13/09/2010

Leonard fume le cigare, mais qu'il paye donc les victimes!

La conférence de presse donnee ce matin par l'archeveque Andre-Joseph Leonard n'a ete qu'un nouveau nuage de fumee, on ne s'attendait d'ailleurs a rien d'autre. Attendre l'avis d'un pape reactionnaire, creer une nouvelle Commission sur les cendres de l'ancienne, on ne sait pas trop quand... Les victimes de la pedophilie des hommes d'eglise doivent etre devenues anorexiques a force de vomir face a tant de cauteleries et d'attermoiements.

Des victimes qui, pas plus que leurs  représentants, n’ont pu assister à la conférence de presse.

Une suggestion a l'americaine: que l eglise catholique compense donc les dommages subis, meme si aucune compensation ne pourrait suffire, par un dedommagement important! On sait que rien, ni therapie ni seance de pardon, fut-elle confite en devotion, ne lavera les souillures subies.  Mais un peu de bon sens suffirait: que l eglise verse donc la somme symbolique d'un million d'euros par victime en dedommagement, au-dela des tres necessaires poursuites legales la ou elles sont encore possibles. Et si apres cela, certaines victimes veulent encore etre entourees par les soins douteux d une commission issue de l' eglise catholique, grand bien leur fasse. Au moins ces personnes qui ont vu leur existence detruite pourraient-elles vivre un peu plus confortablement.

Et si, mis a part du brouillard,  le cigare de l archeveque produit aussi un rond de fumee, si par miracle une colombe le traverse, qu elle tienne au moins un cheque substantiel dans son bec!

 

15:23 Publié dans Religions, haines et tolérances | Lien permanent | | |  Facebook |

07/08/2010

L'évêque pédophile belge achetait le silence de la famille

 

 

309px-Monseigneur_Roger_Vangheluwe_Brugge.jpg

L'ex-évêque de Bruges, Roger Van Gheluwe (photo Carolus) a confirmé hier soir par la voix de son porte-parole que  "Jusqu'à l'année passée, Mgr Roger Vangheluwe a versé des sommes considérables à la famille de sa victime en guise de dédommagement". Toute la presse belge de ce matin évoque cet aveu ce matin, qui arrive au moment même où la Chambre des mises en accusation se penche sur l'affaire.

Dédommagement...le terme est un édulcorant, on fait à nouveau dans la dentelle: ne s'agissait-il pas d'acheter le silence de la famille, un élément de corruption supplémentaire, un chantage à la respectabilité?

L'église catholique belge avait transmis sur cette affaire un communiqué de presse bilingue polyphonique que l'on trouve en ligne sur le site catho.be. On pourra le lire ci-dessous pour sa partie en français.

 Au-delà du drame profond et du nécessaire respect pour les souffrances de la victime et de la famille, il est intéressant d'analyser le discours interne de l'église catholique dans ces documents: il oscille entre un aveu de culpabilité en fait très limité et une forte tendance à l'auto-justification, du style  nous avons autrefois couvert et mis le couvercle sur ce genre d'affaires, on n'aurait pas dû, mais elles sont de toute façon rares/ le droit canon est la solution à ce genre de problème, mais bon on doit aussi aujourd'hui collaborer avec la justice civile, on ne peut plus faire autrement/ et on ne va surtout pas se pencher sur les causes réelles de la pédophilie des prêtres.../ on avait mis en place une commisssion pour traiter convenablement de ces affaires, voyez ce que vous en avez fait...Visiblement la hiérarchie catholique n'a pas encore bien compris ni l'ampleur de ces affaires, ni le fait que sa gestion catastrophique de la sexualité des prêtres peut conduire à voler et violer l'affection des plus faibles par des comportements aussi pitoyables et infamants que la pédophilie;  reste le bon sens du public, qui n'est en rien contraint d'avaler les bobards mielleux qu'on lui présente. A l'église catholique, on peut suggérer  de prendre connaissance des avancées de l'analyse systémique, cela lui permettrait d'appréhender la problématique de manière plus globale et d'analyser ses responsabilités dans ce type d'affaires.

