07.01.2011
Le gouvernement allemand refuse toujours de payer pour l'insémination des couples de lesbiennes
Il s'agit de la réponse que vient de donner le gouvernement allemand à une question parlementaire posée par le groupe parlementaire des Verts.
Le gouvernement allemand continue de refuser le droit au remboursement par les mutuelles de l'insémination artificielle pour les couples de lesbiennes ayant contracté une union civile (partenariat enregistré). "Une nouvelle réglementation concernant les conditions du financement de l'insémination artificielle n'est pas à l'ordre du jour." Il s'agit de la réponse 17/4297 à la question parlementaire des Verts allemands (Bündnis 90/Die Grünen, question 17/4077). Le gouvernement ajoute que le législateur n'est pas contraint par la Constitution de satisfaire la demande des couples non mariés.
On trouvera l'exposé complet des justifications du refus du gouvernement sur le site du Parlement allemand, le Deutsche Bundestag.
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23.07.2010
Spécial femmes à la CSD de Munich
Mamans lesbiennes et leur progéniture


Motor dykes

Leather dykes


Claudia Roth, une figure de proue dans le mouvement écologiste allemand, toujours présente pour soutenir les lesbiagays à la CSD


Les commerçants sympathisent en arborant l'arc-en-ciel de manière créative

Le repos des guerrières
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20.07.2010
Sapho et Phaon: une fin si peu lesbienne
Gravure qui représenterait Sapho et son amant Phaon
On connaît mal la vie de la poétesse Sapho, et les lacunes sont propices à la création de légendes. Déjà à l'époque de la jeunesse d'Ovide, la légende courait qu'à la fin de sa vie, la poétesse avait connu des amours hétérosexuelles malheureuses en s'amourachant du beau Phaon. On lui attribue une fin tragique: elle se serait jetée du haut du rocher de Leucate dans la mer à cause de cet amour non partagé. Il ne reste dans cet épisode plus rien de l'amour de la poétesse pour les femmes, sinon les pleurs des compagnes vierges de la femme à la lyre. Ovide le relate dans la XVème lettre de ses Héroïdes , un recueil de lettres fictives envoyées par des héroïnes à leurs amants.
Sapho s'y adresse notamment aux femmes de Lesbos: Lesbiennes, de qui l'amour a fait mon déshonneur, troupe de mes compagnes, cessez d'accourir à mes chants. Phaon a tout emporté de ce qui naguère vous charmait.
Et ailleurs, en apostrophant son amant: Méchant, ce qui fut à tant de femmes, toi seul le possèdes!
Le XIXème français et les amours de Sapho et de Phaon
La première moitié du XIXème siècle français a mis l'accent sur l'épisode final de la vie de Sapho. Ainsi en peinture, David la représente-t-il en compagnie de Phaon au moment où le petit dieu de l'amour vient de lui décocher une de ses flèches et lui tend sa lyre (1809).

Ou encore cette statue de Claude Ramey (1754–1838), datée de 1801, qui représente la poétesse grecque tenant la lettre qu'elle va envoyer à son amant Phaon, avant de se donner la mort. Marbre de 1801 par Claude Ramey Musée du Louvre.

Lamartine un peu plus tard, en 1823, lui consacre la troisième de ses Nouvelles méditations poétiques: une élégie antique intitulée Sapho tout entière consacrée au suicide de la poétesse.
L’aurore se levait, la mer battait la plage ;
Ainsi parla Sapho debout sur le rivage,
Et près d’elle, à genoux, les filles de Lesbos
Se penchaient sur l’abîme et contemplaient les flots :
Fatal rocher, profond abîme !
Je vous aborde sans effroi !
Vous allez à Vénus dérober sa victime :
J’ai méconnu l’amour, l’amour punit mon crime.
Ô Neptune ! tes flots seront plus doux pour moi !
Vois-tu de quelles fleurs j’ai couronné ma tête ?
Vois : ce front, si longtemps chargé de mon ennui,
Orné pour mon trépas comme pour une fête,
Du bandeau solennel étincelle aujourd’hui !
On dit que dans ton sein... mais je ne puis le croire !
On échappe au courroux de l’implacable Amour ;
On dit que, par tes soins, si l’on renaît au jour,
D’une flamme insensée on y perd la mémoire !
