20/01/2010

Biologie de l'homosexualité, le nouvel ouvrage du Pr Jacques Balthazart, sortira en librairie le 4 février

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                            On naît homosexuel, on ne choisit pas le devenir. C'est la thèse que le livre du Professeur liégeois Jacques Balthazart s'attache à démontrer scientifiquement.

balthazart

La recherche scientifique anglo-américaine présente depuis quelques temps  un faisceau d'arguments concordants qui suggèrent fortement qu'il faut chercher l'origine de l'homosexualité à un stade pré-natal. Ce sont essentiellement des facteurs biologiques qui détermineraient l'orientation sexuelle des êtres humains. Le Professeur Jacques Balthazart (photo) qui dirige le Groupe de recherches en Neuroendocrinologie du Comportement (Université de Liège, Belgique) nous propose dans cet ouvrage remarquablement conçu l'état actuel d'une recherche qui est aujourd'hui suffisamment avancée pour affirmer que la thèse de l'homosexualité innée est  scientifiquement la plus plausible.

Il s'agit d'un ouvrage scientifique, mais à la prose accessible, et qui a une portée sociologique considérable: en substance, il prouve scientifiquement qu'aucun être humain n'est responsable de son orientation sexuelle, ce qui signifie qu'en la matière culpabilité et culpabilisation sont totalement hors de propos, que ni les parents ni les jeunes qui découvrent leur homosexualité ne sont responsables de cet état de fait, et qu'enfin toute stigmatisation de l'homosexualité par la société ou par les instances religieuses relève de l'obscurantisme. Tout au contraire, la lecture de ce livre devrait inciter davantage les responsables politiques à mettre en oeuvre des campagnes d'information et à renforcer l'éducation à la diversité et la lutte contre l'homophobie en milieu scolaire. Elle pourra aussi aider les parents à approcher l'éducation sexuelle familiale d'une manière différente. Elle contribuera aussi à aider les personnes gay, lesbiennes ou trans à s'assumer pleinement.

C'est la première fois qu'un ouvrage est publié sur la question en français et c'est pourquoi cet ouvrage me paraît essentiel en francophonie: il sort en librairie en France et en Belgique le 4 février et sera aussi disponible chez les libraires suisses et canadiens. Voici un livre qui va faire du bien et que je vous invite à réserver chez votre libraire sans tarder!

Ce livre vient donc à point nommé, d'autant plus que l'auteur s'exprime dans une prose précise et agréable, et surtout bien structurée et compréhensible. C'est remarquablement bien rédigé, et la qualité de la plume aide à la diffusion d'un message si nécessaire. J'y insiste: il s'agit de l'oeuvre d'un scientifique qui veut exposer au grand public son analyse biologique. Le Pr Balthazart dispose d'une étonnante capacité à vulgariser des données scientifiques qui sont parfois complexes. Bien sûr il y a quelques passages techniquement difficiles mais leur pleine compréhension n'est pas absolument nécessaire pour évaluer la thèse générale défendue dans le livre.

Il va de soi que cet ouvrage qui prouve largement l'origine biologique pré-natale de l'homosexualité remet en question et dénonce la théorie psychanalytique de l'origine de l'homosexualité, même s'il lui concède d'avoir historiquement contribué à la dédramatiser. Il bat aussi en brêche les thèses développées par le récent ouvrage du Dr Clerget (Comment devient-on homo ou hétéro? Lattès, 2006) qui rejettait la thèse de l'origine biologique, tout en la présentant de manière erronée et partielle,  pour développer des vues psychanalytiques post-freudiennes de l'homosexualité.

Et pour mes lecteurs belges: il va de soi que ce livre bat totalement en brêche les propos pseudo-scientifiques du futur Primat de Belgique qui appuye sa vision de l'homosexualité, une anormalité dans le développement de la personne, sur la théorie freudienne. Sa parution vient  donc bien à point nommé!