 Voici les textes mis en ligne par l'église catholique belge (s.d.):

 Démission comme évêque de Bruges 

Quand je n’étais pas encore évêque et également un certain temps après, j’ai abusé sexuellement d’un jeune de mon entourage proche. La victime en est encore marquée. Durant les dernières décennies, j’ai à plusieurs reprises reconnu ma faute envers lui, ainsi que sa famille et j’ai demandé pardon. Mais ceci ne l’a pas apaisé. Moi, non plus. La tempête médiatique de ces dernières semaines a renforcé le traumatisme. Ce n’est plus tenable. Je regrette profondément ce que j’ai fait et présente mes excuses les plus sincères à la victime, sa famille, toute la communauté catholique et la société en général. J’ai présenté ma démission comme évêque de Bruges au Pape Benoît XVI. Celle-ci fut acceptée ce vendredi. Désormais, je me retire. 

 

Roger Vangheluwe

 Texte de l'archevêque Léonard   

 

Nous sommes confrontés à une situation particulièrement sérieuse. Nos pensées vont en premier lieu vers la victime et sa famille, dont beaucoup de membres n’apprennent qu’aujourd’hui la bouleversante nouvelle. Pour la victime, il s’agit d’un long calvaire, qui n’est sans doute pas encore terminé.

En ce qui concerne Mgr Roger Vangheluwe, il a droit, en tant que personne, à la conversion, confiant dans la miséricorde de Dieu. Mais, sur le plan de la fonction, il était indispensable que, par respect pour la victime et sa famille et par respect pour la vérité, il se démette de sa charge. Ce qui est fait. Le pape a immédiatement accepté la démission de l’évêque de Bruges. Elle est, en ce moment même, rendue publique à Rome.

 L’Eglise souligne ainsi qu’en ces matières, il n’y a pas à tergiverser. Nous espérons contribuer de la sorte au rétablissement de la victime.  La décision de l’évêque de Bruges ainsi que l’organisation de cette conférence de presse correspondent à la volonté de transparence que l’Eglise catholique de Belgique veut désormais rigoureusement appliquer en la matière, en tournant résolument la page par rapport à l’époque, pas si éloignée, où, dans l’Eglise comme ailleurs, on préférait la solution du silence ou du camouflage.

 Il va sans dire que cet événement sera très douloureusement ressenti dans toute la communauté catholique belge, d’autant plus que Mgr Vangheluwe était perçu comme un évêque généreux et dynamique, largement apprécié dans son diocèse et dans l’Eglise de Belgique. Et nous, ses confrères, sommes conscients de la crise de confiance que cela va engendrer chez nombre de personnes. Nous osons cependant espérer que la sagesse l’emportera et que les évêques et surtout les prêtres de ce pays ne seront pas abusivement discrédités dans leur ensemble alors que la toute grande majorité d’entre eux mènent une vie conforme à leur vocation, dans une fidélité pour laquelle je tiens à les remercier publiquement.

Texte de l'évêque Harpigny

 

 

