15/04/2010

Mouvements lesbiens : Ruptures et alliances, une publication de l'ILGA

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La présente publication en français et aussi disponible en anglais et en espagnol, est une collection d'expériences d'individues du monde entier, impliquées dans les mouvements lesbiens, la société civile et les organisations de droits humains.

Les lesbiennes ont toujours été présentes dans divers mouvements de la société civile : avec les organisations de gays, dans les groupes féministes, ainsi que dans la sphère artistique et dans le combat pour la décolonisation et l'indépendance de leurs pays. Dans les décennies récentes, les lesbiennes ont été présentes dans le combat pour l'égalité des droits au bénéfice des femmes de couleur, des femmes aborigènes, et plus largement avec les mouvements féministes.

La présente publication en français et aussi disponible en anglais et en espagnol, est une collection d'expériences d'individues du monde entier, impliquées dans les mouvements lesbiens, la société civile et les organisations de droits humains. Il s'agissait de rendre hommage à ces lesbiennes qui, dans nombre d'endroits du monde, ont montré le chemin, à celles qui se sont impliquées activement dans la lutte pour le bien-être et pour la reconnaissance de leurs droits.

Certains des exemples positifs illustrent que «l'histoire peut être modifiée» et que certains groupes lesbiens sont parvenus à faire inclure leurs préoccupations dans celles d'autres mouvements. Certains se sont battus contre l'apartheid et dénoncent le racisme, d'autres travaillent pour construire la paix dans leur région, d'autres encore s'allient à des groupes discriminés ou vulnérables. Les lesbiennes ont montré plus de solidarité que les autres groupes, il faut que ce fait soit reconnu.
Les lesbiennes appliquent un mode de pensée révolutionnaire qui peut bénéficier à tou-te-s les acteurs et actrices au sein de notre société, qui se battent pour des droits égaux et pour la justice.

Partager des expériences et des connaissances et une façon d'acquérir des outils; avoir conscience de ces succès est le premier pas vers l'autonomie et la fierté. Ce rapport suit un fil conducteur positif, il veut renforcer le mouvement lesbien pour l'avenir plutôt que de s'attarder sur la victimisation.

Cette publication laissera aussi beaucoup de questions ouvertes, telles que: «qu'est-ce que le féminisme?», «est-ce que les problématiques lesbiennes sont plus liées aux problèmes des femmes ou aux problèmes des gays? » A tel endroit, vous pourrez trouver une réponse que sera contredite quelques pages plus loin par une expérience contraire. C'est probablement l’indication de la diversité et de la complexité des mouvements lesbiens.

Ce travail, nous l'espérons, accroîtra l'envie d'apprendre plus et de se laisser inspirer par ces mouvements différents mais étroitement liés. Il peut également être utilisé comme outil de formation pour que les jeunes féministes lesbiennes prennent leur destin en main, au sein du mouvement LGBT, et pour améliorer la conscience des organisations généralistes de l'importance de traiter des droits des lesbiennes.

Surtout, n'hésitez pas à faire circuler cette publication, à la mettre en ligne sur votre site et à l'utiliser comme source d'inspiration et d'empowerment dans toutes vos actions.

"Les lesbiennes sont partout" et nous pouvons en être très fièr-e-s.

Un grand merci au Centre LGBT de Paris-Ile-de-France ainsi qu'à l'association belge Tels Quels pour leur contribution financière. Cette publication n'aurait pas été possible sans Oxfam-Novib et Hivos qui ont généreusement soutenu notre projet durant de nombreuses années.

Patricia Curzi
Coordinatrice du Projet Femmes
ILGA

*  Le terme « lesbienne » se réfère à toute personne qui s'identifie comme lesbienne, bisexuelle, butch, androgyne, gouine, trans, queer ou qui ne veut pas être identifiée du tout.

Traduction Stéphanie Lange 

La publication est disponible en version pdf. Vous pouvez commander la version papier en faisant un don pour couvrir les frais postaux ou adresser vos suggestions et commentaires à l'adresse e-mail : women@ilga.org.


Version anglaise
http://ilga.org/ilga/en/article/lYwN1bs14T

Version espagnole
http://ilga.org/ilga/es/article/mfGunLL1zj

Source: ILGA

 

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16/03/2010

Historique: un mariage lesbien a eu lieu en Espagne en 1901!