Présentation de l'éditeur 

Il est couramment admis que l’orientation hétéro- ou homosexuelle d’un individu est essentiellement, voire exclusivement, le résultat d’apprentissages et d’interactions sociales qui se déroulent dans la petite enfance. Sous l’influence de théories psychanalytiques freudiennes et post-freudiennes, un rôle tout particulier a été attribué aux interactions du petit enfant avec ses parents dans le développement de l’homosexualité. Cette dernière serait alors le résultat d’un blocage du développement de la libido à un stade immature. Ces opinions très répandues ne sont cependant pas soutenues par des études quantitatives contrôlées et ignorent une littérature scientifique abondante qui suggère fortement, voire démontre que l’homosexualité dépend largement de déterminants biologiques prénataux. Vu la complexité de la personne humaine, ceci n’exclut pas qu’il puisse exister des homosexuels pour qui cette orientation constitue un choix de vie délibéré, éventuellement influencé par des expériences antérieures. Cependant, une large proportion des homosexuels naissent avec cette orientation sexuelle qui se révèle à eux de façon progressive au cours du développement et n’est souvent acceptée qu’au prix d’une souffrance psychologique importante. Une compréhension de ces mécanismes biologiques devrait conduire à une acceptation plus large de l’homosexualité dans la population et réduire la souffrance des personnes concernées.

 

Ce livre a pour but de rendre accessible à un large public la littérature scientifique sur les bases biologiques de l’orientation sexuelle et donc de corriger les conceptions erronées très répandues au sujet des origines de l’homosexualité.

Quelques avis de lecteurs universitaires prestigieux

Si pour le sens commun l’homosexualité semble relever d’un choix, pour tous les professionnels, tant biologistes que psychologues, l’orientation sexuelle n’en est pas un. Il n’est que d’entendre le témoignage des hommes et des femmes qui disent la certitude du sens de leur attirance sexuelle ou de la découverte qu’ils en ont fait à un moment donné de leur vie.

Les hypothèses psychanalytiques dominantes n’expliquent pas à elles seules l’homosexualité, et n’en ont jamais fait de démonstration scientifique. Le livre de Jacques Balthazart a le mérite de faire un point très complet sur des notions peu connues de la biologie de l’orientation sexuelle qui entrent à part entière dans l’explication « des » homosexualités, car l’homosexualité ne peut se réduire ni à une forme particulière ni à une seule hypothèse explicative. Ce livre très rigoureux et largement documenté apporte une contribution essentielle à la connaissance des bases biologiques de l’orientation sexuelle et de l’homosexualité. Il n’a aucun équivalent en langue française. Il est d’une lecture indispensable pour tous les professionnels de la psychiatrie, de la psychologie, de la sexologie.

Philippe Brenot, psychiatre et anthropologue

Directeur du DIU de sexologie, Université Paris Descartes

Pour un endocrinologue chercheur et clinicien qui a toujours été intéressé par les rapports évidents entre le système hormonal et les fonctions cognitivo-affectives, c'est une grande chance de disposer de cette réflexion biologique rigoureuse écrite par un des meilleurs chercheurs dans ce domaine. Il est remarquable qu'un scientifique fondamentaliste soit aussi proche des réalités cliniques auxquelles l'endocrinologue se trouve parfois confronté. Ce livre propose une analyse rigoureuse et très sérieusement documentée du problème de l'orientation sexuelle qui intéressera tant l'endocrinologue clinicien francophone que le grand public. 

Jean-Jacques Legros, Endocrinologue

Unité de Psychoneuroendocrinologie, Université de Liège

 
Ce livre est un traité bien structuré et nuancé sur les racines biologiques de l’homosexualité écrit par un expert international du développement sexuel. Le lecteur y trouvera une synthèse de ce que l’on sait sur l’homosexualité mais aussi sur les facteurs qui sous-tendent le développement du cerveau et du comportement mâle ou femelle. Vu les idées fausses mais largement répandues selon lesquelles l’homosexualité serait un choix ou un penchant qui peut être évité ou guéri, ce livre doit absolument être lu par toute personne désireuse d’évaluer la question de façon informée.

