28/03/2010

Pas de funérailles catho pour les gays

nole-vescovo

                                                                Vous êtes catholique pratiquant et de surcroît vous êtes gay pratiquant. Mes chéris, ces deux pratiques sont incompatibles, combien de fois faudra-t-il vous le répéter? Ou bien vous vous repentez de vos pratiques monstrueuses, ou bien vous êtes exclus des sacrements de notre Mère la Sainte Eglise!...sauf bien entendu de la confession, le sacrement de pénitence, qui est précisément le bon endroit pour demander et recevoir le  pardon pour vos péchés de chair et rentrer enfin dans la chasteté tant désirée.

Non contente de vous répéter que vos actes sont intrinsèquement désordonnés (on vous l'a pourtant dit cent fois!), votre chère mère l'église vient de pousser le bouchon plus loin, même vous aviez imaginé que ce n'était plus possible: pas de funérailles pour les gays pratiquants- pratiquant la promiscuité charnelle, ni bien sûr pour les activistes gays dont je fais partie (Rassurez-vous, ordre est donné aux héritiers du rédacteur de ce blog  de ne pas laisser un curé s'aprocher de sa dépouille mortelle à moins de 300 mètres sous peine de foudres ganymédiennes).

C'est ce qu'on apprend sur l'hypercatholique et mégahomophobe site Pontifex.roma. Y figure   une interview de Monsignor Francesco Nolè, l'évêque de Tursi, en Basilicate, en date du 9 mars.

"Donneriez-vous la communion ou célébreriez-vous les funérailles d'un membre connu de la camorra ou à un homosexuel connu et pratiquant?". La question de l'éditeur du site est formulée de manière perfide, il y compare implicitement les gays aux criminels mafieux. 

Mais le bon prélat déjoue le piège et lui fait une réponse tout en nuances, débordante de miséricorde mielleuse:

"Au camorriste certainement jamais et j'ai déjà eu affaire à des cas semblables. Il s'oppose nettement à Dieu. Quant à l'homosexuel, la simple homosexualité, même si elle est un désordre grave, n'est en soi pas peccamineuse si elle est vécue dans la chasteté. Elle devient un péché quand elle est pratiquée ou pire encore si on en fait la propagande." 

Comme je vous le disais, si vous êtes pratiquants mais ne pratiquant pas, no problem, vous avez accès à la sainte table et à la mise en  terre consacrée. Mais si non seulement vous êtes homosexuel mais vous ne vous en cachez pas, il n'y a point de salut pour vous. Satanique vous êtes, chez Satan vous irez!

Pour les pécheurs intrépides ou pire pour les propagateurs d'homosexualité,  voici ce qu'ajoute l'amène prélat: "Il convient d'avoir le courage, mais avec délicatesse, de peut-être d'abord prévenir l'intéressé ou en cas de funérailles de prévenir les parents, que l'on ne peut administrer la communion ou célébrer l'enterrement. On pourra  peut-être prier pour son âme, cela il faut le faire. Cette exclusion des funérailles ne doit pas être ressentie comme une discrimination, mais comme un remède salutaire..." 

Haro donc sur les "pécheurs publics"!  Si vous êtes un petit futé, et que malgré tout vous êtes resté catholique, il vous faut donc fermer votre gueule en toutes les langues et ne pas faire votre coming out. Vous appartiendrez alors à la catégorie des pécheurs secrets et bénificierez, au prix de ce léger mensonge de déni de personnalité, de toutes les saintes facilités: de la sainte table à la terre sainte en passant par la terre consacrée. Le péché de mensonge doit certes être moins peccamineux que le péché de comig out.

Désirez-vous en savoir plus sur la honte qu'il y a à être un homosexuel doublement pratiquant, rendez-vous vite sur le site Pontifex. roma. Pas une semaine ne se passe sans que ce site ne vous démontrer par croix plus mitre que l'homosexualité est démoniaque!

Alleluiah!

PS: Je n'ai à ce jour lu aucun démenti de ces propos par le chef immédiat de l'évêque, le pape Benoît XVI , mais peut-être cette fois-ci encore n'a-t-il pas été informé? Il est vrai qu'il est surchargé d'autres scandales...

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