Elisa_MarcelaElisa et Marcela se sont rencontrées à la Corogne en Galice (Espagne) à la fin du dix-neuvième siècle. Elles se prirent d'amitié l'une pour l'autre et finirent par devenir amantes. Une histoire en somme assez banale et que la société d'alors tolérait bien: deux femmes qui vivent ensemble, cela ne choquait alors personne. Mais Elisa et Marcela, qui étaient toutes deux maîtresses d'école, ne voulurent pas vivre en secret leur histoire d'amour  et décidèrent de transgresser les  préjugés moraux et religieux  qui étaient de règle à l'époque. Elles s'ingénièrent à tromper l'église sur la nature de leur relation: l'une d'entre elles s'habilla en homme, et donna si bien le change qu'en 1901, le curé de l'église de San Jorge les unit par les liens du mariage. Voila nos deux lesbiennes mariées!

Mais le pot aux roses fut découvert et l'opprobe dont elles furent l'objet les contraignit à fuir au Portugal où elles furent apparemment accueillies sans problème. Elles s'installèrent à Porto où elles  eurent une petite fille . A un journaliste qui avait eu vent de l'affaire, Elisa aurait répondu: Est-ce surnaturel qu'un petit garçon ou une petite fille vienne au monde? Il n'y a rien de plus naturel: une femme fait un enfant! Nous ne sommes pas deux criminelles.

Cette histoire a passionné pendant plus de quinze ans le doyen de la Faculté des Sciences de l'Education de La Corogne, Narciso de Gabriel, qui a fni par en faire un livre. Il l' a publié d'abord en galicien, puis le livre a été traduit en espagnol:  “Elisa y Marcela. Más allá de los hombres” (Elisa et Marcela, au-delà des hommes, édition Libros del Silencio pour la traduction espagnole).

Elisa et Marcela emigrèrent ensuite à Buenos Aires, comme des milliers de leurs compatriotes. Elisa s'y maria avec un homme nettement plus âgé qu'elle, ceci dans l'idée de ne pas travailler et de pouvoir passer davantage de temps avec Marcela et, en cas de veuvage, de retourner au pays avec sa femme. Mais le vieillard se rendit compte de la combine et les dénonça. Après cet épisode, on a perdu toute trace deux deux femmes.

Les groupes LGBT les considèrent aujourd'hui comme des précurseurs de la lutte pour les droits des personnes gays, lesbiennes et trans. Les organisations galiciennes demandent qu'on attribue leur nom à une rue de La Corogne, sans succès jusqu'ici.

Source principale: si vous lisez l'espagnol, allez surtout lire le reportage d'El Pais, qui développe l'histoire.

Via Queer Blog, Dos Manzanas, El Pais (photo 1) et Libros del Silencio.

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12/03/2010

Regards sur les homosexualités féminines au Cameroun, le 19 mars à Bruxelles

Une rencontre autour d'un livre

1. LA RENCONTRE

RENCONTRE LE 19 MARS 2010 A 18H30
PIANOFABRIEK
35, rue du Fort - 1060 Bruxelles
Station : Parvis de Saint-Gilles ou Porte de Hal

Si la réalité de l’homosexualité en Afrique ne fait pas de doute aujourd’hui ni dans le passé, la visibilisation des homosexuels et le débat public autour de cette « question » sont quant à eux plus récents. Cette visibilité de l’homosexualité en Afrique n’est que partielle puisqu’il ne s’agit que de celle des hommes. Où sont les femmes homosexuelles ? C’est cette question que s’est posée Marthe Djilo Kamga dans son livre « Quand les femmes aiment d’autres femmes : regards sur les homosexualités féminines au Cameroun »* (Université des Femmes, Bruxelles, 2009) et dans les projets cinématographiques qu’elle développe sur cette même thématique. L’Université des Femmes, l’ILGA, l’Association internationale de lesbiennes, gays, personnes bisexuelles, trans et interesexuées, et l’association Les Identités du Baobab ont le plaisir de vous inviter à la présentation de ce livre en présence de l’auteure Marthe Djilo Kamga. Maitre Alice N’Kom, avocate au Barreau de Douala (Cameroun) et Présidente de ADFHO (Association de Défense des Droits des Homosexuels) nous parlera de son expérience de défense des personnes l’homosexuelles au Cameroun.

Renseignements : 0485/54 05 84

* Le livre peut être commandé auprès de l’Université des Femmes info universitedesfemmes.be

Origine du texte: amnestyinternational.be

2. LE LIVRE

Marthe-Djilo-Kamgaweb

Quand les femmes aiment d’autres femmes : regard sur les homosexualités féminines au Cameroun

Marthe Djilo Kamga présente un projet à entrées multiples. A partir d’un état des lieux sur l’homosexualité féminine en Afrique, elle nous présente une fiction qui met en scène, dans une société rurale, trois personnages en quête de bonheur. Elle prend appui sur un des fondements de la tradition, la polygamie, pour construire finalement une nouvelle relation, lesbienne celle-là. Cette histoire, elle en dessine les contours et décors.