Mais de l’abîme, ô dieu ! quel que soit le secours,
Garde-toi, garde-toi de préserver mes jours !
Je ne viens pas chercher dans tes ondes propices
Un oubli passager, vain remède à mes maux !
J’y viens, j’y viens trouver le calme des tombeaux !
Reçois, ô roi des mers, mes joyeux sacrifices !
Et vous, pourquoi ces pleurs ? pourquoi ces vains sanglots ?
Chantez, chantez un hymne, ô vierges de Lesbos !
Importuns souvenirs, me suivrez-vous sans cesse ?
C’était sous les bosquets du temple de Vénus ;
Moi-même, de Vénus insensible prêtresse,
Je chantais sur la lyre un hymne à la déesse :
Aux pieds de ses autels, soudain je t’aperçus !
Dieux ! quels transports nouveaux ! ô dieux ! comment décrire
Tous les feux dont mon sein se remplit à la fois ?
Ma langue se glaça, je demeurais sans voix,
Et ma tremblante main laissa tomber ma lyre !
Non: jamais aux regards de l’ingrate Daphné
Tu ne parus plus beau, divin fils de Latone ;
Jamais le thyrse en main, de pampres couronné,
Le jeune dieu de l’Inde, en triomphe traîné,
N’apparut plus brillant aux regards d’Erigone.
Tout sortit... de lui seul je me souvins, hélas !
Sans rougir de ma flamme, en tout temps, à toute heure,
J’errais seule et pensive autour de sa demeure.
Un pouvoir plus qu’humain m’enchaînait sur ses pas !
Que j’aimais à le voir, de la foule enivrée,
Au gymnase, au théâtre, attirer tous les yeux,
Lancer le disque au loin, d’une main assurée,
Et sur tous ses rivaux l’emporter dans nos jeux !
Que j’aimais à le voir, penché sur la crinière
D’un coursier de I’EIide aussi prompt que les vents,
S’élancer le premier au bout de la carrière,
Et, le front couronné, revenir à pas lents !
Ah ! de tous ses succès, que mon âme était fière !
Et si de ce beau front de sueur humecté
J’avais pu seulement essuyer la poussière...
Ô dieux ! j’aurais donné tout, jusqu’à ma beauté,
Pour être un seul instant ou sa soeur ou sa mère !
Vous, qui n’avez jamais rien pu pour mon bonheur !
Vaines divinités des rives du Permesse,
Moi-même, dans vos arts, j’instruisis sa jeunesse ;
Je composai pour lui ces chants pleins de douceur,
Ces chants qui m’ont valu les transports de la Grèce :
Ces chants, qui des Enfers fléchiraient la rigueur,
Malheureuse Sapho ! n’ont pu fléchir son coeur,
Et son ingratitude a payé ta tendresse !
Redoublez vos soupirs ! redoublez vos sanglots !
Pleurez ! pleurez ma honte, ô filles de Lesbos !
Si l’ingrat cependant s’était laissé toucher !
Si mes soins, si mes chants, si mes trop faibles charmes
A son indifférence avaient pu l’arracher !
S’il eût été du moins attendri par mes larmes !
Jamais pour un mortel, jamais la main des dieux
N’aurait filé des jours plus doux, plus glorieux !
Que d’éclat cet amour eût jeté sur sa vie !
Ses jours à ces dieux même auraient pu faire envie !
Et l’amant de Sapho, fameux dans l’univers,
Aurait été, comme eux, immortel dans mes vers !
C’est pour lui que j’aurais, sur tes autels propices,
Fait fumer en tout temps l’encens des sacrifices,
Ô Vénus ! c’est pour lui que j’aurais nuit et jour
Suspendu quelque offrande aux autels de l’Amour !
C’est pour lui que j’aurais, durant les nuits entières
Aux trois fatales soeurs adressé mes prières !
Ou bien que, reprenant mon luth mélodieux ,
J’aurais redit les airs qui lui plaisaient le mieux !
Pour lui j’aurais voulu dans les jeux d’Ionie
Disputer aux vainqueurs les palmes du génie !
Que ces lauriers brillants à mon orgueil offerts
En les cueillant pour lui m’auraient été plus chers !
J’aurais mis à ses pieds le prix de ma victoire,
Et couronné son front des rayons de ma gloire.
