07/01/2011

Le gouvernement allemand refuse toujours de payer pour l'insémination des couples de lesbiennes

Le texte original de ce post a été publié sur Munichandco
 
Berlin, 6.01.2011

Il s'agit de la réponse que vient de donner le gouvernement allemand à une question parlementaire posée par le groupe parlementaire des Verts.

Le gouvernement allemand continue de refuser le droit au remboursement par les mutuelles de l'insémination artificielle pour les couples de lesbiennes ayant contracté une union civile (partenariat enregistré). "Une nouvelle réglementation concernant les conditions du financement de l'insémination artificielle n'est pas à l'ordre du jour." Il s'agit de la réponse 17/4297 à la question parlementaire des Verts allemands (Bündnis 90/Die Grünen, question 17/4077). Le gouvernement ajoute que le législateur n'est pas contraint par la Constitution de satisfaire la demande des couples non mariés.

On trouvera l'exposé complet des justifications du refus du gouvernement sur le site du Parlement allemand, le Deutsche Bundestag.
On comprendra qu'il s'agit d'une question éminemment politique. En Allemagne, dès que l'on touche à la notion de mariage, la droite chrétienne (CDU/CSU) freine des quatre fers. Les couples de lesbiennes continueront donc de ne pas être considérés comme des familles à part entière, tant que les chrétiens-démocrates resteront au pouvoir. Les libéraux du FDP sont eux aussi au pouvoir, et un peu plus ouverts à la question, mais les récents sondages sont catastrophiques et leur prédisent des lendemains qui déchantent. Aussi se tiennent-ils à carreau et préfèrent-ils insister sur leur objectiof premier: un état plus libéral et une diminution des impôts.

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23/07/2010

Spécial femmes à la CSD de Munich

Munich CSD 2010 047.jpgMamans lesbiennes et leur progéniture

 

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Motor dykes

 

 

 

 

 

 

 

 

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Leather dykes

 

 

 

 

 

 

 

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Munich CSD 2010 108.jpgClaudia Roth, une figure de proue dans le mouvement écologiste allemand, toujours présente pour soutenir les lesbiagays à la CSD

 

 

 

 

 

 

 

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Les commerçants sympathisent en arborant l'arc-en-ciel de manière créative

 

 

 

 

 

 

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Le repos des guerrières

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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20/07/2010

Sapho et Phaon: une fin si peu lesbienne

sapho-et-son-amant-phaon

Gravure qui représenterait Sapho et son amant Phaon

On connaît mal la vie de la poétesse Sapho, et les lacunes sont propices à la création de légendes. Déjà à l'époque de la jeunesse d'Ovide, la légende courait qu'à la fin de sa vie, la poétesse avait connu des amours hétérosexuelles malheureuses en s'amourachant du beau Phaon. On lui attribue  une fin tragique: elle se serait jetée du haut du rocher de Leucate dans la mer à cause de cet amour non partagé. Il ne reste dans cet épisode plus rien de l'amour de la poétesse pour les femmes, sinon les pleurs des compagnes vierges de la femme à la lyre. Ovide le relate dans la XVème lettre de ses Héroïdes , un recueil de lettres fictives envoyées par des héroïnes à leurs amants.

Sapho s'y adresse notamment aux femmes de Lesbos: Lesbiennes, de qui l'amour a fait mon déshonneur, troupe de mes compagnes, cessez d'accourir à mes chants. Phaon a tout emporté de ce qui naguère vous charmait.

Et ailleurs, en apostrophant son amant: Méchant, ce qui fut à tant de femmes, toi seul le possèdes!

Le XIXème français et les amours de Sapho et de Phaon

La première moitié du  XIXème siècle français a mis l'accent sur l'épisode final de la vie de Sapho. Ainsi en peinture,  David la représente-t-il en compagnie de Phaon au moment où le petit dieu de l'amour vient de lui décocher une de ses flèches et lui tend sa lyre (1809).

sapho

Ou encore cette statue de Claude Ramey  (1754–1838), datée de 1801, qui représente la poétesse grecque tenant la lettre qu'elle va envoyer à son amant Phaon, avant de se donner la mort. Marbre de  1801 par Claude Ramey Musée du Louvre.