Geert de Vries, Directeur du Center for Neuroendocrine Studies

Université  du Massachusetts, Amherst MA, USA

 
Le sujet de la sexualité, l'homosexualité en particulier, constitue un dossier controversé dans presque toutes les sociétés humaines. En ce début de 21e siècle, elle demeure enveloppée dans un manteau de désinformation, d'incompréhension et de préjugés. Le livre courageux du Dr. Balthazart ose mettre en exergue la recherche scientifique sur ce sujet par une présentation claire, concise, et bien documentée de l'état actuel des connaissances concernant la biologie de l'homosexualité. Ce faisant, il fait exploser le mythe selon lequel l'homosexualité relèverait plus d'un choix ou d’une perversion que l'hétérosexualité. Sa présentation illustre, dans une perspective évolutive, comment les mécanismes et les régions du cerveau qui se sont spécialisés au cours de l’évolution dans le contrôle hormonal des comportements sexuels chez les mammifères inférieurs sont toujours manifestes chez l'homme. Il utilise des arguments biologiques et cliniques pour suggérer que des facteurs hormonaux et génétiques présents au cours du développement embryonnaire prédisposent l'individu à devenir homosexuel, mais aborde clairement les limites de notre état actuel de compréhension. Finalement, le Dr Balthazart conclut que «l'homosexualité devrait être considérée comme une variation spontanée d'un caractère biologique, l'orientation sexuelle». En d'autres termes, les homosexuels constituent une minorité sexuelle et devraient avoir les mêmes droits et privilèges dans la société que la majorité l'hétérosexuelle. Ce livre permettra d'éduquer à la fois la communauté médicale et le grand public sur l'existence de données fascinantes et convaincantes qui appuient fortement l'idée qu'il existe une base biologique à la sexualité humaine et par conséquent il devrait aider certaines personnes à accepter la sagesse de la diversité biologique.

Charles E. Roselli, Département de Physiologie et de Pharmacologie,

Oregon Health & Science University, Portland, USA

 Contact: Editions Mardaga

Commentaires

A mon avis, des scientifiques qui cherchent une "cause" genetique de l'homosexualité, ce n'est pas qqch qui doit produire d'espoir mais d' alarme.

La tentation de l'eugenique existe toujours. La grande majorité des heterosexuels dans le monde feraient avorter leur foetus homosexuel s'ils avaient l' opportunité. Heuresement la sexualité humaine est qqch de tres complexe, influencée par plusieurs facteurs, biologiques mais aussi d'environnement.

Meme si la race est qqch de biologique, le racisme existe toujours. C'est la meme chose avec l'homophobie. Les homophobes ne vont pas disparaitre parce que quelq'un a demontré que l' homosexualité a des origines biologiques. Au contraire ils tenteront de l'eradiquer pour toujours.

Écrit par : gay super hero | 21/01/2010

L'homosexualité, pas une perversion ...mais manipulée par des pervers! Cliquer sur votre site m'a expédié automatiquement sur un "site pornographique pour adulte". J'ai fermé cette fenêtre et reviens sur celle-ci.
On vit chez les Shaddocks. Faux problèmes et cie. 1. Freud parle de choix INCONSCIENT. 2.Il n'a jamais dit qu'il n'y aurait pas une part chimique, au contraire. 3. Selon Freud, TOUT LE MONDE passe par une époque de choix inconscient homosexuel: entre 6 et 12 ans, lors de l'âge de latence où les amis privilégiés sont du même sexe. 3. Mon opinion PERSONNELLE (je souligne: PAS celle de Monsieur Freud, n'allez pas vous précipiter de croire que c'est lui qui l'a dit et le colporter etc...) est que a. l'homosexualité n'est pas une perversion mais une DES normalités et b. elle est par contre manipulée et agitée par des pervers dans tous les camps: psychanalytique ou anti, vaticanesque ou anti, homosexuel ou anti.
Parceque nous sommes dans la société perverse-sadienne du "JOUIS AVANT TOUT" (sous entendu de l'Autre qui doit être réduit à ton OBJET (sexuel,identitaire,mystique,etc.) !

