22/01/2010

Le jeune André-Mutien Léonard se prenait déjà pour le pape

léoAndré-Jean Léonard

alias André-Mutien Léonard

alias André-Joseph Léonard

alias Charles Ier de Gaulle

alias Joseph Ier?

                                       Je visite fréquemment le site chrétien Golias, dont j'apprécie l'esprit critique et l'ouverture quasi avant-gardiste. Ne voila-t-il pas que les rédacteurs de ce site ont déniché un discours que prononça André-Jean Léonard encore jeune abbé (qui deviendra André-Mutien par la suite, et bientôt André-Joseph), un discours qui se veut facétieux prononcé par le jeune abbé Léonard, dans le cadre d’une revue d’étudiants au Collège belge de Rome où le futur archevêque-primat de Belgique étudiait à l’époque du Concile.

Dans ce discours, Léonard se prend pour le pape Charles Ier et parodie un discours de De Gaulle. Le fameux Français, Françaises y devient Catholiques, Catholiques. On peut imaginer qu'il a essayé d'imiter la voie du Général...Mais l'inquiétant, c'est la tendance à l'hyper-mégalomanie: se prendre à la faveur d'un discours de potache à la fois pour le pape et pour le Général de Gaulle, c'est de la mégalomanie au carré...

On voit où cela a conduit cet autocrate. Il est aujourd'hui Primat de Belgique. Se voit-il Cardinal, puis Pape? On peut l'imaginer...

J'aimerais beaucoup lire l'analyse de ce discours par un psychologue ou un psychiâtre. J'ai surligné en bleu ce qui me paraît significatif.

Voici le discours du jeune AJ Léonard, le peut-être futur pape Joseph Ier

DISCOURS DE CHARLES 1er

Catholiques, catholiques, « Tu es Petrus et super banc petram aedificabo ecclesiam meam ». Ces paroles proférées, voici quelque deux mille ans par l’initiateur du mouvement d’idées que j’incarne, constitueront le thème directeur de mon pontificat.

Fermeté, solidité, puissance, telles seront les inspirations nouvelles que moi, Charles 1er, entends substituer aux mortels errements de jadis. Mais l’Église ne peut pas mourir parce que c’est l’Église. Depuis trop longtemps, cependant, sous couvert d’œcuménisme, d’irénismes et autres puérilités du même genre, des papes débiles ont laissé l’Église catholique romaine se fourvoyer dans des chemins sans issue, donnant ainsi libre cours à quoi !, hélas !, à toutes les forces dissolvantes qui minent de l’ intérieur notre empire sur le monde, d’où ce chaos indescriptible que nous connaissons actuellement et auquel, comme il fallait le prévoir, les interminables sessions de ce grand machin, qu’est le Concile , n’ont fait que donner des encouragements.

C’est pourquoi, après avoir brièvement consulté l’ Esprit Paraclet, j’ai estimé devoir prendre vigoureusement en mains les rênes de la barque de Pierre, afin de lui donner ce pouvoir fort, actif que, par ma bouche, le peuple chrétien réclame unanimement.

A cet effet, j’ai décidé, en vertu de mon autorité souveraine, de prendre les mesures d’urgence qui s’imposent. Désormais, comme je l’annonçais déjà dans ma première encyclique « Ecclesia sum ego », le pontife romain exercera principalement son pouvoir suprême par le moyen de « motu proprio » rédigés, approuvés et décrétés par moi-même.

Et si, suivant ses antiques habitudes, le corps des cardinaux se mettait en tête de contrevenir à ces décisions par des manœuvres occultes, Charles ler trouverait aisément le moyen de réduire au silence ces houspilleurs séniles et déliquescents dont, jusqu’à nos jours, l’audace n’a jamais eu d’égale que l’inutilité.

De plus, le monde étant ce qu’il est, et la Curie, ce que nous savons, j’ai jugé opportun de procéder à une vaste consultation populaire par laquelle je solliciterai de ce royaume de prêtres que vous formez tous, le pouvoir de suspendre à mon gré les soi-disant congrégations romaines. Vous serez tous invités à répondre par oui ou par non à la double question suivante : m’accorderez vous les pouvoirs demandés et reconnaissez vous les dispositions du concile de Chalcédoine  ?

Une plus grande liberté d’action me permettra d’ailleurs de développer au maximum notre force de frappe latine. Il est trop clair, en effet que l’unique DC 8, dont mon prédécesseur a doté le Vatican , après un soi-disant voyage de paix en Palestine, ne peut constituer une force de dissuasion suffisante pour tous les hérésiarques, les schismatiques, les hérétiques, bref toute l’équipe de la hargne, de la rogne et de la grogne qui harcèle le siège de Pierre que j’occupe. C’est d’ailleurs à l’exposé de ce problème que, en dépit de l’opposition des Maronites, sera consacré ma prochaine encyclique « lamdudum egometipse » (désormais c’est moi-même qui).

Catholiques, catholiques, le temps où l’Église vivotait cahincaha, au milieu de compromis et de facilités, est virtuellement terminé. Déjà, je le sens, depuis que Charles est pape, il s’est levé, du fond de notre peuple, l’allègre sentiment qu’en somme, être l’Église cela vaut la peine et que, oui c’est beau, c’est grand, c’est généreux, L’Église ! C’est en gage de ce joyeux renouveau, que je vous concède à tous ma bénédiction apostolique en mon nom propre et au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.

Vive l’Église !"

Ce texte est bien sûr une farce et une parodie, mais  cependant, on a vu par la suite que Mgr Léonard a applaudi au motu proprio. Et aujourd'hui il va succéder à Mgr Danneels, un homme de compromis, très proche des idées du Cocile qui est ici dénoncé.

Via Golias

Les commentaires sont fermés.