23/06/2009

Les amitiés particulières, cette nuit sur France 2

Un grand classique à voir ou à revoir ce soir à OH40 sur France 2

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Adapté du roman autobiographique de Roger Peyrefitte - Prix Renaudot, 1945 - Un film étonnamment audacieux pour l'époque. Avec Louis Seigner et Michel Bouquet, remarquables

Synopsis

Georges de Sarre, brillant et sensible rejeton d'une famille aristocratique, entre en seconde dans un internat de garçons dirigé par les jésuites, où il brigue aussitôt les places d'honneur. Très vite, il est attiré par un de ses condisciples, Rouvière, qu'une «amitié particulière» - de celles que les prêtres dénoncent à longueur de sermons - lie à un autre garçon, Ferron. Subtilisant un poème amoureux envoyé par ce dernier, Georges provoque anonymement son renvoi. Peu après, pendant un service religieux, il est fasciné par un élève plus jeune que lui, Alexandre. Celui-ci ne tarde pas à répondre favorablement à ses avances. Tous deux prennent l'habitude de se rencontrer le soir, dans un endroit secret. Le surveillant du dortoir, le père de Trennes, remarque leur manège et décide de percer leur secret...

Durée : 94min.
Genre : Film - Drame
Origine : Fra. 1964. Stéréo.
Réalisation : Jean Delannoy.
Scénario : Jean Aurenche

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L'adaptation au cinéma

En 1964, le roman a été porté à l'écran dans un film du même titre dirigé par Jean Delannoy, avec Francis Lacombrade dans le rôle de Georges et Didier Haudepin dans celui d'Alexandre, Michel Bouquet jouant le père de Trennes. Le film a été produit par Christine Gouze-Rénal, dont la sœur Danielle était l'épouse du futur président français François Mitterrand. Le tournage eut lieu en l'abbaye de Royaumont, datant du XIIIe siècle, à environ cinquante kilomètres au nord de Paris. Le film, jugé immoral, fut interdit aux moins de dix-huit ans.

Le film, en noir et blanc, est particulièrement fidèle au roman et ne modifie que des points de détails, comme le suicide d'Alexandre – au lieu de s'empoisonner, il se jette du train qui l'emporte en vacances. Alexandre, dans le film, est châtain et non blond : certaines des plaisanteries du livre à ce sujet, entre Alexandre et Georges, n'ont donc pu être transcrites.

C'est pendant le tournage que Roger Peyrefitte rencontra le jeune Alain-Philippe Malagnac d'Argens de Villèle, âgé de douze ans et demi : il jouait un rôle d'enfant de chœur et était un grand admirateur du livre, que sa mère lui avait fait découvrir peu avant. À la demande du garçon, Peyrefitte dédicaça son exemplaire du roman, et tous les deux tombèrent amoureux l'un de l'autre. Ils connurent ensuite une relation durable mais orageuse, dont Peyrefitte écrivit la chronique dans certains de ses derniers ouvrages, comme Notre amour (1967) et L'Enfant de cœur (1978).

Devenu adulte, Alain-Philippe Malagnac épousa Amanda Lear. Il a péri dans l'incendie de sa maison en 2000, à l'âge de quarante-neuf ans, peu de temps après la mort de Peyrefitte. On ne sait s'il s'agit d'un suicide, même si Peyrefitte dans ses romans avait évoqué un « pacte de suicide » entre eux, c'est-à-dire l'intention de se tuer à la mort de l'autre.

Le voir sur You Tube

Tout le film peut se voir (tronçonné mais entier) sur You Tube. En voici la première partie, la suite sur You Tube.

07:03 Publié dans Cinéma, séries, vidéos | Lien permanent | Tags : france 2, tele, television, film, cinema, peyrefitte, les amities particulieres | | |  Facebook |

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