Écrit par : Sarfati | 04/02/2010

A la lecture de cet article, j'ai pensé : "Enfin ! Un ouvrage qui aidera à accepter l'homosexualité !" Malheureusement, tu as raison Gay Super Hero. La nature humaine est ainsi faite, cet ouvrage risque d'être une goutte d'eau juste lu par les personnes intéressées. Le reste préférera se mettre des ornières. Tu as dit : "La tentation de l'eugenique existe toujours. La grande majorité des heterosexuels dans le monde feraient avorter leur foetus homosexuel s'ils avaient l' opportunité" (comme le montre le très bon film [i]Gattaca[/i]). Personne n'en parlerait mais je pense que tu as raison. J'ai été choqué récemment par un très bon ami qui m'a sorti : "Je ne veux pas avoir d'enfant. J'aurais trop peur qu'il devienne homosexuel." J'avoue ne pas avoir compris (je précise que je suis hétérosexuelle). Même si c'est un ouvrage scientifique, le monde vit avec trop de préjugées depuis trop longtemps, et qui mettront trop longtemps à se défaire...

Écrit par : Welva | 05/02/2010

Incroyable Je précise tout de suite que je n'ai pas (encore) lu le livre, ce que je m'apprête à faire d"s que je l'aurai sous la main.

Pour moi ce livre n'est absolument pas une bonne nouvelle. Je suis effaré par les commentaires sympathiques.

J'ai lu sur lemonde.fr que ce livre avançait des pistes comme le fait que la mère soit stressée durant la grossesse qui pourrait dérégler les hormones... Tiens la culpabilité de la mère, cela faisait longtemps qu'on avait pas ressorti cette idée...

Et dans l'idée même que l'homosexualité est subie et non choisie, cela revient à dire que l'homosexualité est une maladie. Cela revient à dire à tous les homophobes : Traitez les comme des malades, ils ne sont pas responsables.

Charmant.

J'attends de pouvoir lire ce livre avec impatience, et ce afin d'avoir une idée plus nette de ce qui est avancé.

Écrit par : Sylvain | 05/02/2010

Je veux bien croire ce que ce scientifique avance, cepandant c'est une information qui peut etrenlourde en conséquence, on imagine facilement connaitre la sexualité de son enfant, son sexe, ou choisir de le garder ou pas si il a une malformation.

De plus, je trouve que la manière dont l'information dans l'article du monde est simplifiée est particulièrement dangereuse, et vraiment réductrice. (= une femme stressée pendant la grosse, produit un surplus d'ormone ce qui rend le futur enfant homosexuel..). C'est un bon moyen pour faire culpabiliser, sans aucun doute, à tort les mères.

Il faut lire le livre, la totalité de l'eplication, et faire très attention de le pas le résumer d'une manière simpliste comme, l'information l'est très souvent â la télévision.

Écrit par : Nicolas | 05/02/2010

Ouay super, donc l'homosexualité est le résultat d'une anomalie hormonale !

Ben oui, c'est sûr, super bonne nouvelle pour les homos ...

Écrit par : David | 05/02/2010

Personnellement, ce qui m'effare le plus c'est que des gens son encore surpris de trouver une cause multiple (génétique et environnemental) à un phénomène si complexe qu'il ne peut, par définition, pas être mono causale.
Cette prétention d'avoir découvert quelque chose qu'intuitivement, tout le monde suppose est attérant.

Cela dit, ce que je trouve encore le pire, c'est que l'on paye des gens pour faire des recherches aussi inutile: à quoi bon savoir quelle est la cause de l'homosexualité? si c'est pour supprimé, ah bravo nous voila dans une europe totalitaire; si c'est pour "soigné"... et bien c'est presque pire.
Quitte a cherché des causes à des comportements humains dans la génétique, ils devaient vérifier pourquoi certains votent à gauche ou à droite, ou arrivent à rire de Dubosc... ça au moins ce serait utile... enfin toujours plus que ce qu'ils nous proposent.