En tant que référendaire pour la Commission pour le traitement des plaintes pour abus sexuel dans une relation pastorale, j’ai été mis au courant ce mardi 20 avril 2010 de la situation de Mgr Vangheluwe, par un message de l’entourage de la victime adressé aux évêchés. J’étais alors retenu à Kinshasa. J’ai tout de suite veillé à m’assurer qu’il y serait donné le suivi indiqué. Je précise qu’aucun des membres de la Conférence épiscopale n’était au courant de cette situation. J’ai seulement appris qu’au début du mois, le Cardinal Danneels – déjà émérite – avait rencontré la famille à la demande de la famille de la victime et en présence de Mgr Vangheluwe. Il a écouté et constaté que la situation n’était pas apaisée et ne pourrait en rester là. En même temps, la victime a pris contact avec la Commission pour le traitement des abus sexuels dans le cadre d’une relation pastorale. Pour rappel, cette Commission indépendante fut instituée en 2000 par la Conférence épiscopale belge. Un point de contact téléphonique a été établi afin que les victimes des abus sexuels puissent raconter leur épreuve. Selon une procédure adéquate, qui respecte la demande de chaque victime, les membres de la commission veillent à ce que la victime puisse être entendue et qu’elle reçoive l’aide la plus appropriée. Les membres de la commission sont également chargés de donner des avis, des conseils aux évêques et aux supérieurs majeurs qui ont autorité sur les prêtres et les religieux coupables de ces délits. Il est, de toute façon, recommandé aux prêtres et religieux de se présenter à la justice. Il est aussi recommandé aux victimes de porter plainte. Je salue ici le travail remarquable de cette Commission. Son président, le Professeur Adriaenssens prendra la parole dans un instant.

 

 

Aujourd’hui Mgr Vangheluwe n’est plus évêque de Bruges et se retire. Désormais, son cas relève de la compétence de la Congrégation pour les Evêques, qui exerce au nom du Pape l’autorité sur chaque évêque. Celle-ci s’adressera à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. C’est cette dernière qui indiquera les mesures canoniques éventuelles à prendre à son égard. En effet, c’est ce que stipule le motu proprio,Sacramentorum sanctitatis tutela (la protection de la sainteté des sacrements) du 30 avril 2001 qui, entre autres, veut protéger les fidèles des abus sexuels. Ce document donne, parmi d’autres dispositions, la démarche à suivre lorsque des prêtres et des religieux sont responsables d’abus sexuels à l’égard des mineurs.

 

 

 

 

 

 

Texte de Peter Adriaenssens, président de la Commission pour le traitement des plaintes pour abus sexuel dans une relation pastorale

 

 

Comment réparer un passé devenu trop lourd ?

 

 

Le récit de la victime de Mgr Vangheluwe est un cas exemplaire qui démontre que grandir avec un passé trop lourd peut rendre malade dans tous les sens du terme. L'abus sexuel est tout d’abord une question d'abus de pouvoir. Deux caractéristiques empoisonnent les chances de rétablissement : le secret imposé à la victime et le petit cercle fermé dans lequel les faits se déroulent. Que certains, même des années plus tard, ressentent des difficultés à pouvoir vivre dignement suite à ce qui leur est arrivé, trouve ses racines dans ces mécanismes. L'antidote s’impose. Face à l'abus de pouvoir, il s’agit de rétablir l’équilibre des dignités. Face au poids du secret, il y a le droit de retrouver le libre usage de sa parole. Face à ce qui est arrivé à l’abri des regards, il y a la transparence d’une communication ouverte. Ce sont les trois voies de guérison qui peuvent être offertes aujourd'hui à la victime et à sa famille. Nous espérons que les mesures claires, qui touchent aujourd'hui l'auteur des faits, rendront à la victime sa fierté d'appartenir à la société.

 

 

Le respect d’une victime qui a le courage de sortir du secret avec le poids de sa souffrance, signifie deux choses : d'une part, le devoir des responsables de tout mettre en oeuvre pour protéger la victime et pour mettre l’agresseur hors d’état de nuire.

 

 

D'autre part, il y a la responsabilité pour l'opinion publique de respecter l'anonymat demandé par la victime et sa famille. En tant que président de la commission et personne de contact avec la victime, je demande avec insistance aux médias de respecter cette discrétion.

 

 

Je remercie les évêques de Belgique pour l’ouverture d’esprit avec laquelle ils abordent le travail de la commission. La plainte dans l'affaire qui nous réunit aujourd'hui peut être considérée comme un test de transparence et d’efficacité. Ces dernières semaines, les médias ont posé à plusieurs reprises la question de savoir si la commission était en état de formuler ses décisions en toute indépendance. Nous avons estimé inutile de faire mousser à chaque fois le débat à ce sujet. L’unique réponse adéquate est de nous juger sur nos actes.

