09/08/2010

L'homme préhistorique pratiquait aussi l'homosexualité, coming out gay au paléolithique!

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Les peintures et les gravures que l'homme préhistorique a laissés sur des parois rocheuses ou sur des ossements ne nous apportent pas seulement des informations sur la faune, les pratiques de chasse ou les pratiques religieuses de l'époque, mais aussi, ce qui est beaucoup moins connu du grand public, sur les pratiques sexuelles des hommes et des femmes préhistoriques. Des faits qui étaient connus des anthropologues mais que qui jusqu'ici étaient passés sous silence.

Par le passé, le moralisme et la pudibonderie n'ont pas seulement touché la recherche et l'enseignement de l'histoire ou des langues anciennes, ils ont aussi entaché la recherche scientifiques. Ainsi l'homosexualité animale était peu évoquée par les biologistes, l'enseignement de l'histoire de la Grèce antique tendait à éviter de mentionner les amours entre hommes pourtant si communes. Tous les domaines de la recheche étaient touchés.

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Les temps ont changé et une exposition espagnole montrera les indices qui indiquent que le sexe homosexuel était une pratique courante dans la préhistoire. La Fondation Atapuerca et la municipalité de Santillana del Mar préparent en effet une exposition intitulée «Sexo en piedra» , qui mettra en scène les usages érotiques des groupements humains préhistoriques: sexe homosexuel, usage de godemichés, sexe oral, tatouages sur le pénis, rites de circoncision, zoophilie, etc. Avec cette exposition, les paléontologues d'Atapuerca ont décidé de rompre avec les tabous sexuels que les études préhistoriques imposent depuis le XIXème siècle, en montrant que les relations sexuelles des hommes préhistoriques n'étaient pas seulement orientées vers la reproduction.

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Javier Angulo et Marcos García Díez (photo) ont été chargés de réunir et de documenter les pièces présentées à l'exposition. Marcos Garcia Diez estime que les études réalisées jusqu'ici ont été entâchées d'homophobie car aucun chercheur n'a mentionné les pratiques homosexuelles dans la préhistoire, et fort peu se sont intéressés aux pratiques sexuelles de l'homme préhistorique en général.  «Cependant les premiers Homo sapiens qui sont arrivés en Europe étaient nos égaux sur le plan anatomique et cérébral, et comme nous ils aimaient le sexe", avance Marcos Garcia Diez.

C'est aussi l'avis d'Eudald Carbonell, le codirecteur des fouilles de la  Sierra d' Atapuerca: le silence qui entoure l'homosexualité préhistorique le surprend; c'est une pratique dont on a de nombreux indices dans divers sites préhistoriques européens. L'exposition, qui sera inaugurée en septembre, présentera de nombreux dessins, des peintures et des gravures sur ossements ou sur pierres, qui documentent bien les diverses pratiques sexuelles de l'époque. Ainsi on pourra y voir une scène de coït anal entre hommes (en provenance du site de La Marche en France, voir la deuxième photo) ou une plaque représentant deux femmes effleurant leurs seins avec affection, et que la datatio fait remonter à plus de 12000 ans (première photo ci-dessus). 

Les deux commissaires de l'exposition pensent que l'on a pas analysé jusqu'ici le sexe  homosexuel à cause de la mentalité prédominante. Ils ne doutent pas qu'il était présent dans la vie sociale de l'homme préhistorique, à une époque où l'homme n'avait pas encore établi une relation entre le sexe et le péché. 

Une exposition qui va mettre des bâtons dans les roues des défenseurs de la 'famille traditionnelle naturelle composée d'enfants qui ont un papa et une maman'. Nos amis français feraient bien de faire envoyer un carton d'invitation à Christine Boutin, Christian Vanneste et consorts. Le mythe du bon sauvage est à revoir: grâce à cette exposition, il pourra s'enrichir d'ne composante homosexuelle. Jean-Jacques Rousseau doit être revisité: bienvenue au bon sauvage gay! Les gays du paléolithique sont sortis de leurs cavernes!

Sources: divers sites de la presse et des blogs espagnols. Lire aussi l'excellent article de la journaliste Elodie Cuzin.

 

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08/08/2010

Robert C. Rore expose à la galerie Kunstbehandlung de Munich

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La galerie Kunsbehandlung de Munich* se situe en plein coeur du Bermuda triangle de la capitale bavaroise, c'est ainsi que l'on désigne ici le quartier gay. Cette galerie expose plusieurs fois par an des artistes gays, et cet été elle présente les oeuvres de Robert C. RORE, un artiste peintre bavarois originaire de Berchtesgaden.

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Robert C. RORE est né en 1954. Il a a étudié la chimie et l'histoire de l'art à Munich. Il exposera ses oeuvres pour la première fois en 1982. La même année il rejoint la German Art Association ( Berufsverband Bidelner Kunstler) et depuis lors il travaille comme artiste indépendant à Munich. Artiste figuratif, il travaille aussi bien la nature morte ou les ambiances citadines que l'étude du nu et le portrait. Il est aussi illustrateur de livres.