Ce qui m'indigne le plus, c'est qu'on est à rechercher des causes dans un sens ou dans un autre aux comportements homosexuels des homosexuels... pourquoi ne pas plutôt chercher à faire accepter aux personnes qui sont homosexuels leur situation, plutot que de générer gene et frustration en plus d'un mal être social en leur disant que c'est une maladie génétique.
La société n'accepte pas, la famille n'accepte pas et maintenant la biologie n'accepte pas l'homosexualité... belle leçon à recevoir sur le monde d'aujourd'hui...

Écrit par : Guillaume | 05/02/2010

JE suis desolé l homosexualité est une perversion , une abomination , un fléau plus dangereux que le sida.tous les livres saint ont condamné cette pratique, WILLAM MARRION BRANHAM nous a dit de fair attention , il y a beaucoup de séducteurs ,de fausses doctrines, vous qui voulez suprimer la famille , les naissances d enfants , je me demande pourquoi les hommosexuels de merde adoptent les enfants innocents. ton livre est une inspiration du diable car JESUS-CHRIST A DIT QUE VOUS AVEZ POUR PERE LE DIABLE. l homosexualité est une infamie ,les raports contre nature pure et simple y a pas lieu de philosopher la dessus , votre thèse ne convainc pas cherchez autre chose ,dire qu une femme ENceinte qui est stressée peut accoucher des monstres pareils revèle de la mythologie intélectuelle.ARRETEZ de corrompre le monde avec vos idées maléfiques.
JE SUIS RESIDENTS AU CAMEROUN.

Écrit par : bilik | 05/02/2010

Ce qui m'inquiète dans l'annonce de la parution de ce livre et dans les commentaires réjouis que je lis ici, outre la culpabilisation des mères qui semble y être esquissée, c'est que le point de départ de telles recherches est toujours que l'homosexualité est l'état anormal par rapport à l'hétérosexualité, posée comme l'état génétique ou psychanalytique (selon les croyances) de base. Et également que ces recherches sont très essentialistes: on EST (ou NAIT) hétéro ou homo, alors qu'une partie de la population a une orientation sexuelle variable tout au long de sa vie. Comment expliquent-ils cela ces fameux chercheurs ? Pourquoi l'orientation sexuelle ne serait-elle pas inscrite dans la variété, sans être pour autant pathologique ?

Écrit par : Severine | 05/02/2010

danger D'accord aussi avec Gay Super Hero : présentée telle quelle, cette thèse fleure bon (sans doute malgré elle) les années 40 en faisant de l'homo-sentimentalité une caractéristique biologique. Elle sous-entend (malgré elle encore j'imagine) que la médecine pourrait héradiquer ce "problème", de même que le socialisme, et le végétarianisme pendant qu'on y est. A quand l'explication génétique du vote de gauche? Pourquoi ne pas admettre qu'il y a des questions qui ne relèvent pas de la science? En plus c'est complètement flou : les bi-, qui sont extrêmement nombreux, sont-ils considérés comme des homos?... Si oui, est-ce génétique aussi (ce qui serait absurde)? Et si non, comment distingue-t-on un homo d'un bi? Tout cela est bien peu scientifique.

Écrit par : fil | 05/02/2010

Quels "scientifiques" expliqueront aussi un jour génétiquement que je préfère la vanille au chocolat?

Écrit par : fil | 05/02/2010

Lisez d'abord le bouquin avant de dire n'importe quoi, il n'y a pas "Le" gène gay qu'on peut éliminer par manipulation génétique,
tout est interaction inné + acquis
Quand au stress maternel, il ne parle pas du stress au quotidien mais bien d'un stress traumatique (ex du bombardement de la ville de Berlin en 44-55) Faut arrêter de sortir les phrases de leur contexte.
C'est pas les homos qu'il faut changer, c'est la perception qu'ont les sociétés de l'homosexualité.

