13.09.2010
Leonard fume le cigare, mais qu'il paye donc les victimes!
La conférence de presse donnee ce matin par l'archeveque Andre-Joseph Leonard n'a ete qu'un nouveau nuage de fumee, on ne s'attendait d'ailleurs a rien d'autre. Attendre l'avis d'un pape reactionnaire, creer une nouvelle Commission sur les cendres de l'ancienne, on ne sait pas trop quand... Les victimes de la pedophilie des hommes d'eglise doivent etre devenues anorexiques a force de vomir face a tant de cauteleries et d'attermoiements.
Des victimes qui, pas plus que leurs représentants, n’ont pu assister à la conférence de presse.
Une suggestion a l'americaine: que l eglise catholique compense donc les dommages subis, meme si aucune compensation ne pourrait suffire, par un dedommagement important! On sait que rien, ni therapie ni seance de pardon, fut-elle confite en devotion, ne lavera les souillures subies. Mais un peu de bon sens suffirait: que l eglise verse donc la somme symbolique d'un million d'euros par victime en dedommagement, au-dela des tres necessaires poursuites legales la ou elles sont encore possibles. Et si apres cela, certaines victimes veulent encore etre entourees par les soins douteux d une commission issue de l' eglise catholique, grand bien leur fasse. Au moins ces personnes qui ont vu leur existence detruite pourraient-elles vivre un peu plus confortablement.
Et si, mis a part du brouillard, le cigare de l archeveque produit aussi un rond de fumee, si par miracle une colombe le traverse, qu elle tienne au moins un cheque substantiel dans son bec!
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07.08.2010
L'évêque pédophile belge achetait le silence de la famille
L'ex-évêque de Bruges, Roger Van Gheluwe (photo Carolus) a confirmé hier soir par la voix de son porte-parole que "Jusqu'à l'année passée, Mgr Roger Vangheluwe a versé des sommes considérables à la famille de sa victime en guise de dédommagement". Toute la presse belge de ce matin évoque cet aveu ce matin, qui arrive au moment même où la Chambre des mises en accusation se penche sur l'affaire.
Dédommagement...le terme est un édulcorant, on fait à nouveau dans la dentelle: ne s'agissait-il pas d'acheter le silence de la famille, un élément de corruption supplémentaire, un chantage à la respectabilité?
L'église catholique belge avait transmis sur cette affaire un communiqué de presse bilingue polyphonique que l'on trouve en ligne sur le site catho.be. On pourra le lire ci-dessous pour sa partie en français.
Au-delà du drame profond et du nécessaire respect pour les souffrances de la victime et de la famille, il est intéressant d'analyser le discours interne de l'église catholique dans ces documents: il oscille entre un aveu de culpabilité en fait très limité et une forte tendance à l'auto-justification, du style nous avons autrefois couvert et mis le couvercle sur ce genre d'affaires, on n'aurait pas dû, mais elles sont de toute façon rares/ le droit canon est la solution à ce genre de problème, mais bon on doit aussi aujourd'hui collaborer avec la justice civile, on ne peut plus faire autrement/ et on ne va surtout pas se pencher sur les causes réelles de la pédophilie des prêtres.../ on avait mis en place une commisssion pour traiter convenablement de ces affaires, voyez ce que vous en avez fait...Visiblement la hiérarchie catholique n'a pas encore bien compris ni l'ampleur de ces affaires, ni le fait que sa gestion catastrophique de la sexualité des prêtres peut conduire à voler et violer l'affection des plus faibles par des comportements aussi pitoyables et infamants que la pédophilie; reste le bon sens du public, qui n'est en rien contraint d'avaler les bobards mielleux qu'on lui présente. A l'église catholique, on peut suggérer de prendre connaissance des avancées de l'analyse systémique, cela lui permettrait d'appréhender la problématique de manière plus globale et d'analyser ses responsabilités dans ce type d'affaires.
Voici les textes mis en ligne par l'église catholique belge (s.d.):
Démission comme évêque de Bruges
Quand je n’étais pas encore évêque et également un certain temps après, j’ai abusé sexuellement d’un jeune de mon entourage proche. La victime en est encore marquée. Durant les dernières décennies, j’ai à plusieurs reprises reconnu ma faute envers lui, ainsi que sa famille et j’ai demandé pardon. Mais ceci ne l’a pas apaisé. Moi, non plus. La tempête médiatique de ces dernières semaines a renforcé le traumatisme. Ce n’est plus tenable. Je regrette profondément ce que j’ai fait et présente mes excuses les plus sincères à la victime, sa famille, toute la communauté catholique et la société en général. J’ai présenté ma démission comme évêque de Bruges au Pape Benoît XVI. Celle-ci fut acceptée ce vendredi. Désormais, je me retire.