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Pour plus de renseignements sur l'artiste et la Galerie Kunstbehandlung, cliquer ici. Vous pouvez aussi visiter le site de l'artiste en cliquant ici.

Kunstbehandlung, Müllerstrasse, 40, à Munich.

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07/08/2010

Menaces de mort islamo-homophobes contre Elio Di Rupo

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Notre préformateur national, le socialiste Elio Di Rupo, est l'objet de menaces de mort. La rédaction de la chaîne flamande  VTM reçu hier une lettre stupéfiante: Elio Di Rupo y serait menacé de mort au nom de l'Islam et parce qu'il est homosexuel. Jugez plutôt: "Dans un pays musulman tel que la Belgique, un homosexuel ne peut en aucun cas devenir Premier ministre".

C'est à la fois n'importe quoi et totalement inacceptable.

Cela me rappelle l'histoire que me contait une ancienne directrice d'école, Mère Supérieure de son ordre religieux et qui avait présidé aux destinées de plusieurs écoles catholiques. Alors qu'elle circulait à Bruxelles en tram vêtue de son habit religieux, une jeune fille assise face à elle, elle aussi voilée, l'interpella:

-Tu es catholique, toi?

-Oui, mademoiselle, je suis une soeur catholique

-Eh bien profites-en, car bientôt nous les Musulmans on prendra le pouvoir en Belgique et tu ne nous embêteras plus longtemps.

La Mère sup me relatait encore que dans la rue elle a à plusieurs reprises dû essuyer des crachats qui venaient lui éclabousser les chaussures...

Haine homophobe, haine contre les catholiques, haine tout simplement.

Dieu a oublié le onzième commandement: tu ne discrimineras point.

De temps à autre, j'aimerais vraiment beaucoup que l'Islam modéré se fasse plus visible...d'autant plus que ce type de lettre ne peut qu'alimenter l'islamophobie. Un cercle parfaitement vicieux.

Plus d'infos dans la Dernière heure de ce jour.

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L'évêque pédophile belge achetait le silence de la famille

 

 

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L'ex-évêque de Bruges, Roger Van Gheluwe (photo Carolus) a confirmé hier soir par la voix de son porte-parole que  "Jusqu'à l'année passée, Mgr Roger Vangheluwe a versé des sommes considérables à la famille de sa victime en guise de dédommagement". Toute la presse belge de ce matin évoque cet aveu ce matin, qui arrive au moment même où la Chambre des mises en accusation se penche sur l'affaire.

Dédommagement...le terme est un édulcorant, on fait à nouveau dans la dentelle: ne s'agissait-il pas d'acheter le silence de la famille, un élément de corruption supplémentaire, un chantage à la respectabilité?

L'église catholique belge avait transmis sur cette affaire un communiqué de presse bilingue polyphonique que l'on trouve en ligne sur le site catho.be. On pourra le lire ci-dessous pour sa partie en français.

 Au-delà du drame profond et du nécessaire respect pour les souffrances de la victime et de la famille, il est intéressant d'analyser le discours interne de l'église catholique dans ces documents: il oscille entre un aveu de culpabilité en fait très limité et une forte tendance à l'auto-justification, du style  nous avons autrefois couvert et mis le couvercle sur ce genre d'affaires, on n'aurait pas dû, mais elles sont de toute façon rares/ le droit canon est la solution à ce genre de problème, mais bon on doit aussi aujourd'hui collaborer avec la justice civile, on ne peut plus faire autrement/ et on ne va surtout pas se pencher sur les causes réelles de la pédophilie des prêtres.../ on avait mis en place une commisssion pour traiter convenablement de ces affaires, voyez ce que vous en avez fait...Visiblement la hiérarchie catholique n'a pas encore bien compris ni l'ampleur de ces affaires, ni le fait que sa gestion catastrophique de la sexualité des prêtres peut conduire à voler et violer l'affection des plus faibles par des comportements aussi pitoyables et infamants que la pédophilie;  reste le bon sens du public, qui n'est en rien contraint d'avaler les bobards mielleux qu'on lui présente. A l'église catholique, on peut suggérer  de prendre connaissance des avancées de l'analyse systémique, cela lui permettrait d'appréhender la problématique de manière plus globale et d'analyser ses responsabilités dans ce type d'affaires.

