homosexuels.  Quand on commence à dire qu’ils ont des droits, le droit de s’exprimer publiquement, bientôt on va trouver que les pédophiles ont des droits".**

L'archevêque s'est encore exprimé sur la psychologie des adolescents: "Nous savons que l' adolescent est spontanément homosexuel, ce qui fait que par la suite, s'il n'a pas eu une bonne orientation, cela se fixe".***

Mgr Grings a cependant "condamné clairement" les abus sexuels commis par les prêtres contre des mineurs et affirmé qu’il devaient être "punis" mais a reconnu la difficulté qu'éprouve l’Eglise à dénoncer ces cas à la police: "Il est un peu étrange que l’Eglise aille accuser ses propres fils".

Pour lire l'article de O Globo (en portugais), cliquer ici

Commentaire

On retrouve l'argumentaire vaticanesque connu sur l'interprétation de l'homosexualité: un peu de freudisme non avéré (affirmer que les ados sont spontanément homosexuels est une affirmation pour le moins rapide qui est sans doute à rapporter à la prétendue phase homosexuelle 'normale' de l'adolescence); la libéralisation de la sexualité sert de bouc émissaire; de plus, si l'archevêque n'affirme pas directement que la pédophilie est liée à l'homosexualité, il place les deux termes dans un contexte proche qui induit à l'assimilation et à la confusion. Tout est fait pour atténuer la responsabilité de l'Eglise dans les scandales des prêtres pédophiles qui secouent aussi le Brésil. L'archevêque a d'ailleurs aussi recouru à la statistique pour minimiser le rôle de l'Eglise: en Allemagne, a-t-il avancé, seulement 0,2 pour cent des cas de pédophilies sont le fait de prêtres catholiques...

C'est en somme la triste pratique de la désinformation et de la manipulation qui est à l'oeuvre. Face aux faits avérés de pédophilie sacerdotale, l'archevêque se réfère à des données non avérées qu'il présente comme des certitudes: l'adolescent est spontanément homosexuel, les prêtres pédophiles sont une infime minorité en Allemagne. De plus, ces propos pourraient être ressentis comme insultants par les victimes: on peut en effet se demander pourquoi l'archevêque souligne la prétendue homosexualité de l'adolescent, -serait-ce pour y attribuer une part de responsabilité? - et, pour les victimes, de savoir que leurs viols par des  prêtres relève d'une minorité statistique, cela va-t-il les consoler?

Les perles de l'archevêque dans le texte original:

*"A sociedade atual é pedófila, esse é o problema. Então, facilmente as pessoas caem nisso. E o fato de denunciar isso é um bom sinal"

**"Antigamente não se falava em homossexual. Quando começa a (dizer) que eles têm direitos, direitos de se manifestar publicamente, daqui a pouco vão achar os direitos dos pedófilos "

***"Nós sabemos que o adolescente é espontaneamente homossexual. Só depois, se não houve uma boa orientação, isso se fixa

06.09.2009

Adolescents homosexuels, des préjugés à l'acceptation, un livre d'Elisabeth Thorens-Gaud

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                                                        Le livre d'Elisabeth Thorens-Gaud vient d'être lancé en Suisse ce jeudi 3 septembre. L'auteure l'a présenté ce vendredi aux Assises contre l'homophobie qui ont actuellement lieu à Genève, où il a été très bien accueilli.

L' AUTEURE:

Ethorens


Elisabeth Thorens-Gaud enseigne l’histoire et la géographie dans un collège.

Après des études de Lettres à l’Université de Genève, elle a vécu à Boston pour étudier le Management à Harvard.

Parallèlement à son métier d’enseignante, elle a toujours exercé une activité dans le domaine de la communication.

Elle a rassemblé ses compétences de pédagogue et de rédactrice pour faire entendre la voix des jeunes homosexuels, et avec des professionnels de la santé et des enseignants, elle a fondé l’association Mosaic-info pour informer les parents, les enseignants, les professionnels de la santé et les jeunes sur des sujets de société sensibles liés à toute forme de discrimination, y compris l'homophobie.

Avec la participation de Marina Castaneda, auteur du best-seller "Comprendre l’homosexualité

LE LIVRE:

"Enfants homosexuels, des préjugés à l'acceptation"
Aide aux parents, soutien aux enseignants, conseils aux jeunes.