Sappho_Ramey_Louvre_

Lamartine un peu plus tard, en 1823, lui consacre la troisième de ses Nouvelles méditations poétiques: une élégie antique intitulée Sapho tout entière consacrée au suicide de la poétesse.

L’aurore se levait, la mer battait la plage ;
Ainsi parla Sapho debout sur le rivage,
Et près d’elle, à genoux, les filles de Lesbos
Se penchaient sur l’abîme et contemplaient les flots :

Fatal rocher, profond abîme !
Je vous aborde sans effroi !
Vous allez à Vénus dérober sa victime :
J’ai méconnu l’amour, l’amour punit mon crime.
Ô Neptune ! tes flots seront plus doux pour moi !
Vois-tu de quelles fleurs j’ai couronné ma tête ?
Vois : ce front, si longtemps chargé de mon ennui,
Orné pour mon trépas comme pour une fête,
Du bandeau solennel étincelle aujourd’hui !

On dit que dans ton sein... mais je ne puis le croire !
On échappe au courroux de l’implacable Amour ;
On dit que, par tes soins, si l’on renaît au jour,
D’une flamme insensée on y perd la mémoire !
Mais de l’abîme, ô dieu ! quel que soit le secours,
Garde-toi, garde-toi de préserver mes jours !
Je ne viens pas chercher dans tes ondes propices
Un oubli passager, vain remède à mes maux !
J’y viens, j’y viens trouver le calme des tombeaux !
Reçois, ô roi des mers, mes joyeux sacrifices !
Et vous, pourquoi ces pleurs ? pourquoi ces vains sanglots ?
Chantez, chantez un hymne, ô vierges de Lesbos !

Importuns souvenirs, me suivrez-vous sans cesse ?
C’était sous les bosquets du temple de Vénus ;
Moi-même, de Vénus insensible prêtresse,
Je chantais sur la lyre un hymne à la déesse :
Aux pieds de ses autels, soudain je t’aperçus !
Dieux ! quels transports nouveaux ! ô dieux ! comment décrire
Tous les feux dont mon sein se remplit à la fois ?
Ma langue se glaça, je demeurais sans voix,
Et ma tremblante main laissa tomber ma lyre !
Non: jamais aux regards de l’ingrate Daphné
Tu ne parus plus beau, divin fils de Latone ;
Jamais le thyrse en main, de pampres couronné,
Le jeune dieu de l’Inde, en triomphe traîné,
N’apparut plus brillant aux regards d’Erigone.
Tout sortit... de lui seul je me souvins, hélas !
Sans rougir de ma flamme, en tout temps, à toute heure,
J’errais seule et pensive autour de sa demeure.
Un pouvoir plus qu’humain m’enchaînait sur ses pas !
Que j’aimais à le voir, de la foule enivrée,
Au gymnase, au théâtre, attirer tous les yeux,
Lancer le disque au loin, d’une main assurée,
Et sur tous ses rivaux l’emporter dans nos jeux !
Que j’aimais à le voir, penché sur la crinière
D’un coursier de I’EIide aussi prompt que les vents,
S’élancer le premier au bout de la carrière,
Et, le front couronné, revenir à pas lents !
Ah ! de tous ses succès, que mon âme était fière !
Et si de ce beau front de sueur humecté
J’avais pu seulement essuyer la poussière...
Ô dieux ! j’aurais donné tout, jusqu’à ma beauté,
Pour être un seul instant ou sa soeur ou sa mère !
Vous, qui n’avez jamais rien pu pour mon bonheur !
Vaines divinités des rives du Permesse,
Moi-même, dans vos arts, j’instruisis sa jeunesse ;
Je composai pour lui ces chants pleins de douceur,
Ces chants qui m’ont valu les transports de la Grèce :
Ces chants, qui des Enfers fléchiraient la rigueur,
Malheureuse Sapho ! n’ont pu fléchir son coeur,
Et son ingratitude a payé ta tendresse !

Redoublez vos soupirs ! redoublez vos sanglots !
Pleurez ! pleurez ma honte, ô filles de Lesbos !