Roger Vangheluwe Texte de l'archevêque Léonard
Nous sommes confrontés à une situation particulièrement sérieuse. Nos pensées vont en premier lieu vers la victime et sa famille, dont beaucoup de membres n’apprennent qu’aujourd’hui la bouleversante nouvelle. Pour la victime, il s’agit d’un long calvaire, qui n’est sans doute pas encore terminé.
En ce qui concerne Mgr Roger Vangheluwe, il a droit, en tant que personne, à la conversion, confiant dans la miséricorde de Dieu. Mais, sur le plan de la fonction, il était indispensable que, par respect pour la victime et sa famille et par respect pour la vérité, il se démette de sa charge. Ce qui est fait. Le pape a immédiatement accepté la démission de l’évêque de Bruges. Elle est, en ce moment même, rendue publique à Rome.
L’Eglise souligne ainsi qu’en ces matières, il n’y a pas à tergiverser. Nous espérons contribuer de la sorte au rétablissement de la victime. La décision de l’évêque de Bruges ainsi que l’organisation de cette conférence de presse correspondent à la volonté de transparence que l’Eglise catholique de Belgique veut désormais rigoureusement appliquer en la matière, en tournant résolument la page par rapport à l’époque, pas si éloignée, où, dans l’Eglise comme ailleurs, on préférait la solution du silence ou du camouflage.
Il va sans dire que cet événement sera très douloureusement ressenti dans toute la communauté catholique belge, d’autant plus que Mgr Vangheluwe était perçu comme un évêque généreux et dynamique, largement apprécié dans son diocèse et dans l’Eglise de Belgique. Et nous, ses confrères, sommes conscients de la crise de confiance que cela va engendrer chez nombre de personnes. Nous osons cependant espérer que la sagesse l’emportera et que les évêques et surtout les prêtres de ce pays ne seront pas abusivement discrédités dans leur ensemble alors que la toute grande majorité d’entre eux mènent une vie conforme à leur vocation, dans une fidélité pour laquelle je tiens à les remercier publiquement.
Texte de l'évêque Harpigny
En tant que référendaire pour la Commission pour le traitement des plaintes pour abus sexuel dans une relation pastorale, j’ai été mis au courant ce mardi 20 avril 2010 de la situation de Mgr Vangheluwe, par un message de l’entourage de la victime adressé aux évêchés. J’étais alors retenu à Kinshasa. J’ai tout de suite veillé à m’assurer qu’il y serait donné le suivi indiqué. Je précise qu’aucun des membres de la Conférence épiscopale n’était au courant de cette situation. J’ai seulement appris qu’au début du mois, le Cardinal Danneels – déjà émérite – avait rencontré la famille à la demande de la famille de la victime et en présence de Mgr Vangheluwe. Il a écouté et constaté que la situation n’était pas apaisée et ne pourrait en rester là. En même temps, la victime a pris contact avec la Commission pour le traitement des abus sexuels dans le cadre d’une relation pastorale. Pour rappel, cette Commission indépendante fut instituée en 2000 par la Conférence épiscopale belge. Un point de contact téléphonique a été établi afin que les victimes des abus sexuels puissent raconter leur épreuve. Selon une procédure adéquate, qui respecte la demande de chaque victime, les membres de la commission veillent à ce que la victime puisse être entendue et qu’elle reçoive l’aide la plus appropriée. Les membres de la commission sont également chargés de donner des avis, des conseils aux évêques et aux supérieurs majeurs qui ont autorité sur les prêtres et les religieux coupables de ces délits. Il est, de toute façon, recommandé aux prêtres et religieux de se présenter à la justice. Il est aussi recommandé aux victimes de porter plainte. Je salue ici le travail remarquable de cette Commission. Son président, le Professeur Adriaenssens prendra la parole dans un instant.
Aujourd’hui Mgr Vangheluwe n’est plus évêque de Bruges et se retire. Désormais, son cas relève de la compétence de la Congrégation pour les Evêques, qui exerce au nom du Pape l’autorité sur chaque évêque. Celle-ci s’adressera à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. C’est cette dernière qui indiquera les mesures canoniques éventuelles à prendre à son égard. En effet, c’est ce que stipule le motu proprio,Sacramentorum sanctitatis tutela (la protection de la sainteté des sacrements) du 30 avril 2001 qui, entre autres, veut protéger les fidèles des abus sexuels. Ce document donne, parmi d’autres dispositions, la démarche à suivre lorsque des prêtres et des religieux sont responsables d’abus sexuels à l’égard des mineurs.