Écrit par : Daniel | 05/02/2010

Ne nous réjouissons pas trop vite ! Si je comprends bien, cette étude démontre que l'homosexualité, comme l'autisme, est un HANDICAP ! L'autisme, si ça ne se guérit pas, ça se soigne par la médication et par diverses méthodes de conditionnement comportemental. Je connais bien le sujet, ayant un neveu autiste. L'homosexualité est désormais, donc, une anomalie génétique. Des chercheurs vont à présent chercher comment y remédier. C'est un peu en ce sens que s'est exprimé sur Télé-Québec un médecin dont je n'ai pas retenu le nom. Lui aussi parlait de bonne nouvelle et il avait le sourire ! C'est clairement la pire nouvelle que nous pouvions recevoir. Je préfère être considéré comme un déviant sexuel, voire un pervers, que comme un handicapé. Quelle horreur !

Écrit par : GuyleGay | 07/02/2010

Et pour la transexualité, alors ? Et donc, pour la transexualité, on pourrait arriver aux mêmes conclusions ?

Écrit par : Laure | 07/02/2010

! ..enfin, en tous les cas de figure, c'est une anomalie...génétique. En réalité, ce n'est pas très glorieux. Je suis pédé, et de vraie droite, je tenais aussi à faire entendre ma voix chez les homos-bobos ! Voici !
@sarfati, ça tombe pile, le lobby juif et les francs-macs savent très bien exploiter l'homosexualirté pour en faire de la chair à pâté de consommateurs.

Écrit par : LGS | 07/02/2010

! à l'en croire, c'est donc bien une maladie ! et pourquoi pas ? Ma mère en effet était stressée.

Écrit par : LGS | 07/02/2010

Désolé Sylvain mais je trouve ton commentaire ridicule. Sous prétexte que ce serait inné, tu penses que ce n'est pas une bonne nouvelle car cela reviendrait à dire aux homophobes "traitez les homos comme des malades". ben jusque là, si on ne les traite pas comme des malades, on les traite comme des déviants pervers. Alors entre malade et pervers, franchement, je ne vois pas trop en quoi une solution serait mieux que l'autre... Je trouve ça quand même hallucinant qu'on trouve que c'est une bonne ou une mauvaise nouvelle. Vous ne pouvez pas vous dire qu'un fait soit un fait, sans chercher à faire en sorte que la vérité scientifique ne soit que celle qui vous arrange le plus ?

Quant à ceux qui n'hésitent pas à nous sortir le stupide commentaire attendu comme quoi "tiens, c'est encore une manière de faire culpabiliser la mère", arrêtez, vous croyez franchement que les scientifiques en ont quelque chose à faire d'accuser les mères ? Vous ne pouvez donc pas accepter qu'il y ait des faits scientifiques ? Quand on dit que telle ou telle maladie est génétique, on le dit car c'est un fait, point barre, on ne le dit pas pour faire culpabiliser les parents.
Ma mère est très heureuse pour moi que je sois gay, alors qu'on lui dise que ça puisse être lié à elle ou pas ne lui fera ni chaud ni froid. C'est aux gens d'essayer d'être un peu intelligents. Si maman culpabilise, c'est à maman d'aller voir un psy pour arrêter de voir son enfant comme ayant une tare.

Oh et puis merde, je suis gay et je suis très heureux comme je suis, et ça m'aurait bien fait chier qu'on m'empêche de naître sous prétexte que je risquais d'être né. franchement, si c'est génétique c'est très bien, si c'est acquis c'est très bien, dans un cas comme dans l'autre je m'en secoue: arrêtons de vouloir chercher des causes à des problèmes qui n'en sont ps: le seul problème, ce sont les gens qui n'aiment pas les homos. Si un jour l'homophobie disparaît (monde idéal), plus personne n'en aura rien à faire de savoir les causes de l'homosexualité. Alors je m'en fous de savoir pourquoi je suis gay: je suis qui je suis, et à mort les homophobes et le Vatican, c'est tout.