J’enseigne l’histoire et la géographie dans un collège secondaire à des adolescents.
Il y a peu de temps, une élève m’a raconté que son père l’avait mise à la rue parce qu’elle était lesbienne. Cette fille avait pensé au suicide. Sa détresse m’a bouleversée.

Selon des études scientifiques, un tiers des tentatives de suicide, voire des suicides chez les jeunes serait lié au questionnement sur leur identitié sexuelle.

Ce risque diminue sensiblement quand ces adolescents se sentent intégrés à l’école et soutenus par leur famille, car ils peuvent alors développer une meilleure estime d’eux-mêmes. Les enseignants et les parents jouent donc un rôle essentiel auprès de ces adolescents.

  • Que se passe-t-il dans l’esprit d’un père ou d’une mère qui apprend que son enfant est homosexuel pour qu’il le rejette?

  • Pourquoi les parents ont-ils tant de mal à vivre cet événement?

  • Existe-t-il un chemin vers l’acceptation et l’intégration?

  • Quel rôle les enseignants et les professionnels de l’éducation peuvent-il jouer pour aider ces enfants?

  • Comment les enseignants peuvent-ils agir sans s’immiscer dans la vie privée des familles?

En tant que pédagogue, il me fallait trouver des réponses à ces questions. Je suis donc partie à la rencontre de ces parents, de ces professionnels et de ces jeunes pour recueillir leurs témoignages.

C’est ainsi que j’ai troqué ma craie contre ma plume pour écrire ce livre, afin d’aider les parents dans leur cheminement vers l’acceptation, de sensibiliser les enseignants aux difficultés que les élèves homosexuels rencontrent à l’école, pour tenter d’éviter des drames qui peuvent conduire des enfants à se suicider.

Contacter l'auteure: E-mail: thorens-gaud@bluewin.ch

Le livre est actuellement disponible sur Amazon mais ne sera disponible en librairie en Belgique, en France et au Canada qu'à partir du 29 octobre 2009

PRESSE:

Téléchargez une interview d'Elisabeth Thorens-Gaud à l'occasion des premières Assises contre l'homophobie: téléchargement .pdf

Une des sources du livre: un dossier belge!

A noter que Madame Thorens a, pour la partie de son livre destinée aux enseignants,  notamment  exploité le dossier Combattre l'homophobie à l'école, pour une école ouverte à la diversité, distribué en 2006 dans toutes les écoles en Communauté française de Belgique et encore téléchargeable en ligne sur le site de la Communauté française. Madame Thorens considère qu'il s'agit d'un ouvrage exhaustif!


02.10.2008

Ce qui rend les enfants homophobes, un article du Monde du 30 septembre

Source: Le Monde en ligne

"Pédé !" est une insulte courante dans les cours d'école. Dès le primaire, sans trop savoir de quoi il retourne, les garçons s'en emparent. Plus tard, au collège et au lycée, l'injure est proférée en connaissance de cause.

"Dans notre rôle d'éducateur, la lutte contre l'homophobie est à mon sens un enjeu essentiel", a estimé le ministre de l'éducation nationale, Xavier Darcos, dans un entretien accordé au magazine gay Têtu. Pour la première fois dans la circulaire de rentrée, celle-ci figure comme l'une des dix grandes orientations prioritaires assignées aux recteurs.

Dans le courant du premier trimestre, une campagne nationale d'affichage sera organisée dans tous les lycées publics et dans les établissements privés qui en font la demande. Objectif : mieux faire connaître la ligne Azur créée par Sida Info Service en direction des jeunes qui s'interrogent sur leur orientation sexuelle.

A la différence d'autres discriminations comme le racisme ou l'antisémistisme, l'homophobie est un sentiment complexe qui renvoie à la construction de l'identité sexuelle. "Au départ, les nourrissons baignent dans un état de neutralité et de bisexualité psychique, explique Serge Hefez, psychiatre et psychanalyste. Ils sont imprégnés d'éléments féminins et masculins. Ce n'est que petit à petit, au prix d'un cheminement difficile, qu'ils vont se reconnaître dans une identité sexuée."