Souvent à la prière abaissant mon orgueil,
De ta porte, ô Phaon ! j’allais baiser le seuil.
Au moins, disais-je, au moins, si ta rigueur jalouse
Me refuse à jamais ce doux titre d’épouse,
Souffre, ô trop cher enfant, que Sapho, près de toi,
Esclave si tu veux, vive au moins sous ta loi !
Que m’importe ce nom et cette ignominie !
Pourvu qu’à tes côtés je consume ma vie !
Pourvu que je te voie, et qu’à mon dernier jour
D’un regard de pitié tu plaignes tant d’amour !
Ne crains pas mes périls, ne crains pas ma faiblesse ;
Vénus égalera ma force à ma tendresse.
Sur les flots, sur la terre, attachée à tes pas,
Tu me verras te suivre au milieu des combats ;
Tu me verras, de Mars affrontant la furie,
Détourner tous les traits qui menacent ta vie,
Entre la mort et toi toujours prompte à courir,..
Trop heureuse pour lui si j’avais pu mourir !
"Lorsque enfin, fatigué des travaux de Bellone,
"Sous la tente au sommeil ton âme s’abandonne,
"Ce sommeil, ô Phaon ! qui n’est plus fait pour moi,
"Seule me laissera veillant autour de toi !
"Et si quelque souci vient rouvrir ta paupière,
"Assise à tes côtés durant la nuit entière,
"Mon luth sur mes genoux soupirant mon amour,
"Je charmerai ta peine en attendant le jour !
Je disais; et les vents emportaient ma prière !
L’écho répétait seul ma plainte solitaire ;
Et l’écho seul encor répond à mes sanglots !
Pleurez ! pleurez ma honte, ô filles de Lesbos !
Toi qui fus une fois mon bonheur et ma gloire!
Ô lyre ! que ma main fit résonner pour lui,
Ton aspect que j’aimais m’importune aujourd’hui,
Et chacun de tes airs rappelle à ma mémoire
Et mes feux, et ma honte, et l’ingrat qui m’a fui !
Brise-toi dans mes mains, lyre à jamais funeste !
Aux autels de Vénus, dans ses sacrés parvis
Je ne te suspends pas ! que le courroux céleste
Sur ces flots orageux disperse tes débris !
Et que de mes tourments nul vestige ne reste !
Que ne puis-je de même engloutir dans ces mers
Et ma fatale gloire, et mes chants, et mes vers !
Que ne puis-je effacer mes traces sur la terre !
Que ne puis-je aux Enfers descendre tout entière !
Et, brûlant ces écrits où doit vivre Phaon,
Emporter avec moi l’opprobre de mon nom !
Cependant si les dieux que sa rigueur outrage
Poussaient en cet instant ses pas vers le rivage ?
Si de ce lieu suprême il pouvait s’approcher ?
S’il venait contempler sur le fatal rocher
Sapho, les yeux en pleurs, errante, échevelée,
Frappant de vains sanglots la rive désolée,
Brûlant encor pour lui, lui pardonnant son sort,
Et dressant lentement les apprêts de sa mort ?
Sans doute, à cet aspect, touché de mon supplice,
Il se repentirait de sa longue injustice ?
Sans doute par mes pleurs se laissant désarmer
Il dirait à Sapho : Vis encor pour aimer !
Qu’ai-je dit ? Loin de moi quelque remords peut-être,
A défaut de l’amour, dans son coeur a pu naître :
Peut-être dans sa fuite, averti par les dieux,
Il frissonne, il s’arrête, il revient vers ces lieux ?
Il revient m’arrêter sur les bords de l’abîme ;
Il revient !... il m’appelle... il sauve sa victime !...
Oh ! qu’entends-je ?... écoutez... du côté de Lesbos
Une clameur lointaine a frappé les échos !
J’ai reconnu l’accent de cette voix si chère,
J’ai vu sur le chemin s’élever la poussière !
Ô vierges ! regardez ! ne le voyez-vous pas
Descendre la colline et me tendre les bras ?...
Mais non ! tout est muet dans la nature entière,
Un silence de mort règne au loin sur la terre :
Le chemin est désert !... je n’entends que les flots...
Pleurez ! pleurez ma honte, ô filles de Lesbos !