Texte de Peter Adriaenssens, président de la Commission pour le traitement des plaintes pour abus sexuel dans une relation pastorale
Comment réparer un passé devenu trop lourd ?
Le récit de la victime de Mgr Vangheluwe est un cas exemplaire qui démontre que grandir avec un passé trop lourd peut rendre malade dans tous les sens du terme. L'abus sexuel est tout d’abord une question d'abus de pouvoir. Deux caractéristiques empoisonnent les chances de rétablissement : le secret imposé à la victime et le petit cercle fermé dans lequel les faits se déroulent. Que certains, même des années plus tard, ressentent des difficultés à pouvoir vivre dignement suite à ce qui leur est arrivé, trouve ses racines dans ces mécanismes. L'antidote s’impose. Face à l'abus de pouvoir, il s’agit de rétablir l’équilibre des dignités. Face au poids du secret, il y a le droit de retrouver le libre usage de sa parole. Face à ce qui est arrivé à l’abri des regards, il y a la transparence d’une communication ouverte. Ce sont les trois voies de guérison qui peuvent être offertes aujourd'hui à la victime et à sa famille. Nous espérons que les mesures claires, qui touchent aujourd'hui l'auteur des faits, rendront à la victime sa fierté d'appartenir à la société.
Le respect d’une victime qui a le courage de sortir du secret avec le poids de sa souffrance, signifie deux choses : d'une part, le devoir des responsables de tout mettre en oeuvre pour protéger la victime et pour mettre l’agresseur hors d’état de nuire.
D'autre part, il y a la responsabilité pour l'opinion publique de respecter l'anonymat demandé par la victime et sa famille. En tant que président de la commission et personne de contact avec la victime, je demande avec insistance aux médias de respecter cette discrétion.
Je remercie les évêques de Belgique pour l’ouverture d’esprit avec laquelle ils abordent le travail de la commission. La plainte dans l'affaire qui nous réunit aujourd'hui peut être considérée comme un test de transparence et d’efficacité. Ces dernières semaines, les médias ont posé à plusieurs reprises la question de savoir si la commission était en état de formuler ses décisions en toute indépendance. Nous avons estimé inutile de faire mousser à chaque fois le débat à ce sujet. L’unique réponse adéquate est de nous juger sur nos actes.
Chaque dossier d'abus sexuel dans l'Eglise est une situation de perte pour tous. Il y a avant tout l’infini dommage causé aux victimes. Vient ensuite le temps et l'énergie consacrés aux décisions disciplinaires concernant les coupables. Enfin, il y a la perte de confiance. Et celle-ci ne peut être mesurée. Voilà pourquoi, je réitère ici l'appel de la commission, faite non seulement aux victimes mais aussi à toute personne consciente d’avoir dépassé les bornes d’un comportement sexuel acceptable, de ne pas attendre que les victimes aient atteint l'âge de les dénoncer mais de trouver le courage de prendre contact avec nous afin de se faire aider.
Commentaire du diocèse de Bruges par Peter Rossel, porte-parole
Ce qui arrive est incompréhensible pour les collaborateurs directs de l’évêque et, par extension, pour tout le diocèse. L’entourage de l’évêque est surpris, choqué et désarçonné, parce qu’il n’existait aucune indication que l’évêque vivait sous la pression d’un tel problème. Après sa décision, le diocèse se retrouve décapité. Les collaborateurs du diocèse ont pris acte de cette décision et la respectent. Ils s’unissent surtout à ceux qui ont souffert. Les mots nous manquent dans le diocèse. Le mot ‘inimaginable’ est devenu concret pour nous. Nous soulignons que chaque cas est un cas de trop, mais qu’il s’agit d’exceptions.
Le droit canon prescrit ce qui va arriver : le collège des consulteurs va désigner au plus vite un administrateur diocésain (canon 421). Celui-ci prendra en charge les affaires courantes du diocèse, en attendant la nomination d’un nouvel évêque par le pape. Jusqu’à cette désignation et vu que tous vicaires de l’évêques sont automatiquement démissionnaires selon les prescriptions du droit canon, le diocèse ne fera pas d’autres communications.
06:41 Publié dans Religions, haines et tolérances | Lien permanent | Envoyer cette note
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02.08.2010
Gay pride de Jérusalem: déclarations homophobes catholiques du patriarcat de jérusalem
Voici la déclaration que l'on trouve sur le site du patriarcat latin de Jérusalem. Les surlignements sont de notre fait: il suffit de les lire pour se rendre compte de la profonde homophobie du message du patriarcat latin de Jérusalem, qui est la plus haute autorité catholique de cette ville. Ce sont les déclarations de ce genre qui obligent les autorités de la ville à protéger les participants à la Gay pirde, à raison de quasi un policier par participant...