Si l’ingrat cependant s’était laissé toucher !
Si mes soins, si mes chants, si mes trop faibles charmes
A son indifférence avaient pu l’arracher !
S’il eût été du moins attendri par mes larmes !
Jamais pour un mortel, jamais la main des dieux
N’aurait filé des jours plus doux, plus glorieux !
Que d’éclat cet amour eût jeté sur sa vie !
Ses jours à ces dieux même auraient pu faire envie !
Et l’amant de Sapho, fameux dans l’univers,
Aurait été, comme eux, immortel dans mes vers !
C’est pour lui que j’aurais, sur tes autels propices,
Fait fumer en tout temps l’encens des sacrifices,
Ô Vénus ! c’est pour lui que j’aurais nuit et jour
Suspendu quelque offrande aux autels de l’Amour !
C’est pour lui que j’aurais, durant les nuits entières
Aux trois fatales soeurs adressé mes prières !
Ou bien que, reprenant mon luth mélodieux ,
J’aurais redit les airs qui lui plaisaient le mieux !
Pour lui j’aurais voulu dans les jeux d’Ionie
Disputer aux vainqueurs les palmes du génie !
Que ces lauriers brillants à mon orgueil offerts
En les cueillant pour lui m’auraient été plus chers !
J’aurais mis à ses pieds le prix de ma victoire,
Et couronné son front des rayons de ma gloire.

Souvent à la prière abaissant mon orgueil,
De ta porte, ô Phaon ! j’allais baiser le seuil.
Au moins, disais-je, au moins, si ta rigueur jalouse
Me refuse à jamais ce doux titre d’épouse,
Souffre, ô trop cher enfant, que Sapho, près de toi,
Esclave si tu veux, vive au moins sous ta loi !
Que m’importe ce nom et cette ignominie !
Pourvu qu’à tes côtés je consume ma vie !
Pourvu que je te voie, et qu’à mon dernier jour
D’un regard de pitié tu plaignes tant d’amour !
Ne crains pas mes périls, ne crains pas ma faiblesse ;
Vénus égalera ma force à ma tendresse.
Sur les flots, sur la terre, attachée à tes pas,
Tu me verras te suivre au milieu des combats ;
Tu me verras, de Mars affrontant la furie,
Détourner tous les traits qui menacent ta vie,
Entre la mort et toi toujours prompte à courir,..
Trop heureuse pour lui si j’avais pu mourir !

"Lorsque enfin, fatigué des travaux de Bellone,
"Sous la tente au sommeil ton âme s’abandonne,
"Ce sommeil, ô Phaon ! qui n’est plus fait pour moi,
"Seule me laissera veillant autour de toi !
"Et si quelque souci vient rouvrir ta paupière,
"Assise à tes côtés durant la nuit entière,
"Mon luth sur mes genoux soupirant mon amour,
"Je charmerai ta peine en attendant le jour !

Je disais; et les vents emportaient ma prière !
L’écho répétait seul ma plainte solitaire ;
Et l’écho seul encor répond à mes sanglots !
Pleurez ! pleurez ma honte, ô filles de Lesbos !

Toi qui fus une fois mon bonheur et ma gloire!
Ô lyre ! que ma main fit résonner pour lui,
Ton aspect que j’aimais m’importune aujourd’hui,
Et chacun de tes airs rappelle à ma mémoire
Et mes feux, et ma honte, et l’ingrat qui m’a fui !
Brise-toi dans mes mains, lyre à jamais funeste !
Aux autels de Vénus, dans ses sacrés parvis
Je ne te suspends pas ! que le courroux céleste
Sur ces flots orageux disperse tes débris !
Et que de mes tourments nul vestige ne reste !
Que ne puis-je de même engloutir dans ces mers
Et ma fatale gloire, et mes chants, et mes vers !
Que ne puis-je effacer mes traces sur la terre !
Que ne puis-je aux Enfers descendre tout entière !
Et, brûlant ces écrits où doit vivre Phaon,
Emporter avec moi l’opprobre de mon nom !

