15/04/2010

Le Vatican doit avoir un agenda anti homosexuel: un écho suisse

Les propos du Cardinal Bertone qui amalgame homosexualité et pédophilie ne sont pas isolés, il ne s'agit pas d'un franc-tireur. Ils ont d'ailleurs à peine été nuancés par le porte-parole du Vatican, qui ne les a même pas démentis, mais seulement précisés: l'amalgame y est circonscrit au seul contexte du clergé.

Il suffit de recouper:

  • L'église catholique interdit à présent l'accès de la prêtrise à tout homosexuel que ce soit, que le candidat séminariste soit actif ou chaste n'importe pas.

  • Par ailleurs, dans la presse suisse (lire l'article de 24 heures), on peut lire un écho des propos de Bertone: Marc Donzé, vicaire épiscopal à Fribourg, affirmait mardi dans La Liberté que le problème de la pédophilie n’était pas lié au célibat. «En revanche, écrit-il, il semble être lié souvent aux tendances homosexuelles: plus de 90% des prêtres condamnés pour pédophilie aux Etats-Unis sont homosexuels. Un discernement plus strict à cet égard s’impose dans le cadre de la formation des prêtres.»

La Conférence des évêques suisses a refusé de commenter. Mais les propos de Donzé sont dans la ligne exacte ceux de Bertone. Il s'agit donc bien d'une ligne de communication!

Les associations homosexuelles ont réagi vigoureusement: «L’Eglise catholique joue sur des peurs qui prévalaient il y a des dizaines d’années, quand on faisait croire que les homosexuels étaient tous pédophiles, a déclaré Jean-Paul Guisan, secrétaire romand de Pink Cross. Depuis, les études ont montré que l’orientation sexuelle n’avait rien à voir avec la pédophilie.» C'est clair: l'Eglise recherche des boucs émissaires pour ne pas endosser la responsabilité des cas de pédophilie. Il faudrait être naïf de croire que  l'église catholique n'a pas d'agenda anti gay! En temps de guerre ouverte, il convient de se méfier encore davantage de la propagande et de la désinformation.

 

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