Écrit par : Gégé | 07/02/2010

Ne pas s'alarmer trop rapidement Je n'ai pas encore lu le mail non plus. Mais si on parle de causes hormonales ou de phénomènes qui se passent dans l'utérus, je ne pense pas qu'une tentation eugéniste soit nécessairement d'actualité. L'homosexualité pourrait en effet apparaître au cours du développement embryonnaire, voire après 3 mois.

Je trouve par contre que la phrase "«l'homosexualité devrait être considérée comme une variation spontanée d'un caractère biologique, l'orientation sexuelle» du professeur Balthazart est la plus formidable, décomplexante, naturalisante que j'aie jamais lu: l'homosexualité ramenée au niveau de la couleur des cheveux: voilà ce vers quoi on arrivera peut-être un jour

Écrit par : Laurent | 07/02/2010

Historienne d'Art La zoophilie, la pédophilie, seraient-elles aussi d'ordre biologique, selon certains scientifiques?

Écrit par : Lievens Marie-L. | 15/02/2010

Un peu perplexe Après avoir lu le bouquin, j'avoue être assez perplexe. disons tout de suite qu'il y a un grand nombre d'informations utiles. C'est d'ailleurs la principale qualité du livre que d'être extrêmement documenté. Il y a pourtant des lacunes, notamment concernant le règne animal. La seule homosexualité "spontanée" à ce niveau concerne les moutons ! C'est un peu court.
Par contre la structure du raisonnement est très lacunaire. Deux exemples. Premièrement, Balthazar fait sien le principe de continuum entre homosexualité et hétérosexualité (échelle de Kinsey notamment), mais il ne s'en sert nulle part pour interpréter les résultats des recherches biologiques qu'il expose. toutes les expériences qu'il cite sont construites sur l'opposition homo/hétéro. Parallèlement, il a l'honnêteté d'exposer en début d'ouvrage que l'attirance sexuelle est le résultat de diverses dimensions dont toutes ne sont pas observables par la biologie et les neuro-sciences. Mais dans la suite du bouquin, il réfute systématiquement toute autre source d'observation (psychologie essentiellement). En fait, l'objet même de ce bouquin tend à varier au fil des chapitres. C'est une incohérence majeure de l'ouvrage dont l'auteur ne semble pas être très conscient.
Deuxièmement, Si encore une fois il y a un grand intérêt dans les recherches exposées avec rigueur, je trouve que Balthazart surinterprète les résultats en faveur de la démonstration biologique. Il estime en effet que les éléments d'explication, s'ils sont parcellaires et doivent encore être approfondis, plaident tout de même pour une plus grande solidité de cette explication par rapport aux autres, alors même qu'aucune des recherches mentionnées ne peut expliquer plus de 50% des situations.
Ce que cette somme des recherches menée sur plus de 50 ans tend dès lors à mettre en évidence, c'est la pauvreté des résultats probants. La limite de la biologie est notamment qu'elle ne s'intéresse qu'à la fonction reproductive de la sexualité, ce qui revient finalement à se mettre deux fois en porte à faux avec le principe de continuum : homo vs hétéro et efficacité reproductive ou non.
Il y a toutefois des éléments rassurants.
A ceux qui s'inquiéteraient de possibles dérives eugénistes si l'on venait à découvrir le gène de l'homosexualité, ce livre apporte un démenti catégorique. Si une démonstration devait être faite un jour de son déterminisme biologique, elle serait forcément multi-causale : à la fois génétique, chromosomique, hormonale, congénitale...
Par ailleurs, même si les hypothèses fondamentales des recherches biologiques sont encore trop influencées par une vision fort peu nuancée de l'homosexualité (on souhaiterait que cette science s'intéresse davantage au phénotype), elles plaident fortement en faveur d'une objectivation déculpabilisante basée à la fois sur l'approche de la variabilité naturelle et de l'absence de choix.

Écrit par : Thierry | 25/04/2010

On trouvera toujours un "scientifique" pour cautionner ce que la majorité souhaite entendre. Bizarrement, on n'entendra bientôt plus que lui, même si des dizaines d'autres tout aussi scientifiques pensent le contraire...