"Homme et femme Dieu les créa" (Genèse 1:27)
Jeudi 29 juillet, les participants à la 8ème "Gay Pride" de Jérusalem ont déambulé dans les rues de la ville sainte, et ce en dépit de l'opposition déclarée des chefs religieux juifs, chrétiens, musulmans et druzes de Terre Sainte.
Chaque année depuis 2002, ce défilé vise non seulement à militer pour les droits des homosexuels, mais aussi à défier la famille et le mariage, réalités instituées par Dieu qui a béni l'union de l'homme et la femme. Cette parade, ses organisateurs et les autorités qui la permettent, n'ont d'égard ni pour les sentiments des familles, ni pour la sainteté de cette Ville.
Les homosexuels peuvent organiser leurs défilés partout où ils le veulent, mais qu'ils laissent Jérusalem à ses fidèles et à ses pèlerins. Dans cette ville qui a déjà subi assez de blessures et d'humiliations, il est extrêmement pénible de constater qu'une telle parade est permise, alors que l'on empêche des millions de croyants arabes, y compris les habitants des territoires de l'Autorité palestinienne, de visiter les Lieux Saints de Jérusalem pour raisons "de sécurité".
En tant que gardiens responsables de la sainteté et de l'inviolabilité de cette Ville "d'où vient la loi" (cf. Isaïe 2:3), en syntonie avec tous les hommes de bonne volonté musulmans, juifs et druzes, nous exprimons notre profonde désapprobation devant de telles manifestations qui prennent pour cible nos villes saintes et expriment leur opposition aux enseignements des livres saints sur la sainteté du mariage unissant l'homme et la femme, béni par Dieu dans le don des enfants. Tout en exprimant notre profond respect pour chaque être humain, nous annonçons la vérité des Dix Commandements, fondements du bonheur d'après les paroles du Seigneur lui-même : «Si tu veux entrer dans la vie éternelle, observe les commandements» (Matthieu 19:17).
+ Patriarche Fouad Twal
06:22 Publié dans Fierté lesbigay, estime de soi, gay pride, Religions, haines et tolérances | Lien permanent | Envoyer cette note
| Tags : gay pride, jérusalem, patriarcat latin de jérusalem, homophobie, catholicisme |
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01.08.2010
Haine catholique: les paroles horrifiques de Monseigneur Babini

L'extrême-droite catholique a encore frappé et c'est à nouveau l'évêque émérite de Grossetto, Mgr BABINI, qui déverse sa bile homophobe dans une interview accordée à Pontifex suite aux révélations de Panorama sur la vie sexuelle de certains prêtres gays vivant à Rome.
Mgr Babini, on le sait, est la caricature vivante du stéréotype de l'Inquisition. On pensait qu'il avait atteint la limite du propos grotesque, mais il vient de démontrer qu'il était capable de se surpasser. Sur le baromètre de l'homophobie, il vient de battre un nouveau record. Voyez d'abord le titre de l'interview:
Les prêtres gays décrits dans Panorama sont vicieux et pervers, je les verrais bien en prison. J'ai davantage de pitié pour un pédophile que pour eux. Et d'ajouter, ce qui cadre bien le personnage, qu'autrefois c'était mieux: par le passé ce type de scandale ne se produisait pas...
Il serait sans aucun doute opportun que les noms des ces prêtres soient publiés, aussi parce que quelqu'un pourrait se faire passer pour un prêtre. Par devoir de clarté, l'hebdomadaire, mais c'est une chose qui n'arrivera jamais, pourrait donner les noms et prénoms des personnes impliquées. Il précise encore: bien sûr les journaux fouillent dans la merde dans le but d'attaquer l'église, mais aujourd'hui je n'ai aucune envie de m'en prendre à cet hebdomadaire qui a fait son travail, même si c'est d'une manière très discutable et en violant la vie privée des personnes.
(...) J'ai déjà exprimpé à diverses occasions ma nette contrariété envers l'homosexualité que je considère comme une vraie perversion contre nature. Maintenant, si ces choses sont commises d'une manière aussi obscène et ignominieuse par des prêtres, il conviendrait, comme cela se faisait autrefois, de les mettre en prison et des y laisser à vie. Ils ne sont pas dignes de porter l'habit sacerdotal et ils le souillent dans la fange, (...)