Progressivement, le petit garçon va se construire dans un rejet du féminin. Il intégre les éléments définis comme masculins, à savoir ce qui est pénétrant, actif, dominant, par opposition à ce qui est pénétré, doux, passif. La société va accentuer ce phénomène en rangeant petites filles et petits garçons selon des stéréotypes souvent caricaturaux. "Tout ce travail aboutit, chez les petits garçons, à une méfiance, une terreur pour ce qui est de l'ordre de la passivité et de la pénétration", poursuit le psychiatre. Du coup, les garçons aux comportements féminins peuvent susciter un rejet de la part de leurs camarades en ce qu'ils contrecarrent la construction difficile de leur identité sexuelle.

Ces angoisses, qui s'apaisent pendant la phase de latence entre 6 ans et la puberté, vont ressurgir plus ou moins violemment au moment de l'adolescence. Il ne s'agit plus de construire son identité, mais son orientation sexuelle. "A cette période, l'homophobie peut devenir centrale", remarque Serge Hefez, les garçons ne supportant pas, chez les autres, ce qui peut mettre en danger leur construction identitaire.

MALAISE ET ANGOISSE

Pour Murielle Turchi, psychologue clinicienne, "tout adolescent vit une homophobie incontournable faisant partie de son développement psychosexuel". A cette période de la vie, les fantasmes infantiles inconscients autour de l'acte sexuel sont réactivés. Celui-ci fait peur, est perçu comme violent, d'autant plus s'il s'exerce entre deux hommes par la sodomie. Parce qu'il a peur de la sexualité, qu'il ne reconnaît plus son corps, source de malaise et d'angoisse, l'adolescent se rassure au travers d'un "hyper conformisme", caractéristique des jeunes de cet âge. "L'homophobie devient une sorte de code de conduite pour maintenir les hommes dans le bon chemin de la virilité hétérosexuelle", considère Murielle Turchi.

Cette période homophobe, davantage le fait des garçons que des filles, sera plus ou moins violente et durable en fonction de la propre histoire de ces jeunes. Pour Eric Verdier, psychologue-psychothérapeute, "plus on est homophobe, plus on a une part de bisexualité non assumée". Une fois adultes, les hétérosexuels les moins homophobes seraient ceux qui sont le plus à l'aise avec leur propre sexualité.

Jacques Lizé, président de SOS-Homophobie, distingue à travers les insultes dont sont victimes les homosexuels, trois composantes de l'homophobie. "Folle", "tata", "tarlouse", "hommasse" viennent du fait que les rôles traditionnellement assignés aux hommes et aux femmes sont transgressés. "Broutte-gazon", "enculé", "suceuse", "salope" assimilent l'homosexuel à un obsédé sexuel. Ces deux types d'insultes sont liés à l'influence de la religion qui assigne à la sexualité une fonction de reproduction et pas de plaisir. Enfin, avec pédéraste ("pédé", "pédale"), l'homosexuel est hérigé en suspect.

Pour prévenir l'homophobie, "il est fondamental que les éducateurs et les parents interviennent et rassurent les adolescents sur la sexualité, l'amour et la différence", assure Murielle Turchi. Reste qu'il n'est pas toujours évident pour les associations militant contre l'homophobie d'obtenir des agréments pour intervenir en salle de classe. La Haute Autorité de lutte contre les discriminations (Halde) a lancé, en mai, un groupe de travail qui associe des représentants de l'éducation nationale, les associations et les parents d'élèves. Objectif : identifier les blocages et apporter des recommandations pour faire en sorte de les lever.


Dans le coeur des hommes, Serge Hefez. Hachette Littératures, 2008. 303 p., 19 €.

Comment devient-on homo ou hétéro ?, Stéphane Clerget. Ed. J.- C. Lattès, 2006. 428 p., 18 €.

Petit manuel de gayrilla à l'usage des jeunes, Michel Dorais et Eric Verdier, 2005. H & O. 174 p., 11 €.

Ligne azur : 0810 20 30 40, http://www.ligneazur.org/index.php3.

SOS-homophobie 0810-108-135 ou 01-48-06-42-41, www.sos-homophobie.org.

Martine Laronche

18.09.2008

Babyji, un roman lesbien?

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Je découvre avec bonheur Babyji (10-18, n°4126) d'Abha Dawesar, que je présentais dans un post précédent. Avec bonheur, cela veut dire qu'une fois le livre ouvert, je n'ai plus envie de le quitter ni de me laisser distraire de ma lecture, et que le soir, je n'éteinds pas la lumière alors que mes paupières s'alourdissent. Cela n'arrive pas si souvent, et cela mérite d'être signalé comme critère subjectif de qualité.