La situation des lesbiennes sur le continent africain ne peut se suffire d’une fiction. La réalisatrice souhaite accompagner cette fiction d’un documentaire où elle donnerait la parole à ces femmes, dont elle connaît si bien le parcours de lutte pour avoir le droit de vivre leurs amours.

Si l’objectif politique de ce cahier est de plaider pour que cesse le traitement injuste réservé aux homosexuel-le-s en Afrique, il livre aussi une matière riche, susceptible de modifier les mentalités, ici et là-bas, et interroge indirectement le mouvement des femmes sur sa solidarité avec les lesbiennes. Il oblige aussi à voir les stratégies développées par les femmes, victimes non consentantes, qui persistent à vouloir vivre des relations amoureuses conformes à leurs désirs. Ce cahier est une première étape ouvrant la porte à la réalisation et la production de ces deux films.

Table des matières :

● Préface, Marie-Thérèse Coenen.

● Pourquoi ce cahier ?, Marthe Djilo Kamga.

● Chapitre I : Homosexualités féminines en Afrique : État des lieux, Marthe Djilo Kamga et Bénédicte Fonteneau.

● Chapitre II : Femmes, jeunes, lesbiennes et africaines : un sujet délicat au Cameroun, Charles Gueboguo.

● Chapitre III : Le mutisme du baobab : court-métrage. Synopsis et scénario : Marthe Djilo Kamga. Story-board : Ricky Fongang.

● Chapitre IV : Être femme et aimer les femmes au pays : Documentaire, Marthe Djilo Kamga.

● Pour ne pas conclure : Florence Degavre et Bénédicte Fonteneau

Origine du texte: genreenaction

Source de la photo et plus d'infos sur l'auteure: têtu.com

08:46 Publié dans Lesbiennes | Lien permanent | Tags : marthe djilo kamga, lesbiennes, lesbienne, lesbianisme, afrique, cameroun | | |  Facebook |

21/02/2010

Thé au gazon, un thé dansant lesbien ce soir au Tango à Paris

PARIS, ce soir, un Thé Au Gazon au profit de la coordination lesbienne

tango

 

Le 21 02 2010 :
Thé Au Gazon
Avec Coordination Lesbienne de France
Le rendez-vous des filles qui aiment les filles. Au profit de la coordination lesbienne..
Avec Dj DJ Kristel.
De 18H00 à 23H00. 6.00€.
Le Tango (la boite à frissons), 13 rue au Maire, M° : Arts et Métiers.

PS: Gay Kosmopol a interrogé Madame Hervé du Tango pour savoir si les garçons sont admis. Voici sa délicieuse réponse: C'est filles, les garçons sont admis mais y'en a pas qui viennent !!!!

13:57 Publié dans Lesbiennes | Lien permanent | Tags : the dansant, tango, coordination lesbienne, the au gazon, lesbienne, lesbiennes | | |  Facebook |

16/02/2010

Cartes postales lesbiennes: invitation à découvrir

Le petit coin lesbien, le blog de Lorène: l'auteure crée des cartes postales qu'elle présente pour le plaisir des yeux ou met en vente. De la douceur en ligne.

poissons

herisson

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09/02/2010

Tu as été victime de lesbophobie? Appel à témoins! Un communiqué de SOS homophobie

soshomophobie

Bonjour,

La journaliste de France 4 Jeanne Broyon réalise un documentaire sur "les lesbiennes en France aujourd'hui". Le film sera diffusé le 17 mai 2010, lors de la journée mondiale contre l'homophobie.

Elle lance donc un appel à témoins, et cherche des femmes qui auraient été victimes de lesbophobie, quelle que soit sa forme, et qui accepteraient, à visage couvert ou découvert, de raconter son histoire.