Ces ex prêtres qui doivent être réduits à l'état laïc méritent, n'était-ce la miséricorde du Christ, de finir leur vie dans l'Enfer qui les attend. Chez un prêtre, l'homosexualité se traduit en pratique dépravée, et est effectivement plus grave que la pédophilie, il s'agit d'hommes vicieux et pervers, qui se sont laissé aller à des pratiques obscènes et contre nature.
Ils risquent certainement la réduction à l'état laïque et une action en justice, mais on verra qu'ils ne seront pas condamnés. A d'autres époques ils auraient fini dans une oubliette pour y méditer sur leurs perversions.
Quant à l'homosexualité et la pédophilie: Scientifiquement, il n'y a pas de relation entre les deux choses. Mais moi, en tant qu'Evêque, je serais davantage compréhensif avec un prêtre pédophile qui se repent et souffre de sa condition qu'avec ces vicieux. Je dirais même plus: si j'avais eu connaissance d'un prêtre pédophile, je ne l'aurais pas dénoncé, mais j'aurais essayé de l'aider à se racheter.L'Evêque est comme un père pour le prêtre, il ne dénonce pas ses fils qui commettent des erreurs et s'en repentent. mais avec les vicieux, il faut être intransigeant.
Les associations LGBT italiennes se sont bien évidemment émues des propos de Mgr Babini et demandent, sans doute sans grand espoir d'être entendues, à la hiérarchie catholique de prendre position et de condamner pareilles prises de position. Elles porteront l'affaire en justice afin que cette dernière examine si ces déclarations ne tombent pas sous le coup de la loi Mancini.
06:50 Publié dans Religions, haines et tolérances | Lien permanent | Envoyer cette note
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31.07.2010
"Au nom du Christ, je quitte le christianisme et cesse d'être chrétienne" (Anne Rice)

06:58 Publié dans Religions, haines et tolérances | Lien permanent | Envoyer cette note
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30.07.2010
L'Eglise, pas gay mais joyeuse, selon le pape

Benoît XVI qui passe ses vacances à Castelgandolfo vient de déclarer depuis sa résidence: l’Église souffre beaucoup, nous le savons , et pourtant c’est une Église joyeuse, jeune, parce que la foi crée la joie.
On peut le comprendre: les nombreux scandales pédophiles, les révélations consternantes (du moins aux yeux du pape) sur les pratiques homosexuelles de prêtres à Rome, à l'ombre même du Vatican, la confusion entretenue par de nombreux prélats entre homosexualité et pédophilie, que de soucis et quelle médiocre gestion de crise! Pas gaie l'Eglise, mais joyeuse, du moins c'est ce que Sa Sainteté prétend.
L'Eglise pourrait cependant arrêter de souffrir, si elle arrêtait de se faire souffrir et de persécuter ses propres prêtres...gays.
Source de l'image: Wikipedia à l'article Castel Gandolfo
Source de la citation pontificale: Radio Vatican
14:56 Publié dans Religions, haines et tolérances | Lien permanent | Envoyer cette note
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28.07.2010
La chasse aux gays est ouverte: le théologien David Berger vient d'être démis de ses fonctions

Comme il s'y attendait sans doute, le théologien catholique David Berger vient d’être exclu de ses fonctions auprès de l’Académie pontificale Saint Thomas d’Aquin pour crime de coming out homosexuel. David Berger, un théologien plutôt conservateur, avait été l'éditeur responsable de la revue théologique en langue allemande Theologisches.
Non seulement David Berger s’est-il publiquement déclaré homosexuel depuis avril de cette année, mais en outre a-t-il osé prendre position contre la radicalisation récente de la position officielle de l’église sur la question homosexuelle. Lluis Clavell, Président de l’Académie et par ailleurs cadre dirigeant de l’Opus Dei, a exprimé sa "vive douleur" d’ être dans l’obligation de mettre fin aux fonctions du professeur Berger.
Berger avait fait son coming out en avril dans le Frankfurter Rundschau . „Je ne puis plus me taire plus longtemps“, avait-il déclaré. Il avait de plus osé s’attaquer à l’attitude „bigote et hypocrite“ de l’église catholique. Il avait osé dénoncer l’accroissement sectaire des tendances homophobes dans l’église. Il demandait que l’église reconsidère la position de l’église sur l’homosexualité.
Cette éviction est bien dans la ligne des propos récents du Vicariat de Rome à propos de l’affaire des prêtres gays dévoilée par l’hebdomadaire italien Panorama. Le Vicariat demandait aux prêtres gays de faire leur coming out et de quitter leurs fonctions. On voit bien que ce n’est même pas nécessaire puisqu’il suffit à l’église de les exclure d’autorité.