Cependant si les dieux que sa rigueur outrage
Poussaient en cet instant ses pas vers le rivage ?
Si de ce lieu suprême il pouvait s’approcher ?
S’il venait contempler sur le fatal rocher
Sapho, les yeux en pleurs, errante, échevelée,
Frappant de vains sanglots la rive désolée,
Brûlant encor pour lui, lui pardonnant son sort,
Et dressant lentement les apprêts de sa mort ?
Sans doute, à cet aspect, touché de mon supplice,
Il se repentirait de sa longue injustice ?
Sans doute par mes pleurs se laissant désarmer
Il dirait à Sapho : Vis encor pour aimer !
Qu’ai-je dit ? Loin de moi quelque remords peut-être,
A défaut de l’amour, dans son coeur a pu naître :
Peut-être dans sa fuite, averti par les dieux,
Il frissonne, il s’arrête, il revient vers ces lieux ?
Il revient m’arrêter sur les bords de l’abîme ;
Il revient !... il m’appelle... il sauve sa victime !...
Oh ! qu’entends-je ?... écoutez... du côté de Lesbos
Une clameur lointaine a frappé les échos !
J’ai reconnu l’accent de cette voix si chère,
J’ai vu sur le chemin s’élever la poussière !
Ô vierges ! regardez ! ne le voyez-vous pas
Descendre la colline et me tendre les bras ?...
Mais non ! tout est muet dans la nature entière,
Un silence de mort règne au loin sur la terre :
Le chemin est désert !... je n’entends que les flots...
Pleurez ! pleurez ma honte, ô filles de Lesbos !

Mais déjà s’élançant vers les cieux qu’il colore
Le soleil de son char précipite le cours.
Toi qui viens commencer le dernier de mes jours,
Adieu dernier soleil ! adieu suprême aurore !
Demain du sein des flots vous jaillirez encore,
Et moi je meurs ! et moi je m’éteins pour toujours !
Adieu champs paternels ! adieu douce contrée !
Adieu chère Lesbos à Vénus consacrée !
Rivage où j’ai reçu la lumière des cieux !
Temple auguste où ma mère, aux jours de ma naissance
D’une tremblante main me consacrant aux dieux,
Au culte de Vénus dévoua mon enfance !
Et toi, forêt sacrée, où les filles du Ciel,
Entourant mon berceau, m’ont nourri de leur miel,
Adieu ! Leurs vains présents que le vulgaire envie,
Ni des traits de l’Amour, ni des coups du destin,
Misérable Sapho ! n’ont pu sauver ta vie !
Tu vécus dans les Pleurs, et tu meurs au matin !
Ainsi tombe une fleur avant le temps fanée !
Ainsi, cruel Amour, sous le couteau mortel.
Une jeune victime à ton temple amenée,
Qu’à ton culte en naissant le pâtre a destinée,
Vient tomber avant l’âge au pied de ton autel !

Et vous qui reverrez le cruel que j’adore
Quand l’ombre du trépas aura couvert mes yeux,
Compagnes de Sapho, portez-lui ces adieux !
Dites-lui... qu’en mourant je le nommais encore !

Elle dit, et le soir, quittant le bord des flots,
Vous revîntes sans elle, ô vierges de Lesbos !

sapho opéra

Enfin, le monde de l'opéra consacrera les amours de Sapho et de Phaon dans le premier opéra de Gounod, Sapho, créé à Paris en 1851. On peut en lire le synopsis en cliquant ici. On peut aussi l'écouter sur le site de la FNAC dans une version de 1993. Voici Kasarova, puis Marilyn Horn et enfin Viocoria Cortez dans l'aria O ma lyre immortelle. J'avoue un petit faible pour Marilyn Horne...

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18/07/2010

Outcasts: un film sur les lesbiennes et l'holocauste

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Outcasts.
Movie about Lesbiennes in Berlin and Holocaust.
Outcasts - NFTVA 1991 -
Written and Directed by Leigh B. Grode, Cast: Fifi L'Amour, David de Most, Jacqui Sundbery, Leigh B. Grode, Josine Fonderie, Patty Trossel, Louise Dunn, Marjena Moll, Helen Hill-Armacost.
Production Team: Ina Dekker & Joosje Vrijdaghs

 

 

 

Grand merci à Tales of the other part of the town d'avoir signalé le film!