Merci de contacter directement Jeanne Broyon: broyonj@hotmail.com


D'autre part, nous vous invitons à deux tables-rondes qui se tiendront bientôt à Paris:

« Etre lesbienne aujourd'hui, ce qu'ils et elles en pensent »
Table ronde précédée d'un micro-trottoir sur l'homosexualité féminine.
En présence de Stéphanie Arc, réalisatrice du micro-trottoir, membre de SOS Homophobie et auteure, Béranger Huguet co-réalisateur du micro-trottoir et Soeur Salem des Soeurs de la
Perpétuelle Indulgence.
Jeudi 11 février 2010 à 19h
Salle des mariages, Mairie du 3e, Paris

« Etat des lieux de l'homophobie dans le monde : discrimination d'état et discrimination individuelle »
Animée par Stéphanie Arc, avec Mathilde Chevalier et Nicolas Loeuille, membres de la commission LGBT d'Amnesty
International, Patrick Awondo, sociologue,Thomas Fouquet-Lapar, Président de l'ARDHIS et Philippe Castetbon, journaliste et Bartholomé Girard, Président de SOS-Homophobie.
Mercredi 24 février 2010 à 19h
Salle Odette Pilpoul, Mairie du 3e, Paris

N'hésitez pas à faire circuler ce courriel.

SOS homophobie

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31/01/2010

France: Victoire sur la lesbophobie à Epinay sous Sénart. (communiqué)

UN COMMUNIQUE DE LA COORDINATION LESBIENNE EN FRANCE

Victoire sur la lesbophobie à Epinay sous Sénart.
Trois mineurs, impliqués dans l’agression de deux jeunes femmes, sont reconnus coupables d’injures et d'agression physique "en raison de l’orientation sexuelle".

Depuis décembre 2007, Priscilla et Cynthia faisaient l´objet de harcèlements lesbophobes de la part de jeunes dans une petite ville de l'Essonne.
Le 2 Juillet 2009, la situation s´est aggravée, les deux jeunes femmes furent victimes d´injures («Sales gouines » - «On ne veut pas de lesbiennes à Epinay sous Sénart »...) et de violences physiques. Elles eurent le courage de porter plainte.
Les agresseurs : un adulte et trois mineurs sont aujourd’hui reconnus coupables.
Le 15 septembre 2009, l´adulte du groupe comparaissait devant le Tribunal correctionnel d'Evry pour injures publiques "en raison de l'orientation sexuelle". Après avoir nié les faits, il reconnaissait, à l’audience, son implication dans cette agression.
Le 24 novembre, les trois mineurs comparaissaient à leur tour devant le tribunal sans toutefois reconnaître les faits. Le juge pour enfant a rendu ses conclusions le 19 janvier dernier, les déclarant coupables.
Justice a ainsi été rendue à Priscilla et Cynthia.
Cette décision ouvre la voie à d’autres lesbiennes confrontées à des situations analogues, ce que soulignent les deux jeunes femmes.
Si le prix payé fut beaucoup de stress et d'angoisse, l'injustice dont elles ont été victimes a été reconnue par le tribunal et en cela, c'est une victoire. Elles ont eu la chance dans cette épreuve de bénéficier de l'appui de leurs parents et d'un nombre important d'amies/is.
Dans le quartier où Cynthia et Priscilla vivent maintenant, leur quotidien est devenu plus serein.
…Mais pour la CLF la répression n'est pas la solution.
Partie civile aux côtés des deux victimes dés le début de l'affaire, la Coordination Lesbienne a demandé 1 euro de dommages et intérêts et la mise en place d'actions pédagogiques pour les agresseurs.
Face à des jeunes qui estiment légitime de donner des leçons aux femmes, reprenant les préjugés sexistes et lesbophobes de la société, les mesures préconisées se révèlent souvent inopérantes. Aussi a-t-il semblé nécessaire à la CLF de proposer d'autres alternatives en engageant un travail de réflexion avec Contact IDF, une association de parents d'enfants gays et lesbiens. De cette rencontre est née une proposition pédagogique qui, soumise au juge pour enfants, a été validée et sera appliquée aux trois mineurs.

La solidarité de la C.L.F. s'exprime par le soutien financier aux lesbiennes victimes de lesbophobie.
Manifestation concrète de sa solidarité active, la CLF, associée à l’une de ses associations membres, CQFD/Fierté lesbienne, a supporté la plus grande partie des frais de justice des deux avocates, Elizabeth GRABLI et Caroline MECARY.
La Coordination Lesbienne en France revendique le droit, pour les lesbiennes, de vivre visiblement et affirme qu´il n´y a pas de prix à payer pour le courage d´exister au grand jour.
Pour la CLF Paris le 24 janvier 2010 : Marie Josèphe Devillers, Jocelyne Fildard, Catherine Morin Le Sec´h.
clf.info@yahoo.fr

04:30 Publié dans Lesbiennes | Lien permanent | Tags : epinay sous senart, lesbiennes, lesbophobie, justice, franc | | |  Facebook |