Depuis avril, les milieux conservateurs avaient très vite découvert et dénoncé que de nombreux homosexuels figuraient sur la page facebook de David Berger, qui vient par ailleurs de prendre position, sur cette même page, en faveur des Gay games de Cologne qui s’ouvrent le week-end prochain. Le site Kreuz.net, connu pour ses positions extrêmes, n'a pas mis de gants et publie brutalement sur l'article qu'il consacre au "sodomite" une série de saisies d'écran du réseau social facebookien de David Berger.
Au sein de n’importe quelle autre organisation, ces exclus bénéficieraient de la protection sociale du droit des travailleurs: défense en justice, protection des lois anti-discrimination, indemnités compensatoires, etc. Mais l’employeur est l’Eglise, qui bénéficie d’un droit de tendance et semble échapper aux législations qui régissent le sort du commun des mortels. Les hommes d’église, ou qui travaillent pour l’église, semblent bien seuls face à la toute-puissance d’un employeur qui dispose encore d’un pouvoir quasi dictatorial.
On doit sans doute s'attendre prochainement de la part de l'église catholique à d'autres mises à pied pour cause d'homosexualité pratiquée ou militante.
Plus d'infos en allemand: Frankfurter Rundschau. Si vous parlez allemand, il est aussi possible d'entendre David Berger intervenir sur la question homosexuelle dans une émission télévisée en cliquant ici.
14:27 Publié dans Religions, haines et tolérances | Lien permanent | Envoyer cette note
| Tags : académie pontificale saint-thomas d'aquin, vatican, opus dei, david berger, théologien |
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Pédophilie catholique et justice en Belgique: le bâtonnier Legros publie une étude très critique sur le principe même de la Commission Adriaenssens

Le site belge Justice en ligne a publié le 14 juillet 2010 un dossier intitulé Perquisitions à l’Evêché de Bruxelles-Malines : quels sont les principes en jeu ?, que l'on doit à la plume de l'ancien bâtonnier Pierre Legros (photo)*.
En voici le texte intégral:
"Après les perquisitions menées à l’Evêché de Bruxelles-Malines et au domicile du Cardinal Danneels, après son très long interrogatoire par la police judiciaire, après les fuites du dossier d’instruction qui se sont répandues dans la presse et ont alimenté les rumeurs, après les déclarations et prises de position des uns et des autres, il est tout à fait naturel et même salutaire que les citoyens, eu égard notamment à la qualité des justiciables qui sont impliqués, s’immiscent dans un débat qui alimente quotidiennement la suspicion voire le complot.
Tâchons de sérier les questions et d’y apporter des éléments de réponse.
1. Il ne peut s’agir, à ce stade de la procédure, de porter un quelconque jugement sur les faits en eux-mêmes, qui sont couverts par le secret de l’instruction.
Il appartient au magistrat instructeur de rassembler à charge et à décharge l’ensemble des actes qui ont pour objet de rechercher les auteurs d’infractions, de rassembler les preuves et de prendre les mesures destinées à permettre aux juridictions de statuer en connaissance de cause (article 55 du Code d’instruction criminelle).
A cette fin, le juge d’instruction dispose d’un arsenal de moyens prévus par la loi : interrogatoire des témoins, perquisitions, confrontations, écoutes, tests ADN, etc. Jusqu’à ce qu’elle soit finalement jugée, la personne « inculpée » par le juge d’instruction est présumée innocente.
2. Le juge d’instruction, magistrat indépendant, est saisi d’un fait à l’initiative du parquet ou de toute personne qui a été témoin d’un attentat contre une personne ou des biens.
Dans cette dernière hypothèse, cette personne a l’obligation de « dénoncer » le fait au procureur du Roi (article 30 du Code d’instruction criminelle).
3. En outre, toute personne qui se prétend lésée par un crime ou un délit pourra en rendre plainte et se constituer partie civile devant le juge d’instruction (article 63 du Code d’instruction criminelle).
Le juge d’instruction est donc le juge « naturel » pour « faire la lumière » sur un fait porté à sa connaissance. Il est seul habilité pour assumer ce rôle, eu égard notamment aux garanties d’indépendance qui entourent sa mission légale.
Nul ne peut être distrait, contre son gré, du juge que la loi lui assigne (article 13 de la Constitution).
4. C’est dans ce cadre là que le juge d’instruction de Troy mène son enquête dans l’affaire dite des « pédophiles au sein de l’Eglise catholique belge ».