 Voici les textes mis en ligne par l'église catholique belge (s.d.):

 Démission comme évêque de Bruges 

Quand je n’étais pas encore évêque et également un certain temps après, j’ai abusé sexuellement d’un jeune de mon entourage proche. La victime en est encore marquée. Durant les dernières décennies, j’ai à plusieurs reprises reconnu ma faute envers lui, ainsi que sa famille et j’ai demandé pardon. Mais ceci ne l’a pas apaisé. Moi, non plus. La tempête médiatique de ces dernières semaines a renforcé le traumatisme. Ce n’est plus tenable. Je regrette profondément ce que j’ai fait et présente mes excuses les plus sincères à la victime, sa famille, toute la communauté catholique et la société en général. J’ai présenté ma démission comme évêque de Bruges au Pape Benoît XVI. Celle-ci fut acceptée ce vendredi. Désormais, je me retire. 

 

Roger Vangheluwe

 Texte de l'archevêque Léonard   

 

Nous sommes confrontés à une situation particulièrement sérieuse. Nos pensées vont en premier lieu vers la victime et sa famille, dont beaucoup de membres n’apprennent qu’aujourd’hui la bouleversante nouvelle. Pour la victime, il s’agit d’un long calvaire, qui n’est sans doute pas encore terminé.

En ce qui concerne Mgr Roger Vangheluwe, il a droit, en tant que personne, à la conversion, confiant dans la miséricorde de Dieu. Mais, sur le plan de la fonction, il était indispensable que, par respect pour la victime et sa famille et par respect pour la vérité, il se démette de sa charge. Ce qui est fait. Le pape a immédiatement accepté la démission de l’évêque de Bruges. Elle est, en ce moment même, rendue publique à Rome.

 L’Eglise souligne ainsi qu’en ces matières, il n’y a pas à tergiverser. Nous espérons contribuer de la sorte au rétablissement de la victime.  La décision de l’évêque de Bruges ainsi que l’organisation de cette conférence de presse correspondent à la volonté de transparence que l’Eglise catholique de Belgique veut désormais rigoureusement appliquer en la matière, en tournant résolument la page par rapport à l’époque, pas si éloignée, où, dans l’Eglise comme ailleurs, on préférait la solution du silence ou du camouflage.

 Il va sans dire que cet événement sera très douloureusement ressenti dans toute la communauté catholique belge, d’autant plus que Mgr Vangheluwe était perçu comme un évêque généreux et dynamique, largement apprécié dans son diocèse et dans l’Eglise de Belgique. Et nous, ses confrères, sommes conscients de la crise de confiance que cela va engendrer chez nombre de personnes. Nous osons cependant espérer que la sagesse l’emportera et que les évêques et surtout les prêtres de ce pays ne seront pas abusivement discrédités dans leur ensemble alors que la toute grande majorité d’entre eux mènent une vie conforme à leur vocation, dans une fidélité pour laquelle je tiens à les remercier publiquement.

Texte de l'évêque Harpigny

 

 

En tant que référendaire pour la Commission pour le traitement des plaintes pour abus sexuel dans une relation pastorale, j’ai été mis au courant ce mardi 20 avril 2010 de la situation de Mgr Vangheluwe, par un message de l’entourage de la victime adressé aux évêchés. J’étais alors retenu à Kinshasa. J’ai tout de suite veillé à m’assurer qu’il y serait donné le suivi indiqué. Je précise qu’aucun des membres de la Conférence épiscopale n’était au courant de cette situation. J’ai seulement appris qu’au début du mois, le Cardinal Danneels – déjà émérite – avait rencontré la famille à la demande de la famille de la victime et en présence de Mgr Vangheluwe. Il a écouté et constaté que la situation n’était pas apaisée et ne pourrait en rester là. En même temps, la victime a pris contact avec la Commission pour le traitement des abus sexuels dans le cadre d’une relation pastorale. Pour rappel, cette Commission indépendante fut instituée en 2000 par la Conférence épiscopale belge. Un point de contact téléphonique a été établi afin que les victimes des abus sexuels puissent raconter leur épreuve. Selon une procédure adéquate, qui respecte la demande de chaque victime, les membres de la commission veillent à ce que la victime puisse être entendue et qu’elle reçoive l’aide la plus appropriée. Les membres de la commission sont également chargés de donner des avis, des conseils aux évêques et aux supérieurs majeurs qui ont autorité sur les prêtres et les religieux coupables de ces délits. Il est, de toute façon, recommandé aux prêtres et religieux de se présenter à la justice. Il est aussi recommandé aux victimes de porter plainte. Je salue ici le travail remarquable de cette Commission. Son président, le Professeur Adriaenssens prendra la parole dans un instant.

 

 

Aujourd’hui Mgr Vangheluwe n’est plus évêque de Bruges et se retire. Désormais, son cas relève de la compétence de la Congrégation pour les Evêques, qui exerce au nom du Pape l’autorité sur chaque évêque. Celle-ci s’adressera à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. C’est cette dernière qui indiquera les mesures canoniques éventuelles à prendre à son égard. En effet, c’est ce que stipule le motu proprio,Sacramentorum sanctitatis tutela (la protection de la sainteté des sacrements) du 30 avril 2001 qui, entre autres, veut protéger les fidèles des abus sexuels. Ce document donne, parmi d’autres dispositions, la démarche à suivre lorsque des prêtres et des religieux sont responsables d’abus sexuels à l’égard des mineurs.