 

 

Chaque dossier d'abus sexuel dans l'Eglise est une situation de perte pour tous. Il y a avant tout l’infini dommage causé aux victimes. Vient ensuite le temps et l'énergie consacrés aux décisions disciplinaires concernant les coupables. Enfin, il y a la perte de confiance. Et celle-ci ne peut être mesurée. Voilà pourquoi, je réitère ici l'appel de la commission, faite non seulement aux victimes mais aussi à toute personne consciente d’avoir dépassé les bornes d’un comportement sexuel acceptable, de ne pas attendre que les victimes aient atteint l'âge de les dénoncer mais de trouver le courage de prendre contact avec nous afin de se faire aider.

 

 

 

 

 

 

 

 

Commentaire du diocèse de Bruges par Peter Rossel, porte-parole

Ce qui arrive est incompréhensible pour les collaborateurs directs de l’évêque et, par extension, pour tout le diocèse. L’entourage de l’évêque est surpris, choqué et désarçonné, parce qu’il n’existait aucune indication que l’évêque vivait sous la pression d’un tel problème. Après sa décision, le diocèse se retrouve décapité. Les collaborateurs du diocèse ont pris acte de cette décision et la respectent. Ils s’unissent surtout à ceux qui ont souffert. Les mots nous manquent dans le diocèse. Le mot ‘inimaginable’ est devenu concret pour nous. Nous soulignons que chaque cas est un cas de trop, mais qu’il s’agit d’exceptions.

 

 

Le droit canon prescrit ce qui va arriver : le collège des consulteurs va désigner au plus vite un administrateur diocésain (canon 421). Celui-ci prendra en charge les affaires courantes du diocèse, en attendant la nomination d’un nouvel évêque par le pape. Jusqu’à cette désignation et vu que tous vicaires de l’évêques sont automatiquement démissionnaires selon les prescriptions du droit canon, le diocèse ne fera pas d’autres communications.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

06:41 Publié dans Religions, haines et tolérances | Lien permanent | | |  Facebook |

02/08/2010

Gay pride de Jérusalem: déclarations homophobes catholiques du patriarcat de jérusalem

Voici la déclaration que l'on trouve sur le site du patriarcat latin de Jérusalem. Les surlignements sont de notre fait: il suffit de les lire pour se rendre compte de la profonde homophobie du message du patriarcat latin de Jérusalem, qui est la plus haute autorité catholique de cette ville. Ce sont les déclarations de ce genre qui obligent les autorités de la ville à protéger les participants à la Gay pirde, à raison de quasi un policier par participant...

parade-homosexuels.jpg

"Homme et femme Dieu les créa" (Genèse 1:27)
Jeudi 29 juillet, les participants à la 8ème "Gay Pride" de Jérusalem ont déambulé dans les rues de la ville sainte, et ce en dépit de l'opposition déclarée des chefs religieux juifs, chrétiens, musulmans et druzes de Terre Sainte.

 

Chaque année depuis 2002, ce défilé vise non seulement à militer pour les droits des homosexuels, mais aussi à défier la famille et le mariage, réalités instituées par Dieu qui a béni l'union de l'homme et la femme. Cette parade, ses organisateurs et les autorités qui la permettent, n'ont d'égard ni pour les sentiments des familles, ni pour la sainteté de cette Ville.  

Les homosexuels peuvent organiser leurs défilés partout où ils le veulent, mais qu'ils laissent Jérusalem à ses fidèles et à ses pèlerins. Dans cette ville qui a déjà subi assez de blessures et d'humiliations, il est extrêmement pénible de constater qu'une telle parade est permise, alors que l'on empêche des millions de croyants arabes, y compris les habitants des territoires de l'Autorité palestinienne, de visiter les Lieux Saints de Jérusalem pour raisons "de sécurité".