Il a poursuivi sa mission conformément à la loi et sous le contrôle d’office de la chambre des mises en accusation (article 136 du Code d’instruction criminelle), qui est la juridiction notamment chargée, au sein de chaque Cour d’appel, de contrôler le bon déroulement des instructions.
Les membres du clergé ne bénéficient d’aucune immunité particulière qui aurait justifié un traitement différent dans ce dossier.
5. Aux termes de l’article 458 du Code pénal, les médecins […] et toutes autres personnes dépositaires par état ou par profession des secrets qu’on leur confie qui, hors le cas où elles sont appelées à témoigner en justice ou devant une Commission parlementaire et celui où la loi les oblige à faire connaître ces secrets, les auront révélés, seront punies d’un emprisonnement de huit jours à six mois.
Il est unanimement admis que les prêtres et les avocats sont soumis à l’article 458 du Code pénal.
6. L’article 458bis (adopté après l’affaire Dutroux) du même Code pénal précise que la révélation d’un fait n’est pas punissable non plus lorsqu’il s’agit d’un attentat sexuel commis sur la personne d’un mineur.
7. Mais, depuis longtemps déjà, les tribunaux ont admis aussi que le respect du secret, qui s’impose à certaines personnes, n’est pas absolu mais est relatif.
Ainsi s’est dégagée l’idée d’une « hiérarchie des valeurs » : on ne peut se réfugier derrière le secret si une valeur supérieure est en jeu, par exemple le respect de la vie.
8. Ainsi, le prêtre en recevant la confession de ses fidèles, l’avocat en recevant les aveux de ses clients ou le médecin en recevant les confidences de ses patients, sont placés dans la même situation.
Ils sont dispensés d’invoquer le secret professionnel s’ils ne souhaitent pas camoufler la violation d’une valeur supérieure, par exemple, l’atteinte portée à l’intégrité physique d’un mineur (article 458bis du Code pénal).
A tout le moins, ils échappent à toute condamnation pénale si, en conscience, ils estiment devoir révéler ce qu’ils ont appris.
Cette exception est en outre « renforcée » par l’infraction de « non assistance à personne en danger » (article 422bis du Code pénal) qui les expose à des poursuites pénales s’ils ne prennent pas toutes dispositions pour éviter la mise en danger d’une tierce personne.
9. On sait que pour « aider » les dépositaires des secrets dans leur choix souvent difficile d’opter entre la révélation à l’autorité d’infractions particulièrement graves et le strict respect des confidences qu’ils ont reçues, l’Eglise belge a mis sur pied une « Commission » privée dite « Adriaenssens », du nom de son président, un pédopsychiatre chargé de recevoir les confidences et « d’orienter les dossiers » voire de les « filtrer » au cas par cas.
Cette Commission, qui devait permettre aux victimes de se confier plus facilement, a recensé 475 dossiers.
10. La légitimité de cette Commission me paraît douteuse.
Elle s’immisce dans un domaine réservé par notre Constitution au pouvoir judiciaire.
Car, de deux choses l’une :
- ou cette Commission est instituée pour soulager la douleur de ceux qui portent le poids d’une atteinte à leur intégrité physique sans oser la révéler à l’autorité, et alors c’est une Commission qui assume le travail déjà accompli par des associations caritatives exerçant, dans ce domaine, un travail remarquable, sans interférer dans le processus judiciaire ;
- ou cette Commission apprend la révélation d’une infraction pénale et a, dans cette hypothèse, l’obligation d’en référer à l’autorité pénale ou de convaincre la victime de s’y résoudre.
C’est reporter le problème.
11. Comme toujours dans des matières qui touchent aux principes fondamentaux de notre Etat de droit et aux valeurs qui constituent une démocratie, faire jouer à des « Commissions » un rôle d’exception par rapport au déroulement normal des procédures présente un très grave danger dont on pourrait finalement apercevoir les conséquences si de telles pratiques se multipliaient dans d’autres domaines."
*Ancien bâtonnier de l’Ordre français des avocats du barreau de Bruxelles et professeur de déontologie à l’Université Libre de Bruxelles
05:16 Publié dans Religions, haines et tolérances | Lien permanent | Envoyer cette note
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26.07.2010
Prêtres gays romains: l'article de Panorama fait controverse

Il n'y a pas que l'église catholique à dénoncer l'article sensationaliste de Panorama sur la vie sexuelle des prêtres gays romains. Les associations gays elles aussi stigmatisent la présentation pour le moins biaisée de l'homosexualité qu'a véhiculé cet article.
