25/04/2009

Madagascar: l'amour homonyme

Drapeau de Madagascar

Il est plutôt rare qu'un media africain (hors Afrique du Sud et territoires français) évoque positivement l'homosexualité. C'est le cas dans cet article trouvé sur le site internet de l'Express de Madagascar, intitulé l'amour homonyme. Le continent africain est sans doute le contient le moins avancé en matières de reconnaissance et d'octroi de droits des personnes LGBT. Toute bonne nouvelle est bonne à prendre, toute avancée doit être soulignée et encouragée! Ce type d'article contribue à la lutte active contre l'homophobie.

Sexualité

L’amour homonyme

Il y a quelques années, l'homosexualité était un tabou à Madagascar. Un phénomène de société qui se révèle publiquement à partir du moment où les «Sarimbavy tena izy» ont proposé des shows et ont réussi à faire admettre leur existence. Suivre cet instinct naturel, est-ce mal ou bien ? 

Il arrive fréquemment, à l’adolescence, que l’on ait des attirances homosexuelles. Mais seul un petit groupe d’adolescents se révélera réellement être homosexuel.
Si tes expériences amoureuses se font toujours avec une personne du même sexe que toi, alors on pourra commencer à parler d’homosexualité.
Certains adultes déclarent s’être sentis gay dès leur puberté, d’autres le pressentaient même avant. En effet, l’homosexualité naît rarement à l’adolescence. La future orientation sexuelle se met probablement en place bien avant, durant les premières années, même si des remaniements ont lieu autour de la puberté.
Assumer son homosexualité, c’est «faire le deuil» d’un mode de vie socialement reconnu, réussir à s’accepter tel que l’on est, et parvenir à vivre une sexualité qui n’est pas forcément celle que l’on avait prévue.
C’est aussi envisager autrement l’idée de parentalité et s’exposer parfois à de violentes critiques. En effet, il existe encore dans l’idée de certaines personnes que l’homosexualité est un «vice» ou une sorte de «perversité», même si l’idée est socialement mieux acceptée, il y a peu de temps encore.
La façon d’accueillir son homosexualité et de l’accepter est souvent liée à la façon dont les parents vont l’apprendre et aux discours qu’ils tiennent à ce sujet.
Il n’est pas rare de ressentir de la honte ou de la culpabilité, d’avoir l’impression de «décevoir» ses parents, même si eux ne le prennent pas comme cela. Cette nouvelle peut provoquer un choc ou un soulagement. Oser le dire permet souvent de confirmer ce qui était pressenti. C’est souvent un moment douloureux, intense, qui demande beaucoup de courage.
Les parents peuvent ressentir un sentiment d’échec, qui sera autant de culpabilité à gérer pour toi. Mais ce serait oublier qu’une éducation réussie n’est pas celle qui rend totalement conforme un «enfant» au désir de ses parents, et nier le droit à la différence.
Ce qui est primordial, c’est de parvenir s’accepter tel que l’on est, de vivre sa sexualité en étant épanoui.

Source: l'Express de Madagascar

13:18 Publié dans Homophobie | Lien permanent | Tags : madagascar, afrique, homosexualite, psychologie, homophobie | | |  Facebook |

Commentaires

Malgache ayant habité à Dakar, je constatais effectivement qu'à Madagascar l'homosexualité est plus tolérée qu'au Sénégal. A Tananarive notamment, il existe même une boîte gay friendly. De ce côté là Madagascar est plus ouvert que les autres pays d'Afrique

Écrit par : Franck | 06/02/2010

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