En tant que gardiens responsables de la sainteté et de l'inviolabilité de cette Ville "d'où vient la loi" (cf. Isaïe 2:3), en syntonie avec tous les hommes de bonne volonté musulmans, juifs et druzes, nous exprimons notre profonde désapprobation devant de telles manifestations qui prennent pour cible nos villes saintes et expriment leur opposition aux enseignements des livres saints sur la sainteté du mariage unissant l'homme et la femme, béni par Dieu dans le don des enfants. Tout en exprimant notre profond respect pour chaque être humain, nous annonçons la vérité des Dix Commandements, fondements du bonheur d'après les paroles du Seigneur lui-même : «Si tu veux entrer dans la vie éternelle, observe les commandements» (Matthieu 19:17).                        

+ Patriarche Fouad Twal

01/08/2010

Haine catholique: les paroles horrifiques de Monseigneur Babini

4305090564_704e7b7001.jpg

L'extrême-droite catholique a encore frappé et c'est à nouveau l'évêque émérite de Grossetto, Mgr BABINI, qui déverse sa bile homophobe dans une interview accordée à Pontifex suite aux révélations de Panorama sur la vie sexuelle de certains prêtres gays vivant à Rome.

Mgr Babini, on le sait, est la caricature vivante du stéréotype de l'Inquisition. On pensait qu'il avait atteint la limite du propos grotesque, mais il vient de démontrer qu'il était capable de se surpasser. Sur le baromètre de l'homophobie, il vient de battre un nouveau record. Voyez d'abord le titre de l'interview:

Les prêtres gays décrits dans Panorama sont vicieux et pervers, je les verrais bien en prison. J'ai davantage de pitié pour un pédophile que pour eux. Et d'ajouter, ce qui cadre bien le personnage, qu'autrefois c'était mieux: par le passé ce type de scandale ne se produisait pas...

Il serait sans aucun doute opportun que les noms des ces prêtres soient publiés, aussi parce que quelqu'un pourrait se faire passer pour un prêtre. Par devoir de clarté, l'hebdomadaire, mais c'est une chose qui n'arrivera jamais, pourrait donner les noms et prénoms des personnes impliquées. Il précise encore: bien sûr les journaux fouillent dans la merde dans le but d'attaquer l'église, mais aujourd'hui je n'ai aucune envie de m'en prendre à cet hebdomadaire qui a fait son travail, même si c'est d'une manière très discutable et en violant la vie privée des personnes.

(...) J'ai déjà exprimpé à diverses occasions ma nette contrariété envers l'homosexualité que je considère comme une vraie perversion contre nature. Maintenant, si ces choses sont commises d'une manière aussi obscène et ignominieuse par des prêtres, il conviendrait, comme cela se faisait autrefois, de les mettre en prison et des y laisser à vie. Ils ne sont pas dignes de porter l'habit sacerdotal et ils le souillent dans la fange, (...)

Ces ex prêtres qui doivent être réduits à l'état laïc méritent, n'était-ce la miséricorde du Christ, de finir leur vie dans l'Enfer qui les attend. Chez un prêtre, l'homosexualité se traduit en pratique dépravée, et est effectivement plus grave que la pédophilie, il s'agit d'hommes vicieux et pervers, qui se sont laissé aller à des pratiques obscènes et contre nature.

Ils risquent certainement la réduction à l'état laïque et une action en justice, mais on verra qu'ils ne seront pas condamnés. A d'autres époques ils auraient fini dans une oubliette pour y méditer sur leurs perversions.

