13/08/2009

Vaticaneries: enfants de prêtres et familles homoparentales

Le Nouvel Obs, qui reprend la Stampa du 11 août annonce la nouvelle de la possibité de la reconnaissance de leurs enfants  par les prêtres. Voici des extraits de cet article que vous pouvez consulter dans son entier en cliquant ici.

"Le Vatican envisage de reconnaître les enfants, jusqu'à présent illégaux, des prêtres [...] Le Saint-Siège craint que que la banalisation des tests ADN n'entraîne des séries de procès pour reconnaissance de paternité – notamment dans les pays d'Amérique latine ou dans certains Etats européens comme l'Autriche où le phénomène est connu –. Ce qui pourrait lui coûter très cher, comme le lui ont déjà appris les actions en justice intentées aux Etats-Unis contre des prêtres rendus coupables d'abus sexuels."

[...]Le Vatican a aussitôt fait savoir, dans un communiqué, que cette information était "sans fondement". "

La Stampa affirme que sa source est fiable, et que l'info a simplement filtré de manière prématurée. La solution serait que"le prêtre reconnaisse sa paternité, que les droits de son enfant et de la mère soient garantis, ainsi que l'héritage. Le clergé songerait même à autoriser l'enfant à porter le nom de famille du père. Surtout, le Saint-Siège veut être bien sûr de protéger ses avoirs, en distinguant les biens personnels des prêtres de ceux liés à leur fonction, qui doivent rester dans le giron de l’Eglise. Reste un problème de taille : les prêtres continueront de devoir se plier à la règle du célibat."
(Nouvelobs.com)

Mon commentaire

Je balance entre les pleurs de rire et les larmes, entre la colère scandalisée et l'ironie mordante, sans doute un peu de tout cela à la fois. Le Vatican est-il en train de créer des "familles sacerdotales"? C'est piquant, nous avions déjà les familles traditionnelles, -que le Vatican appelle aussi la famille naturelle", les familles recomposées, les familles monoparentales et les familles homoparentales. Voici qu'apparaît, dans ce défilé des modes familiales à la Fellini-Roma, la famille du prêtre, la famille sacerdotale. Alors que le Vatican ne manque pas une occasion de prêcher qu'une famille est composée d'un papa et d'une maman, et que le bien de l'enfant exige qu'il soit élevé par ses deux parents de sexe différent, le voici qui va créer un monstre hybride: une famille composée d'un père célibataire (consacré), d'une mère célibataire (non consacrée) et de malheureux enfants (dans la m...)qui ne pourront pas bénéficier de l'éducation conjointe de l'homme et de la femme, ni baigner dans leur amour (interdit).

N'est-ce pas une perversion de la pensée de condamner d'une part  les pays qui donnent une légitimité à l'homoparentalité et d'imaginer d'autre part des solutions à la casuistique impénétrable pour la sacerdo-parentalité? Ces enfants n'ont-ils pas droit eux aussi à deux parents présents, à l'amour familial, à la famille unie?

En tout cas, pour ce qu'ils ont à vivre aujourd'hui, ces enfants ont droit à notre compassion la plus vive.

Ce qui me paraît important, en définitive, c'est que les enfants soient élevés dans des familles aimantes, quel que soit le type de famille.

Humour bête(?) et méchant

  • Et la famille sacerdotale chez les prêtres catholiques fondamentalistes? Eh bien, un père en jupes et une mère en pantalons.

A lire

Résumé de l'éditeur

Fils de prêtre est avant tout le témoignage d'une déchirure entre le temps de l'amour et celui d'une culture qui en parle tout en l'interdisant.
Cet amour que l'on sait omniprésent dans l'Eglise écrase le prêtre sous le poids de la culpabilité et de l'interdit, faisant de lui un véritable clandestin. Pour lui, "il n'est d'amour possible que celui de Dieu", semble pérorer toute la société, renforçant ce dogme du célibat, aussi incompréhensible qu'intolérant. Alors, face à cette pression tant religieuse que sociale, il ne lui reste qu'à se construire une vie, reflet exact de ce qu'on attend de lui.
Peu importe si l'atmosphère devient irrespirable, s'il vit un autre amour dans une contrition déchirante, s'il est pétri de remords devant son geste, ce qui compte c'est de sauver la face. C'est ainsi que toute une vie d'apparence se construit autour de "la faute" qui poursuit le couple sans relâche, mais lui évite cette vindicte populaire condamnant farouchement cet état, en contradiction avec le port de la chasuble.
A travers ce récit Marc Bradfer dénonce tout le joug de cette discipline qui lui fit vivre une enfance délétère au milieu des non-dits, et sa difficile condition de Fils de prêtre.

 

Commentaires

Plus je les vois agir, plus je les trouve lamentables.

Écrit par : RPH | 14/08/2009

Merci luclebelge pour cette histoire ... belge !
Le monstre hybride que vous soupçonnez de la part du Vatican, n'existe que dans votre esprit malade nourri d'aliments frelatés. Le Nouvel Obs et La Stampa ! Même le Canard Enchaîné est plus sérieux.

Écrit par : Louis PORTAL | 19/08/2009

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