Mais déjà s’élançant vers les cieux qu’il colore
Le soleil de son char précipite le cours.
Toi qui viens commencer le dernier de mes jours,
Adieu dernier soleil ! adieu suprême aurore !
Demain du sein des flots vous jaillirez encore,
Et moi je meurs ! et moi je m’éteins pour toujours !
Adieu champs paternels ! adieu douce contrée !
Adieu chère Lesbos à Vénus consacrée !
Rivage où j’ai reçu la lumière des cieux !
Temple auguste où ma mère, aux jours de ma naissance
D’une tremblante main me consacrant aux dieux,
Au culte de Vénus dévoua mon enfance !
Et toi, forêt sacrée, où les filles du Ciel,
Entourant mon berceau, m’ont nourri de leur miel,
Adieu ! Leurs vains présents que le vulgaire envie,
Ni des traits de l’Amour, ni des coups du destin,
Misérable Sapho ! n’ont pu sauver ta vie !
Tu vécus dans les Pleurs, et tu meurs au matin !
Ainsi tombe une fleur avant le temps fanée !
Ainsi, cruel Amour, sous le couteau mortel.
Une jeune victime à ton temple amenée,
Qu’à ton culte en naissant le pâtre a destinée,
Vient tomber avant l’âge au pied de ton autel !
Et vous qui reverrez le cruel que j’adore
Quand l’ombre du trépas aura couvert mes yeux,
Compagnes de Sapho, portez-lui ces adieux !
Dites-lui... qu’en mourant je le nommais encore !
Elle dit, et le soir, quittant le bord des flots,
Vous revîntes sans elle, ô vierges de Lesbos !

Enfin, le monde de l'opéra consacrera les amours de Sapho et de Phaon dans le premier opéra de Gounod, Sapho, créé à Paris en 1851. On peut en lire le synopsis en cliquant ici. On peut aussi l'écouter sur le site de la FNAC dans une version de 1993. Voici Kasarova, puis Marilyn Horn et enfin Viocoria Cortez dans l'aria O ma lyre immortelle. J'avoue un petit faible pour Marilyn Horne...
07:30 Publié dans Lesbiennes | Lien permanent | Envoyer cette note
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18.07.2010
Outcasts: un film sur les lesbiennes et l'holocauste
Outcasts.
Movie about Lesbiennes in Berlin and Holocaust.
Outcasts - NFTVA 1991 -
Written and Directed by Leigh B. Grode, Cast: Fifi L'Amour, David de Most, Jacqui Sundbery, Leigh B. Grode, Josine Fonderie, Patty Trossel, Louise Dunn, Marjena Moll, Helen Hill-Armacost.
Production Team: Ina Dekker & Joosje Vrijdaghs
Grand merci à Tales of the other part of the town d'avoir signalé le film!
07:36 Publié dans Lesbiennes | Lien permanent | Envoyer cette note
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17.07.2010
Le Père Lachaise Féministe et/ou Lesbien
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Le Dimanche 18 juillet 2010 à 14h30.
Le plus grand et le plus beau des cimetières parisiens, abrite les tombes de plusieurs féministes engagées, et également celles de lesbiennes célèbres. Visite animée par Mathilde Huet. Rendez-vous à 14h15 M° Philippe Auguste. Cette visite est limitée à 20 personnes. Tarif spécial été : 5€. |
19:43 Publié dans Lesbiennes, Tourisme lesbigay | Lien permanent | Envoyer cette note
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23.04.2010
Tout, tout , tout, vous saurez tout sur le clito
Rosemonde PUJOL, Un petit bout de bonheur, petit manuel de clitologogie |
Argumentaire | |
«Vous avez raison d’écrire un livre sur le clitoris. On n’en parle jamais, alors qu’il y a tant de choses merveilleuses à savoir !» |
07:30 Publié dans Lesbiennes | Lien permanent | Envoyer cette note
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19.04.2010
La mer Baltique s'est couverte de lesbiennes: le succès de L-Beach
Un des plus grands festivals de lesbiennes s'est tenu dans une station balnéaire de la mer Baltique ce week-end. Les organisatrices qui espéraient de 3 à 4000 participantes doivent être comblées: elles furent près de 5000 à se régaler d'une présence exclusivement féminine, de musique et de soleil printanier.