Quant à l'homosexualité et la pédophilie: Scientifiquement, il n'y a pas de relation entre les deux choses. Mais moi, en tant qu'Evêque, je serais davantage compréhensif avec un prêtre pédophile qui se repent et souffre de sa condition qu'avec ces vicieux. Je dirais même plus: si j'avais eu connaissance d'un prêtre pédophile, je ne l'aurais pas dénoncé, mais j'aurais essayé de l'aider à se racheter.L'Evêque est comme un père pour le prêtre, il ne dénonce pas ses fils qui commettent des erreurs et s'en repentent. mais avec les vicieux, il faut être intransigeant.

Les associations LGBT italiennes se sont bien évidemment émues des propos de Mgr Babini et demandent, sans doute sans grand espoir d'être entendues,  à la hiérarchie catholique de prendre position et de condamner pareilles prises de position. Elles porteront l'affaire en justice afin que cette dernière examine si ces déclarations ne tombent pas sous le coup de la loi Mancini.

06:50 Publié dans Religions, haines et tolérances | Lien permanent | | |  Facebook |

31/07/2010

"Au nom du Christ, je quitte le christianisme et cesse d'être chrétienne" (Anne Rice)

anne rice.jpg
L'auteure américaine de romans fantastiques Anne Rice quitte le catholicisme au nom du Christ et de l'humanisme. On lui doit le célèbre Entretien avec un vampire, premier volume de la série romanesque Chroniques des Vampires. Voici les textes qu'elle a publié sur son site de fans facebook.
 
My faith in Christ is central to my life. My conversion from a pessimistic atheist lost in a world I didn't understand, to an optimistic believer in a universe created and sustained by a loving God is crucial to me. But following Christ does not mean following His followers. Christ is infinitely more important than Christianity and always will be, no matter what Christianity is, has been, or might become
 
As I said below, I quit being a Christian. I'm out. In the name of Christ, I refuse to be anti-gay. I refuse to be anti-feminist. I refuse to be anti-artificial birth control. I refuse to be anti-Democrat. I refuse to be anti-secular humanism. I refuse to be anti-science. I refuse to be anti-life. In the name of ...Christ, I quit Christianity and being Christian. Amen.
 
Citations d'Anne Rice, sur sa page facebook
 
«Ma foi dans le Christ est au coeur de ma vie. Ma conversion d'athée pessimiste perdue dans un monde que je ne comprenais pas en une croyante optimiste en un univers créé et soutenu par un Dieu aimant est cruciale pour moi. Mais suivre le Christ ne veut pas dire suivre ceux qui Le suivent. Le Christ est infiniment plus important que le christianisme et le sera toujours, quoi que soit le Christianisme, quoi qu'il ait été ou quoi qu'il devienne."
 
"Comme je l'ai exprimé (...), j'arrête d'être chrétienne. C'est fini. Au nom du Christ, je refuse d'être anti-gay. Je refuse d'être contre le contrôle artificiel des naissances. Je refuse d'être anti-féministe. Je refuse d'être anti-démocrate. Je refuse d'être anti-science. Je refuse d'être anti-vie. Au nom du ...Christ, je quitte le christianisme et cesse d'être chrétienne. Amen.»
 
Sur facebook, plus de 82000 personnes 'aiment ça'!
 
Commentaire
 
Quand Anne Rice parle de quitter le christianisme, il faut sans doute lire quitter le catholicisme. Certaines églises protestantes, on le sait, sont démocrates, pro gay, et ne refusent pas la contraception. Pour ce qui est de la majorité des églises chrétiennes, le  catholicisme ou de l'église orthodoxe et les protestants conservateurs, Anne Rice ne se trompe bien sûr pas, mais il était inutile de globaliser.
 
 
 

06:58 Publié dans Religions, haines et tolérances | Lien permanent | | |  Facebook |

30/07/2010

L'Eglise, pas gay mais joyeuse, selon le pape

280px-Castel_Gandolfo.jpg

Benoît XVI qui passe ses vacances à Castelgandolfo vient de déclarer depuis sa résidence: l’Église souffre beaucoup, nous le savons , et pourtant c’est une Église joyeuse, jeune, parce que la foi crée la joie.