 

 

 

 

 

 

Texte de Peter Adriaenssens, président de la Commission pour le traitement des plaintes pour abus sexuel dans une relation pastorale

 

 

Comment réparer un passé devenu trop lourd ?

 

 

Le récit de la victime de Mgr Vangheluwe est un cas exemplaire qui démontre que grandir avec un passé trop lourd peut rendre malade dans tous les sens du terme. L'abus sexuel est tout d’abord une question d'abus de pouvoir. Deux caractéristiques empoisonnent les chances de rétablissement : le secret imposé à la victime et le petit cercle fermé dans lequel les faits se déroulent. Que certains, même des années plus tard, ressentent des difficultés à pouvoir vivre dignement suite à ce qui leur est arrivé, trouve ses racines dans ces mécanismes. L'antidote s’impose. Face à l'abus de pouvoir, il s’agit de rétablir l’équilibre des dignités. Face au poids du secret, il y a le droit de retrouver le libre usage de sa parole. Face à ce qui est arrivé à l’abri des regards, il y a la transparence d’une communication ouverte. Ce sont les trois voies de guérison qui peuvent être offertes aujourd'hui à la victime et à sa famille. Nous espérons que les mesures claires, qui touchent aujourd'hui l'auteur des faits, rendront à la victime sa fierté d'appartenir à la société.

 

 

Le respect d’une victime qui a le courage de sortir du secret avec le poids de sa souffrance, signifie deux choses : d'une part, le devoir des responsables de tout mettre en oeuvre pour protéger la victime et pour mettre l’agresseur hors d’état de nuire.

 

 

D'autre part, il y a la responsabilité pour l'opinion publique de respecter l'anonymat demandé par la victime et sa famille. En tant que président de la commission et personne de contact avec la victime, je demande avec insistance aux médias de respecter cette discrétion.

 

 

Je remercie les évêques de Belgique pour l’ouverture d’esprit avec laquelle ils abordent le travail de la commission. La plainte dans l'affaire qui nous réunit aujourd'hui peut être considérée comme un test de transparence et d’efficacité. Ces dernières semaines, les médias ont posé à plusieurs reprises la question de savoir si la commission était en état de formuler ses décisions en toute indépendance. Nous avons estimé inutile de faire mousser à chaque fois le débat à ce sujet. L’unique réponse adéquate est de nous juger sur nos actes.

 

 

Chaque dossier d'abus sexuel dans l'Eglise est une situation de perte pour tous. Il y a avant tout l’infini dommage causé aux victimes. Vient ensuite le temps et l'énergie consacrés aux décisions disciplinaires concernant les coupables. Enfin, il y a la perte de confiance. Et celle-ci ne peut être mesurée. Voilà pourquoi, je réitère ici l'appel de la commission, faite non seulement aux victimes mais aussi à toute personne consciente d’avoir dépassé les bornes d’un comportement sexuel acceptable, de ne pas attendre que les victimes aient atteint l'âge de les dénoncer mais de trouver le courage de prendre contact avec nous afin de se faire aider.

 

 

 

 

 

 

 

 

Commentaire du diocèse de Bruges par Peter Rossel, porte-parole

Ce qui arrive est incompréhensible pour les collaborateurs directs de l’évêque et, par extension, pour tout le diocèse. L’entourage de l’évêque est surpris, choqué et désarçonné, parce qu’il n’existait aucune indication que l’évêque vivait sous la pression d’un tel problème. Après sa décision, le diocèse se retrouve décapité. Les collaborateurs du diocèse ont pris acte de cette décision et la respectent. Ils s’unissent surtout à ceux qui ont souffert. Les mots nous manquent dans le diocèse. Le mot ‘inimaginable’ est devenu concret pour nous. Nous soulignons que chaque cas est un cas de trop, mais qu’il s’agit d’exceptions.

 

 

Le droit canon prescrit ce qui va arriver : le collège des consulteurs va désigner au plus vite un administrateur diocésain (canon 421). Celui-ci prendra en charge les affaires courantes du diocèse, en attendant la nomination d’un nouvel évêque par le pape. Jusqu’à cette désignation et vu que tous vicaires de l’évêques sont automatiquement démissionnaires selon les prescriptions du droit canon, le diocèse ne fera pas d’autres communications.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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06/08/2010

Le Soudan flagelle ses travestis

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Un juge soudanais a condamné 19 hommes à une peine de flagellation pour avoir endossé des habits féminins et s'être maquillés: 30 coups de fouet et 400 dollars d'amende.  Ces hommes avaient été pris en flagrant délit de travestissement lors d'une soirée privée dans laquelle la police avait fait irruption. A noter qu'il ne s'est trouvé aucun juge qui veuille défendre ces hommes lors de leur "procès". La flagellation publique a eu lieu devant quelque deux cents témoins. D'après la presse de Khartoum, il pourrait s'être agi d'un mariage homosexuel au cours duquel ces hommes auraient dansé de manière féminine.