Il y eut 3900 tickets en pré-vente pour L-BEACH. Un week-end unique, la version féminine et laïque du Mont Athos au complexe touristique “Weissenhäuser Strand” (La plage des maisons blanches), à l'extrême-Nord de l'Allemagne, au Nord de Lübeck et à un coup d'aile de goéland du Danemark.
Un week-end de flirt, de musique, de party, des nuits de projection de films lesbiens, de relaxation le long de la mer et dans les dunes, de promenades sur la longue plage blanche qui appartient au domaine. Et aussi un méga concert avec Betty, Uh Huh Her, Sarah Bettens, Billie Ray Martin et 12 autres.
On chuchote que pour un week-end même les mouettes devaient être femelles pour pouvoir voler dans ce paradis réservé. 
L-Beach est le premier festival européen de cette ampleur. Un peu le correspondant du Dinah-Shore-Festival qui se déroule chaque week-end de Pâques à Palm Springs (USA). La Mer baltique ne permet bien sûr pas d'arborer de somptueux bikinis sur la plage comme à Palm Springs mais le complexe balnéaire dispose d'une piscine tropicale qui a permis d'organiser samedi une pool party et le concours du plus beau T-shirt mouillé.
Et il n'en a coûté que 119 euros pour participer à ce week-end, logement inclus.
Bientôt les photos du week-end seront disponibles sur le site web de L- Beach.
Un reportage sur ouï-lire de Luc Lebelge. Sources: le site de L-beach et divers articles en ligne de la presse allemande (Frankfurter Rundschau, Bild am Sonntag, etc.)
06:08 Publié dans Lesbiennes | Lien permanent | Envoyer cette note
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15.04.2010
Mouvements lesbiens : Ruptures et alliances, une publication de l'ILGA

La présente publication en français et aussi disponible en anglais et en espagnol, est une collection d'expériences d'individues du monde entier, impliquées dans les mouvements lesbiens, la société civile et les organisations de droits humains.
Les lesbiennes ont toujours été présentes dans divers mouvements de la société civile : avec les organisations de gays, dans les groupes féministes, ainsi que dans la sphère artistique et dans le combat pour la décolonisation et l'indépendance de leurs pays. Dans les décennies récentes, les lesbiennes ont été présentes dans le combat pour l'égalité des droits au bénéfice des femmes de couleur, des femmes aborigènes, et plus largement avec les mouvements féministes.
La présente publication en français et aussi disponible en anglais et en espagnol, est une collection d'expériences d'individues du monde entier, impliquées dans les mouvements lesbiens, la société civile et les organisations de droits humains. Il s'agissait de rendre hommage à ces lesbiennes qui, dans nombre d'endroits du monde, ont montré le chemin, à celles qui se sont impliquées activement dans la lutte pour le bien-être et pour la reconnaissance de leurs droits.
Certains des exemples positifs illustrent que «l'histoire peut être modifiée» et que certains groupes lesbiens sont parvenus à faire inclure leurs préoccupations dans celles d'autres mouvements. Certains se sont battus contre l'apartheid et dénoncent le racisme, d'autres travaillent pour construire la paix dans leur région, d'autres encore s'allient à des groupes discriminés ou vulnérables. Les lesbiennes ont montré plus de solidarité que les autres groupes, il faut que ce fait soit reconnu.
Les lesbiennes appliquent un mode de pensée révolutionnaire qui peut bénéficier à tou-te-s les acteurs et actrices au sein de notre société, qui se battent pour des droits égaux et pour la justice.
Partager des expériences et des connaissances et une façon d'acquérir des outils; avoir conscience de ces succès est le premier pas vers l'autonomie et la fierté. Ce rapport suit un fil conducteur positif, il veut renforcer le mouvement lesbien pour l'avenir plutôt que de s'attarder sur la victimisation.
Cette publication laissera aussi beaucoup de questions ouvertes, telles que: «qu'est-ce que le féminisme?», «est-ce que les problématiques lesbiennes sont plus liées aux problèmes des femmes ou aux problèmes des gays? » A tel endroit, vous pourrez trouver une réponse que sera contredite quelques pages plus loin par une expérience contraire. C'est probablement l’indication de la diversité et de la complexité des mouvements lesbiens.