C'est frais, primesautier, audacieux et libéré. Cela se passe en Inde, dans la Dehli contemporaine, dans le milieu social aisé de fonctionnaires qui appartiennent à la classe moyenne. Une adolescente de 17 ans, brillante à l'école, découvre son attirance pour trois femmes très différentes: une divorcée, mère d'un enfant de cinq ans, un compagne de classe et une jeune domestique. Elle est attirée par ces femmes et veut expérimenter attouchements et rapports physiques, mais cela ne veut pas dire qu'elle est attirée par les femmes. Simplement, il semble plus naturel que cette jeune femme découvre sa sexualité en compagnie d'autres femmes, sans que l'étiquette homosexuelle ou lesbienne vienne définir ces rapports. En fait j'aime assez l'idée d'une sexualité ouverte et avide d'expérimentation qui naît par tâtonnements.

Les garçons, les compagnons d'étude,  sont diversément observés, soit avec amitié, soit avec une certaine distance lorsqu'un comportement machiste se manifeste. Les hommes appartiennent soit à la catégorie des pères de la classe moyenne, des petits bourgeois un peu ennuyeux attachés à leurs rituels de représentation de caste ou de parties de cartes, -ce qui ne donne pas l'envie du mariage-, soit à celle des violents qui battent leurs femmes et dont il faut se prémunir, soit encore à celle des violeurs immondes qui vous coincent dans les bus encaqués de monde. Un monde qui incite  à la solidarité féminine.

Une belle approche d'une femme à la découverte de sa sexualité et de ses choix à l'orée du monde adulte.

 

11:43 Publié dans Littérature | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : sexualite, roman, inde, lesbienne, dehli, adolescence, dawesar | | |  Facebook |

06.01.2008

Petit manuel de gayrilla à l´usage des jeunes

gayrilla

La référence:

Petit manuel de gayrilla à l´usage des jeunes ou comment lutter contre l´homophobie au quotidien


Michel Dorais et Éric Verdier

H&O éditions
176 pages - format : 11,5 x 19 cm - 11 euros (France)


Les auteurs:

Michel DORAIS et Éric VERDIER

Michel Dorais est professeur et chercheur à l´Université Laval, au Canada. Il a écrit de nombreux ouvrages et articles, publiés en plusieurs langues dont "Les cowboys de la nuit". Ses travaux sur les séquelles d´agressions sexuelles chez les garçons et sur les tentatives de suicide chez les jeunes hommes étiquetés comme homosexuels lui ont valu une audience internationale. Eric Verdier est psychologue et psychothérapeute. Il anime des formations autour de questions de santé publique (toxicomanie, sida, suicide, sexualité?) où il propose une approche psychosociale des publics confrontés à l´exclusion. Il est chargé de mission à la Ligue des Droits de l'Homme et il a coécrit "Homosexualités et suicide".

Le commentaire de l´éditeur:

Petit manuel de gayrilla

à l'usage des jeunes

Vivre sa différence n'est pas toujours facile. Que l'on soit un homme ou une femme qui ne se conforme pas aux stéréotypes, que l'on soit gay, lesbienne, bisexuel ou transgenre, ou tout simplement que l'on se cherche encore, on est trop souvent en butte à l'intolérance, au sexisme et à l'homophobie. Il y a pourtant moyen de prévenir, de combattre et de contrecarrer ces attitudes de mépris. Michel Dorais et Éric Verdier, puisant dans leur expérience d'intervenants sociaux, livrent ici des informations, des trucs, des exemples, pour s'en sortir. Ce petit manuel de gayrilla est un guide pratique de survie et d'épanouissement pour les jeunes de la diversité sexuelle.


175 pages au format 11,5 x 17 cm

ISBN : 2-84547-101-7

Illustration de couverture : Canibals


 

17.10.2007

perception de l´homosexualité chez les jeunes de 13 à 21 ans

Voici, pour votre bonne information, les liens qui vous permettront d´accéder à la récente enquête de la Fédération des Centres de Planning Familial des Femmes Prévoyantes Socialistes (FPS): "La perception de l'homosexualité chez les jeunes de 13 à 21 ans":

http://www.femmesprevoyantes.be/NR/rdonlyres/F...

ainsi que la brochure des FPS "Je suis... moi. Diversité et tolérance en matière de sexualité":

http://www.femmesprevoyantes.be/fps/CentresdeP....