Au Soudan, on flagelle de la même manière les femmes qui osent endosser des habits masculins. Il s'agit d'un de ces pays où les homosexuels sont condamnés à la prison ou à la peine capitale. Les femmes lesbiennes peuvent être condamnées à la mort par lapidation.

Via mamabaonline et queerblog.it (qui cite Reuters Africa)

07:05 Publié dans Homophobie | Lien permanent | | |  Facebook |

05/08/2010

Mariage gay: grande victoire d'étape en Californie

La Cour fédérale de San Francisco a estimé mercredi que les gays et les lesbiennes ont le droit constitutionnel de se marier*: l’interdiction du mariage homosexuel en Californie, entérinée par référendum en 2008, étant discriminatoire et anticonstitutionnelle. Le jugement comporte 136 pages.

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Il s'agit d'une immense victoire pour les défenseurs des droits des gays, ont annoncé les médias américains. Mais très probablement  seulement d'une victoire d'étape: le jugement du Juge Vaughn R. Walker (photo) sera sans aucun doute contesté en appel en deux épisodes: appel à la 9ème Cour d'appel (9th circuit court of Appeals), puis appel à la Cour suprême. Les deux parties avaient en effet annoncé que, quel que soit le jugement rendu, elles iraient en appel jusqu'au dernier échelon de recours possible.

L'annonce du jugement a bien entendu suscité la liesse chez les gays et les lesbiennes californien.ne.s. Mais d'importantes personnalités politiques s'en sont aussi réjouies. Ainsi du Gouverneur de Californie, Arnold Schwarzenegger**, et du Maire de Los Angeles Mayor Antonio Villaraigosa.

Les promoteurs de la campagne pour la Proposition 8 qui les avait conduit à remporter le referendum de 2008 ont dénoncé le non respect par le juge de la voix démocratique  du peuple californien qui avait voté à 52,3 pour cent contre le mariage gay. Ils ont aussi déjà annoncé qu'ils demanderaient que les effets du jugement soient suspendus tant que dureront les procédures d'appel. Au cas où leur demande serait prise en considération, les gays et les lesbiennes californiens devraient encore attendre pour pouvoir se marier.

Le juge a estimé que la Proposition 8 est inconstitutionnelle parce qu'elle bat un droit fondamental, le droit de se marier; et on ne peut malmener ce droit à partir d'une classification irrationnelle basée sur l'orientation sexuelle. Les plaignants cherchaient à voir leur engagement relationnel reconnu, et les relations des plaingnants sont dans la ligne exacte de l'histoire, de la tradition et de la pratique du mariage aux Etats-Unis

La Proposition 8 cherchait seulement à insérer dans la Constitution californienne un élément de discrimination inique selon lequel les couples de sexe différent seraient supérieurs aux couples de sexe opposé.

La Proposition 8 était dès lors discriminatoire sur le plan de l'égalité des droits, et à ce titre anticonstitutionnelle.

*Extraits du jugement (en anglais):

"Plaintiffs challenge Proposition 8 under the Due Process and Equal Protection Clauses of the Fourteenth Amendment," (...) "Each challenge is independently meritorious, as Proposition 8 both unconstitutionally burdens the exercise of the fundamental right to marry and creates an irrational classification on the basis of sexual orientation."

(...)"Plaintiffs seek to have the state recognize their committed relationships, and plaintiffs’ relationships are consistent with the core of the history, tradition and practice of marriage in the United States.“

(...)Proposition 8 "fails to advance any rational basis in singling out gay men and lesbians for denial of a marriage license. Indeed, the evidence shows Proposition 8 does nothing more than enshrine in the California Constitution the notion that opposite-sex couples are superior to same-sex couples. … Because Proposition 8 prevents California from fulfilling its constitutional obligation to provide marriages on an equal basis, the court concludes that Proposition 8 is unconstitutional.”

Pour lire l'ensemble des 136 pages du jugement, cliquer ici.

**Le communiqué d'Arnold Schwarzenegger

“Judge Walker had the great responsibility of deciding whether Proposition 8 violates the Constitution of the United States.  He heard in-depth arguments from both sides on fundamental questions of due process, equal protection and freedom from discrimination. There are strong feelings on both sides of this issue, and I am glad that all viewpoints were respected throughout the proceedings. We should also recognize that there will continue to be different points of view in the wake of this decision.
 
“For the hundreds of thousands of Californians in gay and lesbian households who are managing their day-to-day lives, this decision affirms the full legal protections and safeguards I believe everyone deserves. At the same time, it provides an opportunity for all Californians to consider our history of leading the way to the future, and our growing reputation of treating all people and their relationships with equal respect and dignity.
 