Ce travail, nous l'espérons, accroîtra l'envie d'apprendre plus et de se laisser inspirer par ces mouvements différents mais étroitement liés. Il peut également être utilisé comme outil de formation pour que les jeunes féministes lesbiennes prennent leur destin en main, au sein du mouvement LGBT, et pour améliorer la conscience des organisations généralistes de l'importance de traiter des droits des lesbiennes.
Surtout, n'hésitez pas à faire circuler cette publication, à la mettre en ligne sur votre site et à l'utiliser comme source d'inspiration et d'empowerment dans toutes vos actions.
"Les lesbiennes sont partout" et nous pouvons en être très fièr-e-s.
Un grand merci au Centre LGBT de Paris-Ile-de-France ainsi qu'à l'association belge Tels Quels pour leur contribution financière. Cette publication n'aurait pas été possible sans Oxfam-Novib et Hivos qui ont généreusement soutenu notre projet durant de nombreuses années.
Patricia Curzi
Coordinatrice du Projet Femmes
ILGA
* Le terme « lesbienne » se réfère à toute personne qui s'identifie comme lesbienne, bisexuelle, butch, androgyne, gouine, trans, queer ou qui ne veut pas être identifiée du tout.
Traduction Stéphanie Lange
La publication est disponible en version pdf. Vous pouvez commander la version papier en faisant un don pour couvrir les frais postaux ou adresser vos suggestions et commentaires à l'adresse e-mail : women@ilga.org.
Version anglaise
http://ilga.org/ilga/en/article/lYwN1bs14T
Version espagnole
http://ilga.org/ilga/es/article/mfGunLL1zj
Source: ILGA
06:55 Publié dans Lesbiennes | Lien permanent | Envoyer cette note
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16.03.2010
Historique: un mariage lesbien a eu lieu en Espagne en 1901!
Elisa et Marcela se sont rencontrées à la Corogne en Galice (Espagne) à la fin du dix-neuvième siècle. Elles se prirent d'amitié l'une pour l'autre et finirent par devenir amantes. Une histoire en somme assez banale et que la société d'alors tolérait bien: deux femmes qui vivent ensemble, cela ne choquait alors personne. Mais Elisa et Marcela, qui étaient toutes deux maîtresses d'école, ne voulurent pas vivre en secret leur histoire d'amour et décidèrent de transgresser les préjugés moraux et religieux qui étaient de règle à l'époque. Elles s'ingénièrent à tromper l'église sur la nature de leur relation: l'une d'entre elles s'habilla en homme, et donna si bien le change qu'en 1901, le curé de l'église de San Jorge les unit par les liens du mariage. Voila nos deux lesbiennes mariées!
Mais le pot aux roses fut découvert et l'opprobe dont elles furent l'objet les contraignit à fuir au Portugal où elles furent apparemment accueillies sans problème. Elles s'installèrent à Porto où elles eurent une petite fille . A un journaliste qui avait eu vent de l'affaire, Elisa aurait répondu: Est-ce surnaturel qu'un petit garçon ou une petite fille vienne au monde? Il n'y a rien de plus naturel: une femme fait un enfant! Nous ne sommes pas deux criminelles.
Cette histoire a passionné pendant plus de quinze ans le doyen de la Faculté des Sciences de l'Education de La Corogne, Narciso de Gabriel, qui a fni par en faire un livre. Il l' a publié d'abord en galicien, puis le livre a été traduit en espagnol: “Elisa y Marcela. Más allá de los hombres” (Elisa et Marcela, au-delà des hommes, édition Libros del Silencio pour la traduction espagnole).
Elisa et Marcela emigrèrent ensuite à Buenos Aires, comme des milliers de leurs compatriotes. Elisa s'y maria avec un homme nettement plus âgé qu'elle, ceci dans l'idée de ne pas travailler et de pouvoir passer davantage de temps avec Marcela et, en cas de veuvage, de retourner au pays avec sa femme. Mais le vieillard se rendit compte de la combine et les dénonça. Après cet épisode, on a perdu toute trace deux deux femmes.
Les groupes LGBT les considèrent aujourd'hui comme des précurseurs de la lutte pour les droits des personnes gays, lesbiennes et trans. Les organisations galiciennes demandent qu'on attribue leur nom à une rue de La Corogne, sans succès jusqu'ici.