17/07/2010

Le Père Lachaise Féministe et/ou Lesbien

Le Dimanche 18 juillet 2010 à 14h30.

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Le plus grand et le plus beau des cimetières parisiens, abrite les tombes de plusieurs féministes engagées, et également celles de lesbiennes célèbres.
La promenade permettra d'évoquer les combats d'Hubertine Auclert ou ceux de Christiane Rochefort pour l’émancipation des femmes, et de redécouvrir, entre autres, le destin de Rosa Bonheur ou celui de Loïe Füller...

Visite animée par Mathilde Huet.

Rendez-vous à 14h15 M° Philippe Auguste.

Cette visite est limitée à 20 personnes.

Tarif spécial été : 5€.
Réservation :
contact@parisgaivillage.com

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23/04/2010

Tout, tout , tout, vous saurez tout sur le clito

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Rosemonde PUJOL, Un petit bout de bonheur, petit manuel de clitologogie

 

Argumentaire

 

«Vous avez raison d’écrire un livre sur le clitoris. On n’en parle jamais, alors qu’il y a tant de choses merveilleuses à savoir !»
Pourquoi l’évocation du clitoris peut-elle encore susciter des réactions de surprise ou de rejet ? Que lui reproche-t-on ?
Rosemonde Pujol a décidé de recueillir les confidences de femmes, de tous âges et de tous milieux. Des témoignages drôles, touchants, parfois déroutants, autour de cet « illustre » inconnu…
Cette méconnaissance du « petit pénis » peut s’expliquer par une histoire mouvementée : vénéré dans l’Antiquité, il s’est vu peu à peu accuser de tous les maux par l’Église et la médecine, qui l’ont condamné pendant des siècles à l’oubli. Il est grand temps de l’en faire sortir !

Rosemonde Pujol signe ici un essai cocasse et réjouissant, un vibrant plaidoyer pour réhabiliter cet organe du plaisir, pour que la sexualité des femmes s’émancipe du rôle que la morale lui assigne.


Collection "Coup de gueule" chez Gawsewitch

De la même auteure: Juteuses carcasses et Le vingtième sexe


 

 


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19/04/2010

La mer Baltique s'est couverte de lesbiennes: le succès de L-Beach

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Un des plus grands festivals de lesbiennes s'est tenu dans une station balnéaire de la mer Baltique ce week-end. Les organisatrices qui espéraient de 3 à 4000 participantes doivent être comblées: elles furent près de 5000 à se régaler d'une présence exclusivement féminine, de musique et de soleil printanier.

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Il y eut 3900 tickets en pré-vente pour L-BEACH. Un week-end unique, la version féminine et laïque du Mont Athos au complexe touristique  “Weissenhäuser Strand” (La plage des maisons blanches), à l'extrême-Nord de l'Allemagne, au Nord de Lübeck et à un coup d'aile de goéland du Danemark.

Un week-end de flirt, de musique, de party, des nuits de projection de films lesbiens, de relaxation le long de la mer et dans les dunes, de promenades sur la longue plage blanche qui appartient au domaine. Et aussi un méga concert avec Betty, Uh Huh Her, Sarah Bettens, Billie Ray Martin et 12 autres.

On chuchote que pour un week-end même les mouettes devaient être femelles pour pouvoir voler dans ce paradis réservé.  l beach 2

L-Beach est le premier festival européen de cette ampleur. Un peu le correspondant du Dinah-Shore-Festival qui se déroule chaque week-end de Pâques  à Palm Springs (USA). La Mer baltique ne permet bien sûr pas d'arborer de somptueux bikinis sur la plage comme à Palm Springs mais le complexe balnéaire dispose d'une piscine tropicale qui a permis d'organiser samedi une pool party et le  concours du plus beau T-shirt mouillé.

Et il n'en a coûté que 119 euros pour participer à ce week-end, logement inclus.

Bientôt les photos du week-end seront disponibles sur le site web de L- Beach.

Un reportage sur ouï-lire de Luc Lebelge. Sources: le site de L-beach et divers articles en ligne de la presse allemande (Frankfurter Rundschau, Bild am Sonntag, etc.)

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