On peut le comprendre: les nombreux scandales pédophiles, les révélations consternantes (du moins aux yeux du pape)  sur les pratiques homosexuelles de prêtres à Rome, à l'ombre même du Vatican, la confusion entretenue par de nombreux prélats entre homosexualité et pédophilie, que de soucis et quelle médiocre gestion de crise! Pas gaie l'Eglise, mais joyeuse, du moins c'est ce que Sa Sainteté prétend.

L'Eglise pourrait cependant arrêter de souffrir, si elle arrêtait de se faire souffrir et de persécuter ses propres prêtres...gays.

Source de l'image: Wikipedia à l'article Castel Gandolfo

Source de la citation pontificale: Radio Vatican

14:56 Publié dans Religions, haines et tolérances | Lien permanent | | |  Facebook |

28/07/2010

La chasse aux gays est ouverte: le théologien David Berger vient d'être démis de ses fonctions

david berger.jpg

Comme il s'y attendait sans doute, le théologien catholique David Berger vient d’être exclu de ses fonctions auprès de l’Académie pontificale Saint Thomas d’Aquin pour crime de coming out homosexuel. David Berger, un théologien plutôt conservateur, avait été l'éditeur responsable de la revue théologique en langue allemande Theologisches.

Non seulement David Berger s’est-il publiquement déclaré homosexuel depuis avril de cette année, mais en outre a-t-il osé prendre position contre la radicalisation récente de la  position officielle de l’église sur la question homosexuelle. Lluis Clavell, Président de l’Académie et par ailleurs  cadre dirigeant de l’Opus Dei, a exprimé sa "vive douleur" d’ être dans l’obligation de mettre fin aux fonctions du professeur Berger.

Berger avait fait son coming out en avril dans le Frankfurter Rundschau . „Je ne puis plus me taire plus longtemps“, avait-il déclaré. Il avait de plus osé s’attaquer à l’attitude „bigote et hypocrite“ de l’église catholique. Il avait osé dénoncer l’accroissement sectaire des tendances homophobes dans l’église. Il demandait que l’église reconsidère la position de l’église sur l’homosexualité.

Cette éviction est bien dans la ligne des propos récents du Vicariat de Rome à propos de l’affaire des prêtres gays dévoilée par l’hebdomadaire italien Panorama. Le Vicariat demandait aux prêtres gays de faire leur coming out et de quitter leurs fonctions. On voit bien que ce n’est même pas nécessaire puisqu’il suffit à l’église de les exclure d’autorité.

Depuis avril, les milieux conservateurs avaient très vite découvert et dénoncé que de nombreux homosexuels figuraient sur la page facebook de David Berger, qui vient par ailleurs de prendre position, sur cette même page, en faveur des Gay games de Cologne qui s’ouvrent le week-end prochain. Le site Kreuz.net, connu pour ses positions extrêmes, n'a pas mis de gants et publie brutalement sur l'article qu'il consacre au "sodomite" une série de saisies d'écran du réseau social facebookien de David Berger.

Au sein de n’importe quelle autre organisation, ces exclus bénéficieraient de la protection sociale du droit des travailleurs: défense en justice, protection des lois anti-discrimination, indemnités compensatoires, etc. Mais l’employeur est l’Eglise, qui bénéficie d’un droit de tendance et semble échapper aux législations qui régissent le sort du commun des mortels.  Les hommes d’église, ou qui travaillent pour l’église, semblent bien seuls face à la toute-puissance d’un employeur qui dispose encore d’un pouvoir quasi dictatorial.

On doit sans doute s'attendre prochainement de la part de l'église catholique à d'autres mises à pied pour cause d'homosexualité pratiquée ou militante.

Plus d'infos en allemand: Frankfurter Rundschau. Si vous parlez allemand, il est aussi possible d'entendre David Berger intervenir sur la question homosexuelle dans une émission télévisée en cliquant ici.