Source principale: si vous lisez l'espagnol, allez surtout lire le reportage d'El Pais, qui développe l'histoire.
Via Queer Blog, Dos Manzanas, El Pais (photo 1) et Libros del Silencio.

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12.03.2010
Regards sur les homosexualités féminines au Cameroun, le 19 mars à Bruxelles
Une rencontre autour d'un livre
1. LA RENCONTRE
RENCONTRE LE 19 MARS 2010 A 18H30
PIANOFABRIEK
35, rue du Fort - 1060 Bruxelles
Station : Parvis de Saint-Gilles ou Porte de Hal
Si la réalité de l’homosexualité en Afrique ne fait pas de doute aujourd’hui ni dans le passé, la visibilisation des homosexuels et le débat public autour de cette « question » sont quant à eux plus récents. Cette visibilité de l’homosexualité en Afrique n’est que partielle puisqu’il ne s’agit que de celle des hommes. Où sont les femmes homosexuelles ? C’est cette question que s’est posée Marthe Djilo Kamga dans son livre « Quand les femmes aiment d’autres femmes : regards sur les homosexualités féminines au Cameroun »* (Université des Femmes, Bruxelles, 2009) et dans les projets cinématographiques qu’elle développe sur cette même thématique. L’Université des Femmes, l’ILGA, l’Association internationale de lesbiennes, gays, personnes bisexuelles, trans et interesexuées, et l’association Les Identités du Baobab ont le plaisir de vous inviter à la présentation de ce livre en présence de l’auteure Marthe Djilo Kamga. Maitre Alice N’Kom, avocate au Barreau de Douala (Cameroun) et Présidente de ADFHO (Association de Défense des Droits des Homosexuels) nous parlera de son expérience de défense des personnes l’homosexuelles au Cameroun.
Renseignements : 0485/54 05 84
* Le livre peut être commandé auprès de l’Université des Femmes info universitedesfemmes.be
Origine du texte: amnestyinternational.be
2. LE LIVRE

Quand les femmes aiment d’autres femmes : regard sur les homosexualités féminines au Cameroun
Marthe Djilo Kamga présente un projet à entrées multiples. A partir d’un état des lieux sur l’homosexualité féminine en Afrique, elle nous présente une fiction qui met en scène, dans une société rurale, trois personnages en quête de bonheur. Elle prend appui sur un des fondements de la tradition, la polygamie, pour construire finalement une nouvelle relation, lesbienne celle-là. Cette histoire, elle en dessine les contours et décors.
La situation des lesbiennes sur le continent africain ne peut se suffire d’une fiction. La réalisatrice souhaite accompagner cette fiction d’un documentaire où elle donnerait la parole à ces femmes, dont elle connaît si bien le parcours de lutte pour avoir le droit de vivre leurs amours.
Si l’objectif politique de ce cahier est de plaider pour que cesse le traitement injuste réservé aux homosexuel-le-s en Afrique, il livre aussi une matière riche, susceptible de modifier les mentalités, ici et là-bas, et interroge indirectement le mouvement des femmes sur sa solidarité avec les lesbiennes. Il oblige aussi à voir les stratégies développées par les femmes, victimes non consentantes, qui persistent à vouloir vivre des relations amoureuses conformes à leurs désirs. Ce cahier est une première étape ouvrant la porte à la réalisation et la production de ces deux films.
Table des matières :
● Préface, Marie-Thérèse Coenen.
● Pourquoi ce cahier ?, Marthe Djilo Kamga.
● Chapitre I : Homosexualités féminines en Afrique : État des lieux, Marthe Djilo Kamga et Bénédicte Fonteneau.
● Chapitre II : Femmes, jeunes, lesbiennes et africaines : un sujet délicat au Cameroun, Charles Gueboguo.
● Chapitre III : Le mutisme du baobab : court-métrage. Synopsis et scénario : Marthe Djilo Kamga. Story-board : Ricky Fongang.
● Chapitre IV : Être femme et aimer les femmes au pays : Documentaire, Marthe Djilo Kamga.
● Pour ne pas conclure : Florence Degavre et Bénédicte Fonteneau
Origine du texte: genreenaction
Source de la photo et plus d'infos sur l'auteure: têtu.com
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