26/07/2010

Premier championnat espagnol de danse gay

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Le premier championnat espagnol de danse  gay a eu lieu le samedi 17 juillet au teatro Lara de Madrid. Douze paires masculines et douze paires féminines ont rivalisé d'habileté sur scène: élégance des mouvements et synchronicité des pas ont conquis public et jury.

Pour accéder au site du championnat, cliquer ici. La video ci-dessous dure plus de trois heures: si vous ne maîtrisez pas l'espagnol, vous pouvez faire défiler pour regarder uniquement les prestations.

 

 

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19/07/2010

Golgotha: Steven Cohen met en scène l'alchimie de la douleur

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Le festival d’opéra d’été de Munich (Münchner Opernfestspiele) a présenté le temps d’un week-end le spectacle Golgotha de l’artiste visuel sud-africain Steven Cohen : un spectacle incomparable d’une beauté crucifiée et crucifiante sur l’insoutenable légèreté de l’éphémère,  qui a eu lieu dans l’écrin tout aussi éphémère que l’Opernfestspiel a érigé sur la Marstallplatz : le Pavillon 21 Mini Opera Space.

 

Golgotha*, le lieu du crâne, le lieu du calvaire et de la crucifixion du Christ mais aussi de tant d’autres, dont Steven Cohen.  

 

La vie est-elle donc une calvaire dont seule la beauté nous sauve, en se nourrissant de douleur ? A moins que la beauté ne soit elle-même qu’une douleur magnifiée si insupportable qu’elle ne peut qu’être éphémère ?

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C’est ce que nous donne à voir le spectacle de Steven Cohen qui crée une installation visuelle nourrie de sa propre chair et de ses souvenirs endeuillés, et dans laquelle il circule, en y introduisant sa présence et sa danse dans une alchimie de la douleur.

 

La création de  Steven Cohen s’inscrit dans son histoire familiale : le frère de Steven, un golden boy de Wall Street, s’est suicidé, broyé par la machine infernale d’une société consumériste toute au service de Mammon. Gold-gotha : une élite financière dorée qui ne peut que tuer.

 

 Steven, amputé vif de son frère, a encore d’autres raisons de promener sa douleur sur le Calvaire : il est Juif et homosexuel, deux minorités qui ont le triste privilège d’avoir été baladées dans l’histoire des charniers, et de l’être encore.

 

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A peine entrés dans la salle,  la souffrance et la mort saisissent  les spectateurs avant même que le spectacle commence : Rentrer dans la salle, c’est tout aussitôt pénétrer dans l’installation de l’artiste : une installation de porcelaines très colorées, de fleurs artificielles et de petits luminaires qui dessinent la forme d’une croix sur le sol de la scène, deux mannequins portant des vêtements en justaucorps baroques dont l’un est constitué d’ossements et l’autre de dorures.  120.jpg

 

La scène est encadrée par deux immenses photographies de l’artiste dans les rues de New York  dans lesquelles il circule arborant un magnifique maquillage  et juché sur d’étonnants cothurnes de sa composition, dont le support est constitué de deux crânes humains véritables. Golgotha : on est bien sur un charnier. La danse des squelettes va pouvoir commencer.

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Elle commence par la projection d’une video géante aux plans rapprochés sur laquelle on peut voir que le maquillage de l’artiste a la délicatesse des ailes ocelées d’un papillon. Il y déambule dans les rues de New York attirant l’attention des badeaux qui le prennent en photographie, amusés par son étrange accoutrement.

 

 

 

 

 

 

 

 

A la video succède l’apparition de l’artiste dans une nudité grimée : une performance qui tient de la présence du tableau vivant, de l’expression corporelle et de la danse. 122.jpg

Steven Cohen revêtira différents costumes, mais surtout diverses paires d’étonnants cothurnes, dont une paire constituéee de sabots de boucs juchés sur des crânes humains. Il piétinera en les éclatant les porcelaines et les luminaires qui constituent la croix. Il représentera une exécution qui tient de la pendaison et de l’électrocution dans une machinerie qui rappelle la chaise électrique.123.jpg

 

Steven Cohen construit la beauté sur et avec la mort et la destruction du précieux : la mort de son frère, la destruction des porcelaines que l’on peut examiner une fois le spectacle fini : ce que Steven pulvérise de ses lourdes cothurnes, ce sont de coûteuses pièces de poterie provençale, les fameuses Vallauris.