Écrit par : Ichtus02 | 23/07/2010

Je ne comprend pas pourquoi il y à encore des recherche par rapport à l'homosexualité, car chercher est accepter qu'il y est un probleme alors que cela n'est pas le cas, Je crois que la société devrais se pencher sur un moule convenable d'amour plutot que d'essayer de trouve un gene a l'homosexualité ou une raison qui fait virer les gens gay. Je crois C'est consider que c'est une maladie comme quelqu'un le disais plus haut que de dire que c'est un gene et donc de l'accepter a cause de cette raison. Sincérement je suis d'avis qu'il a plusieurs autre chose a regler dans le monde que ces chimeres

Écrit par : Nina | 09/03/2011

En réponse à certains thèmes dans les commentaires :

Ne parlez pas de génétique, on vous parle de dégagement hormones. Ca n'a rien à voir.

Ne parlez pas d'anomalies, on vous parle de variations, ça n'a, là aussi rien à voir.

Écrit par : julien | 18/09/2011

J'ai trouvé le message de Gégé très naturel, plein d'acceptation de lui et touticuanti.
Je pense que l'amour des parents rend plus solide, plus fort(e) que le résultat d'une thèse ou qu'une croyance, plus ou moins bancale.
Le problème est l'homophobe, en effet, cela va sans dire !
Si les homos sont plus sensibles, ont plus de goût et d'originalité que le commun des mortels, c'est aussi du à un gêne ou bien à un rejet de la société qui fait bouléguer notre ego ?
Car n'oublions pas que gêne ou non, l'essentiel est de s'occuper de son bonheur, de ses choix, de sa liberté... Pas de celle de son voisin !
Je ne suis pas pour l'ignorance, alors franchement, et comme ça tout le monde est heureux :
Si c'est inné, super, on suit donc son flux naturel !
Si c'est acquis, super : il n'y a qu'à s'accepter tel/telle qu'on est devenu(e)/ ! L'affaire est réglée : Libre et naturel(le). Et en plus rebelle ,-)

Tout pour plaire et être heureux/heureuses.
Quant à ceux qui ont de la haine au fond d'eux-mêmes (entre autres les anti-homo), ils se trouveront toujours une cible, quelle qu'elle soit.

A bons entendeurs,
et aux esprits libres, à vos claviers,
homo ou pas !
.

Écrit par : La Rousse Russe | 02/12/2011

Je ne suis pas vraiment convaincu que l'on naisse homo ou hétéro ! Je pense que c'est plus notre vécu qui nous oriente vers tel ou tel sexualité. Ne dit on d'ailleurs pas toutes les filles épouse leur père ? Génétique ou pas je souhaite à tout le monde d'être heureux

Écrit par : Voyageo | 30/07/2013

Certains prétendent qu'il ne faudrait pas chercher d'origine biologique a l'homosexualité parce qu'il y aurait des risques d'eugénisme, c'est mal comprendre ce qu'est la science que de lui interdire de chercher, si l'homosexualité a une cause biologique, ce serait un fait comme l'est celui que c'est la Terre qui tourne autour du Soleil, peut être que la science dérange les dogmes religieux ou ici politique (l'homosexualité ça doit être acquis et pas inné), mais la réalité scientifique n'a pas a s'embarrassée de morale.

Écrit par : Ahriman | 01/05/2014

l'homosexualité ce passe dans la téte, on aime quelqu'un du meme sexe et est attirée par cette derniére. une partie de notre cerveaux serais changer dans le ventre de notre mere ? On ne connais rien du cerveau, on ne sais pas comment il marche personne ne la decouvert. le cerveau est hyper complexe et nous utilisons a peine 10% de ces capacités, alors comment peut on l'analyser et affirmer que que c'est biologique ?
pour ma part etant jeune homosexuel,je suis certains que c'est inée, mais cela se passe dans la tete personne ne choisis en effet mais je ne vois pas comment remonter j'usqu'a la source de notre amour pour une personne de meme sex .

Écrit par : alex | 19/10/2014

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