L'église catholique ne nie pas l'évidence de l'homosexualité de certains prêtres, tout en dénonçant l'article et en s'efforçant de minimiser le phénomène. D'une part elle attaque le phénomène: s'il y a des prêtres gays, qu'ils se montrent au grand jour et quittent l'église, parce qu'ils salissent l'image du sacerdoce et profitent de ses avantages. Mais d'autre part, des voix de la hiérarchie catholique se sont aussi élevées pour mettre en doute l'authenticité des faits relatés. On le voit, le Vatican perd les pédales et réagit à la fois par la stigmatisation des prêtres homosexuels pratiquants (lire: pratiquant l'homosexualité) et le déni de ces pratiques. Au déni, l'éditeur responsable de Panorama, Giorgio Mulé, vient de répondre en faisant savoir qu'il dispose des noms et des adresses des prêtres figurant dans le reportage. Le Vatican avait aussi dénoncé, par la voix du Cardinal Agostino Vallini du Vicariat de Rome, que l'article visait surtout à créer le scandale et à diffamer tous les prêtres, d'autant plus que le magazine citait un prêtre, un dénommé Carlo', qui prétendait que 98 pour cent des prêtres romains sont homosexuels.
Que l'article joue sur le sensationalisme et utilise la politique de la canonnière semble effectivement difficile à nier. La question est de savoir si Panorama, qui appartient rappelons-le au groupe Mondadori qui fait partie de l'empire médiatique de Silvio Berlusconi, a lancé la controverse par souci d'information, pour attirer la clientèle ou pour combattre politiquement l'église, les trois motivations pouvant de plus se combiner en tout ou en partie. Qu'il y ait anguille sous roche est tout aussi difficle à nier: des observateurs font remarque que l'an dernier le Vatican aurait lui-même mené l'enquête sur la moralité des prêtres vivant à Rome, soient 2000 prêtres étrangers pour 1300 prêtres italiens.
Dans les milieux gays italiens, on ne se montre pas plus satisfait de l'article. Ainsi Aurelio Mancuso, président honoraire du mouvement gay Arcigay, dénonce-t-il le tissu de stéréotypes véhiculés par l'article sur le comportement homosexuel. Panorama présente en effet les prêtres gays romains comme des dépravés seulement intéressés par le sexe occasionnel, profanant à l'occasion l'habit sacerdotal. La page de couverture qui offre le gros plan de mains ecclésiastqiues porteuses de chapelet et d'ongles vernis d'un rose incandescent peut se lire comme fétablissant l'équation pour le moins réductrice homosexualité-travestissement féminin. Le journaliste semble également ignorer totalement que l'homosexualité est une des orientations sexuelles faisant normalement partie de la diversité humaine et ne s'intéresse qu'à certains prêtres ayant des rapports sexuels occasionnels. Un peu comme si en faisant un article sur le comportement hétérosexuel des prêtres, on ne présentait que les prêtres se rendant au bordel pour des rapports sexuels fugitifs, et qu'on ignorait les prêtres vivant en couple, ayant des relations affectives et amoureuses, une sensibilité relationnelle, des émotions, etc. Et d' ailleurs, le sexe occasionnel doit-il être considéré comme dépravé et pervers? Tout cela ne relève-t-il pas d'un parti pris éditorial raccoleur qui considère le lecteur italien lambda comme un immature voyant la sexualité sous le seul angle de la culpabilité et de la perversion?
Un autre quotidien appartenant aux medias berlusconiens, Il Giornale, a encore mis de l'huile sur le feu déclenché par Panorama: dans un article daté d'hier et intitulé AAA Prêtre cherche amitiés particulières, il présente le site web Venerabilis.tk, un site destiné aux prêtres et qui offre surtout une chat room, un espace de discussion. Le site en question est d'ailleurs fort préoccupé, on peut aisément le comprendre, par la controverse soulevée par Panorama, et présente un répertoire de liens qui renvoie vers les nombreux articles que la presse itqlienne y consacre. A noter que Gay Kosmopol n'avait pas attendu la controverse et avait déjà présenté ce site à ses lecteurs en 2008.
L'affaire est sans doute à suivre.
06:14 Publié dans Religions, haines et tolérances | Lien permanent | Envoyer cette note
| Tags : rome, vatican, prêtres, prêtrise, prêtres gays, panorama, homophobie |
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25.07.2010
Prêtres catholiques gays en action: la video de Panorama

La video du magazine italien Panorama qui a mené l'enquête sur la sexualité des prêtres gays à Rome est à présent sur Youtube.
09:23 Publié dans Religions, haines et tolérances | Lien permanent | Envoyer cette note
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