 

Il n’y a aucun blasphème dans le piétinement des objets qui constituent la Croix : la mort est transmuée en beauté, même si cette beauté a la fragilité des ailes du papillon, une beauté à fleur de peau, comme dans le maquillage de l’artiste, et à fleur de nerfs torturés à vif.

 

On sort silencieux, consternés, émerveillés et transformés de ce spectacle.  

 

 

*Golgotha » est la forme grecque de l'araméen gulgūltá et de l'hébreu biblique gulgōlet, « crâne »Ce nom vient sans doute de la présence d'ossements et de crânes mais il se peut aussi que le sommet de la colline eût la forme d'un crâne

 

Photos Luclebelge, avec l'aimable autorisation de l'artise et de sa productrice.

 

Pour accéder au site de l'ariste, cliquer ici

Prochaines programmations du spectacle début 2011 à Tours, Bordeaux et Poitiers. Plus d'infos: cliquer ici (Latitudes contemporaines).

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05/05/2010

Choréographies homoérotiques de Matthew Bourne

 

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24/01/2010

Danse: Palimpseste trans de Jean-Baptiste Bonillo

PALIMPSESTE
création 2009

Conception et performance/ Jean-Baptiste Bonillo
Collaboration/ Mélanie Nézereau-Paquemar
Vidéos et son/ David LePôle
Lumières/ Guillaume Luquet
Regard complice/ Magali Dulas



                                                       Le palimpseste désigne un parchemin dont la première écriture a été effacée et sur lequel on a écrit à nouveau.
Qu’est-ce que le corps humain sinon un palimpseste universel et naturel ?
D’innombrables informations se sont gravées successivement sur le palimpseste de notre corps ; leurs couches incessantes se sont accumulées et se sont, chacune à leur tour, recouvertes d’oubli. Elles ne sont pas mortes, elles dorment...
C’est en ce sens que Jean-Baptiste Bonillo explore la mémoire du corps.
« PALIMPSESTE » est une mise à nu au sens propre comme au figuré qui interroge le corps-témoin et sa capacité à nous révéler, grâce à l’utilisation de procédés hypnotiques ou de la léxithérapie.
Dans un espace clos partagé avec le public, le corps, la voix, ou encore l’image sont autant d’éléments constitutifs d’une recherche de l’intime et de mise en relation.

 

Source, lieux et dates des spectacles: Compagnie Post Partum Collectif

09/06/2009

Ballet: Proust ou les intermittences du coeur

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Hier soir, nous avons eu l'occasion d'assister à la dernière représentation du ballet créé par Roland Petit Proust ou les intermittences du coeur, avec le célèbre danseur Manuel Legris dans le personnage de Charlus. Cela se donnait dans le cadre somptueux de l'Opéra Garnier à Paris, dans cette immense bonbonnière dégoulinante d'ors, de marbres et de stucs, en compagnie des statues de grands compositeurs d'opéra et sous le plafond peint par Chagal. Il y eut des moments de pur bonheur.

Voici Manuel Legris dans la fameuse scène de séduction homosexuelle du violoniste Morel. Charlus tombe éperdument amoureux du jeune musicien Morel. Le violoniste est fauché et en mal de puissantes relations et verra en Charlus, riche et influent, le tremplin nécessaire à sa carrière. On voit ici le danseur étoile Manuel Legris avec le premier danseur Stéphane Bullion.