“Today's decision is by no means California's first milestone, nor our last, on America's road to equality and freedom for all people.”          
 

 

04/08/2010

Gay Games de Cologne: interview exclusive de Frédéric Bauwens, médaillé d'argent triathlon

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Gay Kosmopol a voulu en savoir plus sur la vie d'un athlète gay qui participe aux Gay Games. Frédéric Bauwens, qui vient de remporter la médaille d'argent en triathlon aux Gay Games de Cologne 2010, a accepté de nous accorder une interview. On ne sait que trop que le coming out en milieu sportif est un sujet des plus délicats et Frédéric a répondu avec la plus grande franchise à nos questions, parfois très directes. 

Frédéric Bauwens a 28 ans,  il est diplômé en tant qu'ingénieur civil chimiste  et en études spécialisées en gestion industrielle. Il termine actuellement une maîtrise en cours du soir en gestion de l’environnement. Il a  travaillé 3 ans dans l’industrie plastique et depuis quelques mois, il travaille dans un centre de recherche où il mène des projets de recherche en environnement (analyse de cycle de vie, épuration des eaux usées, traitements des déchets). Il consacre la plus grande partie de son temps libre à son entraînement pour le triathlon. 

Gay Kosmopol: Frédéric, voudrais-tu  nous dire quelques mots sur  ton parcours sportif jusqu'ici? Qui t'a initié au sport, quels furent tes professeurs, à quelles compétitions as-tu pris part?

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Frédéric Bauwens 

Mon parcours sportif débute à l’âge de 10 ans par le basket. Mes parents m’ont poussé à faire un sport pour me déscotcher de la télé. C’est ainsi que j’ai atterri au BC Saint-Servais et ensuite à l’UR Namur où j’ai joué jusqu’en 2005. Fin 2003, j’ai eu une blessure aux genoux qui m’a empêché de faire du sport pendant près d’un an. Quand j’ai pu reprendre, je n’avais plus la même condition physique. A l’époque j’étais étudiant ingénieur chimiste à l’ULg et pour retrouver la forme je me suis mis à courir et à nager au centre sportif universitaire.  

Cette année-là, nous avions un cours en commun avec les ingénieurs de gestion. C’est comme ça que j’ai rencontré Jean Pinera. Sa copine et lui faisaient du triathlon depuis plusieurs années et à un bon niveau. C’est lui qui m’a fait connaître ce sport. Très vite, je me suis inséré dans le groupe triathlon du RCAE (service des sports des étudiants). On courait 1h et nageait 1h chaque lundi et jeudi. Les débuts n’étaient pas faciles. Je n’avais jamais fait de natation et savais à peine nager le crawl, je m’arrêtais à chaque longueur ! Mais cela m’a permis de travailler mon endurance. J’étais content de pouvoir rejouer au basket. Fin de saison, je participe pour le plaisir à un triathlon à Fleurus… J’ai adoré l’ambiance sur la course : le virus du triathlon m’avait mordu ! Je décide alors d’arrêter complètement le basket et de me consacrer au triple effort. Je me suis inscrit au Triathlon Namur Team (TNT) dont je suis maintenant le secrétaire. 

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Ce qui me plaît beaucoup dans le triathlon, c’est que tout le monde fait la même course, tous unis dans le même effort. Hommes, femmes, toute catégorie d’age, néophytes comme élites, tout le monde prend le départ en même temps. Imaginez un footballeur ou un basketteur amateur qui monte sur le terrain et se retrouve à côté de professionnels de D1 pour jouer son match!

Les temps à l’arrivée sont différents mais chaque triathlète poursuit le même objectif : donner le meilleur de lui-même, toujours pousser plus loin ses limites.

Ces 5 dernières années, j’ai enchaîné les courses (triathlons mais aussi jogging et marathon). Depuis octobre 2007, je suis entraîné par Fernand Brasseur ainsi que par Céline Havard pour la partie natation. Les programmes que Fernand me prépare me permettent de continuer à progresser tout en garantissant un équilibre entre entraînements, travail et repos.


Gay Kosmopol: as-tu fais ton coming out en milieu sportif? Comment cela s'est-il passé? Comment tes copains sportifs ont-ils réagi? 

Frédéric Bauwens:

J’ai toujours eu peur que cela se sache au basket. Comment allaient réagir mes coéquipiers ?

Il faut dire que sur le bord des terrains certaines remarques des supporter ou entraîneurs ne sont pas très encourageantes : « vous jouez comme des tapettes ! » etc. 

Puis un jour, c’est sorti tout seul, autour d’un verre avec plusieurs membres de mon équipe. L’un deux me demande : « Tiens il n’est pas revenu ton ami qui était là l’autre fois ? Il est super sympa, il faut qu’il revienne, on s’amuse trop bien avec lui ! » Ce à quoi je réponds : « Non, il n’est pas revenu, nous nous sommes séparés cette semaine. » Et voilà ! Il leur a fallu un certain temps pour comprendre que non je ne blaguais pas, et malgré mes peurs, ça c’est super bien passé. Je me suis vraiment senti soutenu et surtout soulagé d’un poids immense. 