Le moment d'émotion amoureuse le plus intense est celui de la naissance de l'amour entre Morel et Saint-Loup. Alors que dans l'oeuvre de Proust, Morel est d'emblée un homosexuel notoire, entretenu par Charlus, Saint-Loup, grand ami du narrateur, est un brillant officier connu pour ses conquêtes féminines. La fin du roman surprend: Saint-Loup est homosexuel lui aussi, les contraintes sociales et celles de la carrière militaire l'ont forcé à une hétérosexualité de façade. la rencontre amoureuse de Saint-Loup et de Morel est un grand moment de la création de Roland Petit, sur l'élégie de Fauré (opus 24).  C'est Mathieu Ganio qui danse Saint-Loup, ici dans le courant de la saison 2007. 

D'une grande intensité est aussi la scène sado-masochiste du bordel masculin où Charlus paye des soldats en permission pour se faire maltraiter. La scène est inspirée du Temps retrouvé, le dernier volume de la recherche, qui se passe pendant la guerre. Les soldats en permission se font un complément de solde en se prostituant dans un bordel parisien fameux. Sur la marche héroïque de Saint-Saens...dont l'esprit ici détourné souligne encore davantage le délire misérable des fantasmes de Charlus.

En savoir plus: lire sur le net l'article du site Danser en France (hyperlien)

19/04/2009

Les ballets Trockadero au Châtelet

LES BALLETS TROCKADERO DE MONTE-CARLO  du 21/04/2009 au 26/04/2009.

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CHATELET - THEATRE MUSICAL DE PARIS
1, place du Châtelet
75001 PARIS

La fantaisie la plus débridée alliée à la rigueur et à l'exigence de la danse classique. Les grands ballets du répertoire romantique interprétés avec une mâle assurance.

Acte I Le Lac des cygnes (acte II)
Musique Piotr Ilitch Tchaïkovski
Chorégraphie d'après Lev Ivanov
Costumes Mike Gonzales
Décor Jason Courson
Lumières Kip Marsh

Acte II Pas de deux (titre annoncé ultérieurement)
Le grand pas de quatre
Musique Cesare Pugni
Chorégraphie D'après Jules Perrot
Costumes Mike Gonzales
Décor et lumières Kip Marsh

Acte III Paquita (extraits)
Musique Ludwig Minkus
Chorégraphie d'après Marius Petipa
Remonté par Elena Kunikova
Costumes et décor Mike Gonzales
Lumières Kip Marsh

Fondés en 1974 à New York (avec un clin d'oeil aux "Ballets russes de Monte-Carlo" venus triompher aux Etats-Unis dans les années 30), les Ballets Trockadero de Monte-Carlo seront vite passés de l'off-off Broadway aux grandes salles du monde entier, où ils sont désormais acclamés et réclamés pour leurs hilarantes prestations. Cette troupe de garçons adorant jouer les ballerines aux grands pieds, loin de proposer des caricatures grotesques qui ridiculiseraient la danse classique, s'applique, au contraire, à respecter scrupuleusement les chorégraphies et les styles, mais en y glissant des "pointes" d'humour.

Comme on ne parodie bien que ce que l'on aime, les "Trocks", en amoureux fous du ballet, enchaînent avec une technique virtuose les morceaux de bravoure du répertoire, du Lac des cygnes au grand pas de Paquita, en passant par le romantique (!) Pas de quatre sur la musique de Pugni, parsemés ici et là de quelques incidents : observateurs malicieux des petits travers des danseurs et danseuses, ils poussent avec panache la logique jusqu'au-boutiste du burlesque, et c'est un festival de contre-temps, de ratages et de chutes, sans oublier les caprices d'étoiles, et les rivalités mesquines.

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11/02/2009

Ballet: Proust ou les intermittences du coeur


Opéra de Paris - 2007 :
"Proust ou les intermittences du coeur".
Un ballet de Roland Petit
d'après "A la recherche du temps perdu" de Marcel Proust.
Saint Loup, l'archange de blancheur, et Morel, l'ange noir, deviennent amants.
Mathieu Ganio, (danseur étoile), est Saint Loup.
Stéphane Bullion, (danseur sujet), est Morel.
La musique est "l'élégie op.24 pour violoncelle et orchestre" de Gabriel Faure.

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