Au triathlon, la relation entre athlètes n’est pas la même que dans un sport d’équipe. La pression du coming out est donc moins grande et avec l’âge et plus de confiance en moi, ça vient plus facilement. Je n’ai jamais eu de remarque blessante de quiconque et bien souvent, je suis le premier à blaguer sur le sujet. 

Gay Kosmopol: Pendant ton adolescence, étais-tu conscient que tu étais gay? Si oui, est-ce que c'était un problème pur toi? Ta pratique sportive a-t-elle interragi avec la découverte de ton homosexualité? Positivement négativement? En quoi?

Frédéric Bauwens:

J’ai toujours eu conscience que j’étais attiré par les garçons mais sans vraiment me poser de questions à ce sujet ni me définir gay, homosexuel ou me sentir différent… C’est un anecdote qui m’a apporté la réponse avant que je ne me pose la question. C’était à la rentrée en secondaire, je lisais la liste des noms dans ma classe et alors que les autres étaient contents d’être avec leurs copains et copines, moi je pense tout haut « Ah lui ! Chouette, il est super mignon !! » Oups, un regard autour de moi, personne n’a entendu mais là, il y a des connections qui ont chauffé dans mon cerveau : « Pourquoi tu dis ça Fred ? Ah bien oui, t’es homo, voilà ! »

Par contre, je ne pense pas que ma pratique sportive ait joué un rôle dans la découverte de mon homosexualité. Le sport m’a permis de m’affirmer en tant que personne et de me défouler. Si cela a joué un rôle ce serait plus comme échappatoire : quand je n’avais pas le moral, je me concentrais sur mon sport et j’oubliais le reste. C’est encore vrai aujourd’hui. 

Gay Kosmopol:  à l'école et dans les études supérieures, as tu fait ton coming out?

Frédéric Bauwens:

Mon arrivé à l’université a été un tournant dans ma vie, comme pour beaucoup de gays et de lesbiennes je pense. Dans les documents d’accueil que l’ULg nous avait fourni, il y avait des infos sur le CHEL (groupe de jeunes homos liégeois). Il m’aura fallu un certain temps pour trouver le courage d’en pousser la porte. Et depuis quel changement dans ma vie ! J’étais timide et renfermé. Rencontrer d’autre jeunes homos, participer à des activités m’a vraiment aidé à rompre ma solitude et à avoir plus confiance en moi. Assez confiance pour faire mon coming out auprès de mes amis de l’université et de mes coéquipiers de basket. On était un petit groupe très soudé en première année technique d’ingénieur civil chimiste, et leur réaction positive à tous m’a beaucoup aidé. 

Gay Kosmopol: à propos des Gay Games, est-ce que selon toi cela a du sens d'organiser des jeux rien que pour les personnes LGBT? Si oui, pourquoi cela fait-il sens?

Frédéric Bauwens:

Au départ, je trouvais ça aberrant qu’on organise de tels jeux : « Pourquoi faut-il que même pour le sport on se renferme sur soi-même quand on est LGBT (lesbienne, gay, bi, trans)? On peut très bien en faire via les fédérations traditionnelles»

Eh bien pas du tout ! D’abord, les Gay Games sont ouverts à tout le monde, LGBT comme hétéros. Pour y participer, il suffit de remplir un formulaire et de payer son inscription comme pour n’importe quelle compétition sportive. Et ce formulaire ne comportait aucune question sur l’orientation sexuelle. 

Ensuite, si dans mon cas le coming out dans le milieu sportif s’est plutôt bien passé, ce n’est pas le cas pour tout le monde ! Il y a beaucoup de personnes LGBT qui arrêtent le sport suite aux commentaires de leur entourage et se referment sur eux-mêmes. Au haut niveau, il y a très peu d’athlètes en activité qui font leur coming out et permettent aux jeunes sportifs LGBT d’avoir des exemples à qui s’identifier. La pression sur ces élites sportives est énorme et il faut du courage pour s’affirmer LGBT devant les medias. C’est sûr, un homo athlète de haut niveau ça change de l’image stéréotype de la tapette efféminée encore trop souvent véhiculée !

Donc oui, les Gay Games ont un sens car ils permettent à des milliers de personnes LGBT de participer à des compétitions sportives d’envergure et de donner le meilleur d’eux-mêmes sans peur de moqueries. Pour moi, les Gay Games redonnent un sens au sport : le respect de l’autre, dans sa diversité avec ses forces et ses faiblesses !  

J’aimerais que les jeux soient plus médiatisés pour donner envie aux personnes LGBT de continuer ou de commencer du sport. Mens sana in corpore sano, disait Juvénal. De plus, si les médias pouvaient montrer à ceux qui pensent que « le sport c’est pas pour les pédés ! » combien ils se plantent ! 

Gay Kosmopol: pourquoi t'y es-tu inscrit personnellement? Comment est l'ambiance à Cologne? comment la vis-tu?

Frédéric Bauwens:

Cologne, c’est la porte à côté de Liège, là où j’habite. Il aurait donc fallu une très bonne excuse pour ne pas y aller. C’est surtout une compétition qui n’a lieu que tous les 4 ans, qui rassemble des athlètes venus des quatre coins du monde et promettait d’être une expérience inoubliable. N’importe quel sportif, LGBT ou hétéros, aurait envie de participer à ce type d’événement. 

Ce sont les premiers jeux auxquels je participe et l’esprit qui y règne me plaît beaucoup. L’ambiance y est bon enfant et il y a pas mal d’activités, de concerts et de soirées pour s’amuser. Cela dit, et j’en suis agréablement surpris, ici c’est bien à une compétition sportive que nous assistons, ce n’est pas la gay pride ! Le sport avant tout ! Après le triathlon, j’ai assisté à d’autres compétitions et je peux vous assurer que tous les athlètes sont bien concentrés et se donnent à fond. 

 

Gay Kosmopol: Ou loges-tu? qui s'occupe de l'intendance des athlètes athlètes? Es-tu venu seul ou accompagné?

Frédéric Bauwens:

J’ai réservé un hôtel pour quelques nuits en dehors du centre près du complexe sportif où la plupart des compétitions se jouent. Chaque athlète s’occupe de sa propre logistique.

 

Je ne suis pas accompagné, en tout cas pas à l’aller ! Mes amis, mes collègues et les membres de ma famille qui étaient au courant m’ont encouragé les jours qui ont précédés la course. Ca fait toujours du bien au moral de se sentir soutenu.

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Gay Kosmopol:  Qu'est-ce que cette médaille représente pour toi?

Frédéric Bauwens:

C’est la première fois que je monte sur un podium, donc cette médaille représente beaucoup pour moi. J’étais même surpris à l’appel de mon nom car je n’étais pas très satisfait de ma course. Le départ se donnait tôt et je ne suis pas parvenu a manger suffisamment au déjeuner, probablement un peu de stress suite aux ambitions que j’avais sur cette course. C’est donc une demi-satisfaction pour moi.

Gay Kosmopol: Dans un pays comme la Belgique, est-il encore nécessaire de lutter contre l'homophobie dans le sport? Si oui, as-tu des idées proposer? Est-ce que les pouvoirs publics et les écoles ont à ton avis une responsabilité dans ce combat?

Frédéric Bauwens:

En Belgique, comme ailleurs, l’homophobie reste encore bien présente. Il y a peut-être eu des avancées au niveau législatif mais dans la vie de tous les jours, les mentalités évoluent plus lentement. A la longue, c’est décourageant de se faire traiter de pédé même quand on n’est pas plus mauvais que les autres. D’un autre côté, la pratique du sport m’a rendu plus fort face à l’homophobie : « ah comme ça, je ne suis pas un homme, un vrai ? Le sport c’est pas pour les pédés ? Eh bien cours le marathon en moins de 3 h comme moi et on en reparlera ! »

Il y a des tas de choses à faire pour la lutte contre l’homophobie dans le sport et pour le respect de l’autre de façon générale. Cela passe par l’éducation, les pouvoirs publics, les écoles et les clubs sportifs ont un rôle important à jouer dans ce domaine. Le sport est une école de vie et devrait être utilisé pour éduquer dès le plus jeune âge au respect de ses partenaires, coéquipiers et adversaires. Un adversaire, dans le sport, ne doit pas être perçu comme un ennemi car sans lui, on ne peut plus pratiquer son activité.

 

Gay Kosmopol: une question belgo-belgequant à l'équipe belge. Combien êtes-vous, constituez-vous une équipe ou deux équipes, une flamande et une francophone? Le communautaire intervient-il selon toi entre vous ou dans l'organisation?

 

Frédéric Bauwens:

 

La délégation belge aux Gay Games compte 161 personnes. Lors de la cérémonies d’ouverture, nous avons tous défilé avec les couleurs nationales. On est dans le milieu sportif ici, pas dans les médias ou la politique, le communautaire n’intervient pas ni entre les athlètes du team ni dans l’organisation. D’ailleurs, même en dehors des Gay Games, lors des triathlons que je fais en Belgique, je ne rencontre pas les « difficultés de vivre ensemble » dont on parle si souvent dans la presse.

Gay Kosmopol:

Merci Frédéric, d'avoir pris le temps de répondre à nos questions. Et encore beaucoup de bon temps aux Gay games!

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05:40 Publié dans Sport | Lien permanent | Tags : gay games, cologne, gay games 2010, triathlon, sport, homophobie, coming out, frédéric bauwens | | |  Facebook |